Politique : « Le peuple mauritanien exprimera son refus catégorique sur les réformes constitutionnelles » selon Ould Hanena

asalahLe président du parti Hatem, M. Salah Ould Hanena a au cours d’un entretien accordé aujourd’hui, lundi 27 février, à 21 h, à la Chaine privée Chinguity TV appelé le peuple mauritanien à dire non contre les réformes constitutionnelles que lui impose le pouvoir en place.

Selon Ould Hanena la politique du pouvoir ne répond point aux aspirations des mauritaniens. Il a affirmé dans ses propos que le refus du pouvoir d’aller à un dialogue politique sérieux et franc est le résultat de toutes les crises que vit le mauritanien.

Le refus pour le pouvoir d’aller à un dialogue inclusif avec l’opposition mauritanienne se justifie par la non application des conclusions des dialogues avec les autres partis, précisé Ould Hanena.

« Le citoyen mauritanien moisit depuis plusieurs années sous le poids d’une crise politique et socio-économique aiguë » a-t-il martelé.

Il est revenu longuement sur le vote parlementaire à propos des amendements constitutionnels qu’il a qualifié d’une « fuite en avant » du pouvoir d’Ould Abdel Aziz. Le président du parti Hatem, répondant à une question, il a dit que le pouvoir demande aux parlementaires de voter « Oui » pour les amendements constitutionnels puisse qu’il craint  le « Non «  des citoyens.

« Pour éviter sa défaite, il a recouru à sa majorité écrasante dans les deux chambres parlementaires » dira-t-il. Du coup, il s’est interrogé sur la participation des sénateurs dans les affaires du pays alors que leur mandat a expiré depuis plus de 2 ans.

Salah a indiqué que le FNDU utilisera tous les moyens légaux pour faire échouer la politique du pouvoir. Profitant de son passage à Chinguity TV, le leader du Hatem, a lancé aux militants et sympathisants de son parti et à ceux du FNDU qu’une marche suivie d’un meeting populaire est prévue le samedi 11 mars prochain, à Nouakchott.

Le parti Hatem est membre du Forum national pour la démocratie et l’Unité (FNDU) principal bloc de l’opposition mauritanienne contre le pouvoir en place.

Source: Tawary

La visite discrète et controversée du président djiboutien en France

Ismaïl Omar GuellehIsmaïl Omar Guelleh doit rencontrer son homologue François Hollande ce mardi matin à l’Elysée. Au cours de ces trois jours en France, le chef de l’Etat djiboutien rencontrera également le Medef, le président du Sénat Gérard Larcher puis le ministre français de la Défense ainsi que le secrétaire d’Etat chargé du Développement et de la coopération. Les échanges devraient porter sur la coopération militaire et l’économie, notamment face à la montée en puissance du concurrent chinois. Une rencontre dénoncée par l’opposition en exil et les ONG de défense des droits de l’homme. D’autant qu’il y a peu de chance que soient évoqués les dossiers sensibles.

Comme lors de la dernière visite en 2011, ni point presse ni déclaration publique ne sont à l’ordre du jour. La rencontre reste discrète et peu d’éléments fuitent sur la teneur des discussions. Au menu certainement : la coopération militaire. Car, par sa position géographique, Djibouti est un acteur incontournable de la sécurité internationale.

Un partenaire qui abrite le plus important contingent militaire français à l’étranger, déployé ces dernières années en Centrafrique, en Irak, au Yémen et au Mali. Les deux pays sont liés par un accord de défense, le seul à contenir encore une clause d’assistance automatique en cas de déstabilisation du régime.

Concurrence chinoise

Mais Djibouti joue la carte du multilatéralisme. Les Etats-Unis, l’Union européenne et tout récemment la Chine y ont aussi leurs bases. La Chine qui investit massivement dans les infrastructures pour permettre à Djibouti de bénéficier au maximum de sa position dans le commerce international.

Sur ce point la France « accuse le retard » estime Sonia Le Gouriellec, spécialiste de l’Afrique de l’Est, et c’est peut-être pourquoi Ismaïl Omar Guelleh vient en compagnie d’une délégation d’entreprises et participe à une rencontre au siège Medef, le syndicat des patrons français.

De nombreux sujets de tensions

Peu de chance en revanche de voir aborder les « sujets qui fâchent » tels que la situation des droits de l’homme dans le pays. C’est en tout cas l’avis de Sonia Le Gouriellec, qui rappelle que cette visite a lieu tardivement, à quelques semaines de la fin du mandat de François Hollande et que les points de tensions ne manquent pas.

En premier lieu, l’affaire Borrel, du nom de ce juge français assassiné en 1995 à Djibouti. Vingt ans plus tard, le crime n’est toujours pas élucidé. En novembre dernier, la famille a déposé une nouvelle plainte concernant la destruction des scellés de l’instruction.

Ensuite, il y a le renvoi de l’ambassadeur français fin 2015, juste après les violences de Balbala, lorsque les forces de sécurité ont ouvert le feu sur une manifestation religieuse en périphérie de la capitale.

Peu probable que soient évoqués la réélection contestée du chef de l’Etat l’an dernier, le respect des droits de l’homme ou encore le cas de l’opposant Jabha maintenu en détention malgré l’annulation des poursuites à son encontre. Cela explique peut-être la discrétion de cette rencontre.

Source: RFI

Donald Trump face au Congrès: une prise de contact très attendue

Donald-TrumpDonald Trump s’adresse ce soir pour la première fois au Congrès : ça n’est pas vraiment l’habituel discours sur l’Etat de l’Union, étant donné qu’il vient tout juste de prendre ses fonctions. C’est plutôt une prise de contact avec la branche législative du gouvernement dont il va avoir besoin s’il veut accomplir son programme. C’est donc un moment important pour lui.

C’est une sorte d’examen de passage pour Donald Trump qui a l’un des plus faibles taux de popularité atteint par un président qui vient tout juste d’être investi : 44% seulement des Américains approuvent ses premiers pas trébuchants à la Maison Blanche.

Ce soir, il a l’occasion d’améliorer son image s’il se tourne vers le futur au lieu de ressasser les grandes heures de sa campagne et d’insister lourdement sur sa victoire inattendue. Il doit dire aux Américains et aux membres du Congrès : voici ce que je propose, voyons ce que nous pouvons faire ensemble. Il doit cesser de ne s’intéresser qu’à sa base.

« Le premier enjeu [de ce discours], c’est la présidentialité, estime ainsi Françoise Coste, spécialiste des Etats-Unis à l’université de Toulouse. Car pour l’instant, du point de vue du tempérament, de son attitude, il n’a pas fait très président. Là, il a vu le décorum assez prestigieux du discours devant les deux chambres du Congrès, il peut habiter ses habits de président, peut-être pour la première fois. Et le deuxième [objectif, NDLR], c’est de rassurer son camp en proposant aux républicains une feuille de route législative, c’est-à-dire une liste d’idées de réformes, de propositions sur lesquelles le Congrès devra travailler très concrètement les prochains mois. Trump a agi principalement par des décrets, des « executive order », qui sont par définition des décisions unilatérales du président. »

Leur grande inquiétude, c’est qu’en dépit de son désir de « faire plus en dépensant moins », il ne fasse exploser le déficit et la dette, les deux ennemis d’un parti fiscalement conservateur. Trump refuse en effet de couper dans les deux programmes sociaux les plus coûteux : la retraite, mais aussi Medicare et Medicaid, les équivalents de la sécurité sociale en France.

Budget militaire en forte hausse

En revanche, il a annoncé hier, lundi, une hausse historique de près de 10% du budget de la Défense qui devrait s’élever en 2018 à 603 milliards de dollars. C’est énorme, même si ce n’est pas l’avis des généraux qui se plaignent d’un affaiblissement de leur armée dû à un manque de moyens.

Toutefois certains experts militaires doutent qu’une augmentation de cette ampleur soit nécessaire, et le chef de la minorité démocrate au Sénat, Chuck Schumer a déjà exprimé son opposition, car, pour compenser cette hausse, le budget du département d’Etat par exemple va, lui, être réduit de 30%.

Une très mauvaise nouvelle pour les pays, dont ceux d’Afrique, qui comptent sur l’aide internationale. Mais est-ce vraiment une économie ? Le général Matthis, aujourd’hui patron du Pentagone déclarait en 2013 : « Si vous ne financez pas complètement le département d’Etat, je dois acheter plus de munitions. »

Source: RFI

Dialogue national au Gabon : le pouvoir cherche à attirer des poids lourds du camp de Jean Ping

GABON-POLITICSDepuis la mi-février, des réunions techniques définissent les contours du dialogue national que le président Ali Bongo Ondimba (ABO) appelle de ses vœux et qui est censé se dérouler durant ce premier semestre.

La société civile sera dans un second temps invitée à déposer des propositions. La troisième phase, la plus attendue, qui s’ouvrira début mars, réunira les responsables politiques ayant accepté de participer à la commission paritaire préparatoire.

Celle-ci sera composée de 50 membres (au lieu des 40 initialement prévus), dont la moitié devront faire partie de l’opposition. Selon une source à la présidence, 44 des 48 partis reconnus seront représentés.

Convaincre les partisans de Jean Ping

Le pouvoir s’active surtout pour attirer des poids lourds du camp de Jean Ping. Le candidat malheureux à la présidentielle, qui revendique toujours sa victoire en s’appuyant sur une résolution de l’UE remettant en question la réélection d’ABO, se refuse à entrer dans le jeu. Plusieurs de ses anciens lieutenants songent toutefois à participer.

Parmi eux, René Ndemezo’o Obiang, ex-ministre des Sports et ex-porte-parole de Ping, aurait confirmé sa participation, en insistant sur certains thèmes à aborder (réforme du mode de scrutin – à un ou deux tours –, limitation du nombre des mandats présidentiels…).

jeuneafrique.com

Communiqué conjoint: Non au tripatouillage de la Constitution !

rfd unad unad_RFDPlus qu’il ne l’a jamais été, notre pays  est assailli par de multiples dangers et risques majeurs  qui menacent la pérennité de l’Etat sur le sol national ; une guerre asymétrique  faisant rage, depuis plusieurs années,   à ses  frontières Est et Sud-est dans un espace constituant un  prolongement   humain et  naturel  de la Mauritanie. Au Nord,  les tensions  fratricides  sont de plus en plus vives dans une région  à laquelle  nos liens  sont multiples.

A l’intérieur, l’Etat s’écroule de jour en jour. L’administration, l’appareil judiciaire, le semblant d’institutions politiques s’installent  de plus en plus dans l’incurie et l’insignifiance. L’éthique  et la morale qui fondent la gestion de la chose publique font de plus en plus défaut. Le crime organisé défraie la chronique, au quotidien. A chaque jour qui se lève, son lot  de  meurtres,  de viols  et de  vols à main armée. Notre pays est devenu une plaque tournante du trafic de la drogue dans toutes ses variantes ; les narcotrafiquants y trouvent protection et impunité.

L’image de marque à l’étranger de notre pays en souffre à telle enseigne que certains médias de renom  accusent le Chef de l’Etat d’être personnellement impliqué dans des affaires opaques, d’avoir conclu des conventions secrètes  avec des organisations terroristes et  de se soumettre  à la  corruption.

La situation économique, quant à elle , dépérit , au regard des  indicateurs de base: la  dette publique  dépasse 93% du PIB et atteint  cinq milliards de dollars ; le chômage frappe durement les jeunes, particulièrement les diplômés; le prix des  denrées de première nécessité et des hydrocarbures est en augmentation continue en dépit de la chute ou de l’infléchissement  des cours mondiaux; la fortune nationale se concentre entre quelques mains ;  l’école publique est en délabrement ; le système de santé est de plus en plus dans la précarité . La gestion patrimoniale par le chef de l’ETAT  des ressources  et moyens de la collectivité nationale est sur toutes les lèvres.

Au lieu d’œuvrer à l’instauration d’un un consensus national large permettant de faire face  à ces défis majeurs, le pouvoir développe d’avantage sa politique de diversion en distrayant les citoyens mauritaniens par ce qu’il appelle non sans  abus  « amendements constitutionnels », prétendus être  « le fruit d’un dialogue national » auquel  les principales formations politiques,  les  forces vives et organisations de la société  civile n’ont pas daigné de participer. Il n’ y eut à cette position qu’une ou deux  exceptions  dont les propositions dissonantes ont été purement et simplement rejetées.

Ambigües dans une grande partie de leurs contenus, truffées de contradictions, opaques dans leur finalité, les modifications constitutionnelles en cours de mise en place compromettent encore plus ce qui reste de fragile unité nationale et s’inscrivent en faux contre le renforcement de l’idée  de l’Etat dont le pays a tant besoin.

A cet égard,  les amendements proposés – qui subissent des rajouts au gré de  l’humeur  du chef de l’état ou de ses calculs personnels  -, se focalisent sur deux points   :

1 – Prendre prétexte d’une plus grande décentralisation et de la suppression du Senat pour diviser le pays en circonscriptions taillées selon des choix électoralistes au mépris de la nécessité vitale de construire un pouvoir central  capable de préserver l’unité du pays et d’assurer dans le respect des lois et des liberté  la pérennité  de l’État et sa primauté.

2 – Changer l’emblème national dont le contenu, les couleurs et leur agencement ont été génialement conçus et  choisis  par les mauritaniens, il y a  plus de 50 ans devenant ainsi au cours d’un demi siècle un symbole national sous lequel s’identifient les mauritaniens à l’étranger et se retrouvent unis sous sa bannière, à l’intérieur.

Pour des raisons que le pouvoir n’a point décliné, les modifications de la constitution qu’il se propose d’instituer se feront par le Parlement croupion réuni en Congrès,  le chef de l’Etat  s’étant délié – comme à l’accoutumée – de son engagement, maintes fois répété par lui-même et ses porte-voix, de recourir au  référendum pour y procéder. Pourtant, il n’est un secret pour personne que le mandat du Senat actuel est largement arrivé à terme.

A la demande du pouvoir  – qui était sur un scenario différent de celui  qu’il suit actuellement-, le Conseil Constitutionnel a déjà publiquement pris acte de ce fait, recommandant  le renouvellement de cette chambre avant la fin de l’année 2016! Aujourd’hui, comble du ridicule, le pouvoir confie à un  Parlement,  dont l’une des deux composantes n’a plus d’existence légale, le soin de procéder à une révision constitutionnelle!

La deuxième chambre (l’Assemblée nationale), quant à elle,  a été formée  à l’issue  d’élections sans légitimité politique,  en l’absence de tout consensus national, supervisées par des structures (CENI  et Conseil

Constitution et dénoncent la légèreté coupable avec laquelle le pouvoir en place  traite  l’emblème national ;

Considèrent ces pratiques comme des actes de haute  trahison, exposant  leurs  auteurs aux poursuites légales

Appellent  le peuple mauritanien et les forces vives du pays à un sursaut national pour faire face à cette mascarade et pour mettre en échec  cette aventure aux conséquences incalculables.

Nouakchott, le 25/02/2017

Le RFD                                                              L’UNAD

Source: Le calame

BIRAM PRÉSIDENT !

Biram Ould Dah AbeidNotre  compatriote, Biram Ould Abeîd, qui n’est plus à présenter, vient d’annoncer officiellement qu’il sera candidat aux élections Présidentielles de 2019. Mais pas seulement.

Pour l’occasion, son porte parole a déclaré : «Le président d’Ira-Mauritanie pense que ses chances sont meilleures pour la future élection en se présentant lui-même comme un «mélange d’Arabo-berbère, de Négro-mauritanien autant que d’Harratine. Se poser en rassembleur des Arabes et des Noirs, des Haratines, des Négro-africains, des Beydanes et de toutes les castes». Rien que ça ! Vaste et ambitieux programme !

Pour ma part, je pourrais envisager de voter Biram, en y mettant quelques « préalables », quand même. Le futur Président devra soigner la terminologie politique de son discours et choisir entre les Arabes (avec A majuscules), les arabo-berbères, les Negros-mauritaniens et les Négro-africains, etc. Il devrait également préciser à ses futurs électeurs Arabo-Berbères, dont je fais partie, s’ils devraient renoncer à leur « Malékisme » ou si c’est lui qui devrait  faire réhabiliter le sien. Questions de détails, mais qui devraient trouver réponses avant le démarrage de la campagne.

D’autres zones d’ombres devraient également faire l’objet de revue, avant la publication du contrat que le futur Président envisage de proposer à ses concitoyens. Un exemple, parmi d’autres : mettre tous les « Haratines,  Négro-africains, Beydanes et toutes les castes », dans le même panier, ça doit « jaser »…

Certaines questions que les « concurrents » de Biram pourraient poser et auxquelles, il faudra trouver des réponses convaincantes. En l’absence de statistiques officielles, fiables, qu’il a toujours réclamées, comment envisage-t-il le partage des responsabilités et des ressources, de façon équitable, entre les différentes « castes » de son électorat ?

Comment compte-t-il faire le tri en milieu Haratines entre ceux qui se proclament Arabes, et ceux qui privilégient la thèse de  leur « africanité »? Et où se classerait-il, lui-même, par rapport à cette question ?

Nous sommes nombreux à réclamer toutes ces précisions, pour nous engager publiquement aux côtés du futur candidat. Oui, un détail d’ordre vestimentaire. Le chapeau de « pasteur noir-américain » que Biram arbore de plus en plus, dans ses déplacements transatlantiques, va-t-il prendre la place du Hawli Mauritanien et éventuellement faire l’objet de modification de la constitution ?

A défaut d’avoir réponses à mes questions, je ne doute pas d’avoir un regain de popularité, en osant « toucher » à Biram.

Ahmed OULD MOHAMED

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Mauritanie- La gouvernance dans tous ses états

reflexion_gouvernan_0_00_00Dans un pays miné par la corruption (142ème mondial selon le dernier rapport de transparency international), par le népotisme et par la culture de la personnalité, le démarrage lundi des travaux d’une retraite de réflexion sur la Gouvernance en Mauritanie organisée en collaboration entre le gouvernement mauritanien et la Banque Mondiale, résonne comme un aveu cinglant de la démesure de la gestion actuelle des deniers publics.

La présence du premier Ministre, Yahya Ould Hademine, censé rehausser cette rencontre et lui donner un cachet «sérieux» laisse, toute de même, les observateurs nationaux assez dubitatifs sur l’avenir de la bonne gouvernance dans le pays.

L’inefficacité du contrôle des finances et les deux poids deux mesures observés dans la gestion des affaires scabreuses des finances publiques confortent la suspicion que les gouvernants ne s’en tiennent qu’à leurs têtes…ou à leurs bourses.

Plusieurs affaires et scandales sont répertoriés dans la gestion des marchés publics dont certains ont bénéficié à des entreprises ou des hommes du sérail sans que cela ne donne matière à redire. Des contrats inédits ont été scellés par l’Etat avec des entreprises, sans aucune garantie, quand ce n’est pas l’Etat lui-même qui finance leurs projets en souffrance. Et cela n’est évidemment pas le fruit du hasard puisque ces entreprises et ces hommes de l’Etat profond bénéficient de la grâce des gouvernants.

Inutile donc de parler de stratégie dans un pays où l’accès au marché public dépend encore de la proximité politique des prétendants. C’est ici la seule garantie qui vaille.Qui en profite? La réponse est toute simple: le pouvoir sa constellation politique et militaire. Ceux qui tiennent les brides et le Gouvernail du pays pour leur propre intérêt. Ni plus.

Il ne faut donc pas s’étonner de voir que dans notre pays les investissements directs étrangers (IDE) fondent comme glace au soleil du fait d’une gestion anarchique des affaires publiques, avec de surcroit un appareil judiciaire incompétent et à la solde du Gouvernant. Comment donc espérer des changements dans cette perspective et promouvoir l’initiative privée si chère à la Banque Mondiale comme moteur de la croissance.

L’état de délabrement de la santé et plus grave encore du système éducatif, devenu symbole, d’une Mauritanie profondément divisée où l’école publique faute d’être réhabilitée ressemble de plus en plus à des ghettos où ne viennent les enfants des couches haratine déshéritées, est l’exemple éloquent d’un échec cuisant des politiques publiques. Pas l’once de la moindre qualité de l’enseignement si jamais l’on peut dire qu’il y est prodigué.

Dans la réalité- la triste réalité- le gouvernement n’accorde aucune espèce d’importance à ces secteurs sociaux vitaux pour le devenir du pays et se contente de gérer au jour le jour un pays en attendant…le messie !

Si l’on ajoutait à cette déconfiture économique source de plusieurs plans sociaux des entreprises publiques, la crise politique qui prévaut dans le pays, on se rend à contre-coeur que notre pays fait toujours un pas en avant avant d’en faire deux en arrière.

Source:  Mauriweb

France – Guinée : Alpha Condé, dernier visiteur de François Hollande

François Hollande et Alpha CondéÀ dix jours du premier tour de l’élection présidentielle française, François Hollande recevra le président guinéen Alpha Condé en visite d’État à Paris, les 11 et 12 avril.

Avec tout le protocole qui convient, notamment un dîner officiel à l’Élysée. Les deux hommes, qui se connaissent de longue date pour avoir tous deux fréquenté l’Internationale socialiste, sont amis. Ils échangent régulièrement des SMS, et le Français reçoit quasi systématiquement le Guinéen quand ce dernier est de passage en France.

C’est donc à titre d’ami et de président en exercice de l’UA qu’Alpha Condé sera, dit-on à l’Élysée, le dernier chef d’État étranger à être reçu à ce niveau par François Hollande avant le départ de celui-ci.

Source: jeuneafrique.com

Ouverture d’un colloque relatif à l’économie informelle

Ouverture d'un colloqueLa direction générale du travail au ministère de la fonction publique, du travail et de la modernisation de l’administration, en collaboration avec le bureau de l’organisation internationale du travail à Alger, a organisé, lundi matin à Nouakchott, un colloque sous le thème: « l’Economie Informelle et le Travail Décent, Défis et Opportunités »

Le colloque, de deux jours, regroupe le gouvernement, le patronat et les syndicats des travailleurs où les participants suivront des exposés sur les mesures urgentes et appropriées permettant la transition vers l’économie formelle en vue d’assurer les conditions de travail décent dans ce secteur.

La ministre de la fonction publique, du travail et de la modernisation de l’administration, Dr Coumba Ba a, à cette occasion, souligné que l’économie informelle représente entre 80 à 90 % de l’économie nationale, ajoutant que ces proportions, si élevés, exposent, naturellement, les salariés à des conditions de travail qui échappent au contrôle de l’administration du travail.

Elle a par la suite ajouté que son département, conformément aux directives éclairées du Président de la République, son Excellence Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz, compte élaborer et mettre en oeuvre les stratégies les plus idoines qui permettront de mieux structurer l’économie informelle en assurant de manière effective sa transition vers l’économie formelle.

La ministre a indiqué que l’économie informelle contribue à la création d’emplois et à lutte contre la pauvreté dans les milieux les plus défavorisés, mais nous devons, a-t-elle précisé, rester vigilants et veiller à déployer de gros efforts pour assurer les conditions de travail décent dans le secteur de l’économie informelle, ajoutant que cela passerait par la garantie d’une couverture sociale appropriée qui assure les salariés contre les accidents de travail et les maladies professionnelles.

Elle a enfin émis le souhait que ce colloque aboutira à des recommandations fortes permettant d’assurer une transition en douceur garantissant la continuité de la production et l’amélioration des conditions du travailleur.

Pour sa part le directeur du bureau de l’organisation internationale du travail à Alger, M. Mohamed Ali Deyahi a indiqué que l’organisation, depuis sa création en 1919, a procédé à la mise en place d’un programme et des normes internationales de travail visant à renforcer les opportunités d’obtention d’un travail décent et productif dans des conditions de liberté et d’équité.

Il a ensuite noté que les études contemporaines ont révélé que le respect de ces normes est synonyme d’une amélioration positive au niveau de la productivité, la performance économique et l’amélioration des conditions des travailleurs.

L’ouverture du colloque s’est déroulée en présence du ministre délégué auprès du ministre de l’économie et des finances, M. Mohamed Ould Kembou, de plusieurs cadres du ministère de la fonction publique, du travail et de la modernisation de l’administration et de plusieurs acteurs économiques.

Source: AMI

Des faits attendus ce lundi…

Des faits attendus ce lundiNouakchott : des réunions parlementaires dans le cadre de la session extraordinaire qui doit examiner entre autres sujets les amendements constitutionnels issus du dialogue politique.

Genève : session annuelle du conseil des droits de l’homme des nations unies, devant laquelle interviendront le secrétaire général des nations unis, le président palestinien et certains ministres.

Juba : arrivée au Soudan du Sud d’aides alimentaires et soins médicaux dans des régions frappées par la famine dans le pays.

Alger : tenue de la première session de concertations politiques entre l’Algérie et la Hollande au siège du ministère des affaires étrangères.

Riad : conférence internationale sur la sécurité électronique.

Khartoum : début des travaux de la 3ème conférence arabe sur l’investissement dans le domaine agricole avec ses deux composantes : l’agriculture et l’élevage.

Charm Cheikh : conférence ministérielle arabe sur le terrorisme et le développement social. Elle doit examiner l’approche arabe unifiée pour combattre le terrorisme.

Pékin : émissaire de haut rang aux Etats Unis ce qui signifie un rapprochement sino-américain après les critiques acerbes formulées par la président Trump avant son arrivée à la maison blanche.

Source: Saharamedias