Vidéo. Même le déficient mental sait que ALLAH existe…

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La gabegie … Ce mal incurable/El Wely Sidi Haiba

Haiba journalisteLes moins scrupuleux, les moins obtus, jetaient toute vergogne à bas; ils trempaient dans des gabegies, vannaient la bourbe des affaires. (Huysmans) Il est bien établi que la gabegie et ses corollaires (corruption, dilapidation, népotisme) demeurent des obstacles majeurs au développement et leurs effets sont désastreux.

Contrairement à la thèse développée et soutenue par les nostalgiques des anciens régimes donnant récente l’apparition de ces maux, en Mauritanie la ligne de la gabegie a accompagné les premiers coups de pioche de la mise en place des structures de l’Etat indépendant.

Certainement qu’elle a atteint aujourd’hui un record destructeur qui cautionne inexorablement le sous développement ambiant. Et même si ailleurs, où les choses vont beaucoup mieux, les adeptes cyniques d’une certaine école économiste en vogue – avec des professeurs réputés – prétendent que la corruption, pan le plus en avant de la gabegie, graisse la machine du développement et la fait fonctionner, en Mauritanie c’est elle qui a perverti son propre processus de développement amorcé il y a plus d’un demi siècle.

Mais bien ankylosée la Mauritanie s’était mis par après à refuser de fendre les lames de l’impétueuse vague de la gabegie qui s’est mise à balayer tous espoirs d’essor et à favoriser un attentisme déplorable.

Aujourd’hui, beaucoup s’accordent à dire que de grands efforts de construction palpables ont été opérés ces dernières années ; Efforts qui globalement concerné les infrastructures routières, cheville ouvrière de toute action de développement, l’électrification, les ouvrages hydrauliques, la santé, les aéroports, les ports, les établissements de l’enseignement supérieur, les aménagement agricoles, l’émergence de nouveaux centres communautaires urbains dynamiques (Chami, Nbeyket Lehwach, Termessa) et l’amorce d’un combat contre la gabegie, la corruption et le détournement de deniers publics par la de mise en place d’un arsenal juridique aussi complet que solide.

Or malgré ce constat positif incontestable, ces réalisations de taille et d’importance obtenues et celles à venir restent, en amont, fortement sont soumises dans leur édification à la menace des effets pervers de la corruption et du favoritisme négatif, et réduites, en aval, dans leur fonctionnement et impact.

Ce sont les agents sulfureux et polémistes – d’une classe aristocratique mafieuse qui ne cesse de se rajeunir – indétrônables qui en sont les auteurs du fait de leur appartenance à la sphère du monopole de la proximité des pouvoirs et de l’ingérence dans les affaires de L’État.

Ce sont eux qui sapent aussi ces véritables efforts, détenant pour cela, vraisemblablement, la clé des dédales obscurs de la gabegie. Ils sont en cela comme le disait si bien Huysmans de ses contemporains « Les moins scrupuleux, les moins obtus, jetaient toute vergogne à bas; ils trempaient dans des gabegies, vannaient la bourbe des affaires ».

Aujourd’hui plus que jamais il est impérieux de mettre en branle l’arsenal juridique bien établi pour parer aux mauvaises pratiques qui gangrènent l’administration et minent les grandes institutions étatiques mettant pour ainsi dire en grand péril les acquis palpables réalisés tout au long des dernières années.

Or faut-il que cela commence au mieux par une dénonciation systématique et formelle des auteurs grands et petits de la gabegie tant à l’intérieur des structures étatiques qu’en dehors de celles-ci dans les sphères complices et incitatrices du secteur privé, de la nébuleuse politique polémiste et de la société civile insouciante et mercantile.

Et de fait établi ces fauteurs de l’équilibre de « l’Etat de justice » qui ne doivent plus bénéficier de l’immunité et de l’impunité, doivent être écroués, traduits devant la justice, jugés et sanctionnés pour leurs gravissimes forfaits. Ils doivent ainsi servir de leçon à ceux nombreux qui sont tentés par la chose publique dans tous ses états et n’attendent que leur tour advienne pour pouvoir.

Mais c’est, en toute évidence, à travers les tenants travestis d’une politique à l’allure généralement hypocrite sans structures saillantes, ni discours de teneur et moins encore de projets de société ficelés d’une part, de ceux d’une société civile avilie par la cupidité et d’une fausse noblesse déchue et passéiste d’autre part, que se développe inexorablement et se maintient la volonté destructrice de pérenniser une mentalité obsolète et des pratiques injustes.

Source : El Wely Sidi Haiba

Le Premier ministre passe en revue devant le parlement le bilan et les perspectives de l’action gouvernementale

a-loccasion Le Premier ministre, M. Yahya Ould Hademine a débuté, il y a quelques instants, à passer en revue devant le parlement le bilan et les perspectives de l’action gouvernementale, et ce à l’occasion d’une séance plénière tenue sous la présidence de M. Mohamed Ould Boilil, Président de l’Assemblée Nationale.

Source: AMI

Une nouvelle loi interdit le mariage des filles âgées de moins de 18 ans et punit leurs tuteurs

de-moinsLe parlement mauritanien doit débattre une nouvelle loi qui interdit le mariage des filles âgées de moins de 18 ans et conduit leurs parents auteurs de telles violations de la loi à l’emprisonnement et à payer des amendes.

Toutefois, le nouveau projet de loi suscite une vive polémique en raison de sa discordance avec la Charia islamique qui autorise les filles à se marier dès qu’elles présentent les signes de puberté. La nouvelle loi permet également à l’épouse la liberté de sortir et de voyager sans même avoir la permission de son mari.

Les époux accusés de propos insultants envers leurs femmes sont aussi passibles de peines conformément à l’article 14 qui prévoit une punition allant de 10 jours à 2 ans de prison pour tout mot outrageux portant atteinte à l’honneur et à la dignité de l’épouse.

Vu la délicatesse dudit projet dudit projet de loi, il sera présenté devant le parlement par le ministre de la justice en remplacement de la ministre des affaires sociales, de l’enfance et de la famille, indique-ton.

Mourassiloun traduit de l’Arabe par Cridem

Source: mauriweb

Sécurité en Mauritanie : l’ambassadeur américain s’éloigne des positions françaises…

produit-espion-4-5_main-1En matière de sécurité comme pour le reste,  curieusement l’ambassadeur américain Larry André tient un discours différent des rapports du département d’état.  Alors que le département d’état confirme les dires de Birame quant à la nature du régime mauritanien en matière de droits de l’homme, son excellence lui se présente en bons termes avec tout le monde même les dignitaires du régime qu’il reçoit avec plaisir à l’ambassade.
Cette fois, il est allé plus loin à Ouadane, en déclarant que pour les USA, il n’y a pas de zone rouge en Mauritanie sauf une petite bande à l’Est et encore c’est l’état mauritanien qui la désigne ainsi puisqu’il faut une autorisation du pouvoir mauritanien pour s’y rendre. En cela il a raison, c’est exactement la position du département d’état sauf qu’on se demande alors pourquoi il est formellement interdit aux employés de l’ambassade américaine de sortir de Nouakchott sans autorisation… Et même avec cette autorisation, ils ne peuvent sortir que pendant les heures de la lumière du jour…
« U.S. Embassy personnel are restricted from traveling outside Nouakchott unless specifically authorized to do so, and then only during daylight hours.  U.S. citizens should take these restrictions into account when planning travel. »

En vérité, l’ambassadeur essaye de  se positionner face à la France très mal vue en la matière, raison pour laquelle on lui donne la parole sur les ondes arabisantes avec cet extrait repris sur Bellewarmedia.
 Echange de délicatesses sachant que l’ambassade de France a fait en premier un communiqué pour dire que ses consignes de sécurité après l’agression de la française n’ont rien à voir avec celles des américains qui mettaient alors en garde leurs concitoyens face au risque accru d’attentat à Nouakchott.
Cette sortie de l’ambassadeur américain ne va pas arranger l’image de la France chez les mauritaniens surtout que le président mauritanien a dit dans le canard Le Monde que même les espagnols ne mettent plus la Mauritanie en zone rouge. Voilà donc la France désignée par tous comme alarmiste.
On ne doute pas que le tranquille ambassadeur de France saura s’expliquer face à ces attaques tous azimuts.  En attendant, nul n’a besoin de lui pour savoir que les espagnols n’étant pas engagés en Syrie ni ailleurs comme la France, ils risquent moins d’être ciblés sauf lors d’une attaque à l’aveugle. Les espagnols font aussi ce cadeau à la Mauritanie car la coopération en matière de lutte contre l’immigration clandestine atteint des sommets. La Mauritanie touche des sous pour cela, les garde-côtes espagnols venant des îles Canaries ne sont pas toujours pour les migrants les anges gardiens italiens et surtout les mauritaniens ont fait de Las  Palmas leur petit Paris, moins cher, plus facile d’accès et ils y seraient mieux reçus….
Les américains quant à eux sont très peu nombreux en Mauritanie par rapport aux français et si l’ambassadeur américain est si satisfait de la sécurité, eh ! bien il n’a qu’à demander à Washington de faire revenir les sympathiques  jeunes filles du corps de la paix qui vivaient au milieu des populations dans le dénuement le plus complet et qu’on voyait partout à Nouakchott marcher à plusieurs et parler toutes les langues nationales.  Elles ont hélas quitté le pays quand régnait l’insécurité, on les trouve encore au Sénégal. Seul leur retour en Mauritanie peut être la preuve manifeste que la sécurité est assurée comme le dit l’ambassadeur US qui invite les touristes à venir comme lui sauf qu’il se promène en convoi blindé…
Halte donc à la propagande et à la politique politicienne sur des sujets si sensibles.
Quant à nos amis français, j’en profite pour dire combien les dernières mesures de sécurité à l’institut sont excessives et inutiles de l’avis de tous les amis des lieux. Le directeur délégué de l’institut, Stéphane B., serait à l’origine de cet excès de zèle sécuritaire. En effet, désormais on arrive devant une porte fermée et il faut taper et attendre pour qu’on nous ouvre… Pourquoi fermer la porte quand l’agent mauritanien à l’intérieur est obligé d’ouvrir de toute façon surtout qu’à l’intérieur le terroriste ne risque pas d’aller plus loin car il y a une autre porte fermée après le passage sous les détecteurs de métaux  et qui ne peut s’ouvrir qu’avec l’aval d’un autre agent mauritanien dans une autre pièce ? Une pensée à  ces agents mauritaniens qui passent 12 heures sans lumière du jour dans moins de 9m2.
Au nom des amis de l’institut, nous demandons au moins que la première porte ne soit pas fermée car de l’intérieur l’agent grâce aux caméras voit tout ce qui arrive et il pourrait fermer la porte en cas de danger sachant que le danger ne viendrait pas de façon manifeste puisque de toute façon après avoir tapé comme tout le monde, l’assaillant pourrait au moins s’introduire dans le sas sans être identifié.
De même pour améliorer la sécurité en face de l’ambassade, il faudrait que les autorités mauritaniennes tirent quelques fils pour éclairer ces bosquets où il règne une obscurité totale sur toute la longueur de l’ambassade côté institut. C’est très inquiétant le soir quand il y a un spectacle pour ceux qui retournent à leur voiture.
Une pensée à la CUN dont la patronne est une ennemie déclarée de la langue française : merci de ne pas laisser une montagne de poubelle devant les chancelleries quelles qu’elles soient même si on peut noter que l’ambassade française est devenue un phare de cette négligence ciblée surtout côté lycée français qui fait tant de jaloux chez les ennemis de la France qui pour beaucoup aimeraient voir leurs enfants bénéficier de cet enseignement vu l’état de notre système éducatif arabo-schizophrène.

A propos du Mawlid : entre Sidi Yahya qui m’a ému et ce savant saoudien qui m’a convaincu…

ahmed-ould-soueid-ahmedChacun sait combien je ne suis pas un ami de wahhabisme chez nous, chacun sait combien plus d’une fois j’ai critiqué l’orientation de l’armée spirituelle des Saoud qui aboutit à l’obscurantisme que l’on sait en Arabie Saoudite. Aussi, chacun doit être curieux de savoir ce qui a pu me convaincre à propos du Mawlid et rien de plus.  Contrairement à ce que beaucoup croient il ne s’agit pas de savoir qui est pour ou contre fêter le jour de naissance du prophète psl car aucun musulman ne peut être contre fêter un tel jour dans son cœur.
Le problème est plus compliqué que l’on croit. Voici deux avis argumentés et totalement opposés à propos de savoir si les musulmans doivent fêter ou non ce jour comme étant le jour présumé de la naissance du Prophète PSL. Il paraît que Ould Dedew est contre pendant que Sidi Yahya est pour. Laissons Ould Dedew car c’est aussi un politicien. Ecoutons ce que dit Sidi Yahya puis lisons ce que pense du sujet un savant saoudien.
Ceux qui parlent français et hassania seront troublés après avoir écouté l’un et lu l’autre. Ceux qui ne parlent que français risquent d’être convaincus par le saoudien car ils y trouveront un plaidoyer sans appel contre le Eïd du Mawlid.
Pour ma part, j’ai écouté attentivement Sidi Yahya comme toujours. Il m’a beaucoup ému mais ses arguments sont balayés par le saoudien qui traite de toutes les raisons invoquées par certains pour fêter ce jour. Ce n’est pas une question d’amour du prophète psl ou non, c’est tout à fait autre chose…
Beaucoup de musulmans pensent que chacun doit faire selon sa conscience encore faut-il être bien informé sur le fond du problème et cela demande du temps et de la réflexion. On ne peut pas débattre de ces sujets en faisant des commentaires sur facebook car la question de fond est de savoir si c’est une innovation haram ou non.
Ceux qui refusent de fêter ce jour craignent par dessus tout qu’en ouvrant cette porte à l’innovation en matière de fête, on finisse par sacraliser à l’excès le prophète psl et finir au fil du temps par le faire adorer par les masses comme les chrétiens font avec Jésus, en en faisant une sorte de seconde divinité après Dieu…
C’est très grave.
C’est là l’unique problème majeur à mon sens. Le saoudien traite bien le problème sous tous les angles, et j’avoue pour une fois n’être pas insensible à cette démonstration même si je reste ému par les propos de Sidi Yahya qui joue plus sur l’émotion et en fait de bonne foi une affaire entre amis du prophète psl contre les autres…
Pour ma part, je ne veux pas de charia selon Jean,  Paul ou Jacques, je veux la charia acceptée par tous les musulmans, celle qui ne laisse de place à aucune division, celle pour laquelle tout le monde est d’accord comme tout le monde est d’accord à propos des termes du Coran ou des hadiths authentiques. Ainsi le porc est sous le coup d’une interdiction formelle alors que l’alcool donne lieux à des débats… De là qu’au Maroc comme dans d’autres pays musulmans, on y produit de l’alcool comme au Sénégal en Algérie, en Tunisie etc. D’ailleurs même pour le porc certains, qu’on ne cautionne pas, trouvent matière à interprétation à partir de l’expression «  lahm el Khenzir  » à l’époque qu’ils disent qu’on peut traduire par viande de Khenzir ou viande que mange le Khenzir. On trouve même tout un débat de linguistes à partir des racines du mot pour expliquer cette interdiction car ce serait en rapport avec une viande avariée dangereuse pour la santé mais Dieu sait mieux.
Quand j’entends un hadith présumé contraire au coran devant mes yeux, je récuse son authencité et je ne veux personne comme maître de mes pensées entre Dieu et moi.
Je ne veux pas de la charia qui condamne pour l’éternité les musulmans à la division. Je ne veux pas qu’on soit sunnite car on est né de ce camp et chiite car on naît de l’autre perpétuant ainsi la division au hasard des naissances. Je veux qu’on soit musulman, chrétien ou même juif  après études et réflexion sous l’autorité du bon sens comme je veux que les musulmans mettent de côté ce qui les divise et recherchent l’union sur les fondamentaux de l’islam des lumières Je suis pour les débats civilisés et entendre les arguments de chacun. Mon islam est un islam des philosophes de bonne foi, des métaphysiciens, des scientifiques, c’est l’islam de l’émerveillement et de l’humilité, c’est un islam qui ne craint aucun débat avec les athées ou les agnostiques de bonne foi au contraire. Mon islam est tout sauf l’islam d’un minaret contre un autre car entre les guerres oppposant savants de bonne foi présumée, je choisis la distance face au conflit où tous les arguments peuvent paraître pertinents mais où la vérité demeure mystérieuse. Je la cherche en toute bonne foi et quand je ne la vois pas, je prie pour avoir le discernement.
Je ne suis pas un saint car nous avons tous le diable sur le dos. Les Lacaniens l’appellent l’inconscient, il est à nos trousses, il assiège nos volontés, on peut faiblir et même y prendre goût car comme le dit le coran «  l’homme a été créé faible », l’essentiel étant de ne pas capituler dans cette bataille personnelle au milieu d’un monde où tout n’est pas visible et où il existe des forces positives et négatives. En un mot : mon islam consiste à essayer de finir sa vie sans avoir donné raison à Ibliss qui a juré de prouver que les humains ne valent pas la peine que les anges se prosternent devant leur ancêtre commun.
Quand on voit l’homme d’aujourd’hui, peut-on dire qu’il vaut mieux qu’un ange ? Mérite-t-il que les anges se prosternent devant lui aujourd’hui ? C’est dire combien Ibliss a pris une longueur d’avance sur son projet mais il ne peut pas vaincre à terme pour une raison simple : il ne peut avoir raison contre Dieu, l’Absolu. Ibliss remporte des victoires contre les hommes ennemis les uns des autres, Dieu balaye des générations entières de faibles, envoie par sa miséricorde d’autres prophètes jusqu’au dernier entre eux pour convaincre d’abord les arabes, les derniers récalcitrants.
En ce qui concerne ce jour du Mawlid : je pense que l’état mauritanien comme tous les états musulmans devraient éviter de choisir un jour fixe car personne ne sait de quel jour il s’agit exactement. Changer de date chaque année dans une fourchette déterminée comme jour férié sans tapage par respect de ceux qui refusent de fêter ce jour. Le pouvoir devrait faire de ce jour un jour de méditation et de débat à propos de la division entre les musulmans et donner chaque année tous les arguments pour ou contre cette fête.
Pour ma part, le Mawlid est  un jour de méditation à propos de la division des musulmans face à l’autorité divergente des oulémas notamment à propos du jour de la naissance du prophète psl car c’est un grand jour en me disant comme laylat al-Qard qu’on ne sait pas quel jour c’est mais on fait ce qu’il faut dans une fourchette déterminée pour y penser car ce n’est pas rien.
Mais je ne dirai à aucun musulman spontanément bonne fête sauf s’il fête ce jour-là de façon ostensible car c’est le droit de son libre arbitre face à un sujet complexe où les arguments des uns et des autres ne sont pas suffisants pour dicter une conduite partisane sans risque formel de se tromper…
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Voici ce que dit Sidi Yahya
voici ce que dit le Dr Salih ibn Fawzan al-Fawzan, membre du collège des grands ulémas en Arabie Saoudite.
A lire tranquillement jusqu’au bout…

Le wali du Guidimakha préside les travaux consacrés à la célébration de la Lutte contre la corruption et la gabegie

le-wali-du-guidimakhaEntouré des ses proches collaborateurs et les responsables de la sécurité  Mr Diallo Oumar Amadou, Le wali du Guidimakha a présidé ce vendredi 9

Décembre 2016 les travaux  consacrés à la célébration  de la journée mondial  contre le fléau de la corruption et celui  la gabegie.

C’est  dans ce cadre donc que  la salle de réunion de la wilaya a abrité les travaux de cette  journée  marquée par la tenue d’une conférence animée par Mr Yacoub Fofana, le proviseur du lycée de Sélibaby.

Selon le conférencier  c’est du verbe corrompre, corrumpere en latin qui signifie briser complètement, détériorer, physiquement ou moralement est venue  La corruption qui  est l’utilisation abusive d’un pouvoir reçu par délégation à des fins privées comme l’enrichissement personnel ou d’un tiers (famille, ami…).Et d’ajouter elle consiste, pour un agent public, un élu, un médecin, un arbitre sportif, un salarié d’entreprise privée…, de s’abstenir de faire, de faire, de faciliter quelque chose, du fait de sa fonction, en échange d’une promesse, d’un cadeau, d’une somme d’argent, d’avantages divers.

.Et  de dire   le gouvernement mauritanien a adopté  une stratégie nationale de lutte contre la corruption puis fondé, dans la foulée, un comité national de lutte contre cette gangrène. Et d’ajouter affiche spectaculaire d’une volonté politique d’éradiquer ce qu’il convient d’appeler un cancer, minant les deniers publics, presque partout dans le Monde mais, plus particulièrement en Afrique. La croisade contre la gabegie-corruption est certes, une très bonne chose, mais, elle est diversement appréciée chez nous

Pour certains, ce fut un slogan de campagne, pour emporter l’adhésion de l’opinion nationale et, d’une certaine manière, de l’internationale qui semblait rejeter la « Rectification » déclenchée le 6 Août 2008. Une croisade que ses opposants ont vite qualifiée de démagogique, voire d’instrumentalisation pour régler des comptes aux adversaires dudit Rectificateur, mais somme toute, indispensable, en cette Mauritanie regorgeant d’immenses ressources et, paradoxalement, d’aussi grandes disparités sociales, avec de tenaces et insupportables zones de pauvreté, parfois extrême, comme en ce « Triangle de pauvreté » a souligné le proviseur du lycée  avant de mettre l’accent sur  les réalisations du président Mohamed Ould Abdel Aziz.

Selon lui le président Aziz  élu avait bien analysé la situation et manœuvré, en s’affublant des très porteurs slogans : « président des pauvres », « pourfendeur des prédateurs des deniers publics de notre République ». D’où la sympathie que ses premiers discours ont suscitée, auprès de l’opinion mauritanienne. Les laissés-pour-compte de la République, peinant à tirer le diable par la queue, y ont vu un « justicier ». L’arrestation spectaculaire de gros hommes d’affaires, jusqu’alors « intouchables », les a beaucoup rassurés et confortés dans leur enthousiasme. Par contre, ceux qui pillaient le pays y ont entendu le « dangereux ennemi » à abattre, sinon à contourner, et nombre d’entre eux se  empressés de lui offrir leurs services, pour échapper au coup de filet. Dira t il en fin.

 Evoquant les conséquences de la lutte contre ce fléau national, le professeur   a mis l’accent sur le comité  national de lutte contre la corruption, sa composition .Après ce fut le tour des religieux de prendre la parole pour éclairer les opinions  sur la vision de l’Islam sur ce fait social très encré en Mauritanie

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Amadou Bocar Ba :Gaynaako

Afrique de l’Ouest : les chefs des renseignements coordonnent leur lutte contre le terrorisme à Niamey (SYNTHESE)

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Les chefs des services de renseignement et de sécurité de l’espace sahélien membres de l’Unité de fusion et de liaison (UFL) sont réunis depuis mercredi àNiamey au Niger pour une gestion plus coordonnée et plus concertée de leurs actions antiterroristes.

Il s’agit pour les participants venus d’Algérie, du Burkina Faso, du Mali, de la Mauritanie, duNigeria, du Tchad et du Niger d’étudier pendant deux jours toutes les voies et possibilités pour la poursuite et la redynamisation de ce mécanisme dans la lutte contre la menace terroriste dans la région et au-delà.

Au cours de cette rencontre, de l’avis des experts, on passera en revue le bilan des activités des années écoulées de l’organisation et de renforcer les acquis réalisés dans le domaine de la coopération sécuritaire et, d’autre part, lancera de nouvelles initiatives à travers l’adoption d’un plan d’action.

Selon le ministre nigérien de la Sécurité publique, Bazoum Mohamed, la réunion de Niamey intervient dans un contexte sécuritaire particulier, « marqué notamment par l’expansion de la menace terroriste ainsi que des nombreuses activités connexes imbriquées dans le crime transnational organisé ».

Pour lui, la mobilisation et la détermination « doivent demeurer constantes, en adéquation avec le défi imposé à nos sociétés, afin de permettre à nos pays de préserver la paix et la quiétude sociale ».

Pour cela, il a appelé les pays membres de l’UFL à adopter des mesures « plus ambitieuses et pragmatiques en matière d’échange de renseignement opérationnel, à dynamiser et moderniser notre politique commune de paix et de sécurité et à renforcer davantage la coordination entre nos différents services de renseignement ».

Depuis quelques années, l’espace sahélien est régulièrement la cible d’attaques terroristes meurtrières perpétrées, d’une part, par le groupe terroriste Boko Haramau Nigeria et dans les pays voisins (Cameroun, Tchad, Niger), d’autre part, par des groupes terroristes proches d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI), d’Ansar Dine et d’autres mouvements rebelles ainsi que des narcotrafiquants, ayant pour base le Nord-Mali. A cela s’ajoute la menace permanente d’autres djihadistes armés opérant dans le sud de la Libye.

En 2015, note-t-on, plus de 270 attaques terroristes ont été perpétrées en Afriquede l’Ouest, principalement au Burkina Faso, au Mali, au Niger et au Nigeria. Ces attaques ont fait 4.051 morts et 2.136 blessés.

Mauritanie: l’opposition déterre le dossier de centaines d’exécutions extrajudiciaires

penduesEn réaction aux changements proposés lors du référendum constitutionnel, l’opposition mauritanienne demande à l’Etat de se pencher sur les problèmes de fond du pays, dont celui de l’unité nationale, en réglant le passif humanitaire lié aux exécutions extrajudiciaires de centaines de militaires.

Le Forum national pour la démocratie et l’unité (FNDU), le Rassemblement des forces démocratiques (RFD) et l’Union nationale pour une alternance démocratique (UNAD) sont favorables à un règlement définitif du passif humanitaire en Mauritanie.

Cette position a été exprimée mardi au cours d’une conférence de presse conjointe organisée au lendemain de la célébration du 56e anniversaire de l’indépendance nationale.

Le passif humanitaire en Mauritanie désigne l’exécution extrajudiciaire de plusieurs centaines de militaires issus de la communauté négro africaine entre septembre 1990 et février 1991. Une barbarie qui a atteint un pic dans la nuit du 27 au 28 novembre 1990, avec la pendaison de 28 militaires «pour célébrer le 30e anniversaire de l’indépendance nationale».

Ahmed Ould Daddah, leader du Rassemblement des forces démocratiques (RFD), a plaidé «en faveur d’une solution juste et équitable à cette tragédie nationale, qui conditionne l’unité et la paix des esprits et des cœurs».

La prière de Kaédi (ville située à 430 kilomètres au sud-ouest de la Mauritanie) organisée le 25 mars 2009 par le président Mohamed Ould Abdel Aziz à la mémoire des victimes du passif humanitaire est une bonne initiative mais elle n’a pas réglé la question de fond. D’ailleurs, pour de nombreux négro-mauritaniens, ces prières étaient tout simplement un leurre du président Aziz, qui était dans une posture de consolidation de son pouvoir après son putsh de 2008 suivi de son élection à la tête de l’Etat.

Les veuves et les ayants droit des victimes attendent toujours une solution qui préserve le devoir de vérité, de justice et de mémoire, sans écarter le pardon. Toutefois, les autorités préfèrent jouer avec le temps.

Une action dont la responsabilité incombe au pouvoir qui doit préserver les droits des proches des victimes et permettre à tous les Mauritaniens de savoir ce qui s’est réellement passé. «Nous ne cherchons pas à rouvrir les plaies, mais plutôt à apaiser la douleur des nombreuses veuves, orphelins et familles qui ont souffert de ces exactions», ont souligné les partisans de l’opposition.

Ces exécutions extrajudiciaires sont couvertes par une loi d’amnistie adoptée en 1993 par le Parlement sous les ordres du régime d’Ould Taya. Une amnistie qui n’a été précédée par aucun jugement et qui n’est reconnue ni par les intéressés, ni par la société civile ou les défenseurs des droits de l’Homme.

Par notre correspondant à Nouakchott
Cheikh Sidya

Source : Le360 (Maroc)

Qui détient la clé de l’alternance en Mauritanie ?

cheikh-tidiane-dia-renovateurLa Mauritanie cherche à tâtons le chemin d’une alternance démocratique crédible et salvatrice.

Depuis la chute de Taya par un coup d’Etat militaire suivie d’une parenthèse transitoire ayant débouché sur l’élection d’un président civil parrainé par l’armée, puis l’arrivée d’un putschiste qui troquera sa tenue contre un costume électoral, la Mauritanie peine toujours à sortir de l’impasse politique.

L’opposition qui reste partagée entre le camp des participationnistes et celui des « boycottistes » ne parle pas d’une seule voix. Après chaque élection ou tentative de dialogue politique inclusif, les différents pans de la classe politique laissent apparaitre au grand jour leurs différends, livrant le pays tout entier à une déréliction permanente aux conséquences imprévisibles.

Cette situation a certes profité à l’homme fort du pays sans pour autant ouvrir des perspectives sûres d’une alternance démocratique apaisée. L’impossible compromis entre l’opposition radicale et le Président Mohamed Ould Abdel Aziz a démontré lors des dernières assises politiques dites « dialogue politique inclusif »que dans l’état actuel des choses, le pays est partagé entre deux alternatives : le départ du président au pouvoir -avant- ou –après- avoir achevé son deuxième mandat et l’arrivée d’un nouveau dirigeant civil ou militaire parrainé par l’armée.

Ce scénario fait déjà son œuvre avec les tournées grandioses du président Aziz à l’intérieur du pays. Les appels en faveur d’un troisième mandat lancés à chaque visite orientent les choix vers la perpétuation du système politico-militaire implanté par le président Aziz depuis quelques années. La stratégie consiste à faire valoir le retour de l’actuel président et à défaut, son homme de main. Les thuriféraires de ce système font totalement abstraction du prochain référendum pour ne se focaliser que sur le maintien au pouvoir de leur « idole ».

Alors que dans l’ombre, les parrainages politiques se font entendre à l’ endroit de certains hommes de paille censés pouvoir garder la clé de la maison en cas de départ de Mohamed Ould Abdel Aziz. A Atar le nom du président du parti de la majorité Sidi Mohamed Ould Maham a nourri les commentaires, tandis qu’auxHodhs, deux hommes se disputent le leadership : Moulaye Ould Mohamed Laghdaf ancien PM et l’actuel chef du gouvernement, Yahya Ould Hademine.
Pendant que les alliances tribalo-régionales s’organisent autour de l’après Aziz, au détriment de profondes réflexions politiques, la classe politique de tous les bords végète dans la plus grande passivité. Toutes ces inaugurations, lancements de chantiers, réhabilitation des figures de la résistance coloniales ne sont que des occasions de baliser le terrain pour l’après 2019. Finalement tout le tintamarre du dialogue politique a cédé la place aux visites où aucun mot sur le référendum pourtant proche n’est prononcé comme pour détourner les esprits sur l’imminence de ce scrutin.

L’opposition radicale se contente plus de condamner la gestion économique du régime, d’afficher son boycott très évident du référendum au lieu de mettre en place une forte coalition démocratique pour barrer le chemin au plan en marche du retour de Aziz ou d’un de ses pions.

Dans ces conditions il semble difficile de contrecarrer la volonté du locataire du palais brun à anéantir toute chance de prise des affaires politiques du pays par un homme issu de l’opposition radicale ou d’un novice à l’image d’un certain Adama Barrro pour mettre fin à une longue tradition monarchique du pouvoir politico-militaire dans le pays. Nous voici engagés dans une phase très décisive pour le destin d’un pays fragilisé par des crises insoutenables marquées par des retours incessants en arrière.

Après 56 ans d’indépendance !

CTD

Source : Le Rénovateur Quotidien