Guinée équatoriale : La nouvelle vie de Jammeh

à MalaboExilé en Guinée équatoriale et installé à Malabo, l’ancien président Gambien, Yaya Jammeh, a décidé de se lancer dans l’agriculture, pour s’occuper. Sur ces photos, on le voit posant dans des champs en compagnie du président équato-guinéen, Théodore Obiang Nguema.

data-cke-saved-src=

data-cke-saved-src=

data-cke-saved-src=

data-cke-saved-src=

data-cke-saved-src=

data-cke-saved-src=

data-cke-saved-src=

 Seneweb.com

Âge des chefs d’État : Robert Mugabe, 93 ans, est-il une exception en Afrique ?

mugabe-sleeping-360x200Le chef de l’État zimbabwéen, Robert Mugabe, fêtait le 21 février ses 93 ans. Un âge canonique qui ne cesse d’alerter, année après année, tant il semble s’accrocher au pouvoir. Mais est-il pour autant une exception en Afrique ? Réponse en deux infographies.

Mauritanie : la renaissance de l’écrivaine Kadiata Sall

portrait-kadiata-sallOn l’avait presque oubliée. Ses premières nouvelles (Almoudo mon frère, Moun, etc.) ont été publiées dans les années 1980 par de prestigieuses revues telles que L’Afrique Littéraire et Les Dossiers de l’Aquitaine, mais pendant longtemps, Kadiata Sall a préféré mettre l’écriture de côté.

Elle voulait se consacrer à son métier de sage-femme et à son rôle de mère, malgré les encouragements de Marie-Françoise Delarozière, alors directrice du Centre culturel français, et de l’écrivain guinéen Williams Sassine, qui vivait alors à Nouakchott.

« Nous sommes dans une société où écrire est perçu comme un acte asocial, explique Kadia Sall. On ne peut pas comprendre que, si des visiteurs arrivent, vous soyez concentrée sur du papier ! Soit on m’aurait prise pour une folle, soit pour une personne réfractaire aux étrangers… » Et c’est ainsi que la jeune femme a tiré un trait sur sa passion.

« Je n’ai jamais cessé d’écrire »

Née en 1951 à Aéré M’Bare, sur la rive gauche du fleuve Sénégal, Kadia Sall est désormais à la retraite et trouve ses journées bien longues. Les enfants devenus grands ont leur propre foyer. Elle pose la main sur ses trésors, soigneusement gardés.

« Je n’ai jamais cessé d’écrire », avoue-t-elle. Retour, donc, sur ses nombreuses notes, poèmes et récits. L’éducation, le statut de la femme dans des sociétés peu ouvertes, les nouvelles contingences des grandes villes, où les enfants sont souvent abandonnés à eux-mêmes…

Kadia Sall remet la plume dans l’encrier pour s’adresser à ses contemporains. Et à ses petites-filles et petits-fils.

Bios Diallo

jeuneafrique.com

Mauritanie : Marième Derwich, poète du métissage

portrait-marieme-derwich-daouda-corera-pour-jaElle dit dormir en France, mais vivre en Mauritanie. L’écriture a cette incroyable faculté de lui donner le don d’ubiquité. Ses identités plurielles, elle les écrit et en parle sans se lasser.

Marième Mint Derwich réside en France, où elle enseigne, et est tournée, tout aussi entière, vers la Mauritanie, où elle officie en tant que journaliste.

Les férus de la presse mauritanienne papier et digitale connaissent bien « Nous les Z’Autres », la chronique qu’elle tient depuis des années dans l’hebdomadaire Le Calame. Les Mauritaniens sont aussi nombreux à l’écouter sur la radio Kassayata, où sa voix singulièrement rauque les tire du sommeil en évoquant des sujets graves ou légers.

En 2014, elle a publié son premier recueil de poésie : Mille et un Je.

Métisse

Métisse de père mauritanien et de mère française, Marième Mint Derwich dit rêver d’une Mauritanie arc-en-ciel et, bien qu’elle vive et enseigne en France, elle se sent solidaire de toutes les luttes des femmes.

« S’il fallait choisir une seule priorité, ce serait que la Mauritanie assume sa multi-culturalité, son rôle dans une Afrique subsaharienne et maghrébine qui a les yeux rivés sur elle », revendique-t-elle.

Avant d’enchaîner, mi-sérieuse, mi-rieuse : « Et puis la France est aussi passée par là. La colonisation est terminée, mais les héritages sont là : elle a donné de la culture et des métisses, comme moi. Je suis le produit de tout cela. Je suis donc « mille et un je ». »

Mille et un Je (Éditions 15/21, Nouakchott 2014)

Bios Diallo

Source:  Jeune Afrique

La voix suave de Mamadou Demba Sy s’est éteinte

demba-sy« Nous n’avons constaté pareil rassemblement que lors de l’inhumation de Abdoul Aziz Sy, l’imam de la mosquée marocaine », a fait remarquer Thierno Ahmed Béchir Bal, imam de la mosquée Atigh de Sebkha. Il y avait du monde et l’émotion était palpable. Des milliers d’anonymes, journalistes, intellectuels, religieux, acteurs de la société civile, proches  et autres ont accompagné Mamadou Demba Sy, ce dimanche 4 décembre, à sa dernière demeure. Sy (38 ans) a tiré sa révérence  des suite d’une courte maladie. Des deux rives du fleuve mais aussi du reste de la Mauritanie, Mamadou Demba Sy était apprécié par une importante frange d’auditeurs poularaphones. En dépit de son jeune âge, il était une légende. Pris d’un malaise le jeudi dernier dans les locaux de Radio Mauritanie, Sy n’a pu assister à la projection, samedi 3 décembre et le 10 prochain à M’Bagne de son œuvre, un film documentaire consacré à Mourtoudo Diop qui avait illuminé le Fouta. Il y a un an déjà, Mamadou Demba Sy rendait un vibrant hommage au doyen Bal Amadou Tidiane de Radio Mauritanie, lors d’une grande cérémonie à l’arène de l’amitié à Sebkha.

Professionnel, Mamadou Demba Sy a été tour à tour au journal La Tribune, à la télévision de Mauritanie, Radio Mauritanides, à Sahel TV. C’est une voix  suave qui s ‘est éteinte à jamais plongeant des milliers d’auditeurs dans le deuil. Le Fouta perd une de ses perles rares à la fleur de l’âge. Mamadou Demba Sy, c’était ce sourire d’un homme  jovial, poli, courtois et honnête dans un monde où ses qualités sont si rares. Il s’est investi sans discontinuer pour éclore la culture halpoularren, à travers un engagement sans faille. Il avait mis son talent et sa vie au service de sa communauté et de sa patrie.
Le Fouta continuera à jamais à te pleurer. C’est une perte immense. Nous perdons un jeune confrère. Nous ne t’oublierons jamais. Qu’Allah (SWT) l’agrée dans son saint paradis. Repose en paix cher frère. Dés l’annonce de son décès, un concert d’hommages a déferlé sur la toile.
Pour Kaaw Elimane Bilbassi Touré, porte parole des FPC, « C’est une lourde et une grande perte pour notre patrie. Mamadou représentait cette perle rare, engagée et dynamique dans la pressemauritanienne. Un homme humble, agréable, chaleureux et très sympathique ».
« Le Fouta est en deuil, la voix halpoulareen est partie », abonde Ama Diallo, journaliste à Radio Mauritanie.
C’est avec beaucoup de peine que nous avons appris la disparition du journaliste émérite Mamadou Demba Sy, écrit le président du MPR. A sa famille éplorée, nous présentons nos condoléances les plus émues. A sa seconde famille professionnelle, nous lui exprimons toute notre compassion. « On se souviendra longtemps encore de cette silhouette frêle, passionnée par son métier, dont l’humilité n’a d’égale que son désir d’être attentif à l’autre. On se souviendra également de l’émission qui avait fait les beaux jours d’une radio privée « Kaaldène Gogo », qu’il animait magistralement avec sa consœur, Ami Barane BA.
Nous nous inclinons devant sa mémoire et prions pour le repos éternel de son âme », formule Kane Hamidou Baba.

 Pour des fans de Mama Sy (pour les intimes)  une voix s ‘est éteinte à jamais, les auditeurs pleurent l’ homme de Abdalla Djery. En guise d’hommage, Kidè Souleymane a écrit un poème:

«  LES BONS S’EN VONT SI VITE!
(Hommage à Mamadou Demba Sy)
Le talent et la verve
Sont morts
La chair du verbe
En tout remords.
Il perpétuera son métier
Même dans l’au delà
où il sera le courtier
Entre eux et Allah.
Il n’est pas mort
Et il ne mourra pas
Sachez qu’il dort
Ici mais pas là bas
Il nous parlera encore
Comme il nous parlait hier
De sa voix bien sonore
On l’entendra nous saluer.
Ton ami »

Source: lecalame

Les dégâts de la photo de Macky tenant un pistolet

les-degats-de-la-photo-de-macky-tenant-un-pistoletExplorant les sources de la violence au Sénégal, Babacar Mbaye Ngaraf de l’Alliance Sauver le Sénégal s’est souvenu de l’image du chef de l’État au Pakistan, arme au poing. Cette photo (révélée par SeneWeb) « m’a surtout fait peur », a-t-il déclaré.

Mbaye Ngaraf de marteler : « C’est dangereux. Cette image n’est pas bon signe. Elle a fait peur à beaucoup de Sénégalais. »

De l’avis du leader de l’Alliance Sauver le Sénégal, l’insécurité « sur fond de violences physiques et verbales » a pris de l’ampleur dans le pays avec l’avènement du successeur de Wade au pouvoir.

Il développe : « Depuis que Macky Sall est au pouvoir, il suffit que quelqu’un qui n’est pas de son camp émette une idée contraire pour recevoir une bordée d’injures ou autres insanités. Les militants de l’Apr ne savent pas tenir un débat politique civilisé. Ils répliquent toujours par la violence verbale ou physique. »

(Source : Wal fadjri)

Seneweb.com

MIGRANTES EN MAURITANIE: Femmes venues d’ailleurs, sentiments d’ici

ramissRIMWEB:Migrer pour un lendemain meilleur, rejoindre un mari. Voilà des raisons qui amènent parfois des femmes d’Afrique de l’ouest à vivre loin de leur terre natale. Un séjour fait de hauts et de bas. Maimouna, Awa et Nouha, Mauritaniennes de cœur, racontent leur quotidien dans ce pays.

«Mai» pour ses intimes, de son vrai nom Maimouna Diédhiou, elle est Sénégalaise. Originaire de Casamance, elle a quitté cette ville du Sénégal il y a une dizaine d’année pour gagner sa vie en Mauritanie « le pays au million de poètes». Cette Mauritanie d’où partent les subsides avec lesquels elle subvient aux besoins de son fils devenu footballeur professionnel dans son pays.

Mai a commencé par travailler comme domestique. Depuis 2004 cependant, elle est cuisinière au restaurant du Centre Culturel Français (CCF), devenu Institut français de Mauritanie (IFM). Sur ses tables passent toutes les cuisines africaines, avec cet art consommé que lui a transmis sa mère. Mai en témoigne en toute fierté, vibrant constamment au rythme de la musique de son terroir qui sert de fond sonore à cet entretien.

Son départ du Sénégal ne fut pas facile à accepter pour ses parents. Mais c’était sans compter avec sa détermination. «Il me fallait partir pour me battre». Une façon aussi de faire des «économies» tout en se prenant en charge. «Aujourd’hui je fais ce que je peux pour la famille, dans la mesure du possible», confie-t-elle. Avant tout passe la scolarité de son fils, aujourd’hui à l’Université et joueur professionnel.

Mai mène «une vie simple» et juge son salaire «acceptable». Le montant elle préfère ne pas le dévoiler, mais assure qu’il s’agit d’un revenu qui lui permet de se «débrouiller». Partagée entre son pays natal et le pays qui l’accueille, elle déclare vouloir «parfois quitter la Mauritanie», mais les liens qui le retiennent résistent à cette envie. «Je suis attachée à ce lieu», confesse-t-elle. Autour d’elle des amitiés se sont tissées.  Avec le personnel de l’IFM surtout.

Tout n’est cependant pas rose en Mauritanie. Ses déplacements à Nouakchott, Mai les a «réduits» face aux menaces de rafle et d’expulsion pour les non détenteurs de carte de séjour. L’accès à ce document relève d’un parcours du combattant pour de nombreux migrants. Pour contourner ces difficultés, Mai se rend à la frontière avec le Sénégal, à Rosso, pour trouver une «carte devise» renouvelable tous les trois mois. De quoi vivre tranquillement en République Islamique de Mauritanie. En  attendant le prochain renouvellement.

Awa Métro, le savoir faire culinaire malien à Nouakchott

Ses clients lui ont donné, le nom du restaurant de son mari dont elle est la co-gérante. «Awa Métro» s’appelle en fait Awa Camara. Elle vit en Mauritanie depuis 2003, année où elle est venue rejoindre son mari. Son labeur quotidien a commencé par la vente de jus locaux, avant que la restauration ne finisse par le happer en 2007. Des spécialités maliennes aux autres plats africains vendus à 300 ouguiyas mauritaniens (Um), elle a fini de faire sa publicité dans le landerneau de Nouakchott. Son restaurant situé au Quartier 5e est opérationnel de jour comme de nuit. Elle anticipe même pour déclarer «qu’à l’avenir il n y aura plus de place pour le repos».

Ce restaurant où ses clients se bousculent est « une fenêtre sur le Mali. On se sent au Mali en étant au Métro et on y côtoie différentes nationalités», souligne Awa. Quand elle quitte les fourneaux, c’est pour s’investir dans la vie des mouvements de femmes maliennes (tontine, baptêmes, mariages etc.). Au fil du temps, ses parents qui résident au Mali ont pu s’épanouir grâce aux subsides qu’elle leur envoie de ce «savoir-faire» qui est une forme d’autonomisation. «On y gagne des fois, mais ça ne marche pas tout le temps du fait qu’il y a beaucoup de restaurants. C’est notre métier. On ne peut pas le laisser tomber», confie-t-elle.. Quand les clients désertent son restaurant, c’est pour défaut de carte de séjour. Il leur faut se cacher en attendant d’en trouver. Pour elle aussi il est difficile d’en trouver. Notamment pour ses enfants qui ont des «scolarités compliquées une fois arrivés au brevet», car «le manque de connaissance de la langue (arabe) constitue un problème».

Nouha Traoré, Une passion pour la teinture

Nouha fut coiffeuse, mais cette vie de salon appartient désormais au passé. Depuis vingt ans qu’elle a investi la teinture, elle a pu se faire un «trou» à Aïoun El Atrouss, une ville du sud de la Mauritanie, dans la région Hodh El Gharbi. Les rudiments lui viennent d’une famille mauritanienne qui l’a initiée à la technique, aujourd’hui elle en a fait un art.  Spécialisée dans la couleur unique, elle ramasse entre 1500 et 3000 Um par habit. Avec la  couleur multiple, ses tarifs peuvent monter à 4 000 Um et plus. «La teinture est plus rentable que beaucoup de boulots», mais elle ne manque pas de «contraintes», note-t-elle. Les intrants tels que les teintures peuvent devenir rares sur le marché. Il arrive aussi que les clients ne passent qu’à compte-gouttes. Sans compter l’inconfort causé par l’utilisation de produits chimiques dans le processus de teinture. Le plus difficile, cependant, c’est quand on perd les habits déposés par les clients et qu’il faille les rembourser.

Mais tout cela n’est pas pour lui gâcher sa vie en Mauritanie. Mariée à un mauritanien, mère de huit enfants, Nouha se rend chaque année au Mali. Loin de Nouakchott, à Aïoun El Atrouss, la vie s’écoule ici tranquillement. «Avec des hauts et des bas, mais on sent moins la pression de la carte de séjour».

Accompagner le migrant

Pour l’Association mauritanienne des Droits de l’homme (AMDH) qui travaille dans l’accompagnement et le suivi judiciaire des migrants, cette question de «la carte» demeure un défi. Par ailleurs membre de Loujna-Tounkaranké, un collectif pour la défense des droits des migrantes au Maghreb et en Afrique de l’Ouest, sa présidente, Me Fatimata Mbaye, récente lauréate du prix Goralska, juge «difficile la situation des migrants en Mauritanie où on assiste à un blocage lié au renouvellement du titre de séjour. Les migrants et migrantes sont confrontés parfois à des violations de droit, mais aussi à des violences de la part de leurs employeurs, leurs salaires ne sont pas parfois payés, ils n’ont pas toujours droit au congé et n’osent rien réclamer de peur d’être virés. Quand ils sont dans la rue, c’est avec la peur de finir dans des «bus séjour» ou des «bus horaires», avec les rafles de la police», assure Me Mbaye.

L’encadrement des migrants en Mauritanie est une tâche qui mobilise ainsi l’AMDH avec la nécessité d’une veille constante. Chaque mois, à son siège de Nouakchott, une réunion du Comité de concertation et de communication se tient avec les communautés «tounkaranké» (migrants). Celles-ci exposent leurs difficultés, bénéficient d’un accompagnement au niveau du Centre d’écoute et profitent d’une assistance judiciaire. Tout cela se prolonge à travers Migrant Scène, un espace où cette communauté trouve l’occasion de faire connaitre les conditions de vie des migrants et de mettre en valeur, par exemple, les parcours et savoir faire des migrantes comme Maimouna Diédhiou, Awa Camara et Nouha Traoré.

La situation des migrants s’avère difficile en Mauritanie, mais la mobilisation qui se développe autour de cette question demeure importante. Notamment avec le Forum des organisations nationales de Droits Humains (FONADH) qui regroupe dix-neuf associations (dont l’AMDH) et mène des actions de «plaidoyer pour attirer l’attention des autorités sur la situation de ces personnes». Si le secrétaire exécutif de cette organisation, Mamadou Sarr dépeint la Mauritanie comme «un pays d’accueil et de transit», il témoigne aussi qu’il s’agit d’un pays où «les migrants sont vulnérables» mais «essentiels au développement du pays». Ce sont eux qui acceptent de faire «les travaux que les Mauritaniens n’acceptent pas de faire». Il faut donc leur «réserver un accueil leur permettant d’évoluer» plus librement.

Enquête de Awa Seydou Traoré

en collaboration avec l’Institut Panos Afrique de l’Ouest

Hillary Clinton et François Hollande sont cousins

des-cousinsLa candidate démocrate a de loitaines racines françaises et plusieurs cousins mondialement connus. Les élections américaines sont l’occasion pour les candidats d’en connaître davantage sur leurs origines. Donald Trump a pu récemment apprendre qu’il comptait un membre de plus dans sa famille, suite à la médiatisation de Robert Trump, un Français dont il est « l’arrière-arrière petit cousin » son arrière-grand-père. Son adversaire dans la course à la Maison Blanche se découvre elle aussi une nouvelle filiation.

Selon le généalogiste Jean-Louis Beaucarnot, Hillary Clinton serait une lointaine cousine de François Hollande. Dans son livre Dico des Politiques, Beaucarnot révèle que la candidate démocrate, née Rodham, descend côté maternel, via son arrière-grand-mère Delia Martin, de familles québécoises, dont les Belleperche et les Couillard. « Rois maudits » Elle compte des parents dans une quinzaine de départements de l’Hexagone dont est issu, notamment, le président français. Mais ça remonte à très, très loin.

Selon Beaucarnot, les deux politiciens descendent des « Rois maudits » français: elle a pour aïeul, à la 23e génération, le roi de France Louis X le Hutin, frère du roi Philippe V le Long, ancêtre de François Hollande. D’ailleurs, d’autres personnalités apparaissent sur cet arbre généalogique pour le moins surprenant, puisqu’y figurent Madonna, Céline Dion et l’actrice Angelina Jolie. Comme quoi, le monde de la politique et du spectacle est vraiment petit.

Source:  7sur7.be

RSF publie sa liste noire des prédateurs de la liberté de la presse

raporterA l’occasion de la journée mondiale de lutte contre l’impunité des crimes commis contre les journalistes, Reporters sans frontières (RSF) publie, ce 2 novembre, une sombre galerie de portraits : ceux de 35 chefs d’Etat, hommes politiques, chefs religieux, milices et organisations criminelles qui censurent, emprisonnent, torturent ou assassinent les journalistes. Ces prédateurs sévissent pour la plupart depuis des années, voire des décennies. 
Pour dénoncer l’impunité de leurs crimes, RSF établit pour chacun de ces prédateurs, une fiche décrivant leurs techniques d’attaque privilégiées, leurs bras armés, leurs cibles favorites, leur discours officiel – entre menaces et déni – et leur tableau de chasse, lui bien réel. Les fiches rappellent aussi pour chacun d’entre eux le score piteux de leur pays au Classement mondial de la liberté de la presse établi par RSF.Leurs techniques sont variées. Certains torturent et assassinent via leurs bras armés, certains pratiquent plutôt les arrestations massives et emprisonnements arbitraires, quand d’autres usent de moyens plus détournés – à coup de lois antiterroristes, de crimes de lèse-majesté ou d’asphyxie financière. La liste n’est pas exhaustive et les prédateurs retenus sont ceux qui se sont le plus illustrés en 2015-2016.« Ces prédateurs sont ceux qui piétinent le plus la liberté de la presse et commettent les pires atrocités à l’encontre des journalistes, sans être inquiétés, dénonce Christophe Deloire, secrétaire général de RSF. Afin de briser ce cycle infernal de l’impunité, il est nécessaire de nommer un représentant spécial auprès des Nations unies pour mieux protéger les journalistes. »

Un prédateur chasse l’autre

La plupart des prédateurs restent des chefs d’Etat ou de gouvernement, de Singapour à la Thaïlande et Cuba en passant par l’Erythrée, le Burundi, la République démocratique du Congo ou le Soudan du Sud… Parmi les nouveaux entrants, le président turc Recep Tayyip Erdogan, qui contrôle désormais les principaux groupes de presse du pays. L’état d’urgence instauré en juillet 2016 dans la foulée du coup d’Etat manqué lui a donné l’occasion d’arrêter plus de 200 journalistes et de fermer plus de 100 journaux, magazines, télévisions et radios.

Autre amateur des coups de filet massifs et détentions arbitraires, le président égyptien Abdel Fattah Al-Sissi, élu en 2014 après le coup d’Etat militaire du 3 juillet 2013. Le régime pourchasse toute personne liée de près ou de loin aux Frères musulmans. Dans la même veine, le Premier ministre thaïlandais Prayut Chan-O-Cha, chef de la junte, muselle, depuis l’instauration de la loi martiale en mai 2014, journalistes, médias, blogueurs, mais aussi artistes, intellectuels, universitaires, membres de l’opposition politique…Au Burundi, Pierre Nkurunziza a engagé en 2015 une vive campagne de répression contre les médias, à commencer par ceux qui ont couvert la tentative de putsch d’opposants qui contestaient son souhait de se faire réélire, en violation de la Constitution. La répression est multiforme : harcèlement judiciaire, emprisonnements arbitraires, interdictions de diffusion ou de publication, tabassages, tortures, disparitions.
En Arabie saoudite, le roi Salmane ben Abdelaziz Al Saoud a succédé à son frère Abdullah, et porte tout l’héritage d’une dynastie hostile depuis toujours à la liberté de la presse.Au Venezuela, le président Nicolás Maduro a des astuces bien à lui pour mettre à terre les médias : rachats par ses amis (à l’instar du journal El Universal et de la chaîne Globovision) suivis de vagues de licenciements et de démissions, assèchement de la presse par des pénuries de papier savamment organisées, ou encore une loi qui criminalise tout contenu pouvant « remettre en question l’autorité légitime constituée ».Au rayon des extrémistes religieux, le groupe Etat islamique ne recule devant rien pour semer la terreur, assassinant et kidnappant les journalistes qui ne prêtent pas allégeance. Figure également sur la liste Ansarullah Bangla Team, le mouvement extrémiste islamiste du Bangladesh qui publie sur Facebook des noms de « blasphémateurs » – blogueurs laïques et penseurs libres – et appelle à leur assassinat.

En Afghanistan et au Pakistan, les Talibans n’ont en rien renoncé à leur barbarie meurtrière. Les zones qu’ils contrôlent sont des trous noirs de l’information où le travail journalistique est impossible.
Enfin, comment ne pas mentionner les Houthis, le mouvement politique chiite du Yémen qui a pris le contrôle de la capitale Sanaa et de la majeure partie du pays en 2014 ? La milice s’est emparée de chaînes de télévision (Al-JazeeraAl-Yamane-ChababYémen-Digital Média) ; on ne compte plus les cas d’enlèvements et de disparitions de journalistes et de nombreux témoignages font état de tortures dans les prisons.Au Mexique, le cartel sanguinaire Los Zetas a vu plusieurs de ses chefs arrêtés, mais poursuit sa campagne de terreur à coup d’assassinats, enlèvements, séquestrations et actes barbares.Quelques prédateurs ont disparu depuis 2013, soit parce qu’ils ne sont plus au pouvoir, tels Mahinda Rajapaksa au Sri Lanka, qu’ils sont morts, comme Islam Karimov et le mollah Mohammad Omar, ou qu’ils font moins parler d’eux, à l’instar des groupes rebelles et paramilitaires de Colombie : l’accord de paix signé en septembre avec le gouvernement, quoique rejeté par référendum, laisse espérer des jours plus tranquilles aux journalistes dans le pays.Voir la galerie des prédateurs

 

Source: Le calame

Démission du dirigeant de la plus grande organisation panislamique mondiale

panislamiqueLe secrétaire général de l’Organisation de la coopération islamique (OCI), dont des propos raillant le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi avaient récemment irrité le Caire, a démissionné lundi, a annoncé la plus grande organisation panislamique mondiale.
Le Saoudien Iyad Madani, à la tête de l’OCI depuis 2014, a démissionné pour des raisons de santé, a indiqué cette organisation basée à Jeddah (ouest de l’Arabie saoudite) dans un communiqué. Son départ intervient deux jours après une protestation officielle de l’Egypte contre lui pour des déclarations moquant M. Sissi.
Le secrétariat général de l’OCI saisit cette opportunité pour exprimer sa plus grande appréciation et son plus grand respect à tous les Etats membres, a poursuivi l’organisation, qui a nommé un ancien ministre saoudien des Affaires sociales, Youssef al-Utaymeen, pour remplacer M. Madani.
Ce dernier avait confondu le nom du président Sissi avec celui du chef d’Etat tunisien, Béji Caïd Essebsi, lors d’une conférence.
M. le président Béji Caïd al-Sissi. Pardon, Essebsi. C’est une grande erreur. Je suis sûr que dans votre réfrigérateur il y a plus que de l’eau, votre excellence, avait alors dit M. Madani au président tunisien.
Il faisait référence à des propos du chef de l’Etat égyptien Sissi répondant à l’exaspération d’une bonne partie de la population de son pays, inquiète des nouvelles réformes économiques et de la montée des prix.
Le président égyptien avait prétendu avoir vécu dix ans avec seulement de l’eau dans son réfrigérateur et ne s’être jamais plaint. Ses propos avaient été largement ridiculisés sur les réseaux sociaux la semaine dernière.
Les remarques de M. Madani, constituent une grave atteinte à l’encontre d’un membre fondateur de l’organisation et à ses dirigeants politiques, avait protesté samedi le ministre égyptien des Affaires étrangères, Sameh Choukry.
De telles remarques vont à l’encontre des responsabilités et obligations incombant au poste de secrétaire général de l’organisation (OCI), et affectent fondamentalement sa capacité à mener à bien ses obligations, avait-t-il ajouté.
M. Madani avait présenté ses excuses dans un communiqué en affirmant qu’il ne voulait pas insulter les dirigeants égyptiens.

(©AFP / 31 octobre 2016 22h17)

Source : Romandie News