A propos des avantages et droits du président défunt Ely O. Mohamed Vall…

Dans un entretien exclusif accordé à Sahara Media, l’ancien bâtonnier du barreau mauritanien, Ahmed Salem O. Bouhoubeini, a révélé que l’ancien président Ely O. Mohamed Vall avait connu des problèmes ces dernières années avec le pouvoir qui lui refusait le paiement de ses droits et avantages dus à son rang d’ancien chef de l’état.

O. Bouhoubeini ajoute que le défunt lui avait donné procuration pour réclamer les droits et avantages octroyés à tous les anciens chefs d’état auprès de le justice mauritanienne.

L’ancien bâtonnier des avocats a ajouté qu’il s’était adressé par deux fois au ministre des finances pour réclamer ces droits, le prix du véhicule, les salaires et autres émoluments octroyés aux anciens chefs d’état, des correspondances qui sont restées lettres mortes selon lui.

Le défunt, ajoute O. Bouhoubeini, a tenu à me réaffirmer qu’il n’était pas dans le besoin en réclamant ces avantages, mais qu’il tenait à disposer de ses droits, envisageant de les distribuer aux pauvres et aux nécessiteux.

L’ancien bâtonnier a révélé que lors de sa bataille avec la justice mauritanienne dès le début de l’affaire, il avait rencontré une forte opposition du parquet général « qui avait obtenu instruction pour s’y opposer » selon l’avocat.

O. Bouhoubeini a réaffirmé qu’il poursuivra son combat au niveau de la justice pour arracher au défunt tous ses droits, car il lui avait donné procuration en ce sens.

« J’œuvrerai a-t-il encore dit jusqu’à ce que le président Ely recouvre tous ses droits et je les remettrai à sa famille pour les distribuer aux pauvres et aux nécessiteux, conformément à ses volontés ».

O. Bouhoubeini a ajouté qu’il entreprendra ce travail, partant des relations d’amitié et d’estime qui les liaient au défunt, dont il avait fait souvent siens ses conseils et ses orientations.

« Je continuerai sur cette voie, a encore dit l’avocat, jusqu’à ce que ce citoyen mauritanien recouvre tous ses droits, indépendamment de ses opinions politiques ».

L’ancien bâtonnier a adressé ses condoléances à la famille du défunt et à tout le peuple mauritanien.

Source : Sahara Médias

Mauritanie: qui était Ely ould Mohamed vall?

L’ancien président de la transition démocratique Ely ould Mohamed Vall est décédé ce vendredi. Militaire de carrière, formé à l’académie militaire de Meknès, il a dirigé près de 20 ans la sûreté mauritanienne.

Retour sur le parcours d’un putschiste démocrate, marqué par de nombreuses zones d’ombre. C’est ce vendredi 5 mai que le cœur d’Ely ould Mohamed Vall a arrêté de battre. Un deuil national de 3 jours a été décrété à partir du même jour.

Mais qui est cet ancien président mauritanien? Ely Ould Mohamed Vall est né en 1953 à Nouakchott. Toutefois, si sa biographie officielle le laisse entendre, plusieurs témoignages concordants affirment que l’homme aurait plutôt vu le jour à Louga (nord du Sénégal), localité dans laquelle il a, en tout cas, passé son enfance.

C’est le cas aussi de son cousin et actuel locataire du palais présidentiel mauritanien, Mohamed ould Abdel Aziz dont le lieu de naissance est Akjoujt, mais qui, serait aussi, selon les mêmes sources, aussi né à Louga.

Titulaire d’une licence en droit, Ely, comme nombre de jeunes de sa génération a été attiré par l’armée à son jeune âge. Il a ainsi été formé à l’Académie royale militaire de Meknès. Il est considéré comme un brillant intellectuel par ses compatriotes.

Il débutera d’ailleurs sa carrière en pleine guerre du Sahara, avec un commandement de postes militaires dans la région Nord. Par la suite, en tant qu’officier, Ely Ould Mohamed Vall va occuper respectivement les postes de commandement de la 6e et la 7e régions militaires.

Toutefois, c’est en tant que directeur des services de renseignements, sous le régime de Maaouya Ould Sid’Ahmed Taya, pendant 18 ans, que l’homme se fera connaître en Mauritanie. En tant que Directeur de la sureté nationale, Ely était au courant de tout ce qui se tramait dans le pays durant le long règne de Ould Taya dont il était la véritable sentinelle.

D’ailleurs, il est cité, par les ONG de droits de l’homme, comme l’un des tortionnaires dans les crimes commis contre les militaires négro-africains durant les années de braise1989-1990. Ainsi, invité dernièrement par Al Mourabitoune TV pour l’émission «Vi Essamime», l’officier à la retraite, ancien chef de la sûreté nationale et chef de l’Etat pendant la transition a été ambigu en affirmant «ne pas avoir à demander pardon pour les violations des droits humains commises sous le règne de Maouya Ould Sid’Ahmed Taya. J’ai accompli ma mission en conformité avec l’intérêt du pays, sans plus».

Suite à ce putsch, il présida à la destinée de la Mauritanie entre août 2005 et avril 2007 en tant que président du Conseil militaire pour la justice et la démocratie (CMJD). Il a conduit la transition démocratique à bon port en organisant un référendum sur l’amendement constitutionnel en juin 2006 et surtout en organisant les premières élections présidentielles transparente et libre de la Mauritanie.

Une élection qui s’est soldée par l’arrivée au pouvoir d’un civil, une première depuis la fin de règne de Mokhtar ould Daddah, le père de la Nation.

Toutefois, le règne de Sidi Ould Cheikh Abdallahi sera court. L’actuel président, cousin d’Ely, y mettra fin en fomentant un énième coup d’Etat en août 2008.

Ely, qui avait tronqué la tenue militaire contre le boubou civil, embrassait par la même occasion la carrière politique. Il comptait, à l’instar d’Amadou Toumani Touré du Mali, revenir au pouvoir après la parenthèse de ould Cheikh Abdallahi, malheureusement pour lui, écourtée par Mohamed ould Abdel Aziz.
Toutefois, malgré une transition globalement saluée à l’international, et relativement moins en Mauritanie, Ely n’arrivera pas à s’imposer lors des élections présidentielle du 18 juillet 2009. Il figurera d’ailleurs parmi les derniers en termes de suffrages obtenus.

Il faut dire que son passage durant 18 ans en tant que directeur de la sureté ne plaidait pas trop pour lui. Au cours de ces dernières années, il était devenu un «opposant farouche» au régime de Mohamed Ould Abdel Aziz, son proche cousin, qu’il a fait enrôler dans l’institution militaire qualifiée de grande muette ailleurs, mais omniprésente sur la scène politique mauritanienne. Toutefois, au niveau de cette opposition aussi, les mauritaniens ont des appréciations différentes, particulièrement durant ces derniers mois.

Une seule certitude, Ely Ould Mohamed Vall est parti emportant avec lui dans la tombe de nombreux secrets.

Par notre correspondant à Nouakchott
Cheikh Sidya

Source : Le360

RDC: «Lumumba le Congolais» en bande dessinée

Vernissage de « Lumumba le Congolais », une bande dessinée conçue par un Congolais pour perpétuer la vie du héros national Patrice Emery Lumumba, considéré comme l’un des pères de l’indépendance de la RDC. L’Auteur, Michel Nsumbu, est enseignant à l’université de Lubumbashi. Il a la prétention de présenter la totalité de l’itinéraire sociologique de Patrice Emery Lumumba aux lecteurs jeunes et vieux. La bande dessinée éditée par Edimax, édition du maximum, a été baptisée le week-end par le président de l’Assemblée nationale, Aubin Minaku.

Assassiné le 17 janvier 1961, Patrice Lumumba est né des parents pauvres, il s’est forgé un caractère qui, selon l’éditeur Lambert Mende, l’a conduit à rencontrer son destin : « L’auteur nous dévoile dans cet ouvrage de quelle manière, au plus fort de sa maturité d’homme et de son combat politique Patrice Emery Lumumba  s’est rendu incontournable au milieu du théâtre d’ombres du jeu politique congolais ».

Derrière le titre évocateur « Lumumba le Congolais », l’auteur Michel Nsumbu a bien un objectif : « Je voudrais que la vie et l’oeuvre de Lumumba  soient une source d’information, une source d’inspiration  dans tout le secteur de la vie  nationale ».

Le parrain Aubin Minaku, président de l’Assemblée nationale, a dit baptiser la bande dessinée au nom de tous ceux qui croient au Congo : « Bien évidemment sous l’exercice de Joseph Kabila Kabange, président de la République, lui-même nationaliste après Lumumba, je voudrais baptiser la bande dessinée « Patrice Lumumba le Congolais » ».

Michel Nsumbu, l’auteur de « Lumumba le Congolais » affirme avoir consulté 56 ouvrages et interrogé les contemporains de Patrice Emery Lumumba.

 

Source: RFI

Mali: IKB le nouveau locataire de Koulouba

IBK-rimweb.net

Au Mali, le palais de Koulouba s’apprête à recevoir son nouveau locataire : à savoir Ibrahim Boubacar Keita alias IBK investi ce 4septembre comme président de la république.

Ibrahim Boubacar Keïta Président du RPM (Rassemblement Pour le Mali) élu avec 77,6 % des voix contre 22,4 % pour Soumaila Cissé devient donc le nouvel homme fort du Mali en pleine phase de réconciliation. Un sujet qui était d’ailleurs le thème de campagne du nouveau président malien comme il le disait ainsi « Je ramènerai la paix et la sécurité. Je renouerai le dialogue entre tous les fils de notre Nation », martelait-t-il lors de la campagne se souvient le site : www.metronews.fr

Militant de l’ADEMA-PASJ,  Ex-ministre des Affaires Etrangères, Ex-Premier ministre (1994-2000) puis Président l’Assemblée nationale, IBK passionné de karaté, de lecture et de voyage hérite d’une république en convalescence après une crise politico-militaire de 18mois. Considéré comme « un vieux routier de la vie politique malienne », Ibrahim B.K  actuellement âgé de 68ans a la réputation d’être un homme à poigne. Pour ses militants, il est « l’homme de la situation » qu’il faut aujourd’hui à la tête des maliens qui viennent de traverser une crise multidimensionnelle ayant aboutie à la tenue de l’élection présidentielle du 28 juillet (1er tour) et 11 août (2e tour) .

Surnommé le Kankeletigui (l’homme qui n’a qu’une parole ») par ses partisans IBK est natif de Koutiala dans la sud du pays. Il n’hésitait pas à afficher son patriotisme en ces termes « le Mali, je le porte en moi » rapporte le Monde dans un article datant de juillet intitulé : Mali : « IBK », le nouvel homme fort (http://www.lemonde.fr).

La conquête du fauteuil présidentiel :

Depuis qu’il a été écarté en 2000 de l’investiture de son parti(l’ADEMA-PASJ) pour la présidentielle, IBK créée son propre parti RPM et nourrit le rêve de gagner Koulouba un jour. Après avoir tenté deux fois de briguer la magistrature suprême sans succès (2002 et 2007) , il met en place une campagne « orchestrée par l’agence Havas et Voodoo pour mener ce qui est considéré par les observateurs comme son « dernier combat » à savoir la conquête de Koulouba. Un rêve devenu réalité ce 11aout à l’issu du 2er tour de la présidentielle qui l’opposa à l’enfant de Nianfunké « Soumaila Cisse » qui entend jouer  le rôle de chef d’opposition face au régime d’IBK.

Un IBK qui dit être « soutenu par larmée malienne dans son intégralité », affirmait-t-il lors de la course pour la conquête de Koulouba à travers les colonnes du site : (http://www.lemonde.fr).

Le défi de tenir les promesses de campagnes

Après les promesses de campagne place maintenant à la réalité dure du pouvoir. Il revient au natif de Koutiala de relancer l’économie du pays, de satisfaire les attentes prioritaires de ses concitoyens, d’offrir l’emploi à la jeunesse mais de  trouver une solution définitive aux revendications des populations du nord du pays.

A l’occasion de la prestation de serment d’IBK, l’Organisation des Sociétés Civiles de l’Azawad en Mauritanie dans une déclaration qui nous est parvenue plaide pour « un dialogue inclusif ». Une revendication ainsi formulée : « Le nouveau président malien, Ibrahim Boubacar Keïta, prête serment, ce mercredi 04 septembre 2013, c’est une date symbolique pour notre pays déchiré par une crise sans précédent. Ainsi, c’est l’occasion appropriée pour « l’Organisation des Sociétés Civiles de l’Azawad » de communiquer, de nouveau, sur sa vision politique, pour l’avenir du pays, particulièrement pour le Nord-Mali. Un appel intitulé «  déclaration de l’OSCA, relative, à l’investiture du nouveau chef de l’état et au dialogue inclusif prévu pour réconcilier les maliens ».

Il est l’heure donc pour Ibrahim Boubacar Keita, de se mettre au travail pour répondre aux attentes pressantes des maliens lui dont le slogan était: « le Mali d’abord ».

Awa Seydou Traoré

Rimweb

 

Dédicace 1er livre de Amadou Oumar Dia « Peulh et Paysans, les Halayɓe de Mauritanie »

Dédicace 1er livre de Amadou Oumar Dia-anigif

Le natif de Boghé, historien & chercheur Amadou Oumar Dia, vient de dédicacer son 1er ouvrage paru cette année à l’édition l’Harmattan.Un livre intitulé : « Peulh et Paysans,  les Halayɓe de Mauritanie ».

 La cérémonie de dédicace et de lancement de cette publication tirée d’une étude de mémoire s’est déroulée ce 28 août au Centre Africain de Conférence (CAC) en partenariat entre l’auteur et la Librairie Vents du Sud.

Un mémoire de fin d’étude devenu livre

Ce livre de 240 pages vendu à 12000UM, préfacé par la chercheuse Sophie Caratimi, s’est inspiré d’un mémoire de fin d’étude que Amadou.O.D a soutenu au département histoire & géographie de l’école normale supérieure. Cétait sous la direction du Pr Ibrahima Abou Sall.

Président de l’Association pour la Renaissance du pulaar en Mauritanie, Amadou.O.D vingt ans après la parution de son mémoire a été encouragé par Sophie.C a réactualisé ses travaux de recherches sur cette zone la question foncière reste une source de préoccupation.

A travers cet ouvrage consacré aux « Halayɓe » constituant « une portion de territoire sise sur les deux rives du Sénégal de tuldé wocci (Est) à Njorol(Ouest) », l’auteur chercheur à l’Institut des Langues Nationales de Mauritanie entend mettre à la disposition du public : « un outil, un guide, une source de connaissance de l’histoire des valeurs locales ».

Défi de préserver le patrimoine oral

Ce dernier qui rappelle que ce livre se veut « mauritanien » prône « la préservation de la mémoire nationale » persuadé que « tout est à refaire » car « notre patrimoine culturel risque de disparaitre » prévient –il recommandant la valorisation de nos acquis culturels à travers la lecture notamment.

Comme dans une plaidoirie, il incite ses concitoyens à « la sauvegarde  de notre culture orale face à la déperdition culturelle et(…) à l’échec du système éducatif ». Pour lui la gestion de cette question doit être vue sous « un angle national (…) sans discrimination ».

 L’auteur « futanké intellectuel » qui est aussi Halayɓe entend apporter sa « contribution » à la consolidation de l’édifice en faisant éditer ce livre plu tard en pulaar et en arabe. Une œuvre qu’il soumet d’ailleurs à l’appréciation et à la critique du public pour plus de partages.

Cette publication fait allusion aux réalités socio-politique et économique de cette partie de la Mauritanie. Dans un souci d’actualisation, l’enfant du territoire a apporté de nouvelles données parcourant 1989 -2012.

Cette présentation d’ouvrage a été l’occasion pour certains intervenants de « saluer ce travail » de pérennisation de « l’histoire laissée par les anciens ». Pour d’autres cette retrouvaille littéraire permet de mettre en exergue «  la question foncière dont dépend l’unité nationale » selon eux.

En attendant, Amadou.O.Dia livre son combat culturel dans les colonnes du seul journal pulaar du pays qu’il préside depuis 1981 à savoir « Fooyré Bamtaare ». Lors de cette cérémonie de dédicace une minute de silence a été observée en la mémoire de Bouna Kane, ancien Ambassadeur mauritanien, décédé ce 28 août.

RIMWEB : Awa Seydou Traoré

Mauritanie: des pirates informatiques menacent de s’attaquer à des sites gouvernementaux et privés

Maurilex

Un groupe mauritanien de pirates informatiques, qui se nomme Maurilex, menace de s’attaquer, dans les semaines à venir, à des sites électroniques médiatiques et commerciaux appartenant au gouvernement et à des privés mauritaniens. Des chaînes de télévision et des stations radio publiques et privées sont également dans le viseur du groupe.

Le chef du groupe, qui répondait aux questions de Alakhbar, note qu’ils ont établi une liste de sites électroniques à infiltrer dans deux semaines et sur lesquels apparaitra le logo Maurilex.

Le groupe à l’intention de s’attaquer ensuite à la télévision officielle (TVM), à la Radio Mauritanie et à la chaîne privée Chinguetti TV.

Le chef du groupe, qui a refusé que Alakhbar le photographie sans son turban, affirme, par ailleurs, qu’ils se sont infiltrés dans le compte Facebook du président de IRA-Mauritanie, Biram Dah Ould Abeid, et dans celui de l’épouse du président mauritanien, Tekbir Mint Cheikh Melaineine. Ces deniers ne seraient pas au courant, à croire Maurilex.

Le groupe dit même avoir fermé des comptes Facebook qui contenaient d’images heurtant la conscience mauritanienne.

Maurilex menace encore de publier prochainement des messages privés et des dossiers sensibles d’importantes personnalités du pays.

Le groupe n’a pas clairement dévoilé ses motivations. Toutefois, il dit vouloir alerter les entreprises mauritaniennes sur la nécessité d’une bonne protection informatique. Car, constate Maurilex, plusieurs sites électroniques mauritaniens ne répondent pas aux normes de sécurité les plus élémentaires.

Charte de Kouroukan Fouga de Soundjata Keita : Les droits de l’homme, 550 ans avant la déclaration de 1789


Charte de Kouroukan Fouga de Soundjata Keita : Les droits de l'homme, 550 ans avant la déclaration de 1789

Plus de 550 ans avant la genèse des droits de l’homme en France, (re)découvrez comment Soundiata a légiféré sur des sujets aussi actuels que la prévention des conflits, les droits de la femme, l’environnement, le développement économique. Un document historique essentiel dans une Afrique en quête d’identité.

Portrait de Soundjata Keita

Portrait de Soundjata Keita

La charte de Kouroukan Fouga est l’ensemble des lois édictées par Soundjata lors de l’Assemblée des peuples qu’il convoqua à Kurukan Fuga en 1236 après l’éclatante victoire de Kirina qui lui ouvrit le chemin de l’Empire.Véritable constitution avant l’heure et authentique déclaration universelle des droits de l’homme dès le 13e siècle, la charte de Kurukanfuga aborde les questions de liberté, de décentralisation, et de développement durable. Huit siècles après cette charte, ces questions demeurent d’une brûlante actualité dans le monde, et en particulier en Afrique déchirée par le tribalisme.

Ce qu’en dit l’historien sénégalais Djibril Tamsir Niane

« Les élites africaines réussiront-elles le pari de bâtir leur modernité en partant des prémisses de la culture africaine. L’école post indépendance doit elle fabriquer un africain qui soit la complète négation de l’héritage du passé ? Si modernité signifie rupture totale avec notre passé, notre culture, il y a peu de chance que l’Afrique s’engage dans la voie du développement. Si notre avenir ne prend pas racine dans ce passé, le développement ne sera pas réalité. Nous tournerons en rond, incapable d’aller de l’avant. Nous avons évoqué la Renaissance Africaine mais ce serait une grave erreur que de ne voir que le côté littéraire ou institutionnelle. Il y a la dimension scientifique dont on parle peu. On n’en parle même pas. » Déplore l’historien sénégalais en 2009 à l’occasion d’un colloque scientifique sur la charte de Kouroukan Fouga.

« l’Empire du Mali n’était pas une monarchie absolue. Dirigé par Soundjata KEITA, il respectait les traditions, la dignité humaine, le principe de la diversité culturelle, oeuvrait dans le sens d’une unité dans la diversité ».
De même, le problème des castes a été introduit par une déviation venant des Indes où existent les intouchables, selon l’historien qui évoque plutôt une organisation sociale basée sur le savoir-faire et fondée sur le respect des différences.
Le cousinage à plaisanterie a été introduite dans cette Charte, estime M. NIANE qui reconnaît sa présence dans l’essentiel des sociétés ouest africaines, rendant difficile de remonter à son origine. Mais il insiste sur son rôle pour le maintien de la paix civile et le respect de l’autre.
Elle évoque même l’immunité diplomatique, enseigne Djibril Tamsir NIANE qui signale que le chargé de mission ne risque rien au Mandé. Ainsi les messagers détenteurs d’une déclaration de guerre étaient accompagnés jusqu’à leur lieu de provenance.
Cette Charte n’oublie pas non plus la nature dont la gestion est organisée dans plusieurs de ses énoncés, indique le conférencier qui signale que les fondateurs de cette loi ont pensé aux générations futures auxquelles doit être léguée une terre bien préservée.

« La charte de Kurukan Fuga est l’une des valeurs africaines les plus remarquables ; elle constitue une contribution non négligeable de l’Afrique à l’histoire des droits humains et de la démocratie. Que faire ? Découvrir notre passé c’est bien, en traduire les leçons en force de progrès pour bâtir notre future, tout est là ; voilà le problème à résoudre. » Concluait-il en fin d’intervention.

TELECHARGER CI-DESSOUS LE COMMENTAIRE COMPLET DE LA CHARTE PAR TAMSIR NIANE DJIBRIL

djibril_t_niane_la_charte_kouroukan_fouga.pdf Djibril T Niane-la Charte kouroukan fouga.pdf (128.25 Ko)

INTEGRALE DE LA CHARTE DE KOUROUKAN FOUGA

Portrait de Soundjata Keita

Portrait de Soundjata Keita
Les représentants du mandé primitif et leurs alliés, réunis en 1237 à Kouroukan Fouga (actuel cercle de Kangaba en République du Mali) après l’historique bataille de Kirina ont adopté la charte suivante pour régir la vie du grand ensemble mandingue.
I – DE L’ORGANISATION SOCIALE:
Article 1er: La société du grand mandé est divisée en seize (16) porteurs de
carquois, cinq (5) classes de marabouts, quatre classes (4) de
nyamakalas. Chacun de ces groupes a une activité et un rôle
spécifiques.
Article 2: Les nyamakalas se doivent de dire la vérité aux Chefs, d’être leurs
conseillers et de défendre par le verbe les règles établies et l’ordre sur
l’ensemble du royaume.
Article 3: Les morikanda Lolu (les cinq classes de marabouts) sont nos maîtres
et nos éducateurs en islam. Tout le monde leur doit respect et
considération.
Article 4: La société est divisée en classes d’âge. A la tête de chacune d’elles est
élu un chef. Sont de la même classe d’âge les personnes (hommes ou
femmes) nées au cours d’une période de trois années consécutives.
Les Kangbès (classe intermédiaire entre les jeunes et les vieux) doivent être conviés pour participer à la prise des grandes décisions concernant la société.
Article 5: Chacun a le droit à la vie et à la préservation de son intégrité
physique. En conséquence, toute tentation d’enlever la vie à son
prochain est punie de la peine de mort.
Article 6: Pour gagner la bataille de la prospérité, il est institué le Kön¨gbèn
Wölö (un mode de surveillance) pour lutter contre la paresse et
l’oisiveté.
Article 7: Il est institué entre les mandenkas le sanankunya (cousinage à
plaisanterie) et le tanamanyöya  (forme de totémisme). En
conséquence, aucun différent né entre  ces groupes ne doit dégénérer,
le respect de l’autre étant la règle.
Entre beaux-frères et belles-sœurs, entre grands parents et petits-enfants, tolérance et le chahut doivent être le principe.
Article 8: La famille KEITA est désignée famille régnante sur l’empire.
Article 9: L’éducation des enfants incombe à l’ensemble de la société. La
puissance paternelle appartient en conséquence à tous.
Article 10: Adressons-nous mutuellement les condoléances.
Article 11: Quand votre femme ou votre enfant fuit, ne le poursuivez pas chez le
voisin.
Article 12 : La succession étant patrilinéaire, ne donnez jamais le pouvoir à un
fils tant qu’un seul de ses pères vit.
Ne donnez jamais le pouvoir à un mineur parce qu’il possède des liens.
Article 13: N’offensez jamais les nyaras.
Article 14: N’offensez jamais les femmes, nos mères.
Article 15: Ne portez jamais la main sur une femme mariée avant d’avoir fait
intervenir sans succès son mari.
Article 16: Les femmes, en plus de leurs occupations quotidiennes doivent être
associées à tous nos Gouvernements.
Article 17: Les mensonges qui ont vécu 40 ans doivent être considérés comme
des vérités.
Article 18: Respectons le droit d’aînesse.
Article 19: Tout homme a deux beaux-parents: Les parents de la fille que l’on
n’a pas eue et la parole qu’on a prononcé sans contrainte aucune. On
leur doit respect et considération.
Article 20: Ne maltraite, pas les esclaves, accordez leur un jour de repos par
semaine et faites en sorte qu’ils cessent le travail à des heures
raisonnables. On est maître de l’esclave et non du sac qu’il porte.
Article 21: Ne poursuivez pas de vos assiduités les épouses: du Chef, du voisin,
du marabout du féticheur, de l’ami et de l’associé.
Article 22: La vanité est le signe de la faiblesse et l’humilité le signe de la
grandeur.
Article 23: Ne vous trahissez jamais entre vous. Respectez la parole d’honneur.
Article 24: Ne faites jamais du tort au étrangers.
Article 25: Le chargé de mission ne risque rien au Mandé.
Article 26: Le taureau confié ne doit pas diriger le parc.
Article 27: La jeune fille peut être donnée en mariage dès qu’elle est pubère sans
détermination d’âge. Le choix de ses parents doit être suivi quelques
soit le nombre des candidats.
Article 28: Le jeune homme peut se marier à partir de 20 ans.
Article 29: La dote est fixée à 3 bovins: un pour la fille, deux pour ses père et
mère.
Article 30: Venons en aide à ceux qui en ont besoin.
II – DES BIENS:
Article 31: Il y a cinq façons d’acquérir la  propriété: l’achat, la donation,
l’échange, le travail et la succession. Toute autre forme sans
témoignage probant est équivoque.
Article 32: Tout objet trouvé sans propriétaire connu ne devient propriété
commune qu’au bout de quatre ans.
Article 33: La quatrième mise-bas d’une génisse confiée est la propriété du
gardien.
Article 34: Un bovin doit être échangé contre quatre moutons ou quatre chèvres.
Article 35: Un œuf sur quatre est la propriété du gardien de la poule pondeuse.
Article 36: Assouvir sa faim n’est pas du vol si on n’emporte rien dans son sac
ou sa poche.
III – DE LA PRESERVATION DE LA NATURE:
Article 37: Fakombè est désigné Chef des chasseurs. Il est chargé de préserver la
brousse et ses habitants pour le bonheur de tous.
Article 38: Avant de mettre le feu à la brousse, ne regardez pas à terre, levez la
tête en direction de la cime des arbres.
Article 39: Les animaux domestiques doivent être attachés au moment des
cultures et libérés après les récoltes. Le chien, le chat, le canard et la
volaille ne sont pas soumis à cette mesure.
IV – DISPOSITIONS FINALES:
Article 40: Respectez la parenté, le mariage et le voisinage.
Article 41: Tuez votre ennemi, ne l’humiliez pas.
Article 42: Dans les grandes assemblées, contentez vous de vos légitimes
représentants et tolérez-vous les uns les autres.
Article 43: Balla  Fassèkè KOUYATE est désigné grand Chef des cérémonies et
médiateur principal du mandé. Il est autorisé à plaisanter avec toutes
les tribus en priorité avec la famille royale.
Article 44: Tous ceux qui enfreindront à ces règles seront punis. Chacun est
chargé de veiller  à leur application.
Noorinfo

Ben Ali réapparait … sur Instagram

BEN ALY

Vrai-faux compte ? Manipulation ? Stratégie de communication ? Le web tunisien est en ébullition depuis que des photos du président déchu Zine El Abidine Ben Ali sont apparues sur Instagram.

La Tunisie n’avait plus de nouvelles de Zine El-Abidine Ben Ali depuis des mois.

Le président déchu, qui a fui la Tunisie le 14 janvier 2011, a été donné malade, voire mourant par plusieurs rumeurs. Il s’était dit prêt à répondre à la justice. Et cela s’était arrêté là. Pas plus d’informations. Pas plus d’actualité. Jusqu’à ce 26 août.

Des photos sont apparues ce 26 août sur le réseau social Instagram. Des photos postées par Mohammed Ben Ali, qui ne serait autre que le fils de l’ancien président tunisien. Plusieurs clichés dans lequel l’enfant s’amuse avec des livres, un piano, etc. Et deux photos sur lesquelles il apparaît avec son père et qui dateraient d’avril 2013. Zine El Abidine Ben Ali, en pyjama rayé et cheveux plus noirs que jamais, semble couler des jours heureux dans sa paisible retraite saoudienne.

Il n’en fallait pas plus pour que le web tunisien s’enflamme. Opération de communication ? Faux compte Instagram ? Lubie d’un gamin bien dans son époque ? Manipulation de certaines éminences tunisiennes ou étrangères ? Les hypothèses les plus folles circulent.

Bien plus que le pied de nez que constitueraient une opération de communication de Ben Ali, au moment où la Tunisie, menacée par le terrorisme, traverse une crise grave, ce sont les commentaires nostalgiques sous les photos de Mohamed Ben Ali qui agacent les Tunisiens :

source:http://www.algerie-focus.com

URGENT : Décès à Paris d’Ely Cheikh Ould Momma

Deces - condoleances

Il a été annoncé mardi 27 Août courant à Paris, le décès de l’Erudit, Ely cheikh Ould Momma.Selon nos sources ce décès est survenu à la suite d’une longue maladie.

A cette douloureuse occasion, l’Agence Tawary d’Information présente ses condoléances les plus attristées à la famille du défunt et à toute la Mauritanie.

ELY CHEIKH OULD MOMMA

A Allah nous appartenons et à Allah nous retournerons

A cette douloureuse occasion, toute l’équipe de RIMWEB.NET adresse ses condoléances les plus attristées à la famille de l’illustre défunt, au peuple mauritanien et à l’ensemble de l’Umma islamique.

Wa Inna Lilahi Wa Inna Ileyhi Raji’oun

Martin Luther King :  » I HAVE DREAM  »

CREDITS

 

 

source : RFI