Egypte: Hosni Moubarak libéré

MoubarakL’ex-président égyptien Hosni Moubarak a quitté ce vendredi matin l’hôpital militaire du Caire dans lequel il a passé l’essentiel de ses six années de détention, a indiqué ce 24 mars son avocat Farid al-Deeb. Hosni Moubarak, 88 ans, est désormais libre. La justice égyptienne avait décidé au début du mois de le libérer après son acquittement par la cour de cassation pour la mort de manifestants en 2011 durant la révolte qui avait provoqué sa chute.

Hosni Moubarak a effectivement quitté l’hôpital militaire de Méadi où il avait passé le plus clair de sa période de détention. Il est rentré à sa villa du quartier résidentiel d’Héliopolis qu’il avait quittée très exactement le 11 février 2011 quand il s’était désisté du pouvoir en faveur du Conseil suprême des Forces armées.

Moubarak pouvait en fait rentrer chez lui dès le 13 mars dernier quand le procureur général a officiellement annoncé sa libération et confirmé qu’il avait bien effectué les trois années de prison auxquels il avait été condamné pour corruption. Début mars la cour de cassation égyptienne avait prononcé un non-lieu définitif pour Moubarak dans l’affaire du meurtre des manifestants.

S’il a fallu dix jours à Moubarak pour quitter l’hôpital militaire de Méadi, c’était pour préparer médicalement son domicile à le recevoir. La villa a été transformée en mini hôpital. Toutefois le parquet a demandé la réouverture d’une enquête dans une affaire classée où Moubarak avait été accusé de corruption, l’affaire dite des cadeaux du journal Al-Ahram. L’ancien président est accusé d’avoir reçu des cadeaux de la part du journal d’Etat Al-Ahram.

Source: RFI

6 milliards pour le prochain referendum en Mauritanie

aziz_2Le Président de la République Mohamed Ould Abdoul Aziz  a annoncé au cours d’une conférence de presse accordée aux journalistes de la presse privée, qu’il compte organiser un  referendum.

Il a souligné avoir consulté des experts juristes,  après le refus des sénateurs de valider le projet de révision constitutionnelle.

Pour cela le président entend mettre en vigueur l’article 38 de la constitution, qui stipule que «Le président de la République peut, sur toute question d’importance nationale, saisir le peuple par voie de référendum».

A propos de l’enveloppe prévue pour ce referendum, le président à souligné qu’un montant de Six milliards d’ouguiyas est  déjà prévus dans le budget de l’état.

fr.essirage.ne

Le président tente un coup de force pour réviser la Constitution

Mohamed Ould Abdel Aziz1Conséquence du rejet du projet de révision constitutionnelle par le Sénat, le Président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz a annoncé mercredi qu’il était décidé à faire passer son texte par voie référendaire, une décision qui est fortement critiquée par l’opposition.

« L’article 38 permet de faire toutes les révisions constitutionnelles sans passer par les deux chambres », a expliqué le chef d’Etat mauritanien lors d’une conférence de presse tenue suite au vote négatif du Sénat.

Le projet de révision constitutionnelle en Mauritanie sera soumis à referendum « le plus rapidement possible », a ainsi annoncé le président Mohamed Ould Abdel Aziz. Cette décision a soulevé des critiques de toute part, notamment de la part de l’opposition. Une quinzaine de partis d’opposition regroupé dans le Forum National pour l’Unité et la Démocratie (FNDU) ont ainsi dénoncé « un coup de force » politique.

Pour être validé, le projet de modification constitutionnelle devait être adopté par les deux chambres que compte le parlement mauritanien. il devait ensuite être soumis à un congrès parlementaire. Mais le texte n’a pas suivi ce cheminement, puisqu’il a été invalidé la semaine passée par 33 sénateurs sur les 56 que compte la chambre haute du parlement.

Ce vote des sénateurs aurait été motivé principalement par le fait que ce texte prévoit la suppression pure et simple du Sénat. D’autres modifications d’importance portaient également sur le fonctionnement du système politique mauritanien. Il s’agit notamment de la suppression de la Haute Cour de Justice, du Médiateur de la République ainsi que du Haut Conseil Islamique.

L’initiative référendaire du président mauritanien pour valider ce projet pourrait toutefois se retourner contre lui. De nombreux dirigeants africains, tels que l’ex-président burkinabé Blaise Comparé ou encore de l’ivoirien Laurent Gbagbo avaient été déchus justement pour leur acharnement à modifier de force la constitution de leurs pays.

futureafrique.net

Mauritanie : Ould Boilil appelle les députés à battre campagne pour le « Oui » sur les amendements constitutionnels

Mohamed Ould BoililLe président de l’assemblée nationale mauritanienne, Mr Mohamed Ould Boilil a dans son discours de clôture ce jeudi 23 mars, de la session parlementaire invité les députés à battre campagne auprès des populations pour le « Oui » sur les amendements constitutionnels.

Il a d’ailleurs appelé les parlementaires de la chambre basse à aller vers les citoyens dans le but de les sensibiliser sur les amendements constitutionnels.

Il a signalé que le principal caractère de cette présente session est le vote sur les réformes constitutionnelles selon la voie référendaire.

Notons que le vote des députés sur les amendements de la constitution a été annulé par les collègues du sénat, le vendredi dernier.

Tawary

Le Président de la République reçoit le vice-ministre chinois du commerce

vice-ministre chinoisLe Président de la République, Son Excellence Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz, a reçu en audience au Palais présidentiel à Nouakchott, le vice-ministre chinois du commerce, M. kian Kmenk, en visite actuellement en Mauritanie.

A sa sortie d’audience, le vice-ministre chinois a indiqué que le Président de la Répubilique a beaucoup apprécié la coopération qui existe entre la Chine et la Mauritanie.

Il a ajouté que dans les prochaines années, des projets économiques et commerciaux seront planifiés, dans le cadre de la coopération liant les deux pays, précisant qu’il sera tenu compte des orientations données par le Président de la République dans ce sens.

Le vice-ministre chinois a indiqué que la prochaine étape sera consacrée au renforcement des liens entre la Chine et les départements concernés en vue de l’exécution de ces projet et du renforcement de la coopération bilatérale.

L’audience s’est déroulée en présence de Mme Naha Mint Hamdi Ould Mouknass, ministre du commerce, de l’industrie et du tourisme et de l’ambassadeur de Chine en Mauritanie, SEM Zhang Jianguo.

Source: AMI

Présidentielle française : le baromètre africain des candidats à l’Élysée

Présidentielle françaiseLe premier tour de la présidentielle française est prévu le 23 avril prochain. Quelles sont les positions des principaux candidats sur les sujets africains ? Quels sont leurs projets ? Jeune Afrique a dressé le baromètre africain de l’élection.

Entre les costumes offerts par Robert Bourgi à François Fillon, la surprenante visite de Marine Le Pen au Tchad ou encore la sortie controversée d’Emmanuel Macron en Algérie, on a finalement (un peu) parlé d’Afrique dans cette campagne présidentielle française, davantage marquée par les « affaires » que par les débats de fond.

Alors que les candidats n’ont pas choisi de mettre d’accent particulier sur la politique internationale dans leurs programmes respectifs, en dehors du volet européen, il fallait savoir lire entre les lignes pour dresser le portrait africain des prétendants à la succession de François Hollande. Un président français qui aura, au final, beaucoup marqué le continent avec ses pas de général en chef des armées.

Militaire, humanitaire ou commercial ?

Le treillis présidentiel restera-t-il de mise durant les cinq prochaines années ? Faut-il davantage s’attendre à une tenue d’humanitaire ? Un costume de VRP ? Réponse en mai prochain. Mais des divergences apparaissent déjà.

Si l’Afrique est « le continent de l’avenir » pour Emmanuel Macron, sans doute le candidat le plus consensuel, ce dernier compte sur l’Europe pour mettre en place une véritable politique africaine.

Marine Le Pen ressort quant à elle le vieil adage « ni abandon, ni ingérence », en soignant toutefois sa cote auprès des militaires de l’opération Barkhane, rempart contre un terrorisme islamiste devenu l’un des axes majeurs de la campagne anxiogène du Front national.

De leur côté, Jean-Luc Mélenchon et Benoît Hamon espèrent faire entrer davantage la France dans l’ère du soutien aux sociétés civiles africaines, voire même, pour le candidat d’extrême-gauche, utiliser les multinationales françaises pour faire pression sur certains dirigeants jugés autocrates. Enfin, François Fillon, qui a l’expérience des affaires, prévoit d’axer sa politique africaine sur le soutien aux entreprises françaises.

Cinq favoris, sept thèmes, un baromètre

Au-delà des différentes ambitions politiques et économiques, quelles sont les positions des candidats favoris de la présidentielle sur la colonisation, l’immigration, le rôle de la France en Afrique, l’aide au développement, le droit de vote aux étrangers, le multiculturalisme ?

Jeune Afrique a compilé leurs avis sur sept thèmes majeurs liés au continent, afin de produire le « baromètre africain » des cinq favoris (les six autres candidats ayant obtenu les parrainages nécessaires pour se présenter n’ayant souvent pas manifesté de position particulière sur la politique africaine). Voici le résultat.

L’onglet « Baromètre » affiche les candidats en fonction de leur position sur les thèmes sélectionnés, sur une échelle élaborée par Jeune Afrique, du moins interventionniste au plus interventionniste par exemple. Vous pouvez ensuite cliquer sur les noms des candidats pour avoir des précisions sur leurs propositions.

Aziz face à la presse autorisée : interdit aux plus de 12 ans…

un moment solennelDepuis 3 jours, toute la Mauritanie attendait cette conférence de presse comme un moment solennelAziz allait arriver grave pour dire quelque chose d’important. A l’heure dite, 22H quand tous les mauritaniens étaient rentrés chez eux, à cette heure où Nouakchott semble déjà sous couvre-feu,  soudain suspens ! 
Au lieu d’Aziz, on a d’abord eu droit à une maîtresse de cérémonie. Je ne sais pas trop car à cette heure, j’avais un souci technologique.  Je suivais donc cela d’un œil et d’une oreille. Tout ce qui m’intéressais c’était de savoir si Aziz allait donner tort ou raison à la procédure décrite au Sénat par son ministre de la défense.
Quant au reste, connaissant la presse autorisée, je savais qu’il n’y avait rien à espérer car ceux qui ont organisé ça pour Aziz voulaient que cela soit une partie de plaisir. Ce fut au-delà de la partie de plaisir pour la seule heure que j’ai vue, ensuite j’en sais rien.  C’était un goûter entre Aziz et des bras cassés. Des journalistes trop heureux d’avoir été choisis. L’essentiel pour eux, ce qui semblait occuper tout leur esprit, c’était de se dire : toute la Mauritanie me voit…
Aziz était décontracté, en forme machallah, sûr de lui sachant à qui il avait affaire.  A la première heure, j’ai eu un choc. Quand je l’ai vu rire du journaliste, monsieur Seck, qui ne comprend pas le hassania, j’ai compris que personne ne manipule Aziz à propos de tout ce que l’on voit à propos des langues, du révisionnisme. Tout vient ou est cautionné par lui. Il n’y a plus de doute.
Personne ni monsieur Seck ni Kissima Diagana ne lui a demandé pourquoi préfère-t-il le référendum au Congrès alors que son ministre de la défense a dit clairement que la procédure lui permettait de choisir quelle voie prendre après le vote des sénateurs.
Maître Lo Gourmo a confirmé la procédure selon une interprétation récurrente depuis tous les régimes qui ont eu à modifier la constitution. Aucun blocage donc. Rien qui empêchait Aziz d’aller au congrès surtout qu’il sait qu’il pouvait faire passer ses amendements.
Pourquoi prendre le chemin du référendum ? Tout ce cinéma est désormais clair, un petit jeu politique en plusieurs temps. Créer un psychodrame au Sénat, avec une presse qui colporte des mensonges repris dans la sous-région à savoir que le président du Sénat serait parti au Sénégal, d’autres disent au Maroc sans que ce dernier ne daigne démentir ni lui ni personne de tout ce monde qui sait bien qu’il n’a pas quitté Nouakchott.
Presse de tribu, presse des R.G, presse du ventre, presse de l’opposition. Tout est colporté sur les réseaux sociaux alors que tout ou presque est faux. Le pouvoir à la manœuvre en rit car en effet c’est tellement bête des civils désarmés.
Aziz s’amuse avec l’opposition même insignifiante comme un chat avec des souris.  S’il le fait c’est qu’il sait que le potentiel de l’opposition est énorme vu l’état des lieux dans tous les domaines. Il faut donc jouer à discréditer l’opposition qui est son premier allié en la matière..  Comme nous le disions, voilà l’opposition mal barrée obligée d’aller affronter le peuple souverain à propos des martyrs, le tout avec l’appareil d’Etat du côté du référendum.
Aziz dit qu’il a consulté les plus grands constitutionnalistes. Tout ça pour aller au référendum alors que selon son ministre de la défense il pouvait aller au Congrès, lui qui disait que le référendum était trop cher.
Passons. Il ne faut pas perdre son temps à analyser ce cinéma. Il faut laisser ça à ceux qui vivent de tout ce bruit sans se soucier de participer à changer les choses. C’est Aziz qui décide, il fait ce qu’il veut, déclare ce qu’il veut avec tous les grands mots de la démocratie.
Que peut dire l’opposition qui l’accusait de vouloir passer en force contre la volonté du peuple souverain ? Ewa, il décide d’aller au référendum et peut mettre ce qu’il veut dans le texte.
Passons. Personnellement j’étais occupé à passer de Samsung à Apple. J’ai dû quitter le débat pour aller chez quelqu’un installer whatsapp.
Mille excuses excellence, à chacun ses priorités. On vous écoutera mieux une autre fois quand les enfants ne seront pas de la partie.  La presse est un noble métier, le pouvoir passe son temps à corrompre et humilier la profession par mille techniques dont la moindre est de cultiver les incapables et manipuler l’opinion par la fameuse presse électronique trop heureuse de savoir qu’elle peut elle aussi dire n’importe quoi et être prise au sérieux : l’essentiel étant d’avoir ce pouvoir.
Pendant ce temps,  une Mauritanie impuissante regarde silencieuse ce cinéma irresponsable.
Source: chezvlane.com

Ambassade Des Etats-Unis en Mauritanie: Communiqué de Presse

Ambassade Des Etats-UnisLe 23 mars, l’Ambassadeur Larry André a organisé une réception à sa résidence pour rendre hommage au Juge Aliou Ba, Président de la Cour Criminelle Spéciale Chargée de la Lutte Contre l’Esclavage de la Zone Est, qui vient de recevoir le prix de l’Ambassade des Etats-Unis d’Amérique en Mauritanie « Héros de la Lutte contre la Traite des Personnes pour l’année 2017 ».

Le juge Aliou Ba est aussi nominé comme candidat au prix international Héros de la Lutte contre la Traite des Personnes pour 2017 que le Département d’Etat décerne chaque année à l’occasion de la publication de son rapport annuel sur les progrès réalisés dans les pays à travers le monde. Ce prix est décerné au Juge Ba Aliou en reconnaissance de son courage et leadership exceptionnels dans l’application des lois mauritaniennes dans le cadre de la lutte contre l’esclavage et ses séquelles en Mauritanie.

Cette réception était suivie d’un déjeuner offert par l’Ambassadeur Larry André ou de nombreux juristes, membres de la société civile mauritanienne, en particulier des leaders des droits humains et de la lutte contre la traite des personnes ont pris part, ce qui entre dans le cadre des efforts entrepris par l’Ambassade Américaine afin d’encourager tous les Mauritaniens à travailler ensemble pour mettre fin à l’esclavage et à ses séquelles.

Nouakchott, le 23 Mars, 2017

Essahraa.net

Mauritanie. Réformes constitutionnelles: après le refus du Sénat, Aziz va au référendum

Mohamed Ould Abdel AzizComme il fallait s’y attendre, le président confirme l’organisation d’une consultation populaire pour entériner les réformes constitutionnelles. Une consultation populaire, sur la base de l’article 38 de la constitution du 20 juillet 1991, sera organisée en Mauritanie au cours des prochains mois.

Cette nouvelle, qui circulait des salons cossus de Tevragh-Zeina, vitrine de la capitale mauritanienne, aux quartiers périurbaines, a été confirmée dans la nuit du mercredi au jeudi par le président Mohamed Ould Abdel Aziz, lors d’une conférence de presse.

Le premier Magistrat fait cette annonce après le rejet du projet en question par le sénat le 17 janvier dernier, alors qu’il avait été approuvé à une large majorité par l’Assemblée nationale le 09 janvier.

Sûr de sa force, le chef de l’Etat a affirmé «nous avons budgétisé une enveloppe de 6 milliards d’ouguiyas (environ 16,7 millions de dollars) pour l’organisation de ce référendum. Nous aurions préféré consacré ces ressources à d’autres projets, notamment à la construction d’écoles et de structures de santé.

Cependant, nous ne pouvons pas laisser 33 sénateurs dont le mandat a expiré depuis plusieurs années, prendre en otage les 3,5 millions de mauritaniens. Nous sommes tenus d’arbitrer en permettant aux populations de se prononcer souverainement par rapport à toutes les questions d’intérêt national».

Interpellé sur ce qu’il ferait en cas de rejet des propositions de réformes constitutionnelles soumises à l’approbation populaire, Mohamed Ould Abdel Aziz a exclu toute idée de démission.

Ainsi, l’ex-commandant en chef du Bataillon de sécurité présidentielle (BASEP) ne suivra pas l’exemple du général De Gaule, qui a été souvent cité mercredi soir.

Mieux, le président affiche clairement son intention de rester dans l’arène politique après l’expiration de son deuxième et ultime mandat en 2019. Son discours du mercredi soir autorise à penser qu’il soutiendra un candidat en 2019. Cependant, le recours à l’article 38 de la constitution du 20 juillet 1991 pour l’organisation d’un référendum sur une matière relative à la constitution pose problème.

Cette démarche est fortement contestée par l’opposition et même plusieurs constitutionnalistes. Les uns et les autres soutiennent que l’article 38 est une disposition d’ordre générale. Alors que toutes les réformes touchant à la constitution sont encadrées par le chapitre XI de la loi fondamentale, notamment les articles 99, 100 et 101.

Cette procédure a notamment été utilisée en 2012 pour la constitutionnalisation de conclusions issues d’un dialogue entre le pouvoir et une partie de l’opposition, organisé en septembre/octobre 2011.

Le projet de réformes constitutionnelles qui sera soumis au référendum 2017 porte sur la suppression du sénat, la création de conseils régionaux, le changement des symboles nationaux (drapeau et hymne), la suppression de la Haute cour de justice (HCJ) chargée de juger le président de la République en cas de crime de haute trahison, etc.

L’opposition dite «radicale» mène une campagne active contre ces réformes constitutionnelles issues des conclusions d’un dialogue organisé en septembre/octobre 2016.

L’annonce de l’organisation de ce référendum comporte le risque d’exacerber les rapports entre le pouvoir et l’opposition regroupée au sein du Forum national pour la démocratie et l’unité (FNDU), vaste coalition formée de partis politiques, organisations de la société civile, centrales syndicales et personnalités indépendantes, et le Rassemblement des forces démocratiques (RFD).

Au delà, le coût du reférendum aussi fait débat. Selon le président Mohamed ould Abdel Aziz, son coût est estimé à 6 milliards d’ouguiyas (16 millions d’euros). Un montant déjà budgétisé.

Pourquoi mettre un tel montant dans un référendum pour une réforme constitutionnelle qui ne rappote rien de concret alors que le pays est traversé par une crise aigue? Ce n’est pas Ould Abdel Aziz qui donnera la réponse, lui qui s’accroche tant à ces changements que contestent ses adversaires.

Par notre correspondant à Nouakchott Cheikh Sidya

Source : Le360

Communiqué du Conseil des Ministres du Jeudi 23 Mars 2017

Conseil des MinistresLe Conseil des Ministres s’est réuni le Jeudi 23 Mars 2017 sous la Présidence de son Excellence Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz, Président de la République.

Le Conseil a examiné et approuvé un projet de loi portant Code Général de Protection de l’Enfant.

Le présent projet de loi concrétise le souci des pouvoirs publics de renforcer davantage le dispositif national de protection de l’enfant conformément aux spécificités socioculturelles de notre société fondée sur les valeurs et principes immuables de l’Islam, d’une part, et compte tenu de nos obligations internationales en la matière, d’autre part.

Le Conseil a également examiné et adopté les deux projets de décrets suivants :

- Projet de décret portant nomination des membres du Conseil d’Administration de l’Ecole de la Santé Publique de Nouakchott.

- Projet de décret instituant un prix dénommé « Prix du Président de la République pour les Sciences ».

Le présent projet de décret a pour objet d’instituer un prix à caractère honorifique dénommé « Prix du Président de la République pour les Sciences » pour récompenser les élèves de l’enseignement secondaire lauréats des compétitions des Olympiades et Rallyes organisés par le Ministère chargé de l’Enseignement Secondaire.

L’institution de ce prix permettra de développer les aptitudes des élèves à résoudre des problèmes scientifiques, d’une part, et de découvrir, encourager et inciter les jeunes talentueux et leur ouvrir de nouvelles perspectives, d’autre part.

Le Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération, a présenté une communication relative à la situation internationale.

Le Ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation a présenté une communication relative à la situation intérieure.

Le Ministre de la Jeunesse et des Sports a présenté une communication relative aux institutions de Jeunesse (Maisons, foyers de jeunes et centres de loisirs).

Cette communication fait le bilan positif des efforts consentis par les pouvoirs publics en faveur des institutions de jeunesse.

Elle identifie un certain nombre de contraintes essentiellement d’ordre institutionnel qui nécessitent un traitement approprié et propose un train de mesures pour permettre à ces institutions de jeunesse de jouer pleinement leur rôle éducatif et culturel en tant que rempart contre toutes les formes de dérives et d’extrémisme.

La Ministre des Affaires Sociales de l’Enfance et de la Famille a présenté une communication sur la campagne nationale pour l’espacement des naissances et la stabilité familiale.

Cette communication fait le point sur le déroulement et le bilan de la campagne nationale pour l’espacement des naissances et la stabilité familiale organisée du 08 au 16 mars courant dans le cadre des festivités commémoratives de la Journée Internationale de la femme.

Elle tire les leçons de cette campagne qui a touché 19 communes frontalières dans les Wilayas du Hodh Charghi, du Hodh Gharbi et de l’Assaba, et propose l’organisation de campagnes similaires à hauteur d’une campagne tous les deux mois pour couvrir d’ici la fin de l’année 60% des communes à haute concentration démographique.

Source: AMI