Un élu républicain grièvement blessé dans une fusillade près de Washington

Un militant de gauche hostile à Donald Trump a tiré mercredi sur des républicains du Congrès qui jouaient au baseball près de Washington, blessant grièvement un élu. Le tireur est mort après une fusillade avec la police.

L’attaque a provoqué une vague d’émotion au Capitole, où républicains et démocrates ont exprimé leur inquiétude face à la recrudescence des violences, verbales ou physiques, dans le débat politique aux Etats-Unis depuis la dernière campagne électorale.

Donald Trump et sa femme Melania ont rendu visite mercredi soir à l’élun Steve Scalise dans l’hôpital MedStar où il a été opéré après avoir été touché à la hanche.

Selon le dernier bilan diffusé par l’établissement, il était toujours dans un état critique, après avoir reçu plusieurs transfusions sanguines. « D’autres opérations seront nécessaires », a-t-on précisé de même source.

Whip Steve Scalise, le 14 mars 2017 à Washington, a été grièvement blesséWhip Steve Scalise, le 14 mars 2017 à Washington, a été grièvement blessé ( JUSTIN SULLIVAN / GETTY IMAGES NORTH AMERICA/AFP/Archives )

Une vingtaine d’élus ainsi que des collaborateurs, membres de l’équipe de baseball républicaine, s’entraînaient au petit matin à Alexandria, en banlieue de la capitale, en vue d’un match caritatif jeudi, quand un individu a commencé à faire feu depuis le bord du terrain.

L’homme, James Hodgkinson, 66 ans, était armé d’un fusil, selon les témoignages. Les autorités ont également retrouvé un pistolet.

Heureusement pour l’équipe, deux agents de la police du Capitole accompagnaient Steve Scalise. Ils ont riposté avec leurs armes de poing, touchant l’assaillant qui a succombé à ses blessures à l’hôpital.

Carte de localisation de la fusillade à Alexandria près de Washington où plusieurs personnes ont été blessés dont un élu républicain Carte de localisation de la fusillade à Alexandria près de Washington où plusieurs personnes ont été blessés dont un élu républicain ( Vincent LEFAI / AFP )

« De nombreuses vies auraient été perdues sans les actes héroïques des deux policiers qui ont mis le tireur hors d’état de nuire (…) durant cette attaque très très violente », a déclaré le président Donald Trump depuis la Maison Blanche, appelant le pays à « l’unité ».

Des dizaines de balles ont été tirées dans la fusillade, les élus présents décrivant plusieurs minutes interminables de tirs à vue, sur un terrain complètement ouvert.

Steve Scalise, 51 ans, représentant de Louisiane et numéro trois de la Chambre des représentants, est le seul parlementaire blessé par balles.

Un lobbyiste de la société Tyson Foods, Matt Mika, blessé par balles, se trouvait lui aussi dans un état grave.

Une policière et le collaborateur d’un élu ont également été blessés par balles, mais leurs jours ne sont pas en danger. L’autre policier du Capitole et un parlementaire ont subi des blessures secondaires, selon le FBI.

– Acrimonie politique –

James Hodgkinson s’était engagé dans la campagne de Bernie Sanders aux primaires démocrates de 2016, et était décrit par des connaissances comme un homme un peu misanthrope et aigri par les inégalités.

Sur le site d’une fusillade, le 14 juin 2017 à Alexandria aux Etats-UnisSur le site d’une fusillade, le 14 juin 2017 à Alexandria aux Etats-Unis ( Brendan Smialowski / AFP )

Le sénateur du Vermont, figure de la gauche de la gauche, s’est dit « révolté par cet acte abject ».

Sur sa page Facebook, James Hodgkinson enrageait contre Donald Trump. « Trump a détruit notre démocratie. L’heure est venue de détruire Trump et compagnie », écrivait-il en mars. C’est ce mois-là que cet originaire de l’Illinois est venu à Alexandria, où il dormait dans son véhicule, selon l’agent du FBI Tim Slater.

Indice de préméditation ? L’élu Ron DeSantis dit qu’un individu ressemblant fortement au suspect lui aurait demandé peu avant la fusillade s’ils étaient démocrates… ou républicains.

L’équipe s’entraînait là depuis des semaines avant un match traditionnel entre démocrates et républicains, organisé depuis 1909. Il se jouera comme prévu jeudi soir à Washington.

A la Chambre, tous les votes ont été annulés et les parlementaires se sont rassemblés à huis clos dans une salle, priant et se tenant les mains.

« Une attaque contre l’un d’entre nous est une attaque contre nous tous », a ensuite déclaré Paul Ryan, président de la Chambre.

Les démocrates, partisans d’un renforcement de la législation sur les armes, étaient réticents à rouvrir immédiatement ce débat.

Mais la droite pro-Trump a dénoncé, à l’instar de Newt Gingrich, ancien « speaker » de la Chambre, « une hostilité croissante de la gauche ».

« Les élus ne sont plus considérés comme des gens », a dit Joe Barton, qui était sur le terrain avec son jeune fils. Il a rappelé que de nombreuses réunions publiques de républicains étaient perturbées dans le pays par des électeurs furieux.

Plusieurs élus ont renouvelé leur soutien au deuxième amendement de la Constitution, relatif au port d’armes.

Steve Scalise, ultra-conservateur, est le « whip » de la Chambre, chargé de la discipline. Ce sont ses gardes du corps qui étaient présents sur le terrain. Les autres parlementaires ne sont généralement pas protégés hors du Congrès.

La dernière attaque par balles contre un membre du Congrès remontait à janvier 2011 à Tucson en Arizona, quand un déséquilibré avait tué six personnes et grièvement blessé l’élue démocrate Gabrielle Giffords à la tête.

« Cela peut servir de coup de semonce pour nous tous, afin qu’on réfléchisse à notre façon de débattre en politique », a dit la républicaine qui lui succéda, Martha McSally.

Source: atlasinfo

Maroc : à Rabat, Emmanuel Macron et Mohammed VI célèbrent leur amitié nouvelle

Le président français clôture ce jeudi une visite express au Maroc visant à établir une relation de confiance avec le Palais royal. Reportage.
Il est 17 heures à Rabat lorsque le Falcon présidentiel amorce son dernier virage avant de s’arrêter devant le tapis rouge déroulé en plein milieu du tarmac de l’aéroport Rabat-Salé. Une haie d’honneur d’une cinquantaine de soldats de la garde royale, costumes blancs, bonnets bleus et baïonnette au canon, entonne le chant patriotique réservé à l’accueil des chefs d’État.
Emmanuel Macron et son épouse, Brigitte, en robe blanche, sont accueillis par le roi du Maroc. Le président français serre la main du souverain tout en mettant sa main gauche sur son bras : une poignée franche et solide.
Mohammed VI présente ensuite à ses deux hôtes son fils, le prince hériter Moulay El Hassan, qui se comporte déjà comme un chef d’État malgré ses 14 ans, son frère le prince Moulay Rachid, son épouse Lalla Salma et enfin l’épouse de Moulay Rachid, Lalla Keltoum, qui s’affiche de plus en plus sur la scène protocolaire royale.
Il n’y a ni tribune officielle, ni hymnes nationaux. Dans le milieu officiel marocain, on précise qu’il ne s’agit pas d’une visite d’État mais d’une rencontre « privée, personnelle, privilégiée » voulue par le roi du Maroc pour faire connaissance avec le nouveau locataire de l’Élysée avant d’approfondir avec lui les nombreux chantiers qui lient les deux pays. Depuis toujours, le Palais royal privilégie cette approche de confiance dans ses relations étrangères de haut niveau. Gage de solidité de ces relations à ses yeux, mais aussi de leur pérennité.
Le cortège marocain qui salue le président français est essentiellement composé de dignitaires du royaume. On peut voir, entre autres, les quatre pontes de l’appareil sécuritaire : le général Abdelfattah Louarrak, inspecteur général de l’armée, le général Hosni Benslimane, patron de la Gendarmerie royale, Abdellatif Hammouchi, qui chapeaute les deux directions générales de la Sûreté nationale et de la Surveillance du territoire, sans oublier Yassine Mansouri, patron de la DGED. Les conseillers royaux sont au grand complet, tandis que le gouvernement marocain est représenté par son chef Saadeddine El Othmani, le ministre des Affaires étrangères Nasser Bourita et le ministre de l’Intérieur Abdelouafi Laftit. Et pour compléter le tableau, un avion spécial a été affrété, transportant des invités de marque depuis Paris, dont l’écrivaine franco-marocaine et prix Goncourt Leïla Slimani, la sénatrice Bariza Khiari et l’islamologue Gilles Kepel.

Une prise de contact d’origine royale

Tout, dans cette première visite d’Emmanuel Macron au Maroc, concoure à dire qu’il s’agit d’une prise de contact exclusivement royale. Après une audience de presque une heure et demie avec Mohammed VI, le président français accorde une conférence de presse express au Palais des hôtes, la grande résidence mauresque de la place El Mechouar. L’occasion d’avouer « avoir été touché par la marque d’amitié que lui a vouée le roi » et que la relation franco-marocaine continuera son chemin avec la volonté de revisiter « l’action culturelle pour qu’elle soit davantage présente ». Concernant l’Afrique, les deux chefs d’État veulent multiplier les partenariats communs, tirant profit de la nouvelle diplomatie du royaume sur le continent et de la volonté de la France « d’aller vers des relations plus équilibrées avec l’Afrique en s’appuyant sur la société civile ».
Les événements du Rif se sont invités dans cet entretien d’une manière « directe et naturelle » selon Emmanuel Marcon. Il ne lui appartient pas « de donner un jugement sur un sujet de politique intérieure du Maroc ». Néanmoins, « il a senti « que le roi considère que ces manifestations sont « tout à fait naturelles, du fait qu’elles sont garanties par la Constitution ». Le souhait du roi, explique toujours le président français, est d’apaiser la situation en apportant une réponse concrète en termes de politiques publiques. « La discussion que nous avons eue ne me donne pas lieu de craindre une révolution quelle qu’elle soit mais une réponse sur la durée. Le roi du Maroc est préoccupé par le sort de cette région qui lui est chère et où il a l’habitude de passer du temps », a déclaré le président français.

Ballet diplomatique franco-marocain dans le Golfe

Au sujet de la crise du Golfe, là encore, les deux chefs d’État partagent le même souci d’apaisement. Leur double objectif est de stabiliser la région tout en clarifiant toutes les formes de terrorisme et les financements de ce dernier. « Nous n’avons aucun intérêt à ce qu’il y ait une tension entre les États qui se sont exprimés dans ce conflit, d’abord parce qu’il faut que le Golfe reste stable, ensuite parce que l’ensemble de ces États sont parties prenantes des crises de la Syrie et de la Libye », explique-t-il. Ce mercredi 14 juin, le ministre des Affaires étrangères marocain Nasser Bourita vient de rentrer d’une tournée dans le Golfe où il a transmis des messages royaux à l’émir du Koweït et à celui des Émirats arabes unis. Pour sa part, le président Macron confie qu’il va de nouveau s’entretenir, « dans les prochains jours », avec les dirigeants d’Arabie saoudite, des Émirats arabes unis et avec l’émir du Qatar entre autres.
Il est 19h30. Le soleil commence à se coucher lorsque Emmanuel Macron et son épouse Brigitte – qui a fait, entre temps, une virée artistique avec Lalla Salma à l’exposition « Face à Picasso » au Musée d’art moderne de Rabat – quittent le Palais des hôtes en direction de la résidence du roi à Dar Essalam où les attend le repas de l’Iftar avec la famille royale. C’est ainsi que la première journée de la visite au Maroc du président français se clôture, en toute intimité.

Par Nadia Lamlili – Envoyée spéciale à Rabat

 

 

Source : Jeune Afrique

Colloque politique pour le diagnostic de la situation des jeunes et la dynamisation du rôle de ces derniers

  Le Conseil supérieur de la jeunesse a organisé mercredi soir à Nouakchott ouest un colloque politique pour le diagnostic de la situation des jeunes sous le thème de:  » la jeunesse mauritanienne: les principaux problèmes et les solutions appropriées ».
Dans un mot prononcé pour la circonstance, le président de la commission de gouvernance au conseil supérieur de la jeunesse, Dr Baheida Ould Khattry a indiqué que le Président de la République, Son Excellence Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz, a voulu à travers la création de ce conseil de dynamiser le rôle ce cette frange sur laquelle la société fonde de grands espoirs pour le traitement des questions nationales et de ne pas rester passive comme c’était le cas dans le passé.
Il a ajouté que cette approche participative vise en outre à permettre aux jeunes, dans toutes leurs composantes et orientations politiques, de contribuer au développement du pays et à sa prospérité.
Le colloque a aussi pour objectif, a-t-il dit, de faire le diagnostic des principaux problèmes qui se posent aux jeunes et de leur trouver les solutions appropriées, grâce aux remarques des participants qui seront remises, a-t-dit, au Président de la République.
Il a enfin loué l’intérêt qu’accordent les hautes autorités du pays aux jeunes en leur permettant d’accéder aux postes de responsabilité et de créer leurs propres sociétés.
L’ouverture du colloque s’est déroulée en présence des membres du bureau exécutif du conseil supérieur de la jeunesse et des représentants des organisations et des associations des jeunes.

 

 

Source: AMI

Réunion du conseil des ministres

 Le Conseil des ministres s’est réuni, jeudi, au palais présidentiel à Nouakchott,, sous la présidence de Son Excellence Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz, Président de la République.

 

 

 

Source: AMI

Déplacement en République islamique de Mauritanie de M. Jean-Yves Le DRIAN du 15 au 16 juin 2017.

M. Jean-Yves Le DRIAN, Ministre de l’Europe et des Affaires étrangères effectuera un déplacement en République islamique de Mauritanie du 15 au 16 juin 2017.
Dans le cadre bilatéral, M. Le DRIAN sera reçu en audience par le Président de la République islamique de Mauritanie, S.E M. Mohamed Ould ABDEL AZIZ.

Le ministre français aura également des entretiens avec son homologue, M. Isselkou Ould Ahmed IZID BIH, Ministre des Affaires étrangères et de la coopération.
La signature conjointe d’une convention d’appui à la santé maternelle et infantile marquera l’attention prioritaire portée par l’aide française au développement à ce secteur, constitutif de l’un des pôles de concentration des activités de l’Agence française de développement en Mauritanie.
M. Le DRIAN se rendra au Secrétariat permanent du G5 Sahel pour marquer le soutien constant de la France, à titre national et conjointement avec l’Union Européenne, à cette organisation régionale dédiée à la sécurité et au développement.

 

Source: ambafrance

Report du referendum au 5 août prochain : Reculer pour mieux sauter ?

Le gouvernement  mauritanien a pris la décision de reporter le referendum, initialement prévu le 17 Juillet prochain, au 5 août. Raison officielle avancée, une demande de la Commission Electorale  Nationale Indépendante (CENI), organe chargé de l’organisation des consultations électorales. On en parlait depuis plusieurs semaines, une correspondance, adressée par cet organe,  affirmant son incapacité de tenir le délai  avait été évoquée, avant  ensuite d’être démentie par des sources proches de la CENI. C’était donc un secret de polichinelle. Aujourd’hui c’est officiel : la CENI ne serait pas prête. Et pour cause ?

On avance  un très faible taux d’inscription des  citoyens sur la liste électorale, en cours de renouvellement.  Des sources proches de la CENI évoquent moins de dix mille inscrits, depuis l’ouverture de l’enregistrement, il y a déjà quelque quarante-cinq jours. Un taux jugé trop faible, par les observateurs. Traduirait-il le « peu » d’intérêt des citoyens pour cette opération ?  Confirmation et renforcement, en ce cas, de l’opposition et des sénateurs  frondeurs, affirmant que les  amendements constitutionnels, préconisés par l’accord du 20 Octobre 2016, ne constituent nullement la priorité des Mauritaniens, et preuve que la campagne de sensibilisation du principal parti de la majorité présidentielle, l’UPR, est très loin d’avoir suscité l’envie des populations à s’inscrire ou à renouveler leur  inscription.

Une situation inédite peut-être profitable au gouvernement qui  serait, croient certaines confidences, en peine d’argent frais pour financer le referendum. Même si l’Assemblée nationale a voté le projet  rectificatif de la loi de finances 2017, les obstacles ne seraient pas tous levés. Le Sénat, chambre haute du Parlement, dont  une bonne part  reste  hostile à la modification de la Constitution, traîne les pieds ; pis, il a décidé de reporter la date de son examen, à la fin-Juin. Face à la détermination du pouvoir à passer outre leur rejet, les sénateurs lui opposent toutes sortes d’obstructions ; contre-attaquent, même. Et de fourrer leur  nez dans l’attribution, par le gouvernement,  des marchés  de gré à gré qui brassent des milliards,  au profit des proches du pouvoir. Ils ont mis en place, à cet effet, une commission chargée de passer, au peigne fin, les marchés suspectés d’« irrégularités. » Dans le viseur, notamment l’ONG Errahma, présidée par le fils du président de la République, qui disposerait d’un colossal patrimoine.  Le sénateur de Tidjikja, Moustapha ould Sidatt, a décidé d’interpeler le  Premier ministre sur son discours, jugé  « tribaliste »,  lors de sa tournée à l’est du pays. La chambre haute du Parlement paraît donc vent debout contre le gouvernement  dont le chef a décidé de sceller son sort, depuis son discours de Néma, il y a  bientôt plus de deux ans.

De son côté, l’opposition dite radicale (FNDU et RFD) reste  farouchement opposée  au referendum. Si le Front a invité ses militants et sympathisants à s’inscrire sur la liste électorale, pour voter contre, aux fins de  discréditer l’opération, le RFD ne veut, en aucune manière, « crédibiliser » le projet gouvernemental. Tous se battent, en tout cas, pour contrecarrer les  « éventuelles » ambitions du président Aziz  de  briguer un troisième mandat. Un débat  venu s’inviter sur la scène politique, depuis que le Premier ministre, Ould Hademine, a exclu tout départ de l’actuel « système », en 2019. Une brèche où se sont rués, ensuite, le président de l’UPR, Ould Maham, et le porte-parole du gouvernement, Ould Cheikh. Diversion, face aux difficultés de la conjoncture ?

« Cerise » (amère) sur l’indigeste gâteau, la rupture des relations diplomatiques avec le petit émirat du Qatar, aux allures d’obéissance servile aux ordres du grand royaume d’Arabie Saoudite. Une décision  dont la précipitation étonne plus d’un observateur. Le 22 Mars dernier, le président Aziz n’avait-il pas clamé, lors d’une prestation télévisée,  qu’aucun  pays  ne viendrait  dicter, à la Mauritanie, la manière de conduire ses affaires internes, ni   celle de  sa diplomatie ?

DL

 

 

 

 

 

Source: lecalame

Maroc : la visite de courtoisie d’Emmanuel Macron à Mohammed VI

Le président français rencontre mercredi 14 juin le roi du Maroc pour une première prise de contact. Au menu : la crise dans le Golfe, la Libye et la coopération bilatérale.

C’est une visite strictement « personnelle » que le président français, Emmanuel Macron, effectuera au Maroc les 14 et 15 juin. Une rencontre « simple, rapide et dont le seul objectif est de permettre aux deux chefs d’État de faire connaissance », résument les conseillers du président français dans un briefing à la presse.

Concrètement, celui-ci atterrira à Rabat mercredi 14 juin en début d’après-midi et repartira le lendemain dans la matinée. Il sera accompagné uniquement de son épouse, Brigitte, et de ses proches collaborateurs. Aucun membre de son gouvernement ou du patronat français ne fera partie de ce voyage express qui intervient à la suite d’une invitation de Mohammed VI.

Il sera directement reçu par le roi au Palais de Rabat. Les deux chefs d’État aborderont « l’amitié franco-marocaine » mais aussi des sujets régionaux comme la Libye – le Maroc a abrité les accords de paix de Skhirate – et la crise dans le Golfe. Le roi du Maroc, qui entretient des liens d’amitié avec les monarchie saoudienne comme qatarie, a proposé sa médiation dans le conflit qui les oppose. Un exercice fort périlleux. Lundi 12 juin, il a ordonné l’envoi d’avions chargés de produits alimentaires à Doha tout en insistant sur le fait que son aide n’a aucun caractère  politique. Officiellement, cette dernière intervient par « solidarité musulmane » en ce mois de ramadan, et « n’a aucune relation avec la crise qui oppose le petit État et d’autres puissances du Golfe ». 

Médiation franco-marocaine dans le Golfe

« Le roi du Maroc et le président Emmanuel Macron se concerteront sur ce que chacun pourrait apporter à cette médiation », indique l’entourage du président français. Depuis l’éclatement de cette crise, Emmanuel Macron s’est entretenu avec les chefs d’État directement impliqués, appelant au dialogue et à l’apaisement. Le dernier qu’il a appelé est l’émir du Koweït, cheikh Sabah al Ahmad Al Sabah – le Koweït ne participe pas à la coalition anti-Qatar menée par Riyad-, avec qui il a eu un entretien téléphonique lundi 12 juin.

D’autres points d’intérêt commun seront abordés entre Mohammed VI et Emmanuel Macron : la coopération économique en Afrique, la lutte contre le changement climatique – la France et le Maroc ont respectivement abrité la Cop21 et la Cop22 – sans oublier la coopération sécuritaire.

Pas d’ingérence entre le Maroc et l’Algérie

En fin d’aprés-midi, Emmanuel Macron donnera une conférence de presse avant de rejoindre Mohammed VI pour un Iftar (repas de rupture du jeûne) en son honneur. « Il veut maintenir le partenariat d’exception avec le Maroc », confient ses conseillers. Mais sans pour autant « s’ingérer dans sa relation avec l’Algérie ».

La visite d’Emmanuel Macron au Maroc tombe presque à la même date que celle de son ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Yves le Drian, à Alger. Mais cette coïncidence est « fortuite », précise-t-on à l’Élysée, sans aucune intention de ménager les susceptibilités des deux puissances du Maghreb. « La visite de M. Le Drian à Alger s’inscrit dans une vaste tournée africaine, convenue d’avance avec les autorités algériennes. Le président Emmanuel Macron veut mener une diplomatie multiple en Afrique », ajoute-on. 

Sur la question du Sahara occidental, la position de la France restera « inchangée, en soutien des initiatives de l’ONU », insistent les conseillers d’Emmanuel Macron.

Source: jeuneafrique

Le wali du Trarza: Il est heureux de constater que début du mois du Ramadan a coïncidé avec le début de la saison de production des produits maraîchers dans la wilaya

 Le climat qui règne au cours du mois du Ramadan dans la wilaya du Trarza est marqué par la quiétude et le calme, permettant ainsi aux populations d’accomplir leur jeun dans de bonnes conditions, chose largement favorisée par les mesures prises par les autorités administratives.
Dans ce cadre, le wali du Trarza, M. Saidou Hacen Sall, a indiqué que les mesures en question ont pour but en premier lieu de contrôler les prix, notamment ceux des viandes qui sont restés, a-t-il dit, stables et conformes au pouvoir d’achat des populations dans la wilaya.
Il a en outre indiqué que les autorités ont veillé à ce que la saison de production des produits maraîchers coïncide avec le début du mois du Ramadan. En effet, a-t-il noté, ces produits sont actuellement abondants et avec des prix très bas sur les marchés de la wilaya.
Le wali a indiqué que la wilaya du Trarza est considérée comme une région agropastorale disposant en outre de grandes possibilités de pêche sur l’océan Atlantique et dans le fleuve Sénégal. Elle est aussi une source de production de viandes et de laits, a-t-il noté, soulignant que se sont là autant de facteurs positifs qui ont eu des répercussions positives sur la vie des populations, au cours de mois béni du Ramadan.
Il a par ailleurs précisé que que la wilaya a connu avant le début du mois du Ramadan un certain nombre d’inaugurations d’infrastractures hydrauliques et électriques qui viennent s’ajouter aux réalisation déjà accomplies pour permettre aux populations de la wilaya d’accéder aux services de l’eau et d’électricité, notamment dans les villages et les autres lieux d’agglomération.
En ce qui concerne les boutiques « Emel », le wali a souligné que les produits alimentaires de bases, comme le sucre, le blé, le riz et les huiles sont disponibles en quantités suffiantes et avec des prix très réduits dans tous les coins de la wilaya.
Il a précisé que le nombre des boutiques Emel dans la wilaya atteint 152 dont 21 à Rosso, 36 à R’Kiz, 31 à Boutilimit, 30 à Keur Macène, 20 à Mederdra et 14 à Wad Naga. Ces boutiques, a-t-il noté, jouent aussi un grand rôle contre les spéculations tout comme elles garantissent la disponibilisation de produits alimentaires de qualité, notamment aux profit des nécessiteux.
En ce qui concerne l’animation du mois béni du Ramadan, la délégation régionale du ministère des affaires islamiques et de l’enseignement originel, a mis un place un programme d’activités très riche comportant, entre autres, des conférences religieuses données par des oulémas dans les mosquées de la wilaya.
Dans un tel climat, les populations à Rosso ont exprimé leur joie pour les mesures prises par les autorités administratives pour le contrôle des marchés et leur approvisionnent en produits nécessaires.

 

 

 

Source: AMI

Le ministre français des affaires étrangères en visite en Algérie

Le ministre français des affaires étrangères Jean Yves Le Drian est arrivé lundi en Algérie pour une visite qui s’achève demain mardi.
Selon l’agence France Presse le ministre français a été accueilli à l’aéroport par son homologue algérien Abdel Kader M’Sahel.
Dans une déclaration à la presse à son arrivée, le chef de la diplomatie française a dit qu’il s’entretiendra avec ses hôtes à propos de la situation en Libye, au Sahel mais aussi au Proche Orient.
Cette visite entre dans le cadre d’efforts entrepris par la France pour amener les différentes parties de la crise libyenne à lui trouver une solution.
Le Drian a déjà visité la Tunisie et l’Egypte et doit avoir des contacts avec des responsables émiratis et russes.
Selon une source diplomatique française à Paris, la priorité est accordée à la crise libyenne a propos de laquelle se dessinent des possibilités à même de permettre de parvenir à une solution.
La présidence française a annoncé que le président Emmanuel Macron effectuera dans les prochains jours une visite en Algérie.
Demain le ministre français des affaires étrangères s’entretiendra avec le chef de la diplomatie algérienne, Abdel Kader M’Sahel et le premier ministre Abdel Mejid Teboune.

L’Assemblée Nationale adopte un projet de loi relatif au code général pour la protection de l’enfant

Au cours de sa plénière du lundi, 12 juin, sous la présidence de M. El Khalil Ould Teyib, son premier vice-président, l’Assemblée Nationale a adopté un projet de loi relatif à un code général pour la protection de l’enfant.
L’Assemblée a également validé les amendements insérés à ce code par la commission de l’orientation islamique, des ressources humaines et des affaires sociales et culturelles.
Au cours de cette audience, le gouvernement était représenté par le ministre de la Justice, Me Brahim Ould Daddah, qui a présenté un exposé sur l’enfance et les particularités qui la distinguent, mettant l’accent sur la nécessité de protéger cette frange d’âge contre les différentes formes d’exploitation auxquelles elle pourrait faire face.
Le ministre a indiqué que le projet de loi accorde une grande importance à la protection de l’enfant et ce sur la base des particularités et valeurs socioculturelles de la Mauritanie d’une part, et aussi sur la base des engagements du pays en matière des droits de l’enfant dans le cadre de l’organisation de la coopération islamique, des Nations Unies et du BIT.
Il par ailleurs rappelé que le projet de loi tient compte de trois paramètres fondamentaux que sont : asseoir les efforts d’instaurer des liens entre les engagements de la Mauritanie et milieu socioculturel, la sanction systématique des cas d’atteinte aux droits fondamentaux de l’enfant, la mise en place d’un système complet de protection de l’enfant.
Les députés ont positivement apprécié le projet de loi et mis en exergue son importance dans le cadre de la protection de l’enfance contre les différentes formes d’exploitation.
Certains députés ont mis l’accent sur la nécessité d’observer la prudence quant à la promulgation de lois surtout quant il s’agit de lois à caractère social souvent initiées par des pays qui ne partagent pas nos valeurs.

 

 

 

Source: AMI