SOMELEC : Le personnel non permanent marginalisé (CNTM)

La CNTM demande la réhabilitation du Personnel non permanant à la SOMELEC par un recrutement légal, qui leur permettra de jouir pleinement de leurs droits et assurer le travail dans des conditions descentes.

La CNTM estime, dans une déclaration parvenue à Alakhbar, que ces travailleurs vivent une situation difficile : Ils travaillent à la merci d’une rémunération médiocre qui ne respecte pas la dignité humaine. Excessivement exploité, le personnel non permanant effectue des heures de travail supplémentaire sans rémunération.

Cette situation catastrophique résulte, selon la centrale syndicale, du recrutement en toute opacité, de la mauvaise gestion et du pillage organisé, des ressources de la société et des agissements malsains des différentes administrations qui ont succédé à la direction de la Société. De ce fait la CNTM demande l’ouverture d’une enquête sur la gestion de la Société pour indexer les responsables du pillage.

Source: Alkhabar

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Le chef de file de l’opposition (Ould Dadah) félicite Macky Sall

Le chef de file de l’opposition mauritanienne, Ahmed Ould Daddah, a adressé ses «sincères félicitations au président élu du Sénégal, Macky Sall pour l’alternance pacifique au pouvoir.»

Ould Daddah a aussi félicité, lors d’un point de presse ce lundi à Nouakchott, le peuple sénégalais ainsi que le président sortant, Abdoulaye Wade, pour avoir reconnu sa défaite et félicité le vainqueur au deuxième tour de l’élection présidentielle sénégalaise.

La présidentielle sénégalaise a été, selon Ould Daddah, une étape importante et un exemple positif pour toute l’ Afrique surtout de l’Ouest.

L’alternance au pouvoir au Sénégal, au Niger, en Côte d’Ivoire et au Mali, avant le coup d’Etat, montre que les peuples de la sous-région ont choisi la voie de la démocratie, a-t-il considéré.

Le président du parti RFD a par ailleurs considéré que le coup d’Etat au Mali fait ombre à la démocratie. Il espère cependant que le peuple malien puisse, par lui-même, trouver une sortie de crise

Source: Alkhabar

 

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Abou Jafar: »Sennoussi ou la rupture des relations avec Nouakchott »

« La Mauritanie est entrain de traiter des intérêts avant d’extrader Abdallah Sennoussi » tels sont les propos de Haddy Chelouv, président du parti démocratique libyen, a appris Alakhbar de sources journalistiques sur place.

« Si j’étais une autorité ou le président du CNT ou le chef du gouvernement, je porterai plainte contre la Mauritanie pour son refus d’extrader en libye le sanguinaire et criminel,Abdallahi Sennoussi qui est recherché par la justice libyenne » ajoute selon notre source Haddy Chelouv

Les mêmes sources soulignent que Youssouf Ebou Jafar, le président du parti de la rencontre du 17 février libyen et candidat à la prochaine présidentielle libyenne, a pour sa part déclarer que si la « Mauritanie n’extrade pas en Libye, l’ex chef de services de renseignements de Mouammar Khadafi et qu’il prend le pouvoir il romprait les relations diplomatiques avec Nouakchott ».

Selon nos sources, il a indiqué que s’il était le président du CNT ou le ministre des affaires étrangères, il aurait passer à l’acte, si Sennoussi n’est pas remis au gouvernement du CNT.

« Les autorités mauritaniennes sont entrain de traiter l’extradition de Sennoussi en contre partie des intérêts » cite notre source qui rapporte les propos d’Abou Jafar sur un site d’informations libyen.

Abou Jafar a rappelé que la France cherche à ce que Sennoussi soit jugé sur son sol, indique notre source.

 

Source: Alkhabar

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Hommage à Abdoulaye Wade

Mission accomplie maître !

L’histoire retiendra de vous, l’opposant africain qui a toujours inscrit son action dans la légalité républicaine, qui a toujours refusé d’utiliser des voies antidémocratiques pour accéder au pouvoir, qui a montré que l’homme politique devrait – toujours – faire confiance à son peuple.
Maître, vous aviez choisi de créer un parti politique quand les autres étaient dans la clandestinité.

Hommage à Abdoulaye Wade

Maître, vous aviez choisi les urnes, quand les autres croyaient que seules les armes pouvaient leur garantir l’accès au pouvoir.
Maître, vous aviez choisi de faire conquérir par votre peuple des acquis démocratiques un en un, quand les autres croyaient qu’il fallait tout obtenir en un jour, quitte à tout détruire.
Et un certain 19 mars 2000, votre peuple décida de vous faire confiance, après 26 ans de luttes pacifiques, pour le triomphe de la démocratie, de l’Etat de droit. Pour le décollage de notre économie.
Aussi, un certain 25 février 2007, ce même peuple vous renouvelait sa confiance. Une confiance méritée. Vous avez un bilan Maître. Ce 25 mars 2012, le même peuple vient de vous dire merci en élisant un homme que vous avez formé. Oui Maître vous venez de sortir par la grande porte! Nous n’avons jamais douté.
On vous a insulté, vous n’avez jamais songé restreindre les libertés. Mieux, plus on vous insultait, plus vous œuvriez à l’élargissement des libertés. Certains juraient sur tous le « dieux » que jamais Abdoulaye Wade n’organiserait des élections qu’il perdrait. Vous avez organisé des élections et vous les avez perdues. Pardonnez les leurs calomnies.
Nous avons encore – en mémoire – les images de ce politologue qui disait dans une télévision avec une mine grave et des trémolos dans la voix : « Abdoulaye Wade ne va pas bouger ».
Nous avons encore -en mémoire – l’image de ce pseudo expert qui démontrait dans une télévision privée : « la fraude électronique ».
Nous avons encore – en mémoire – l’image de ces nombreuses personnes qui défilaient sur nos écrans de télévision pour nous convaincre que la violence était une arme légitime face à vous. Ils étaient même allés jusqu’à dire que vous aviez un logiciel pour voler les élections comme si le vote était électronique. Que de mensonges avons-nous entendus sur votre personne !
Maître, vous avez opté de rester debout et digne, courageux et déterminé. Face à ces accusations sans fondement – que dis je! à ces calomnies, vous n’aviez pas une seule fois essayé de vous faire justice. Maître, vous pouviez traduire tous ces gens là en justice pour diffamation, diffusion de fausses nouvelles, offense au chef de l’Etat… manifestement, ils n’avaient pas les moyens de prouver leurs accusations. Mais, vous aviez décidé, Maître, d’inscrire tout cela dans le registre de la bataille d’opinion. Vous aviez fait la bonne option.
Maître, votre peuple a été longtemps intoxiqué. Rappelons-nous qu’au lendemain du 19 mars 2000, beaucoup de vos compatriotes disaient que vous ne feriez rien. Vous aviez commencé par la porte du millénaire. Et on disait que vous n’étiez capable de rien d’autre. Vous annonciez vos grands projets, on disait qu’ils ne sortiraient point de terre. Vous aviez commencé à les réaliser, on disait que vous n’aviez pas les moyens de les terminer. Vous avez réalisé beaucoup de projets et on dit qu’ils sont trop chers. Nous nous rappelons, Maître, quand vous nommiez Monsieur Karim Wade à la tête l’ANOCI, un grand homme politique disait, qu’il n’allait pas réaliser un mètre de goudron. Les résultats on les connait.
Mais tout cela n’est pas important, la politique c’est aussi la bataille d’opinion. Et c’est de bonne guerre.
Ce qui est important, c’Est-ce que l’histoire retiendra de vous : un africain qui a servi dignement son peuple.
Maître, vous avez été trahi par des personnes que vous avez aidées.
Maître, des personnes qui ont eu à bénéficier de votre générosité ont eu le complexe de vous défendre. Certains même pour se donner bonne conscience se sentaient obliger de vous attaquer. D’autres vous ont tourné le dos quand vous avez besoin d’eux et sont allés se repositionner ailleurs et se donner une nouvelle virginité. Trop facile. Mais, c’est cela aussi la nature humaine. Pardonnez les. La fidélité, la loyauté et la sincérité de l’engagement sont une denrée rare en politique.
Ceux qui ont perdu leurs privilèges un certain 19 mars 2000 vous en voulaient à mort. Ils vous ont combattu par tous les moyens, hélas! Ils n’ont pas gagné. Un de vos fils a pris le pouvoir. Malgré eux !
C’est l’occasion pour nous de dire deux mots à Macky Sall. La pire des choses en politique c’est la démagogie. Quand vous gagnez, vous gouvernez avec ceux qui vous ont aidé à gagner, ceux qui étaient là quand personne ne croyait en vous. Faire appel à d’autres personnes relèvent de la démagogie. On gouverne avec ses hommes de confiance.
Autre chose. Nous avons noté depuis la seconde moitié des années 90, un phénomène politique qui n’est pas encore suffisamment bien analysé : la capacité du pouvoir a secrété ses plus redoutables adversaires. Nous avons connu les phénomènes DIOUF / DJIBO et DIOUF / NIASS. Nous avons également connu les phénomènes Wade /Idy et Wade/ Macky.
En 2000 la famille socialiste avait près de 70% de l’électorat (Diouf 41%, Niass 17% et Djibo 9%), en 2007 et 2012 la famille libérale a eu près de 70% (Wade 34%, Macky 26% et Idy 7%).
Avant 2000 on croyait qu’il aurait une sorte de bipolarisation de la vie politique PS/PDS, à l’heure du bilan, on voit qu’il n’en est rien.
Alors, Macky, s’il y a un conseil à vous donner : il ne faudra jamais mettre un politique à la primature. On sait ce que le couple Senghor /DIA avait donné comme résultat. Senghor était obligé de supprimer le poste jusqu’en 1970 pour nommer un jeune technocrate sans dimension ni ambition politique. Diouf avait fait la même chose en nommant au poste de premier ministre son ami et frère Habib Thiam, qui n’avait aucune responsabilité politique, mais aussi en nommant Lamine LOUM qui n’avait pas non plus une base politique. Diouf n’a jamais eu de problème avec ses premiers ministres.
Wade croyait qu’il pouvait faire confiance à des politiques, on sait ce que cela lui a coûté. Il n’a pas eu de problèmes ni avec Mame Madiore BOYE ni avec Aguibou SOUMARE. On connait ses problèmes avec Niass, Idy et Macky. Il faut gouverner avec ses hommes mais il faut surtout savoir les manager.
Aussi, il n’est pas de doute que gouverner le Sénégal ne sera pas chose facile. Mais de grâce, que le PDS n’utilise pas les moyens de cette opposition qui vient d’arriver au pouvoir : le lynchage, la calomnie, la médisance… Que le PDS opte pour une vraie opposition républicaine, exclusivement axé sur les débats programmatiques, la proximité avec le peuple, la prise en charge des besoins des populations. Une opposition civilisée. S’opposer dignement, ne jamais déformer la vérité, ne jamais faire des attaques en dessous de la ceinture. Macky Sall est lui condamné à gouverner avec hauteur. Remplacer Abdoulaye ne sera pas chose aisée.
La transhumance doit être définitivement bannie de la vie publique sénégalaise. Celui qui gagne doit gouverner et l’opposition doit s’opposer. La société dite civile doit aussi s’assumer en intégrant la société politique ou en étant une vraie société politique. Les règles du jeu doivent être claires. Le jeu de dupe doit prendre fin.
Cependant, il y a une question que nous ne pouvons pas ne pas évoquer : celle relative à la presse. Macky Sall a rendu hommage aux médias, parce que simplement la presse lui a rendu service. C’est de la démagogie, il sait lui-même que si le Sénégal a connu des débats politiques d’aussi bas niveau c’est parce que nous avons une presse qui ne joue pas son rôle. Il est plus que jamais temps de mettre de l’ordre dans ce secteur. Des familles sont détruites tous les jours, des enfants traumatisés. Il faut mettre un terme à la course à l’audimat. C’est une question politique, au sens noble du terme. Et l’Etat a l’obligation de garantir la liberté de la presse mais aussi de protéger les populations. Tout le reste n’est que démagogie.
Le peuple sénégalais, ce vaillant peuple ne mérite pas cela. Ce peuple qui a encore prouvé sa maturité en démontrant que ce machin de M23 n’avait pas besoin de ses enfantillages qui nous ont coûté des morts d’hommes.
En ce qui concerne limedia, nous prenons à témoin deux personnes : Pape A. DIAW Directeur de la communication du ministère de la communication et Adama Sow, en novembre 2009, Moustapha Guirassy nous avait proposé l’aide à la presse, ce que nous avions refusé et à ce jour, limedia n’a pas bénéficié un seul franc de l’Etat. Parce que nous ne sommes pas de la presse mais un contre pouvoir de la presse. Et tout le monde peut vérifier les arrêtés de répartition de l’aide à la presse.
Limedia est un combat pour la démocratie et pour l’Etat de droit contre les dérives d’une presse dont la plus grande victime est un certain Abdoulaye Wade. Un combat que nous assumons et que nous mènerons jusqu’à son terme Inchallah. Ceux qui n’ont pas de conviction c’est normal qu’ils pensent que personne ne peut avoir de convictions fortes. Demain il fera jour et s’il plait au bon DIEU, qaund Wade ne sera plus là, tout le monde verra les autres dérives de la presse et les gens sauront que ce combat là c’est un combat universel auquel tout le monde doit adhérer dans le seul but de rendre la presse plus honnête et plus objective.

Encore une fois hommage au peuple sénégalais.
Encore une fois, hommage à Abdoulaye Wade pour tout ce qu’il a fait pour ce pays et surtout d’avoir placé la barre très haute.
Que Dieu bénisse ce pays !

Sadikh DIOP

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Les femmes fantasment plus quand elles ovulent

Des célibataires féminines ont déclaré que leurs fantasmes sexuels étaient « plus excitants » au cours de leur période d’ovulation.
Les chercheurs de l’Université de Lethbridge à Alberta ont remarqué que les femmes avaient plus de fantasmes sexuels lorsqu’elles étaient fécondes. Les célibataires étudiées par les scientifiques canadiens ont déclaré avoir, en moyenne, 1,3 fantasme sexuel par jour durant les trois jours les plus fertiles de leur cycle.

Le Dr Samantha Dawson, responsable de l’étude, a analysé les dires de ces femmes. En moyenne, on dénombre 0,77 fantasme par jour. Lors de l’ovulation, ce nombre double et les fantasmes impliquaient une plus grande proportion d’hommes. Ils ont également remarqué que les femmes pouvaient ressentir leurs fantasmes de façon émotionnelle, alors que d’habitude, c’est de façon plus visuelle.

Ce serait une chose naturelle. « Je pense que lorsque le risque de conception est plus élevé, les femmes voudraient trouver un partenaire potentiel à qui elles sont attachées émotionnellement, au cas où une grossesse résulterait de cette relation », explique la scientifique. « Les fantasmes sexuels sont significativement plus fréquents durant l’ovulation que durant les phases non fertiles », insiste-t-elle encore.

Source: Dakaractu

 

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La dernière bougie de l’alternoce

La dernière bougie de l’alternoce L’alternance fête ses 12 ans aujourd’hui. Le pape du Sopi accédait au sommet de l’état après un quart de siècle de combat. Il doit avoir un petit pincement au coeur, lui qui mobilisait les foules au moyen d’un seul claquement des doigts fait aujourd’hui le tour des maisons religieuses pour quémander des «ndigël» afin de se faire réélire…pour «terminer ses chantiers». Pendant ce temps, ses anciens collaborateurs sont passés de l’autre côté et sont plus que déterminés à corriger l’alternance. Cette douzième bougie sera-t-elle la dernière de l’«alternoce»?

Par afreecartoon.com

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SECOND TOUR DE LA PRESIDENTIELLE La communauté maure vote Macky Sall

La communauté maure regroupée au sein du Mouvement national des maures sénégalais (MNMS) s’engage à élire le candidat de la coalition Benno book yakaar, Macky Sall. L’annonce a été faite lors d’un point de presse organisé ce jeudi 22 mars au quartier général de la coalition Macky 2012. Cette décision fait suite au constat qu’après un compagnonnage de plusieurs années avec Me Abdoulaye Wade, «la communauté maure n’a rien gagné, même pas un petit poste de gardiennage, alors que les discriminations d’ordre général continuent». En atteste «le Hassanya est la seule langue codifiée au Sénégal (depuis 1985) qui n’a pas de journal télévisé à la Radio diffusion télévision sénégalaise (Rts), ni classe d’alphabétisation encore moins de journée dans l’agenda culturel du Sénégal», se désole le Secrétaire général national MNMS, le Docteur Maouloud Dieng. Selon lui, «aujourd’hui les maures ont pris leur destin en main à travers une forte structuration représentative de toutes les localités où habitent les maures Sénégalais pour faire barrage à ces marchands d’illusions et défendre leurs intérêts et leur survie», lance à nouveau M. Dieng, précisant que, dans leur démarche, ils ont reçu la bénédiction de toutes les familles religieuses. A la question de savoir pourquoi attendre jusqu’à quelques jours du scrutin du 25 mars pour se ranger derrière Macky Sall, le Docteur Maouloud Dieng répond que «conscients du potentiel électoral des maures, des collaborateurs proches du candidat Macky Sall se sont rapprochés de notre mouvement depuis des mois pour nous enrôler dans l’Alliance pour la République (Apr) sans succès… Ce n’est qu’après discussion avec des émissaires du candidat Macky Sall que nous avons accepté de nous fusionner avec la coalition Benno Book Yakaar… ». En effet la communauté maure du Sénégal forte de plus de deux millions de personnes à joué un rôle central dans l’histoire du pays et dans son développement économique, social et culturel. «Cette communauté qui a islamisé le Sénégal, qui lui a donné son nom, est présente dans toutes les grandes familles islamiques et confrériques du pays», déclare Cheikh Fall, un des membres de ce mouvement. Moubarack Lo, le préposé aux questions économiques de la dite coalition a profité de ce point de presse pour souligner que la communauté maure est un trait d’union entre le Sénégal et la Mauritanie. Il a ajouté que le Sénégal est un pays de diversité culturelle, que Macky Sall entend renforcer parce qu‘étant lui-même issu d’un métissage Toucouleur et Sérère.

Source: sudonline

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Mali : «On ne sait pas ce que ces militaires ont en tête»

Reportage ◊ A Bamako, les habitants sont partagés après le coup d’Etat qui a déposé dans la nuit le président Amadou Toumani Touré.

Dans une rue de Bamako, ce jeudi. (Photo AFP)

La capitale malienne a vécu ce jeudi son premier jour sous l’autorité du Comité national pour le redressement de la démocratie et la restauration de l’Etat (appelé CNRDR, sans le «E», par la junte). Au lendemain du coup d’Etat qui a renversé le président Amadou Toumani Touré, des militaires armés en uniformes ont sillonné Bamako toute la journée en tirant en l’air, debouts à l’arrière de pick-up ou sur des scooters. Pendant ce temps, la télévision publique rediffuse les communiqués de la junte entrecoupés de programmes musicaux.

Le couvre-feu décrété par les putschistes s’avère assez peu respecté. Toutes les administrations, les écoles et la plupart des commerces sont fermés, mais des taxis et des véhicules collectifs circulent. Dans les rues, les vendeurs de cartes téléphoniques croisent des conducteurs de moto en panne, surpris par la fermeture des stations d’essence où se ravitaillent tout de même les militaires. Des habitants manifestent par moments leur sympathie à l’égard des militaires. «Vive l’armée s’exclame à un feu rouge un conducteur de deux-roues qui se réjouit du coup d’Etat. Sur la rive sud du fleuve Niger, à la sortie de l’un des trois ponts, des enfants et des adolescents acclament les militaire qui passent en trombe. Quelques mètres plus loin, des adultes applaudissent avec moins de vigueur les hommes armés.

«Risques de débordements»

«On s’attendait à ça. C’était la seule solution. On ne pouvait pas attendre les élections», estime Mamadou Traoré, chauffeur de taxi, qui ne voit «aucun homme de la situation» parmi les candidats à l’élection présidentielle prévue le 29 avril.

Les sentiments sont cependant partagés. «Je n’ai jamais aimé Amadou Toumani Touré ni sa façon de gérer le pays, mais un coup d’Etat ne va pas améliorer les choses», estime Ousmane. «On ne sait pas ce que ces militaires ont en tête.»

Les Français ont reçu dans la matinée par SMS et courriel un «rappel impératif» à rester chez eux. Un second courriel plus alarmiste envoyé à 14h46 évoquait la «nécessité absolue de rester chez soi» en raison de «la montée des exactions». Les établissements scolaires français seront fermés ce vendredi. Aucune évacuation n’est à l’ordre du jour. «On n’en est pas là, commente-t-on à l’ambassade. On conseille aux gens de ne pas sortir car il y a toujours des risques de débordements. La junte a invité les Maliens à reprendre le travail mardi, le temps sera long.»

Source: liberation.fr – 22 mars 2012 (Par FABIEN OFFNER, Bamako)

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Mauritanie : jusqu’où peut aller l’opposition ?

Voilà des mois que le président mauritanien multiplie des visites à l’intérieur du pays. Son dernier meeting populaire dans la capitale économique ressemble fort à un discours de programme pré électoral pour les législatives prochaines et en même temps une réponse à l’opposition mauritanienne sur ses principales réformes engagées depuis juillet 2009.

Les multiples références à la poursuite de la lutte contre la gabegie et la corruption, aux programmes de lutte contre la pauvreté, à la réforme de l’éducation nationale et enfin à la fermeté du régime contre les terroristes d’Al Qaïda au Maghreb Islamique sont autant de points forts qui ont marqué l’étape de Nouadhibou.

La visite du chef de l’Etat dans la capitale économique revêt une grande importance pour les populations du Nord du pays qui l’attendaient depuis longtemps. Ould Aziz était accompagné d’une forte délégation d’hommes d’affaires, des membres du gouvernement et de hauts responsables de l’UPR.

Une façon pour le président mauritanien de muscler davantage ses interventions sur la lutte contre la gabegie et la corruption en particulier pour répondre à l’opposition mauritanienne qui avait manifesté à Nouakchott la veille de son déplacement pour demander son départ.

Les références aux « nouveaux vieillards révolutionnaires », la construction prochaine dans la région de Nouamghar d’une station de dessalement de l’eau de mer et d’une usine de fabrication de glace pour garantir aux pêcheurs et habitants une conservation de poissons et sa commercialisation constituent un démenti cinglant aux critiques des principaux chefs de partis de la COD.

En effet les principales réformes économiques commencent à porter leurs fruits avec des recettes publiques 2011 qui avoisinent plus de 183 milliards d’ouguiya grâce à une politique de recouvrement de tous les contribuables mauritaniens. De même les dépenses publiques ont été ramenées en 2011 à 51 milliards d’ouguiya soit une diminution de 14 pour cent du budget de l’Etat.

Ce qui a permis de relancer in extrémis les programmes d’urgence pour les populations démunies comme en témoigne le programme EMEL 2012 pour lutter contre la hausse des prix des denrées alimentaires. Autre souci pointé par le président des « pauvres », le taux élevé de mauritaniens pauvres dû au pillage systématique pratiqué par les élites gouvernantes de ses prédécesseurs selon ses propres termes.

Il a surtout durci le ton à propos des barbus de l’Aqmi qui « seront chassés partout où ils se trouvent et sans relâche ». Nul doute que les critiques de l’opposition sont fondées notamment sur la mal gouvernance économique par exemple les scandales sur la pêche, la non transparence des marchés publics, la politique laxiste agricole etc… C’est surtout la mal gouvernance démocratique qui est pointée du doigt avec l’usage de la répression contre les manifestants étudiants, ouvriers, jeunes pacifiques et militants anti- esclavagistes. Cette répression policière n’a même pas épargné les jeunes filles étudiantes.

Pour la COD l’objectif de la marche cette semaine qu’elle qualifie de rupture est de déclencher une nouvelle offensive contre le locataire de la Maison brune. Cependant les observateurs s’interrogent sur la crédibilité des opposants qui exigent impérativement le départ du président. Et pourtant c’est d’abord eux qui avaient signé les accords de Dakar de 2008 qui ont permis au général Aziz d’aller et puis ensuite de gagner les présidentielles.

Ce triomphe de Ould Aziz réside dans l’ambition personnelle de certains leaders qui ont mis au second plan les questions de principe. Pas étonnant que 3 ans plus tard qu’ils aient refusé d’aller au dialogue « national » mettant en avant les dits accords. Et c’est cette même incohérence qui a conduit certains chefs de partis à demander aujourd’hui une phase 2 du dialogue national.

L’opposition doit se prendre à elle-même historiquement et s’engager maintenant dans d’autres batailles celles du terrain en s’opposant aux idées et programmes de la majorité présidentielle. Elle ne devra tirer son épingle du jeu qu’en participant à toutes les élections mais à des élections libres et transparentes. La politique de chaise vide ou de boycott relève de vieilles recettes et n’arrangent que le pouvoir en place et son parti l’UPR majoritaire.

Par conséquent ce vide pénaliserait la représentation parlementaire. Que valent aujourd’hui les déclarations de l’opposition ? Les campagnes de dénigrement n’ont de sens que si les populations y adhèrent et si elles sont durables et surtout si elles portent sur les questions d’intérêt national.

Par exemple sur la réconciliation nationale ou le règlement du passif humanitaire, la résurgence de l’esclavage, l’impunité des coupables des évènements de 89 à 92, l’opposition n’est pas descendue dans la rue une seule fois. Et sur le système éducatif et l’égalité entre tous les mauritaniens que propose t-elle? Où était l’opposition pour la marche d’Inal de 2011 ?

Heureusement que le président de l’IRA Ould Abeid n’a pas oublié préférant renvoyer l’ascenseur aux organisateurs en posant ses conditions pour participer à la marche de Nouakchott et en rappelant qu’il avait lancé à l’époque un appel pour la création d’un Conseil National de Transition.

Autant de vérités qui fâchent et qui montrent que l’opposition ne peut pas aller plus loin que ce qu’elle a déjà montré. A moins d’un revirement qu’une partie plus soudée se radicalise davantage en tenant compte des leçons du passé avec une plate forme de cohésion sociale et d’unité nationale pour bousculer le régime de Ould Aziz. Face à un président requinqué par les populations d’une des plus importantes villes du pays il faut plus qu’une marche de rupture.

Source: cridem

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