La HAPA statuera dimanche sur l’appartenance de l’un de ses membres

hapa-direction
La Haute Autorité de la Presse et de l’Audiovisuel se réunira dimanche prochain pour procéder à la nomination de ses différentes sous commissions.

Le Conseil, de la Hapa devrait aussi statuer sur le cas du journaliste Mohamed Abdallahi Ould Mohamed, ancien porte-parole de Ould Abdel Aziz durant la dernière campagne présidentielle nommé parmi le contingent du président de la République en même temps que Saleh Ould Dehmach et Ahmed Ould Samba désigné lui par le président de l’Assemblée Nationale.

Motif de l’examen Mohamed Abdallahi Ould Mohamed qui travaille à l’extérieur de la Mauritanie ne participe quasiment jamais aux réunions ordinaires du Conseil de la HAPA.

Source : Mauriweb

Inventeur du dispositif anti-fraude électrique : Baba Diarra reçoit un diplôme de reconnaissance de l’Aspit

fraude electrique
L’Agence sénégalaise pour la propriété industrielle et l’innovation technologique (Aspit) a remis, lundi, un diplôme de reconnaissance à Baba Diarra, l’inventeur du dispositif anti-fraude électrique dénommé « Kaarange ».

M. Diarra a reçu ce diplôme lors d’une cérémonie de présentation du prototype dudit dispositif organisée à Thiès. Son invention devrait permettre à la Société nationale d’électricité (Senelec) de parer à la fraude sur l’électricité.

« J’ai un don de Dieu, car je ne suis pas un ingénieur et je me suis forgé seul pour acquérir ces techniques qui m’ont permis, aujourd’hui, de pouvoir réaliser cette invention », a-t-il expliqué. Baba Diarra, âgé de 60 ans, est marié et père de 12 enfants.

Après son Brevet de fin d’études moyennes (Bfem), il avait intégré la Société textile sénégalaise (Sts) de Thiès. C’est en travaillant dans cette entreprise qu’il a fini par devenir un férus de l’électronique et de l’électricité. Il a également travaillé comme prestataire à la Senelec pour la pose de compteurs. C’est là que l’idée lui est venue de combattre la fraude sur l’électricité.

M. Diarra souhaiterait que son invention profite en priorité au Sénégal, même si certains pays limitrophes ne font pas mystère de leur intérêt pour sa création. Dans son allocution, il a rendu grâce a Dieu, avant d’adresser ses remerciements aux autorités et à tous ceux qui l’ont soutenu pendant qu’il travaillait sur ce projet.

Il a également fait un hommage à sa défunte épouse, Elysane Simone. Selon lui, cette enseignante a investi, 10 ans durant, tout son salaire pour le soutenir dans les moments difficiles, surtout lorsqu’il travaillait sur son invention.

(APS)

Source : Le Soleil

Lutte contre la Gabegie

DR.KANE
Jusque dans les premières années quatre vingt dix la rigueur, l’honnête, le sens des responsabilités, par lesquels on contribue, à n’importe quel niveau où on se trouve au développement, c’était là une Éthique Nationale.

J’ai été, dix sept ans durant, Directeur du Personnel du Ministère de la Santé, du travail et des Affaires Sociales, le développement des infrastructures Sanitaires avec l’entrée en service de l’Hôpital National, en 1966, j’ai recruté un nombre considérable d’Agents et mis en service des dizaines de Fonctionnaires.

C’est à ce titre que j’ai été nommé Membre du Conseil Supérieur de la Fonction Publique, dont le Haut Commissaire était Ahmed Killy.

L’esprit et les pensées étaient sains.

Avec l’avènement, en 1984, d’un nouveau chef de l’État, Maouya Ouls Sidi Ahmed Taya, la mondialisation, qui a bouleversé tous les Peuples de la Planète, a créé un esprit nouveau basé sur la corruption, le vol et tous les moyens sont bons pour acquérir quelques sous sans se soucier de ce qu’en a dit le Coran parole d’Allah.

En 1996 déjà, j’ai entendu, à coté du trésor public, des malversations relatives à des salaires et pensions de retraite. Je suis un retraité depuis 1992, connaissant les dispositions de la loi 61 016 du 21 janvier 1961 relative aux Pensions des fonctionnaires retraités, je suis surpris que le service des pensions ne réclamait pas le « certificat de vie » annuel pour chaque retraité ou alors un certificat de décès, dans ce cas, les épouses et les enfants, qui figuraient sur le dossier du Retraité bénéficient, selon les dispositions de la loi 61 016, d’une rente de la pension.

Il parait qu’un réseau de fonctionnaires et agents de la direction du budget, service solde et le trésor, s’est constitue pour mettre la main sur tous les bulletins de salaires ou de pension, qui n’ont pas été retirés par les titulaires, alors ce réseau émarge, au niveau de la caisse et engrange des centaines de millions d’ouguiyas.

Déjà, en 2005 avec le CMJD cette question parvient à certaines oreilles, mais l’effervescence du pouvoir, qui a changé fait que ce genre de question est relégué à plus tard donc le réseau continue à se sucrer sur le dos de l’État et aux noms de disparus licenciés ou révoqués dont les salaires et pensions continuent à être émis sans contrôle.

Ce n’est qu’en 2008 en Aout avec l’avènement du H.C.E de Mohamed Ould Abdel Aziz, Président, que la Gabegie doit être bannie avec la corruption. Alors en 2009, il est demandé à tous les retraités de disposer d’un compte bancaire pour le virement, désormais de leur pension. Il semble que même cette procédure cache une corruption, parce que les banques devront payer quelque chose, mais à qui ?

Ce sera fin 2012 que le service des pensions demande à tous les retraités un certificat de vie et copie de la nouvelle carte d’identité biométrique pour pouvoir bénéficier de sa pension de retraite. C’est une exigence formelle. Déjà, en 2009 lorsque les comptes bancaires ont été exigés on s’est aperçu que plusieurs milliers de pensions dont les titulaires ont disparu et le Président Mohamed Ould Abdel Azziz, au courant de la question, donna instruction à son Ministre des finances de récupérer ces fonds pour l’État.

Ainsi s’est arrêté le réseau.

Le ministre des finances devrait faire arrêter les fonctionnaires et agents qui ont pendant longtemps, volé les biens de l’État. Il n’est pas trop tard pour lancer une enquête pour connaitre et faire arrêter tous les auteurs de cette arnaque Nationale. Et ces derniers jours, je me suis aperçu que ce vol existe dans presque tous les pays africaines, Sénégal, Burkina Faso, Cote d’Ivoire, Cameroun, Guinée c’est donc partout.

Les propos de Mansour Sy Ministre sénégalais de la Fonction Publique et du travail, présentant les résultats d’un Audit, qui sont catastrophiques et, au Sénégal au moins, une enquête va être menée pour trouver les coupables et les punir.

L’esprit actuellement est dépravé à cause de cette mondialisation, que nos générations antérieures ne connaissent pas et ne parvenons pas à raisonner, conseiller et prévenir les nouvelles générations trop orientées vers le gain facile par tous les moyens. Vous ne trouvez pas de justifications devant Allah, n’oubliez jamais que cette rencontre est inéluctable.

Le Président
Dr Amadou Moctar Kane

L’énergie déployée actuellement par les membres du gouvernement en tournée à l’intérieur du pays

EDITORIAL DE BIL
L’énergie déployée actuellement par les membres du gouvernement en tournée à l’intérieur du pays suffira-t-elle à donner au pouvoir du président Aziz un coup de jeune dont il a visiblement besoin après six ans de règne, émaillés de scandales en tout genre ?

Le message quasi obsessionnel de grand intérêt pour les pauvres et de réalisations pharaoniques en leur faveur, chanté en chœur par les membres du gouvernement dans tous les coins du pays, va-t-il faire oublier les dossiers de la drogue et ceux de malversations martelés à longueur de journée par l’opposition ? Apparemment, cela ne suffit pas, dans la mesure où le président de la République s’apprête, lui personnellement, à monter au créneau dans le cadre de son show annuel : Rencontre avec le peuple. Cette année, la manifestation se déroulera à Néma, suivie, parait-il, d’une visite dans les départements du Hodh Charghi.
Y-a-t-il du nouveau pour justifier une aussi grande agitation. Certainement pas ! Le président doit répéter exactement le même discours ventilé par les ministres pendant tout ce mois du Ramadan. Une manière, parait-il, d’occuper le terrain face à leurs adversaires muets par les temps qui courent. Plus que cela, il semble que le régime est entré dans la préparation de la présidentielle à laquelle son champion est sans doute candidat.
Il est difficile en effet de croire que l’armée de ministres envoyés sur le terrain à un objectif beaucoup plus ‘’noble’’ que la simple campagne pour les candidats de l’UPR aux législatives et municipales. Certains s’interrogent même si l’on ne se dirige pas vers l’organisation de la présidentielle avant les autres élections. C’est plus rassurant pour celui qui compte bien rester au pouvoir.
Mais quelque soit le calcul  fait par le président Aziz, il serait plutôt mieux de pacifier la scène politique à travers une ouverture vers les autres, ses opposants, avant toute autre manœuvre. C’est utile et nécessaire pour lui et pour le pays.

LA GÉOGRAPHIE DE LA FEMME

FEMME - GEOGRAPHIE

 

Entre 18 et 25 ans

La femme est comme le Continent africain:
Une moitié a déjà été découverte tandis que l’autre moitié
cache une beauté encore sauvage et des deltas fertiles ..

Entre 26 et 35

La femme est comme l’Amérique du Nord :
Moderne, développée, civilisée
et ouverte aux négociations.

Entre 36 et 40

Elle est comme l’Inde :très chaude et sûre de sa beauté.

Entre 41 et 50

La femme est comme la France:
plus rien à découvrir, mais beaucoup d’amateurs pour la visiter quand même.

Entre 51 et 60

Comme l’ex-Yougoslavie, elle a perdu la guerre, est tourmentée par les fantômes du passé,
mais s’engage dans sa reconstruction.

Entre 61 et 70,

Elle est comme la Russie:
spacieuse, sans gardes frontières.
La couche de neige cache de grands trésors.

Entre 71 et 80

La femme est comme la Mongolie :
elle possède un passé glorieux, de nombreuses conquêtes,
mais n’a plus d’espoir pour l’avenir.


Et après, elle est comme l’Afghanistan:

tout le monde sait où ça se situe,
mais personne ne veut y aller.

La Géographie de l’Homme maintenant :

Entre 15 et 80 ans, l’homme est comme CUBA :

Il est gouverné par un seul membre !!!

————————————————————————————————————————–IL Y  EN A D’AUTRES  QUI DISENT  QUE  LA FEMME:

1– Entre 15 et 18 ans, la Femme est comme l’Afrique : à moitié
sauvage, naturellement belle.
C’est la mine d’or que tous veulent explorer.

2– Entre 19 et 21 ans, la Femme est comme l’Amérique :
développée et ouverte à tout genre de négoce. Le marché est
conquis par le plus conquérant.

3– Entre 22 et 25 ans, la Femme est comme l’Italie : sensuelle,

décontractée, épanouie. Convaincue de sa beauté, elle se
prend vraiment au sérieux. C’est elle qui dicte ses principes
aux soupirants.

4– Entre 26 et 34 ans, la Femme est comme la France : fière
d’elle, elle se prend pour le nombril du Pape, car elle est un
territoire enviable que plusieurs voudraient visiter, ou aller
chercher fortune.

5– Entre 35 et 40 ans, la Femme est comme la Yougoslavie : la
guerre est aujourd’hui perdue. Les erreurs du passé la
hantent. De gros travaux de reconstruction doivent être
lancés. Désormais flexible, la porte est ouverte à tous ceux
qui voudraient y investir.

6– Entre 41 et 45 ans, la Femme est comme la Russie étendue,
aux limites incontrôlées. Mais le climat froid décourage les
visiteurs.

7– Entre 46 et 50 ans, la Femme est comme la Mongolie : un
glorieux passé, de grandes conquêtes, mais hélas plus
d’avenir. Elle raconte son histoire au passé.

8– Âpres 50 ans, la Femme est comme l’Afghanistan : tout le
monde sait où elle se trouve, mais personne ne veut y
aller…même pas les alliés d’hier…

Don de L’ONG Direct AID à 163 familles mauritaniennes

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Trois ONG Mauritaniennes  (ADPDH, ABSER, ASMELM) ont procédé à la distribution de don alimentaire de Direct AID au profit de 163 familles démunies ce 23 juin au 6e.

Au total, Direct AID présente en Mauritanie depuis 2008 a fait dont de 17 sacs de riz, 21 cartons d’huile, et 8 sacs de sucre à 3 ONG dont  l’Association pour le développement et la Promotion des Droits humains (ADPDH), Association pour la Santé de la Mère de l’enfant et la lutte contre la malnutrition(ASMELM) et Association de Bienfaisance pour le soutien aux enfants de la rue(ABSER) . Face aux difficultés d’accès souvent au financement, ces associations « bousculent » souvent les partenaires afin de venir en aide à des populations vulnérables notamment durant le carême.

Les 163 familles dont la situation est jugée « précaire » selon Hawa Sidibé présidente de l’ADPDH. Des familles bénéficiaires qui proviennent de Dar naim, Arafat, Ryad, El mina et Sebkha. Elles ont reçu des denrées alimentaires en guise de soutien durant ce mois béni de ramadan dans le cadre de l’activité humanitaire de l’ONG Koweitienne qui  offre chaque année un don de rupture du jeûne à 6000 familles mauritaniennes. L’ONG donatrice  qui estime son estime son investissement à ce jour à 4 milliards d’UM d’investissement procède en outre à la distribution de 2000 moutons pendant chaque Takaski en Mauritanie.

La pauvreté saute aux yeux à Nouakchott

L’extrême pauvreté sévit belle et bien dans la capitale mauritanienne. Cette pauvreté qui « se multiplie à Nouakchott » selon Hawa Sidibé a pour conséquence la délinquance notamment juvénile, l’insécurité ou encore le divorce. Cette dernière pour donner du poids à ses propos va jusqu’à dire que « des gens cuisinent souvent des poulets pourries faut de moyens ». Une façon de dire que la pauvreté saute aux yeux dans la capitale des milles poètes. Une réalité de vulnérabilité qui s’explique notamment par « l’exode massif » sur la capitale constate ainsi  Aminetou Mint Sidi présidente de l’ASMELM.

Cette distribution a été l’occasion d’évoquer par ailleurs la vulnérabilité des femmes. Ainsi selon Aminetou Mint Sidi de L’ASMELM : « Il faut aider les femmes à avoir un métier, à être indépendante, à travers la mise en place d’activité régénératrice de revenus car la femme est le pilier de la famille » conclut t-elle.

Au delà de ce soutien ponctuel durant ce mois béni, de telles actions doivent être pérennisé afin de soutenir ces genres de bénéficiaires pour qui  « ce soutien est toujours utile car tout est chèr pour les familles pauvres ». Une conviction partagée par Aminetout Sylla présidente Association de Bienfaisance pour le soutien aux enfants de la rue(ABSER) créée en 2008. Elle dont l’Association offre une aide de ce genre pour la 1er fois estime que « cette distribution n’est pas suffisante mais cela vaut mieux que l’inaction » dit-elle.

 

Awa Seydou tra

RIMWEB

RIMWEB VOUS Y MENE EN IMAGES………….

Le 1er Congrès du SNEM : Priorité du syndicalisme de lutte

snem-biram
Le Syndicat National des Etudiants de Mauritanie (SNEM) créée en 2006 a tenu son 1er congrès les 7- 8 juillet dernier sous le thème : « Pour un syndicalisme étudiant de lutte ».

Dans un mot tenu lors de la clôture des travaux de ce congrès, le secrétaire général du SNEM, Boubou Thiam tout en incitant son organisation à «  se battre pour ses droits » a adressé des remerciements aux partenaires (CUN, MAPROM) et aux intervenants : Dr Ba Mamadou Kalidou, Birame Ould Dadh Ould Abeid,  président de IRA Mauritanie, Ladji Traoré, Secrétaire général APP, Birame, Me Fatimata Mbaye , secrétaire général de l’APP, et Dame ba, membre fondateur du SNEM.

« Un étudiant qui ne lutte pas ne se prépare pas à la citoyenneté »

« Il nya pas de syndicalisme de lutte sans combat » telle est la conviction du Dr Ba Mamadou Kalidou professeur à la faculté des lettres de Nouakchott. Pour ce dernier tout syndicalisme de lutte repose sur une phase de « négociation » et une autre dite de « pression ». Pour ce dernier, toutes formes de syndicalisme de lutte doivent respecter «  les normes d’égalité, de justice et d’unité » pour avoir une durée de vie. D’après Dr Mamadou.K.B, le syndicalisme repose aussi sur la nation de masse, de légitimité , de résultat d’où le recours au concept : « Une attaque contre un seul, c’est une attaque contre tous ».

Tout en incitant les étudiants à contribuer à la consolidation de la vie de leurs cités, le prof Ba recommande aux étudiants : «  de garder la distinction des formes » en un mot agir dans les normes  afin de toujours légitimer leurs actions de revendication.

Le président de l’IRA Birame Ould Dadh Ould Abeid a fait une mise au point lors de son intervention :

« La lutte syndicaliste est avant tout politique » selon Ladji Traoré, Secrétaire général APP qui s’st désolé du manque de diversité de la salle. Un constat qu’il formule en ces termes : « Il nya pas de lutte victorieuse sans unité » comme pour demander aux étudiants de s’ouvrir aux autres communautés afin de traduire en acte la diversité culturelle du pays.

Jeunesse et droits de l’homme

Un des membres fondateurs du SNEM , Dame Ba a orienté son exposé sur « Jeunesse et droit de l’homme ». Pour cette personne ressource « La RIM exige que la jeunesse s’engage aujourd’hui » en faveur de la promotion des droits humains persuadé que «  le syndicalisme estudiantin est bien nécessaire pour l’acquisition des droits humains ».   

« Le mouvement syndical, c’est la raison d’être d’un étudiant » voilà le message clé adressé par Fatimata Mbaye, Présidente de l’AMDH (Association Mauritanienne de Droit de l’homme)  à l’assistance. Pour cette promotrice des droits de l’homme, les choses sont claires : « les universités ont un mot à dire dans les changements sociaux» avant d’ajouter  que le syndicalisme de lutte est une force contestataire qui prépare le relais en léguant « le combat ».

Au terme de ce propos , les membres du SNEM ont fait la surprise à Me Fatimata Mbaye en lui dédiant ce congrès où une minute de silence a été observée en la mémoire de Penda Gakou, une jeune mariée de 20 ans, violée et tuée avril dernier à Nouakchott.

La clôture de ce congrès a été aussi marquée par le lancement d’un featuring dédié au SNEM par les artistes Yéro Abdoulaye Sow et Ziza Gueye intitulé « Mili’temp ». Un duo musical qui vise à soutenir le Syndicat National des Etudiants de Mauritanie.

 

Awa Seydou

Cercle Citoyen des Jeunes Mauritaniens

CCJM-LOGO
Mesdames, messieurs,
Dans le souci de rassembler la jeunesse mauritanienne, toute la jeunesse mauritanienne autour d’idées et de propositions allant dans le sens du redressement de notre pays et de l’amélioration du quotidien des populations, nous lançons un mouvement citoyen.

Ce mouvement se veut non partisan et non communautaire, représentatif du peuple mauritanien dans son ensemble et ancré sur les réalités locales, il sera force de propositions et d’actions. Propositions de pistes en vue de l’unité nationale, actions concrètes au bénéfice des populations et un meilleur relai de leurs doléances.

Le choix de cet engagement n’est motivé que par notre volonté de nous prendre en charge et d’assumer pleinement nos responsabilités en contribuant à l’édification d’une Mauritanie nouvelle. Une Mauritanie réconciliée avec les valeurs de citoyenneté, de mérite, de travail, entrepreneuriat et d’innovation. Cette place qui nous revient doit être honorée de façon effective.

Nous lançons un appel à tous ceux qui se reconnaissent dans ce projet d’appropriation de notre destin et du refus d’être des spectateurs de la politique dans son acception la plus ignoble. Nous leur invitons à se joindre à nous pour la transformation de notre société et pour l’élaboration d’une Mauritanie unie et respectueuse des droits de chacun.

Nous appelons tous ceux qui croient à l’opportunité d’un tel mouvement et de sa nécessité à manifester leurs adhésions, et à nous faire parvenir leurs propositions en vue de sa concrétisation. Notre démarche se veut participative, et toutes les idées sont bonnes dès qu’elles se veulent constructives.

Une page Facebook a été créée à cet effet, et une adresse mail est à votre disposition mouvement.ccjm@gmail.com. Merci de nous faire parvenir vos coordonnées via ces canaux, on ne manquera pas d’entrer en contact avec vous très prochainement.

Vous pouvez également entrer en contact avec les personnes suivantes pour des renseignements.

– Youssouf Kebe : youssouf.kebe9@gmail.com / 222 20 57 77 89
– Saidou Diallo : 33 610 43 83 74
– Abdel Kader O/ Abderahmane : 222 33 47 17 20
– Boye Seidou Nourou: Sboye10@gmail.com / 222 44 24 92 97

Nouakchott le 02/07/2013

Source : Saidou Diallo

‘Caravane, Meeting, ou accouchement douloureux d’une souris’ ? Clarification

poltics
Un Meeting a été organisé à M’Bagne, le 5 juillet 2013 par un clan de cadres militants de l’UPR. Une certaine presse taillée sur mesure, habillée à n’en pas douter, a été utilisée, tambours battants pour tenter d’enjoliver les ‘’tours et contours’’ de ce Meeting tenu au Chef – lieu du département de M’Bagne.

Ce département de M’Bagne, jadis, Canton des Yirlaabe / Hebbiyaabe, offre à notre cher pays, des potentialités importantes qui, rationnellement mises en valeur, peuvent contribuer, tant soi peu, au développement économique et social harmonieux de la Mauritanie.

De toute la Mauritanie, du Nord au Sud, où l’on s’accepte, se regarde et se parle par ‘’guitlakk, mbiimi, n’kô, et manee’’.

Fière de ses filles et de ses fils, les populations du département de M’Bagne ont toujours été présentes à l’heure de la construction nationale et à chaque fois qu’il s’est agi de jeter les bases d’un Etat moderne, soucieux de préserver son unité nationale, de rendre une justice sociale équitable pour tous, de répartir équitablement ses ressources, de défendre l’intégrité de sont territoire national, d’assurer la paix, la sécurité, de gérer au mieux sa souveraineté et d’asseoir les bases d’un développement durable.

L’engagement de ces populations pour l’amour de leur patrie date d’avant l’indépendance et ne s’est jamais démenti, en dépit des ombreuses vicissitudes qui ont marqué la vie de notre nation, en 53 années d’existence, dont les dix premières, ‘’contre vents et marées’’.

Pour tout ce qui vient d’être dit, des preuves matérielles sont disponibles pour toute vérification souhaitée. Après avoir décliné la carte de visite du département de M’Bagne pour camper le décor, venons en aux faits.

‘’ Caravane, Meeting, ou accouchement douloureux d’une souris’’ ? :Clarification

Cette clarification est élaborée par des cadres militant dans l’UPR et de ses sympathisants d’une part, et d’autre part, par des cadres d’autres formations politiques présentes sur le terrain avec une carte de visite respectable sur l’échiquier politique du département de M’Bagne.

Leur dénominateur commun s’appelle : rejet du ‘’caméléonisme’’, synonyme de traîtrise et de trahison, refus du mensonge, de l’usage du faux, de l’amalgame, des intrigues, de la division et de l’imposture.

Ou, en positivant les choses, ce qui unit et rassemble tout ce beau monde, c’est la recherche accélérée du développement du département de M’Bagne sur tous les plans, dans un climat propre et serein où toutes les activités à mener en direction des populations laborieuses sont frappées du sceau d’une saine émulation.

Par extension, c’es cette vision étant que ces cadres souhaitent partager au niveau régional et national.

But de la clarification :

– donner une lecture des faits réels sur le terrain, faits que nous estimons ignorés ou insuffisamment connus de beaucoup d’observateurs. D’où, une nécessaire clarification de certaines confusions distillées de bonne foi ou créées et entretenues à dessein, en indiquant les contre – vérités, les non – dits ; en dénonçant la déformation des faits, mais aussi et surtout, en rejetant la méthode du racket utilisée ;

– présenter notre analyse de la situation avant, pendant et après Meeting en mettant en évidence les itinéraires tortueux de ceux qui croient qu’il suffit de parler le premier et de façon tonitruante pour avoir raison et noyer la voix des autres. Oubliant que ceux – savent nager et que c’est seulement par scrupules qu’ils rechignent à employer des méthodes obscures dont les auteurs qui ne voient pas plus loin que le bout de leur nez, définissent la politique comme ne pouvant être que ‘’penetigi e puuyka tigi !

A l’évidence, ils n’ont rien compris et c’est pourquoi, placer le sort de nos populations laborieuses dans les mains de ces ‘’gens là’’ c’est faire courir des risques considérables à ces mêmes populations, sans compter les impacts négatifs inévitables au plan régional et national pour leur parti actuel qui ne le sera plus demain. Wait and see, qui vivra, verra.

– tirer quelques conclusions assorties de recommandations motivées.

1. Contexte : Baba Ghouré (BBG) – voir portrait robot à la fin – tente de renaître de ses cendres après sa déroute aux dernières consultations législatives et municipales dans le département de M’Bagne. C’était, il y a seulement 7 ans…

Bref rappel des faits :

 Consultations 2006 : ledit ‘’baron ‘’ du journaliste ‘’Dalaï – Lama’’ version locale est, à plate couture:

• Battu comme candidat maire de Bagodine, dans sa commune et aux pieds de ‘’sa colline’’ Deklé ;

• Battu candidat député du département de M’Bagne.

L’alliance des forces du progrès l’a terrassé dans un tas de cendre pour qu’il ne puisse pas nier sa chute et lui , a fait croquer des ‘’grains d’indigo’’ : ‘’tagasrâît’’/ mbettêya en hassânîya, baali kaatandiri en pulaar.

Se sentant perdu car sa ‘’retraite est coupée et tous ses chemins pris’’, il cherche à renaître de ses cendres. C’est son droit. Surtout que ses adversaires d’à lors n’étaient pas méchants et ont peur de Dieu.

Ils ne cherchaient pas sa peau estimant qu’il est l’un des leurs et ils gardent l’espoir qu’il pourra peut être un jour faire du bien en faveur de la population, ne serait-ce que par erreur. Et après tout, comme disait l’autre : « l’homme est perfectible sur une échelle allant de 0 à 100 » !

 Présidentielles 2009 : BBG prend langue avec le camp du candidat Aziz et roule pour lui, on temps, avant de retourner sa veste en faveur du candidat Ely Ould Mohamed Vall ! Allez savoir pourquoi !

Le candidat Aziz est élu président de la République. Le coureur BBG qui confond vitesse et précipitation lui revient, à grandes enjambées, essoufflé, certes, mais déterminé à jouer son ‘’ va – tout’’. En effet, craignant de fondre comme beurre au soleil, il fallait, en 2 temps trois mouvements, chercher à s’abriter à l’ombre. No coment !

 Vague de ralliement en 2013 :

 29 Mai 2013 : Nouakchott (l’hôtel ‘’Khâter’’) : ralliement de jeunes du département de M’Bagne à l’UPR, boudé par BBG et son groupe ‘’ au motif’’ que l’initiative émane de ces jeunes eux – mêmes.

 14 juin 2013 : M’Beydîya, ralliement à l’UPR. Ces nouveaux militants, connaissant bien le ‘’Bâbaghouréisme’’ de leur voisin immédiat jugent sa présence indésirable à leur cérémonie. Pas question disent – ils de lui donner l’occasion de récupérer notre initiative, comme il a fait tant de fois avec d’autres. « Il vous utilise pour monter’’, puis, donne un coup de pied à l’échelle pour vous empêcher de gravir une marche »

Le Secrétaire général de la section UPR de M’Bagne et la secrétaire générale de la sous – section UPR de Bagodine, acquis à la cause, se sont solidarisés avec ce dernier et n’ont donc pas assisté à la cérémonie du ralliement, malgré la présence du fédéral UPR du Brakna pour accueillir les nouveaux militants.

 22 Mai 2013 : Nouakchott (hôtel Wissal) : ralliement de jeunes du département de M’Bagne au parti ‘’Sursaut’’. Beaucoup de ces jeunes ont déserté les rangs de l’UPR. Se sentant étouffés au plan local par des pratiques divisionnaires et des calculs opportunistes de BBG au niveau du département.

Il n’en fallait pas plus, la poche trouée aidant, pour imaginer Caravane et Meeting devant permettre d’aller se pavaner dans le département et de montrer ses ‘’muscles’’. A ce sujet, son journaliste la plume écrit : « … pour démontrer aux adversaires et autres détracteurs que BBG est le seul patron du navire UPR au niveau du département de M’Bagne sur lequel il garde la main haute ».

L’objectif de BBG’ tenter de renaître de ses cendres’’ a trouvé en ‘’ la Caravane et Meeting’’ le support pédagogique, médiatique, mais aussi et , surtout, financier, les temps étant devenus durs, durs, et la ‘’mare ayant tari où buvaient les troupeaux’’.

2. Organisation de Caravane :

Les préparatifs de la caravane ont fait l’objet de plusieurs réunions à Nouakchott. Les démarches et réunions tenues dans ce cadre n’ont concerné que BBG et son clan, les autres militants de l’UPR, appartenant à la même formation politique, et à quelque niveau que ce soit, n’ont pas été associés.

Le caractère clanique de ces préparatifs est manifeste et générateur de sources de frustration, de tensions et de division au détriment du parti.

Comme tout ce qui se fait finit par se savoir, les responsables du parti en ont été informés et leur attention a été attirée sur ce qui se tramait dans l’ignorance totale des principes et règles régissant le bon fonctionnement des activités du parti, et les conséquences qui peuvent en découler au détriment du parti.

Les textes prévoient de sévères sanctions à de tels manquements commis sur fond d’indiscipline caractérisée : boycott de ralliements à l’UPR, pratiques divisionnaires et provocations permanentes des militants UPR qui affirment leur indépendance et autonomie de pensée et d’action militante.

3. Méthode de mobilisation des ressources :

Pour obtenir les ressources nécessaires à l’exécution du programme prévu et dans le contexte décrit plus haut, BBG et certains de ses principaux lieutenants ont décidé :

– Que chaque membre UPR de son clan mette la main à la poche, suivant une règle graduelle, et ce, quelle que soit sa situation matérielle actuelle ;

– Que BBG et ses principaux lieutenants forment une délégation pour une quête, avec des cibles bien choisies : membres de gouvernement, officiers supérieurs supérieurs de l’armée, autres bonnes volontés.

Du début à la fin de cette opération de ‘’Racket ‘’ puisque c’est de cela qu’il s’agit, règne une forme de chantage et d’intimidation psychologique, morale et politique insupportable à l’endroit des personnes ‘’rackettées’’. Ce racket a permis à ses auteurs d’amasser un pactole de plus de 3 000 000 d’UM (Trois millions) destinés, selon la justification présentée à organiser une caravane ‘’à nulle autre pareille’’ et de tenir un meeting dans chacun des chefs-lieux des 4 communes.

Nous, rédacteurs de cette clarification, dénonçons et condamnons fermement la pratique du ‘’faandu almuudo’’ sous forme de racket des militants du parti dont les moyens ‘’sont déjà ce qu’ils sont’’ et des haut gradés de l’armée nationale à des fins propagandistes.

Racket : plus jamais ça !

Nous, rédacteurs de cette clarification, lançons un vibrant appel à tous les amis qui aiment et respectent le département de M’Bagne de ne plus accepter de se laisser racketter à des fins propagandistes par quelque acteur politique qui soit, pratiquant la manche au nom du département de M’Bagne !

Cette pratique est dévalorisante autant qu’elle est irrationnelle, surtout quand on sait que l’utilisation des fonds obtenus de la sorte n’obéit à aucune règle de saine gestion. Les ‘’rackettés’’ auront-ils la moindre possibilité de savoir comment leur argent a été dépensé ? En reste – il ? Si oui, quelle en est la nouvelle affectation. Ou bien la réponse sera : ‘’entamé, mi – mangé, tout fini’’ ?

En guise de conclusion sur ce point :

A BBG nous disons ceci : Hayso beelel horii, faandu almuudo tufaneede falnde MBaany yoo dokku !

So neddo alaa, yoo dengko !

4. Déroulement de la Caravane et des meetings :

Point de meeting à Garalol, à Hijâj et Bagodine non plus. Ceci est un constat. Ce qui n’a pas été réalisé doit être expliqué, mais aussi et surtout justifié, par respect aux personnes qui ont cru que les choses allaient se passer comme il leur a été dit au moment où elles ont mis la main à la poche. Les raisons objectives qui ont empêché la caravane de se déployer à Garalol, Hijâj et Bagodine sont connues et les documents écrits et signés s’y rapportant sont disponibles pour qui voudra les consulter.

Meeting à M’Bagne :

• des coups de poing ont bien trotté. Posez la question à celui qui a tenté d’arracher la banderole portant : « Vive Aziz ! Bocar dégage ! », intervention de la police, interpellation et relaxation sur instructions parties de Nouakchott ;

• constat : ‘’M’Bagne ville morte’’. Au Meeting la présence de personnes extra département a été notée. Le taux de participation très moyen à faible du fameux Meeting de M’Bagne doit être expliqué autrement que par des gesticulations ou des faux – fuyants ;

• Des injures publiques ont été proférées à l’endroit de Ba Yéro Sidi dit Bellou par des ‘’commandos’’ préparés pour cela. Violence verbale donc qui a failli se transformer en une agression physique.

Et n’eût été l’interposition énergique du fédéral et des autres membres de la délégation officielle du parti, ‘’du sang aurait coulé’’ dont personne ne pouvait en prévoir les conséquences.

Soit dit en passant, Mr Ba Yéro Sidi dit Bellou a été instamment invité par les membres de la délégation et le fédéral du Brakna pour lui délivrer un message émanant des instances supérieures du Parti.

Il convient aussi de rappeler que Mr Ba Yéro Sidi dit Bellou fait partie des premières personnes qui ont soutenu le candidat Aziz en 2009, qu’il s’est pleinement impliqué et a investi ses moyens personnels pour contribuer à la victoire du candidat Aziz dans le département de M’Bagne à un moment où, BBG et les siens battaient campagne pour le candidat Ely, adversaire de Aziz !

• type de thèmes et messages véhiculés par BBG et son clan pendant le Meeting :

« Nous avons dit au président du parti et aux ministres du gouvernement, notamment au PM, que le département de M’Bagne… n’est presque pas représenté…. Nous espérons que ces dysfonctionnements seront corrigés, avant les élections prochaines… les militants et sympathisants de l’UPR doivent voter massivement pour ce parti parce que les promotions de vos fils dépendent des scores qu’ils réaliseront chez eux.

« Si vous réussissez aux prochaines élections à faire triompher l’UPR, vous obtiendrez encore plus, mais si vous échouez, vous n’aurez rien » ! C’est à se demander qui décide ? Quelles promesses ? De quelles assurances se ‘’vautre’’ BBG pour parler de la sorte, même, à son clan ? Voici le débat du Meeting et son niveau. En fait, en place et lieu de débat, c’est une Peut considérer ‘’salade niçoise’’ qui a été servie au Meeting qui a fait jaser !

Questions :

Mais, où est donc or ni car’’? Pour dire où sont les intérêts des populations du département de M’Bagne dans tout ça ? La prise en compte de leurs préoccupations prioritaires et quotidiennes qui ont pour noms : pauvreté grandissante, insécurité alimentaire et malnutrition aiguë, insécurité foncière, maladies, manque de papiers d’état civil, pour ne citer que cela.

5. Résultat : Pour évaluer correctement un résultat, il y a un minimum de critères pertinents à prendre en considération : Objectif (s), Quelle Stratégie / Approche, moyens employés (moyens humains, matériels et financiers), taux réel de participation, type et qualité de messages délivrés, et le cas échéant, degré de réceptivité, etc…

Le moins qu’on puisse dire est que la prestation de la ‘’presse habillée’’ utilisée pour couvrir l’événement n’a pas répondu aux attentes dans la mesure où ces questions poignantes et légitimes à la fois n’ont pas été traitées avec la rigueur et le professionnalisme requis.

Pour notre part, voici ce que nous avons retenu :

– Nombre de meetings initialement prévu au programme : 4 (quatre):

Garalol, Hijâj, M’Bagne.

– Nombre de meetings finalement réalisé : 1(un), soit un taux de réalisation de 25 %. Cet indicateur quantitatif a parlé et son langage est plus clair que celui qui a été utilisé par la presse habillée. Il reste l’indicateur qualitatif. Comme dit plus haut, ceux qui ont mis la main à la poche et ceux dont on utilise les noms en parlant ‘’haut et fort’’ ont le droit de savoir ce qui s’est réellement passé.

Des comptes leur sont dus, à moins d’y renoncer, de gré ou de force. De l’avis du plus grand nombre, y compris les honorables missionnaires du parti, le résultat du Meeting a été très moyen. Qu’à cela ne tienne, la presse habillée a préféré être plus royaliste que le roi pour présenter ce résultat comme ‘’la réussite du siècle’’ !

Soit ! so ngaari feriima deku, ko noon waawata waade. C’est de bonne guerre! Mais cela ne changera rien au prix du mouton car le véritable résultat est bien connu de qui de droit, avec marque et modèle déposés.

Les hautes personnalités invitées à ‘’cor et à cri : le Président du parti, le Secrétaire général du parti, le Ministre des finances, ne sont pas venues. Si nous interrogeons l’indicateur ‘’ rapport coût / Efficacité’’, force est de constater que dépenser plus de 3 millions de nos UM en 2 h de temps de Meeting et pour le résultat que l’on sait, n’est ni efficace, ni efficient.

Ceux qui sont forts en écriture ne doivent pas faire porter le chapeau à Cilbe M’Baany Sammba, car nous savons que M’Bagne, M’Bagne que nous connaissons et aimons, n’est pas un puits sans fond. M’Bagne n’a certainement pas avalé les 3 millions et ‘’poussière’’ en moins de 2 heures de Meeting !

Enfin, soyons sérieux pour juger valablement de ce résultat. L’application de l’indicateur ‘’ rapport coût / Efficacité’’ tire une conclusion différente de celle du ‘’journaleux’’ habillé qui ne s’est pas offusqué d’écrire que « le Meeting a été une réussite totale sur tous les plans ». C’est à se demander s’il n’a tout simplement pas confondu ‘’Angleterre et Pomme de Terre’’.

A propos de la participation, ’journaleux’’ habillé ne se gêne pas d’écrire : « plusieurs centaines de participants». Nous vous demandons d’oser donner un chiffre, chacun des corps (police et gendarmerie) présents produit au moins un rapport sur ce genre d’événement . Pourquoi n’avoir pas demandé leur collaboration pour éviter de ‘’pédaler à côté de la bicyclette’’ ?

A une échelle plus fine, quelle était la tranche d’âge dominante de l’audience ? Les jeunes, voire les ‘’tout petits’’ et les écoliers n’étaient – ils pas les plus nombreux, les vacances et l’absence de travaux champêtres aidant ? Le relever et le souligner ne ‘’troue pas la poche’’! Le nombre des personnes, par village, est aussi connu, une liste nominative a été dressée, elle est aussi disponible pour qui voudra la consulter.

Ceci peut faire taire plus facilement ceux qui ont un ‘’amour démesuré des lettres’’ par rapport aux chiffres ! Les premières qualifient, les seconds quantifient, mesurent et ne s’attardent pas, outre mesure, sur la nature du sexe des anges.

A l’endroit de la plume qui a écrit : « Meeting organisé et financé par les cadres du département de M’Bagne militants UPR ». Revoyez votre copie à la lumière des éléments fournis au point 3 sus – mentionné. S’agissant du « fédéral du Brakna…. L’homme d’affaires marabout charlatan de Niabina… Beaucoup d’argent a circulé de l’un vers l’autre, etc ; » !

Vous avez manqué de respect à de hautes personnalités du département et avez utilisé des termes diffamatoires, sans preuve aucune, et dans le but évident de plaire à tel en portant, sciemment, un grand préjudice moral à autrui. Sachez que vous portez l’entière responsabilité de vos propos et que ces personnes sont capables de se pourvoir en justice, et pour votre information, cela ne va pas tarder.

« Du soutien indéfectible des présidents des 4 sous – sections du département »: rien n’est plus faux que d’écrire cela.Trois présidents (Garalol, Hijâj et M’Bagne) sur 4 des sous – sections ont boudé la caravane quand celle – ci est passée dans leurs villages respectifs. Les intéressés n’ont accepté de venir au Meeting de M’Bagne que par respect et devoir de militant discipliné pour accueillir le fédéral de leur parti et la délégation du parti venue de Nouakchott. Au moins, deux preuves à cela : deux correspondances écrites, signées des intéressés et à notre disposition, adressées :

• A SE Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz, Président de la République : Objet : Réitérer leur soutien et à son programme et attirer son attention sur certaines questions d’ordre général, lettre du 16 Mars 2013 ;

• Au Président de l’UPR : Objet : attirer son attention sur de sérieux dysfonctionnements du parti au niveau départemental, lettre du 3 juillet 2013. Dangers et revers de l’approche clanique de BBG au sein d’une même formation politique, en l’occurrence l’UPR dans le département de M’Bagne :

Tout militant sincère qui se respecte et respecte ses camarades sait qu’il existe un cadre de concertation et d’échange opérationnel au niveau de la structuration du parti UPR, pourquoi , pourquoi, pourquoi ne pas les utiliser pour associer tous ses militants s’il ne s’agit que de travailler à l’élargissement de sa base et d’entreprendre des actions saines pour le parti et d’intérêt général pour les populations du département ?

Est – ce bienséant et constructif d’organiser caravane et meeting sous la bannière de l’UPR dans le département de M’Bagne en tentant de marginaliser le Sénateur UPR, et M’bagnois ‘’pur sang’’, de surcroît?

Est – ce bienséant et constructif d’organiser caravane et meeting sous la bannière de l’UPR dans le département de M’Bagne en cherchant à en isoler le Maire Central, Maire UPR, dynamique, ‘’cheval toujours gagnant chez lui et honorable hôte de tout visiteur politique officiel de la Commune de M’Bagne? Est –il courtois et politiquement correct d’ignorer la députée (PRDR) du département à cette occasion ?

Enfin, est –il courtois et politiquement correct d’ignorer royalement les leaders politiques de l’UDP, membre actif de la majorité présidentielle, et d’autres acteurs politiques de référence dont certains sont des militants UPR de première heure, chevronnés, qui se sont rangés aux côtés du candidat Aziz avec leurs propres moyens, selon les cas, contrairement à BBG qui a jeté son dévolu sur l’honorable candidat Ely Ould Mohamed Vall, au vu et au su de tout le monde !

Ils sont légion ce profil de militants UPR, et sympathisants, au niveau du département de M’Bagne, dont :

– L’engagement est sincère, et par conséquent fidèle et durable ;

– La foi et le soutien solide au programme du Président élu, SE Mohamed Ould Abdel Aziz ne fait pas l’ombre d’un doute;

– Le travail quotidien permet de maintenir leurs militants et d’élargir la base de leur parti en tenant compte sans réclamer de contre – partie, à tout bout de champ.

Et cela, ‘’sans trompettes ni tambours’’, sans fanfaronnades et sans arrogance de quelque nature que ce soit. Tout le contraire de BBG, aux relents féodaux et chasseur de prime attitré. Ce qui fait dire aux nombreux candidats qui attendent des postes de nomination, que si BBG fait des pieds et des mains pour être ‘’nominé’’, et encore et encore, qu’il aille chercher sa promotion ailleurs !

C’est le sens du message de la banderole qui a dit le jour du Meeting : « Vive Aziz ! Bocar dégage » ! En effet, la logique et le bon sens veulent que chacun ‘’récolte ce qu’il a semé’’! BBG devrait donc en toute logique, chercher sa (ou ses) promotion là où il a planté ses choux ! Mais, rien d’étonnant car dès lors qu’on porte le prestigieux nom de BBG, on s’arrange toujours à ‘’tirer les marrons du feu’’.

Dit autrement, tout ce qui appartient aux autres n’appartient pas aux autres, mais, appartient à BBG, et à lui seul ! Le caractère est fortement ancré et ne change pas facilement (à moins d’un phénomène de mutation) car relevant du génotype de l’individu. En revanche, ce qui change sans arrêt, c’est le caractère dominant du phénotype. Et chez BBG, c’est ‘’aux goûts et couleurs’’ du locataire de la maison ocre. Est – ce clair ? Oui, c’est bien clair.

6. Conclusions et recommandations :

Si BBG, clan et presse habillée jugent positif le résultat du Meeting de M’Bagne, nous tenons à leur rappeler, en prenant l’opinion locale et extérieure à témoins :

1. Qu’au départ, il s’agissait de tenir 4 meetings et non 1 seul.

Considérant que par les temps qui courent l’argent est rare en soi, et que le robinet de ‘’l’argent facile et sans odeur’’ a été fermé, ‘’paroles d’Aziz’, et au vu du résultat obtenu, dépenser 3000 000 d’UM pour un Meeting de moins de 2 h de temps au terroir, c’est cher, même si le compte ne va pas être audité.

Vu sous cet angle, nos administratifs – financiers nous ont fait savoir que le rapport coût /efficacité est faible et que l’argent n’a pas été bien dépensé. Ils se trompent, peut – être, mais opposez leur un démenti valable et l’on fera passer les choses ‘’ par perte et profit’’ et ce chapitre sera clos.

2. Les 3 Meetings initialement prévus à Garalol, Hijâj et Bagodine n’ont pas pu se tenir et ont été remplacés par des escales mouvementées et boudées par 3 présidents de sections sur 4 ;

3. Les hautes personnalités invitées et dont on s’est servi des noms pour justifier des ‘’demandes d’argent’’ sous forme de racket d’honnêtes citoyens ne sont finalement pas venues, c’est votre chance d’ailleurs dans la mesure où les ‘’muscles’’ que vous vouliez exhiber n’étaient pas au Rendez – vous ;

4. Le taux de participation a été très diversement apprécié, mais, il a été faible quoi qu’on veuille en dire, et la composition de l’audience a été dominée par des ‘’gais gais l’écolier, nous sommes en vacances et la pluie n’est pas encore tombée, donc, pas de travaux champêtres. Cela a joué en votre faveur, car des ‘’enfants’’ se mobilisent d’eux – mêmes, surtout en situation de chômage et des jeunes et des moins jeunes ;

5. Le menu qui a été servi – salade niçoise- pendant le Meeting a été maigre comme peau de chagrin, fade, insipide et sans saveur donnant une ‘’diarrhée électrique’’ (bojj, en hassânîya) à qui y a gouté. Il nous est revenu que les non inconditionnels qui y ont gouté ont dit « qu’ils n’en voulaient plus = Be karminii» ;

6. Injures publiques, empoignades, coups de poing ont trotté : intervention de la police, arrestations, instructions de Nouakchott, relaxation… Les choses n’ont donc pas été de tout repos ;

7. Des banderoles ont été déployées exprimant un ras – le – bol et le rejet : on y a lu : « Bocar dégage » ! Tout ce qu’on peut regretter à ce niveau c’est le fait d’avoir associé le nom de Aziz, même sous forme de plébiscite : « Vive Aziz » ! La banderole portant « Bocar dégage » aurait pu être plus complète et plus succulente si la formulation avait été : « BBG PGCD (Plus Grand Commun Diviseur) dégage » ! Car ç’en est un, au niveau du département, et ce, à toutes les sauces.

8. Celui que la presse habillée tente de présenter au Meeting de M’Bagne comme un rassembleur n’est en réalité que quelqu’un qui divise et oppose et ne pouvant vivre et survivre qu’aux dépens de celui qui l’écoute. Pour en guérir, il suffit de réduire la fraction à sa plus simple expression en tirant la leçon du corbeau face au renard de Jean de la Fontaine.

9. A l’endroit de BBG, le recours systématique aux canaux d’une presse taillée sur mesure ne peut pas procurer des points perdus sur le champ de bataille. Tiens le toi pour dit. A nanii ko min mbii ko’ ? = Faham’tt ?

10. Chacun sait dans nos contrées et depuis des lustres que ‘’ joorngol ina sumora keccol » traduction = l’herbe sèche enflammée brûle l’herbe verte qui ne s’en éloigne pas.

Alors, Excellence, camarade du parti, il est dit qu’un homme averti, en vaut deux, au moins, sinon trois ! Les prochaines consultations que tout mauritanien bon teint bon genre souhaite sincères, libres et transparentes approchent à grands pas.

Populations laborieuses, cadres et acteurs politiques soucieux de rattraper le grand retard dans le développement de notre département et sensibles à l’échelle régionale et nationale aux problèmes de nos concitoyens, ‘’faites vos jeux, rien ne va plus’’ !

De caravane à Meeting, la montagne a accouché, douloureusement, une souris de type Musaraigne ! Maintenant que le Meeting est fini, juste un dernier mot avant de nous séparer : BBG, no mbaddudaa e banndu ? = comment va ton corps ? !

Les Soutiens fidèles de première heure d’Aziz dans le département de M’Bagne et leurs amis

Source : Le Rénovateur Quotidien (Mauritanie)

Le professionnalisme de l’armée


ARMEE PROFESSIONNELLE
La professionnalisation des armées africaines a fait l’objet de plusieurs études et écrits aussi bien d’africains que d’africanistes particulièrement aux lendemains de la fin de la guerre froide.
Le sujet est d’actualité à cause des multiples interventions des armées dans l’arène politique, de l’évolution des menaces mais aussi du changement de l’environnement politico militaire en général.
Si la nécessité de voir les armées se professionnaliser semble acceptée par la majorité des universitaires et praticiens, la signification et la démarche, quant à elles, font l’objet de quelques désaccords à la première lecture.
Quel est l’intérêt de professionnaliser une armée ?
Plusieurs chercheurs se sont intéressés au sujet et parmi les plus célèbres Samuel Huntington, Morris Janowitz et Samuel Finer.
Samuel Huntington soutient que le professionnalisme des armées favorise la stabilité des systèmes politiques. Aussi, soutient- il que pour assurer un contrôle objectif de l’armée, il faut que celle-ci soit professionnalisée et neutre politiquement.
Morris Janowitz, affirme quant à lui que la professionnalisation favorise le contrôle sociétal tout aussi important que le contrôle institutionnel ou étatique des relations civiles – militaires. Aussi, Morris, dans ses travaux, explique comment une armée professionnelle peut être impliquée de manière déterminante dans des activités économiques et sociales.
Quant à Samuel Finer, il a tenté de démontrer dans ses études que la professionnalisation pouvait diminuer les risques de coups d’état militaires et de manipulations des armées par les gouvernements civils.

En tout état de cause la professionnalisation des armées africaines permettra, à n’en pas douter, de lutter contre la militarisation du continent africain. A cet égard elle est une condition importante pour la stabilisation de l’Afrique car, la militarisation, comme la définissent Roger Charlton et Roy May, qu’il y ait ou non instauration de régimes militaires, renvoie à la prolifération des armes, à la sophistication des moyens de destruction, à l’augmentation du nombre des hommes en armes mais aussi à des dépenses militaires accrues avec toutes les conséquences qu’elles peuvent comporter.
Mais que veut dire une armée professionnelle ?
Le professionnalisme, par définition, veut dire l’exercice professionnel d’un métier. Il implique le sérieux et la compétence dans l’exercice d’une activité. Il fait aussi référence à la technicité, à l’expérience, à l’entrainement, au savoir faire, à l’habileté mais aussi à la bonne gestion des anciens combattants. Quelqu’un de professionnel dans un domaine est quelqu’un qui y est spécialisé. Le professionnalisme fait aussi référence à la nécessité d’avoir un revenu.
De même le professionnalisme d’une armée se mesure par le respect qu’elle voue à ses personnels quel que soit leur catégorie, leur grade et leur fonction au niveau de la hiérarchie.
Au respect qu’elle accorde à ses partenaires, alliés et autres institutions avec lesquelles elle est appelée à travailler.
En outre, le professionnalisme d’une armée se mesure par son humilité mais aussi par sa capacité de s’auto évaluer en permanence.
Par ailleurs une armée est dite professionnelle en référence à :
α sa capacité d’écouter aussi bien ses personnels, les populations mais aussi les autorités civiles.
α son aptitude à se projeter vers l’avenir et à travailler sur des échéances à long terme.
α sa capacité de mettre en place des règles et procédures et à les faire respecter sans aucune discrimination.
α sa capacité d’impliquer tous ses personnels dans un travail d’équipe et à tirer le maximum d’eux grâce à la synergie créée.
α sa capacité à fédérer par une communication efficace et efficiente tout comme par le biais de ses différentes doctrines.
α sa capacité à faire preuve d’expertise et d’ouverture d’esprit.
α sa capacité d’identifier les compétences.
En somme, le professionnalisme s’apprend, se cultive, s’améliore mais n’est, par essence, jamais définitivement acquis même si l’on y travaille pendant de nombreuses années.
Comment professionnaliser les armées africaines ?
Professionnaliser les armées africaines signifie prendre toutes les initiatives nécessaires pour que le métier des armes puisse être exercé de la même manière que les autres métiers notamment qu’il soit embrassé sur la base d’un choix libre et sans discrimination.
En outre, pour professionnaliser une armée, une mission définie sans équivoque et largement connue du public doit lui être fixée et des moyens adéquats doivent être dégagés pour permettre la bonne exécution de cette mission. De même, des règles d’engagement précis doivent être mises en place.
Au niveau du recrutement, la conscription, pourra difficilement être retenue comme mode de recrutement étant donné les énormes difficultés économiques que traverse le continent.
En effet, même si les armées, en Afrique, figurent parmi les structures qui pourvoient le plus d’emplois, elles auront de plus en plus de mal à recruter tous les ans les jeunes en âge de faire le service militaire et de les mettre dans les meilleures conditions sociales possibles.
Dès lors, les armées africaines doivent avoir pour ambition d’être suffisamment attrayantes et de susciter l’envie chez les jeunes d’être militaires.
A cet effet, les conditions de vie des militaires, les possibilités de carrières offertes, le rôle que jouent les armées dans la société et l’état des relations civiles militaires peuvent jouer un rôle de premier plan. Aussi, une bonne politique de communication, menée par des services spécialisés et des doctrines bien conçues pourraient être déterminantes.
Dans tous les cas, le recrutement doit se faire sur la base des besoins identifiés et connus des armées et surtout suivant des critères définis en toute transparence par les autorités et les institutions républicaines compétentes.
En aucun cas, le recrutement du personnel des armées ne doit se faire sur des bases arbitraires fondées sur des préférences ethniques, claniques, politiques, sociales ou religieuses et les femmes ne doivent pas faire l’objet de discrimination. Les armées doivent chercher à représenter au mieux la société à laquelle elles appartiennent car ce n’est que de cette manière qu’elles peuvent gagner le respect, la confiance et le soutien des populations.
Par ailleurs, les effectifs des armées en Afrique doivent être gérés de façon plus judicieuse. Tous les efforts doivent être déployés par les armées pour disposer des personnels adéquats pour effectuer dans les meilleures conditions possibles les missions qui leur sont confiées. Les effectifs ne doivent ni être pléthoriques ni insuffisants.
Aussi, le traitement salarial des militaires ainsi que leurs conditions de vie et de travail requièrent une attention toute particulière si l’on veut disposer d’armées républicaines et professionnelles. Tout en évitant d’attribuer des privilèges trop importants susceptibles d’affecter négativement l’image des armées aux yeux de la société, il est important de veiller à ce que les militaires soient mis dans des conditions décentes leur permettant non seulement de faire leur travail correctement mais aussi de vivre dignement.
A ce titre, des efforts qui méritent d’être poursuivis sont déployés par plusieurs pays africains. En effet, de plus en plus d’initiatives sont prises à travers le continent en vue d’améliorer les conditions de logement des militaires.
Les services de santé des armées et les services sociaux essaient d’assurer une couverture médicale adéquate aux militaires et à leurs familles même si, dans encore beaucoup de pays africains, des améliorations pourraient être apportées. En effet, il est très difficile pour un militaire de s’investir au maximum dans son travail ou de faire usage de toutes ses potentialités lorsque pendant qu’il est au combat ou en opération il n’est pas certain que sa famille est dans de bonnes conditions ou, qu’en cas de blessures, il peut bénéficier des traitements médicaux adéquats.
Aussi, la plupart des couvertures médicales dont disposent les militaires dans les armées africaines ont été copiées sur le modèle occidental qui considère que la famille du militaire se limite à sa femme et à ses enfants. La réalité étant toute autre en Afrique il semble urgent d’essayer de tenir compte de la spécificité de la famille africaine et de l’étendre, pourquoi pas à la mère et au père qui, en Afrique, pendant leurs vieux jours, sont sous la responsabilité de leurs enfants.
Les programmes un militaire un toit, les coopératives militaires de construction, les initiatives au niveau du secteur de santé, comme celle de Bamako, qui essaient de mettre à la disposition des militaires et de leurs familles des médicaments à des prix compétitifs, les mutuelles des armées doivent être poursuivis et renforcés.
La création de services sociaux des armées et la formation de plus d’assistantes sociales à la disposition des personnels des armées ainsi que la mise en place de structures de micro finance pouvant appuyer les militaires et leurs familles dans des micros projets doivent être généralisées à travers le continent.
En somme l’environnement social des armées africaines doit être des meilleurs possibles si l’on veut que ces dernières aient vraiment des chances d’être professionnelles.
Au-delà du cadre social il importe que les armées africaines mettent sur pied les infrastructures nécessaires pour assurer une formation et un entrainement de qualité à leurs personnels.
Des efforts appréciables sont présentement déployés dans ce domaine et doivent être poursuivis. La création d’écoles nationales à vocation régionale, initiée en Afrique francophone par la France, est dans l’ensemble hautement appréciée. Aussi bien au niveau des hommes de troupe, des sous officiers, des officiers subalternes que des officiers supérieurs des centres de formation régionaux peuvent être créés pour optimiser la qualité de la formation, la standardiser et jeter ainsi les bases de l’interopérabilité entre les armées devenue essentielle compte tenu des nombreuses interventions de nos forces dans les opérations de soutien à la paix.
De même, un effort particulier devrait être fait pour que des pôles d’excellence, notamment des écoles d’état major et des écoles de guerre, mais aussi des centres et des instituts d’études stratégiques soient créés en nombre suffisant pour accueillir le maximum de militaires et leur permettre de discuter des défis de l’heure qui interpellent le continent en général.
Une bonne professionnalisation des armées africaines requiert par ailleurs que ces dernières s’entrainent de façon adéquate.
Pour être professionnelles, les armées africaines doivent en permanence avoir une vision à moyen et à long termes sur lesquelles elles s’appuient pour anticiper les mutations nécessaires.
Des armées africaines professionnelles doivent aussi s’atteler à tirer le maximum des nouvelles technologies de l’information et de la communication pour être plus performantes. En effet, ces dernières peuvent aider à améliorer la gestion du personnel, du matériel mais aussi des finances. Elles peuvent, par le biais de l’intranet par exemple, rendre plus rapide la communication entre les différents services et surtout améliorer les capacités de stockage des archives.
L’utilisation des nouvelles technologies de l’information et de la communication permettra, en outre, aux armées africaines de disposer de cellules de communication efficaces et performantes leur permettant de faire parvenir aux populations les informations dont ces dernières ont besoin mais surtout d’échanger avec elles. Le temps de la rétention d’informations n’engageant nullement la sécurité nationale ou ne menaçant pas la bonne marche des opérations militaires, n’est plus une pratique acceptable de nos jours car le citoyen moyen, les médias et même le personnel militaire ont facilement accès aux informations. Ainsi tenter de leur cacher certaines informations ne fait que créer la suspicion et détériorer les relations entre les populations civiles et les militaires.
Les armées africaines doivent surtout commencer à communiquer sur la manière de gérer les ressources qui leur sont confiées et doivent être tenues responsables pour toute malversation ou mauvaise gestion.
Les armées doivent aussi de plus en plus considérer l’externalisation de certaines de leurs activités comme une option.
Est- il encore rentable pour les armées de former un nombre élevé de cuisiniers et de maîtres d’hôtel pour continuer à préparer et à servir les repas des troupes ?
Ce système est- il plus économique que de passer un contrat avec des maisons spécialisées qui se chargeraient d’alimenter les personnels dans les cantonnements ?
Par ailleurs, une armée professionnelle est une armée qui est en mesure de donner une image rassurante à ses concitoyens de par sa discipline, de par son comportement aussi bien dans les casernes qu’à l’extérieure des casernes mais aussi de par son respect des droits de l’homme, du droit international humanitaire et de par sa capacité à travailler en synergie avec les autres composantes du secteur de sécurité.
Une armée professionnelle doit de même veiller à ce que les conditions de travail et de vie en général, dans lesquelles ses personnels sont mis ne soient pas ostentatoirement discriminatoires. Il s’agit en réalité d’éviter que la catégorie des officiers bénéficie de trop de privilèges alors que la catégorie des sous officiers et celle des hommes de troupes croulent dans des conditions misérables. S’il ne souffre d’aucun doute que les officiers doivent être dans de bonnes conditions tant sociales que professionnelles il n’en demeure pas moins qu’il faille prendre toutes les dispositions nécessaires pour qu’aussi bien les sous officiers que les hommes de troupes puissent recevoir un traitement digne des responsabilités qui sont les leurs.
Une armée professionnelle est une armée qui est en mesure d’offrir des opportunités d’ascension, et d’acquisition de nouvelles connaissances à ses personnels dans un certain nombre de domaines, particulièrement au plan professionnel. Toutefois, les règles organisant les conditions d’obtention de ces opportunités doivent être clairement définies, publiées, justes et transparentes afin d’éviter des frustrations qui ne seront que dommageables à son bon fonctionnement. L’existence d’opportunités professionnelles et sociales est une importante source de motivation. Et la motivation est indispensable pour une armée qui se veut professionnelle.
Enfin une armée qui se veut professionnelle doit s’assurer que les nominations sont faites de façon transparente et basées sur la compétence et les qualifications requises. L’avancement dans une armée professionnelle ne doit nullement être l’apanage d’une seule personne mais plutôt de commissions composées de personnes neutres qui se fondent sur le mérite, la compétence et non sur des considérations tout à fait subjectives : l’ethnie, la couleur, la race, la région, le standing social, etc. .
Une armée qui se veut professionnelle doit aussi s’occuper de ses retraités. En effet, en Afrique, les « anciens »comme on les appelle se retrouvent très souvent dans des situations très difficiles qui font que la retraite est crainte par nombre de militaires qui font tout alors pour ne pas quitter le service. Les images désolantes que donnent certains de nos anciens qui ont quitté l’armée affectent négativement les performances de leurs camarades encore en activité. C’est pour cela que les armées africaines doivent fournir davantage d’efforts pour garantir à leurs retraités des pensions honorables leur permettant de continuer à s’occuper de leurs familles dignement.
Aussi des efforts supplémentaires pourraient être faits pour mieux préparer la réinsertion des militaires retraités dans la vie civile en leur assurant des formations qui leur permettront d’accroitre leurs chances de trouver une activité dans le marché de l’emploi (comme ce qui a été fait en Mauritanie). Dans les pays, récemment sortis de conflit et encore en phase de transition vers une paix durable, des efforts particuliers doivent être faits au niveau des soldats qui quittent l’armée après quelques mois de service car, ces derniers, lorsqu’ils ne sont pas employés peuvent être tentés de s’adonner à des activités pas toujours souhaitables.
La gestion des blessés de guerre, des handicapés et des militaires invalides doit, elle aussi, être largement améliorée dans les armées africaines. Comme le martèlent assez souvent les militaires eux-mêmes, particulièrement ceux des armées occidentales, une armée professionnelle ne laisse pas tomber ses anciens.
Ne pas laisser tomber les anciens doit surtout être un des crédos des armées africaines compte tenu des contextes politique et socio-économique dans lesquels se trouvent la majeure partie des pays du continent. Autrement, le risque encouru est de voir les vétérans s’impliquer dans des mouvements de contestation qui peuvent avoir des répercutions sérieuses dans la stabilité du continent. Le Libéria a connu, à plusieurs reprises, des mouvements de ses vétérans qui ont failli une nouvelle fois déstabiliser le pays. La Guinée Bissau, fait régulièrement face aux mêmes mouvements de protestation de la part de ses vétérans.
Même si certains états ont pris l’initiative de créer des agences destinées à prendre en charge la réinsertion des anciens combattants( Cas de notre pays, la Mauritanie), plusieurs d’entre eux se doivent de prendre des mesures encore plus énergiques pour mieux faire face à cette pressante demande.
Toutefois, la marque de considération pour les vétérans et anciens combattants ne doit surtout pas se réduire aux seules questions des conditions sociales et d’augmentation de point d’indice de salaire notamment, mais doit plus largement s’agir de reconnaissance à l’endroit de citoyens qui ont risqué leur vie et qui ont souffert dans leur chair et dans leur âme pour sauvegarder les intérêts de leurs pays. La considération et la reconnaissance pour les anciens, c’est d’abord perpétuer les valeurs qu’ils ont portées.
Plus concrètement, c’est à travers le devoir de mémoire que les combats menés par les anciens peuvent réellement avoir un sens et leurs objectifs pérennisés et légués aux générations suivantes.
D’autre part, il est primordial de créer un espace , un gîte ou un institut pour prendre en charge les enfants de ceux qui sont tombés aux champs d’honneur en vue de leur assurer un avenir prometteur et pour ne pas leur donner une impression d’être abandonnés par l’Institution qui fut la raison d’être de leurs géniteurs et la leur aussi .

KHAYAR