Le ministre sénégalais des affaires étrangères : Djamé est parti sans avoir reçu de garanties


Mankir NdiayeUn document libellé en anglais et largement repris dans la presse sénégalaise et sur les réseaux sociaux, faisait état de garanties données à l’ancien président gambien, Yaya Djamé, en contrepartie de son abdication et son départ vers une destination de son choix.

Selon le ministre sénégalais des affaires étrangères, Mankir Ndiaye, il s’agit tout simplement d’un faux document, aucune garantie a-t-il ajouté n’a été donnée à Yaya Djamé, ni par la CEDEAO, ni par l’union africaine ni les nations unies.

Le chef de la diplomatie sénégalaise a dit que l’ancien président gambien avait présenté un document qu’il souhaité voir signé de la communauté internationale et qui prévoyait un certain nombre de garanties, dont une amnistie, un document a ajouté le ministre sénégalais qui n’a jamais été signé par une quelconque partie.

« Ni la CEDEAO ni l’union africaine n’ont la compétence de donner des garanties à Yaya Djamé, une mesure qui revient d’abord au président élu, Adama Barrow » a ajouté le ministre sénégalais.

L’ancien président gambien avait accepté d’abandonner le pouvoir, après une médiation des chefs d’état mauritanien et gambien qui avait duré quelques jours, et dont l’ultime étape ont été des entretiens qui se sont prolongés à Banjul.

 

Le Président de la République reçoit les lettres de créance du nouvel ambassadeur du Rwanda

SEM Mathias HarebamunguLe Président de la République, Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz, a reçu, lundi matin, au Palais présidentiel, à Nouakchott les lettres de créance de SEM Mathias Harebamungu, en sa qualité d’ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République du Rwanda auprès de la Mauritanie.

Le diplomate rwandais a été reçu par la suite en audience par le Chef de l’Etat. Les entretiens ont porté sur les différents aspects de la coopération existant entre les deux pays frères.

A l’issue de l’audience, l’ambassadeur du Rwanda a fait une déclaration à l’AMI, dans laquelle il a déclaré :  » Mon entretien avec Son Excellence le Président de la République était l’occasion pour moi de lui transmettre les salutations de Son Excellence Paul Cagamé, Président de la République du Rwanda, et d’aborder avec lui les bases solides susceptibles de servir les relations africaines, et également les relations bilatérales liant nos deux pays, la Mauritanie et le Rwanda ainsi que la volonté des deux chefs d’Etat de les renforcer davantage dans le but de garantir la paix,la sécurité et prospérité en Afrique.

Je suis certain que mon accréditation aujourd’hui contribuera à la consolidation de ces relations de fraternité liant nos deux pays et nos deux chefs d’Etat, et renforcera l’unité et la dignité africaines « .

La cérémonie de présentation des lettres de créance s’est déroulée en présence de la ministre déléguée auprès du ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération, Mme Khadijetou Mbarek Fall, chargée des affaires magrébines, africaines et des mauritaniens à l’étranger, du Directeur de cabinet du Président de la République, M. Ahmed Ould Bahia, de M. Mohamed Salem Ould Merzoug, conseiller à la Présidence de la République et de Mme Toutou Mint Regad, ambassadrice, directrice des affaires maghrébines, par intérim directrice des affaires africaines au ministère des Affaires Etrangères et de la Coopération.

Source: AMI

Portraits interactifs : qui sont les candidats à la présidence de la Commission de l’Union africaine ?

Au siège de l'Union africaineLa succession de Nkosazana Dlamini-Zuma à la tête de la présidence de la Commission de l’Union africaine sera au cœur du 28e sommet des chefs d’État de l’organisation, les 30 et 31 janvier à Addis-Abeba.

Lors du précédent sommet, en juillet à Kigali, aucun des trois candidats, l’Équato-Guinéen Agapito Mba Mokuy, la Botswanaise Pelonomi Venson-Moitoi et l’Ougandaise Speciosa Wandira-Kazibwe, n’avait obtenu les deux tiers des votes nécessaires.

Cette fois-ci, cinq candidats s’affronteront, les 30 et 31 janvier à Addis-Abeba. Deux étaient déjà en lice en juillet, Agapito Mba Mokuy et Pelonomi Venson-Moitoi. Le Tchadien Moussa Faki Mahamat, le Sénégalais Abdoulaye Bathily et la Kényane Amina Mohamed Jibril sont venus renforcer le petit nombre de prétendants. Voici leurs portraits interactifs.

(Cliquez sur les intitulés pour lire les informations)

Vincent Duhem

Source: jeuneafrique.com

Le ministre des affaires étrangères souligne les efforts du Président de la République pour le dénouement heureux de la crise gambienne

crise gambienneLe ministre des Affaires étrangères et de la coopération, Dr. Isselkou OULD AHMED IZID BIH, a souligné lundi devant les participants, au deuxième forum régional de l’UpM La Méditerranée en action : les Jeunes au service de la stabilité et du développement, les efforts inlassables déployés par le Président de la République pour règlement pacifique de la crise gambienne sans lesquels ce pays serait transformé en un foyer supplémentaire de violence et d’extrémisme en Afrique de l’ouest; une région déjà secouée par de multiples foyers de tenson et de violence.

Il a, par la suite, abordé la stratégie multidimensionnelle mise en faveur de jeunesse par le gouvernement mauritanien, sous l’autorité de son Excellence le Président de la République Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz et qui s’articule autour de la modernisation de notre outil de défense et de sécurité en vue de faire face efficacement au terrorisme et à l’extrémisme, l’ouverture d’opportunités d’implication des jeunes dans la gestion des affaires publiques et dans la sphère politique, à travers un dialogue permanent avec les jeunes et La promotion des libertés individuelles et collectives.

Voici le texte intégral de ce discours :

Excellence Madame la Haute Représentante pour les Affaires Etrangères et la Politique sécuritaire de l’Union Européenne, Frederica Moghreni,

Excellence Monsieur le Ministre des Affaires étrangères du Royaume hachémite de Jordanie Ayman al Safdi ,

Excellence Monsieur Alfonso Maria Dastis, Ministre des Affaires Etrangères et de la coopération du Royaume d’Espagne,

Excellences Mesdames, Messieurs les Ministres,

Monsieur le Secrétaire General de l’UPM , Fathallah Sijilmassi

Mesdames, Messieurs les Ambassadeurs

Honorables délégués, Participants et invités

Mesdames, Messieurs

Je voudrais, féliciter la coprésidence de l’UpM pour la présente initiative dont les conclusions permettront, j’en suis persuadé, d’avancer l’agenda de notre organisation.

le thème de notre débat « la Méditerranée en action: les Jeunes au « service de la stabilité et du développement » est d’une importance vitale, non seulement pour la sécurité la région Méditerranéenne mais bien au-delà.

Il est indéniable que l’épanouissement des jeunes suppose un environnement de paix et de sécurité, à même de favoriser le développement économique et social. Conscient de tels enjeux, le gouvernement mauritanien , sous l’autorité de son Excellence le Président de la République Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz, a mis au point une stratégie multidimensionnelle en faveur de la jeunesse du pays .

Cette stratégie s’articule, entre autres, autour de :

- la modernisation de notre outil de défense et de sécurité en vue de faire face efficacement au terrorisme et à l’extrémisme

- l’ouverture d’opportunités d’implication des jeunes dans la gestion des affaires publiques et dans la sphère politique, à travers un dialogue permanent avec les jeunes

- La promotion des libertés individuelles et collectives ; la Mauritanie est, depuis 4 ans, placée première, au niveau du monde arabe, en matière de liberté de presse et d’expression.

- la sensibilisation, l’éducation et le dialogue doctrinal visant à saper les fondements idéologiques de l’extrémisme et du terrorisme; sur ce plan, l’expérience mauritanienne est régulièrement saluée par nos partenaires.

- une lutte résolue contre la gabegie

- Une diplomatie active au service de la paix et de la sécurité régionale, tout dernièrement illustrée par les efforts inlassables déployés par le Président de la République et ayant abouti au règlement pacifique de la crise gambienne.

En effet, sans ce succès enregistré après d’innombrables médiations restées vaines, la Gambie se serait transformée en un foyer supplémentaire de violence et d’extrémisme en Afrique de l’ouest; une région déjà secouée par de multiples foyers de tenson et de violence.

Il importe de signaler que toute remise en cause des termes de l’accord conclu , en Gambie , sous l’égide des présidents mauritanien et guinéen , par quelque partie que ce soit , a le potentiel de créer une nouvelle  » Somalie » , en Afrique occidentale.

Sur un autre plan, la Mauritanie travaille de concert avec les autres membres du Comite de haut niveau sur la crise libyenne , pour mettre fin à la crise libyenne.

- La création, en 2014, à Nouakchott, du G5 Sahel, a permis d’impulser une coopération sous-régionale en matière de sécurité et défense.

Mesdames, Messieurs

Le plus précieux service que nous pouvons rendre, aujourd’hui, aux jeunes , est de les impliquer de manière effective, via une participation réelle et active au processus de développement et social. C’est dans ce cadre que la création récente, en Mauritanie

d’un haut conseil de La jeunesse, une institution de la jeunesse et pour la jeunesse, dont l’ambition et de permettre aux jeunes d’être les acteurs d’un présent en construction au lieu de rester des spectateurs qui attendent des pouvoirs publics, la promesse d’ un avenir en projection.

Outre l’affirmation par l’Etat du droit de représentation des jeunes au niveau national, régional et international, dans les processus de décision, la création de cette institution vise à leur accorder un droit de regard sur l’action des pouvoirs publics.

Le message véhiculé auprès des jeunes par le président de la République à cette occasion, était : qu’il doivent désormais considérer que l’avenir leur appartient déjà.

C’est, également, dans ce cadre que le gouvernement a conçu une stratégie efficace qui prend en charge les préoccupations des jeunes et institué des mécanismes incitatifs qui leur permettent d’entreprendre des activités créatrices de richesses .

Il serait fastidieux de citer , ici, les multiples initiatives destinées à ouvrir aux jeunes Mauritaniens les perspectives prometteuses et les efforts entrepris pour les intégrer dans le processus de décision à tous les .niveaux de la vie active .

En somme, la priorité accordée aux centres d’intérêts de la jeunesse dans les orientations du gouvernement de mon pays traduisent une politique volontariste, visant à encourager les jeunes à se mobiliser, dans une optique de responsabilité , pour saisir les opportunités d’emploi et de créativité offertes par le climat de sécurité et de liberté et à promouvoir chez eux la culture de la Paix et de la Démocratie.

Certes , il s’agit-là, d’un défi national auquel le gouvernement mauritanien face par ses propres moyens, mais il s’agit également , d’un défi collectif qui implique l’échange des expériences et le partage des expertises.

C’est dans cet esprit que nous comptons sur l’expérience de l’UpM dont l’action est axée sur une remarquable ingénierie , dans des domaines vitaux tels que l’eau et l’énergie, pour laquelle les potentialités de l’économie mauritanienne constituent un riche champ de déploiement.

Il s’agit de voir ensemble comment créer les emplois pour répondre aux attentes des jeunes, dans des domaines clairement identifies par la feuille de route de l’UpM et des voies et moyens de faire face, collectivement, aux défis qui menacent, sans distinction, la stabilité de nos pays.

C’est , aussi , dans cette perspective que nous sommes engagés , dans le cadre d’autres fora, à organiser en Mauritanie au courant de cette année , des rencontres portant sur la même thématique d’aujourd’hui .

Ainsi dans le cadre d’une rencontre envisagée au sein du Groupe DM 5+5 , l’accent sera mis sur la formation professionnelle en rapport avec la jeunesse pour voir comment les jeunes pourraient acquérir les compétences professionnelles qui leur permettraient d’exercer les nombreux métiers résultant d’une croissance économique soutenue .

De même, on peut citer l’organisation prochaine en Mauritanie, en collaboration avec l’Union européenne, d’un forum de la jeunesse du G5 Sahel. Au cours de cette rencontre, il sera question de voir, dans le cadre d’une coopération régionale fondée sur l’indéfectible lien entre la stabilité et le développement, comment impliquer les jeunes dans la participation effective au développement durable.

Je vous remercie pour votre aimable attention ».

Source: AMI

L’Egypte prolonge son opération au Yémen

Abdel Fattah al-SissiL’Egypte a annoncé, lundi 23 janvier, qu’elle maintient sa participation à la coalition militaire arabe dirigée par l’Arabie saoudite au Yémen. Le Caire n’a toutefois pas précisé la durée de cet engagement.

L’annonce faite par le Conseil de défense égyptien est un geste de bonne volonté fait à l’égard de l’Arabie saoudite. Les relations entre Le Caire et Riyad sont tendues à cause de divergences sur la situation en Syrie et surtout du fait du différend sur deux îles de mer Rouge.

Mais parallèlement à ce geste en faveur de l’Arabie, l’Egypte s’est aussi livrée à une démonstration de force. La marine égyptienne a organisé de grandes manœuvres en mer Rouge à l’occasion de la création d’un commandement de « la flotte du sud ».

Une flotte qui comprend notamment un porte-hélicoptères de type Mistral, récemment livré par la France, mais aussi des destroyers, des corvettes et des vedettes lance-missiles sans oublier les sous-marins.

Une flotte chargée de sécuriser la mer Rouge et ses abords comme le détroit de Bab al-Mandab qui peut être menacé à partir du Yémen. Un détroit qui contrôle l’accès sud du canal de Suez, vital pour l’Egypte.

Au même moment, au Yémen, les forces gouvernementales appuyées par l’aviation de la coalition arabe, se sont emparées du port de Mokha, cette ville stratégique sur la mer Rouge tenue par les rebelles chiites Houthis et leurs alliés. Les troupes loyalistes mènent des opérations de ratissage dans le port et elles ont pénétré dans la périphérie sud de la ville.

Source: RFI

Réactions du président Aziz et du Pr Lô Gourmo après la « reddition » de Jammeh

aziz_jammeh_18_01_2017_S0000012Le pouvoir et l’opposition en Mauritanie présentent des appréciations  contrastées après le  départ  du  président Jammeh pour  Malabo en Guinée Equatoriale (via Conakry) samedi  soir, notent ce dimanche les observateurs à Nouakchott.
L’ex homme de Banjul va vivre désormais en exil  après 22 ans de pouvoir et une défaite face au candidat de l’opposition Adama Barrow,  à l’issue du scrutin présidentiel du 01 décembre 2016.
Celui-ci a été  investi dans ses nouvelles fonctions jeudi dernier,  à la faveur d’une cérémonie organisée à  l’ambassade de Gambie à Dakar.
Le président Mohamed Ould Abdel Aziz, médiateur de la dernière minute,  salue l’événement comme  « une victoire pour la Gambie et pour toute la sous région ». Par ailleurs, le chef de l’Etat met un accent particulier sur « le rôle diplomatique déterminant de la Mauritanie » dans le dénouement de la crise électorale en Gambie.
Pour sa part, le Pr Lô Gourmo, vice-président de l’Union des Forces de Progrès (UFP) avance une lecture sociopolitique liée à une nouvelle lame de fonds pour justifier la fuite de Jammeh, après l’échec de sa tentative de s’accrocher au pouvoir, « un processus de maturation démocratique qui fût lent encore douloureux, mais irréversible.
Des changements fondamentaux dans la structure économique et sociale de la quasi-totalité des États. Les classes moyennes et les  classes moyennes supérieures ont proliféré et sont maîtresses des villes ou vivent désormais la majorité des populations ». Ce mouvement encadré par l’émergence d’une société civile de plus en plus active,  porte des coups décisifs à la culture de la soumission aux despotes.
Le Pr Lô égratigne au passage « ceux qui mettent au compte d’un petit hégémonisme sénégalais, l’activisme guerrier (nouveau) de la CEDEAO » et affirme que ceux là «n’ont pas compris grand-chose à la germination de cette nouvelle réalité historique africaine »  qui sert de lame de fond   pour une véritable évolution démocratique.

Source: Le calame

Le Président de la République reçoit les lettres de créance de la nouvelle ambassadrice roumaine

La lettres de créanceLe Président de la République, Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz, a reçu lundi matin, au Palais présidentiel, à Nouakchott les lettres de créance de SEMme Daniela Brioussa, en sa qualité d’ambassadrice extraordinaire et plénipotentiaire de la République de Roumanie auprès de la Mauritanie.

La diplomate roumaine a été reçue par la suite en audience par le Chef de l’Etat. Les entretiens ont porté sur les différents aspects de la coopération existant entre les deux pays.

A l’issue de l’audience, l’ambassadrice de Roumanie a fait une déclaration à l’AMI, dans laquelle elle a précisé être heureuse d’être accréditée en Mauritanie.

« J’ai évoqué, dit-elle, avec le Président de la République au cours de l’audience qu’il m’a accordée, les relations de coopération traditionnelles bien enracinées entre les deux pays qui ont décidé de les développer et de les renforcer dans les domaines économique; de l’enseignement; des mines; des nouvelles technologies etc.

Les deux pays, ajoute -t- elle, entretiennent d’excellentes relations. C’est ainsi que de nombreux étudiants mauritaniens ont achevé leurs études en Roumanie et les deux Etats s’emploient à renforcer ces relations.

La cérémonie de présentation des lettres de créance s’est déroulée en présence de la ministre déléguée auprès du ministre des affaires étrangères et de la coopération, Mme Khadijetou Mbarek Fall, chargée des affaires magrébines, africaines et des mauritaniens à l’étranger, du Directeur de cabinet du Président de la République, M. Ahmed Ould Bahia, de M. Mohamed Salem Ould Merzoug, conseiller à la Présidence de la République et de M. El Houssein Ould Deih, Directeur du monde arabe et des organisations islamiques au ministère des affaires étrangères et de la coopération.

Source: AMI

La diplomatie mauritanienne au service de la paix et de la démocratie

Nigerian reinforcements ECOMOG peacekeepLa guerre  a été évitée de justesse en Gambie. Heureusement pour les Gambiens et heureusement pour toute la région !

Par Sylla Diango

Pendant plusieurs semaines l’actualité sous régionale a été dominée par la crise Gambienne, caractérisée par le refus et l’entêtement  de l’ex président Yahya Jammet de quitter le pouvoir après avoir perdu les élections et reconnu sa défaite.

C’est  une grande première sur le continent de par son style : un chef d’état sortant qui organise des élections, il les perd, reconnait la sentence des urnes, félicite lui-même son adversaire mais  par la suite se rétracte.

Voilà l’origine de cette crise.

Conséquence !

Le président sortant Jammeh  a été vite isolé sur la scène continentale et même à l’échelle internationale, avec le vote à l’unanimité du projet de  résolution introduit par le Sénégal au Conseil de  Sécurité  des Nations Unies, en faveur d’une intervention armée des Forces de la CEDEAO (Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest)  pour déloger le président Jammeh.

Un bras de fer s’est alors engagé entre le président Jammeh, la CEDEAO et l’Union Africaine.

L’option militaire devenait inévitable au fur et à mesure qu’on s’approchait de la date  fatidique du 19 janvier 2016, date de l’investiture du  président élu, Adama Barrow.

En perspective d’une intervention armée, les forces alliées autour du Sénégal sont entrées en terre Gambienne. La Gambie était prise en étau : on était à deux doigts d’une guerre qui ne dit pas son nom.

Les crises  post- électorales rappellent des mauvais souvenirs sur le continent. En effet, les pauvres populations   ont toujours payé un lourd tribut au cours des affrontements consécutifs aux consultations électorales.

La psychose s’est installée. Sauve qui peut. Les populations qui  ont les moyens de partir ont quitté la Gambie pour  se réfugier dans les pays voisins.

L’horizon était sombre. Ça sentait la poudre. La raison a cessé de hanter nos gouvernants.

Le doigt n’était plus maitre de la gâchette, mais plutôt, la gâchette maitre du doigt.

Meursault, le personnage emblématique de la philosophie de l’absurde chez Albert CAMUS s’est installé dans les cœurs, les âmes et les esprits des hommes.

Les espoirs d’une issue  heureuse étaient  minces et inespérés.

C’est à ce moment précis et contre toute attente que « l’Antidote » est arrivé de Nouakchott : la médiation du président de la république Mohamed Ould Abdel Aziz, une providence.

La diplomatie Mauritanienne est donc entrée en lice.  Et comme pour exprimer un brin de pessimisme, les journalistes du monde, ont qualifié cette  médiation de Mohamed Ould Abdel Aziz, de médiation de la dernière chance.

Finalement, le chef de l’Etat Mauritanien a été rejoint par   son homologue guinéen Alpha CONDE, qui a su apprécier la justesse et le caractère humain de cette démarche.

Un accord a été trouvé. Le président Jammeh a enfin accepté  de partir.

La diplomatie Mauritanienne illustrée par le succès de la médiation du président Mohamed Ould Abdel Aziz a montré le leadership de notre pays aux plans régional et continental.

Plus que jamais, la Mauritanie vient d’assumer son appartenance au sein de  l’environnement africain, comme elle l’a prouvé à chaque fois que le monde Arabe est concerné par une crise.

C’est bien ces deux pôles d’attraction  qui lui ont  valu de présider aux destinées de l’organisation continentale, l’Union Africaine et d’assurer maintenant, aux côtés du Tchad la co-présidence  du 4eme sommet Afrique-Monde Arabe à Malabo, en Guinée Equatoriale, depuis novembre 2016.

Ironie du sort, ce pays a été le point de chute du président Jammeh.

Cependant, la médiation de la Mauritanie, efficace pour le moins, au regard du dénouement de la crise Gambienne – l’abominable a été évité,  les positions ont été rapprochées par la recherche du compromis –  n’a pas  eu l’écho qu’elle mérite au sein des rédactions Africaines.

Le succès de la diplomatie Mauritanienne et les efforts du président Mohamed Ould Abdel Aziz auraient dû être mis en exergue, valorisés, traités avec plus intérêt et d’enthousiasme.

Mais hélas, ils ont été minorés pour ne pas dire ignorés par  la presse continentale et internationale.

Source: alakhbar

Le Président de la République reçoit un message de son homologue djiboutien

Djibouty. Le Président de la République, Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz a reçu lundi au Palais présidentiel à Nouakchott un message écrit de son son frère et ami Son Excellence Ismail Omatr Guelleh, Président de la République soeur de Djibouty.
Ce message a été remis par Mme Moumina Houmed Hassan, ministre de la femme et de la famille envoyée spéciale du Président djiboutien au cours d’une audience que le Chef de l’Etat lui a accordée.
A l’issue de l’entrevue, la ministre hôte a fait une déclaration à l’Agence Mauritanienne d’Information dans laquelle elle a précisé être « en Mauritanie pour remettre un message officiel du Président djiboutien ».
Ce message porte sur la demande de soutien de la Mauritanie à Djibouty au cours des élections de l’Union Africaine prévues le 31 janvier prochain pour occuper des fonctions au niveau de l’UA.
Djibouty a deux candidats dont le premier est le vice président de la commission et le commissaire des affaires politiques de l’Union.
« Son Excellence le Président de la République s’est engagé, dit-elle, à appuyer les candidatures, pour ces postes, de Djibouty qui, à son tour, va soutenir les candidatures mauritaniennes pour d’autres fonctions dans ces élections. »

Source: AMI

La Mauritanie proteste contre l’intervention militaire en Gambie

protesteUn haut responsable mauritanien a révélé que la Mauritanie a officiellement protesté auprès de la CEDEAO après l’entrée dimanche de ses forces en territoire gambien, quelques heures après le départ de l’ancien président Yaya Djamé vers son exil volontaire.
Ce haut responsable a déclaré à l’agence France Presse que la Mauritanie a protesté auprès de la CEDEAO, de l’union africaine et des nations unies pour ce qu’elle a appelé l’entrée de forces étrangères en territoire gambien.
Le responsable mauritanien dont l’identité n’a pas été révélée, a dit que l’entrée des forces de la CEDEAO en territoire gambien est une violation flagrante de l’accord qui a permis le départ en exil volontaire du président Yaya Djamé.
La Mauritanie avait mené, avec la Guinée Conakry une médiation dans la crise gambienne afin de permettre le départ du président Djamé et d’éviter un bain de sang dans ce pays.
Une médiation qui a porté ses fruits et permis le départ vers un exil volontaire de l’ancien chef de l’état gambien.

Source : Sahara Médias