Cercle Citoyen des Jeunes Mauritaniens

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Mesdames, messieurs,
Dans le souci de rassembler la jeunesse mauritanienne, toute la jeunesse mauritanienne autour d’idées et de propositions allant dans le sens du redressement de notre pays et de l’amélioration du quotidien des populations, nous lançons un mouvement citoyen.

Ce mouvement se veut non partisan et non communautaire, représentatif du peuple mauritanien dans son ensemble et ancré sur les réalités locales, il sera force de propositions et d’actions. Propositions de pistes en vue de l’unité nationale, actions concrètes au bénéfice des populations et un meilleur relai de leurs doléances.

Le choix de cet engagement n’est motivé que par notre volonté de nous prendre en charge et d’assumer pleinement nos responsabilités en contribuant à l’édification d’une Mauritanie nouvelle. Une Mauritanie réconciliée avec les valeurs de citoyenneté, de mérite, de travail, entrepreneuriat et d’innovation. Cette place qui nous revient doit être honorée de façon effective.

Nous lançons un appel à tous ceux qui se reconnaissent dans ce projet d’appropriation de notre destin et du refus d’être des spectateurs de la politique dans son acception la plus ignoble. Nous leur invitons à se joindre à nous pour la transformation de notre société et pour l’élaboration d’une Mauritanie unie et respectueuse des droits de chacun.

Nous appelons tous ceux qui croient à l’opportunité d’un tel mouvement et de sa nécessité à manifester leurs adhésions, et à nous faire parvenir leurs propositions en vue de sa concrétisation. Notre démarche se veut participative, et toutes les idées sont bonnes dès qu’elles se veulent constructives.

Une page Facebook a été créée à cet effet, et une adresse mail est à votre disposition mouvement.ccjm@gmail.com. Merci de nous faire parvenir vos coordonnées via ces canaux, on ne manquera pas d’entrer en contact avec vous très prochainement.

Vous pouvez également entrer en contact avec les personnes suivantes pour des renseignements.

– Youssouf Kebe : youssouf.kebe9@gmail.com / 222 20 57 77 89
– Saidou Diallo : 33 610 43 83 74
– Abdel Kader O/ Abderahmane : 222 33 47 17 20
– Boye Seidou Nourou: Sboye10@gmail.com / 222 44 24 92 97

Nouakchott le 02/07/2013

Source : Saidou Diallo

‘Caravane, Meeting, ou accouchement douloureux d’une souris’ ? Clarification

poltics
Un Meeting a été organisé à M’Bagne, le 5 juillet 2013 par un clan de cadres militants de l’UPR. Une certaine presse taillée sur mesure, habillée à n’en pas douter, a été utilisée, tambours battants pour tenter d’enjoliver les ‘’tours et contours’’ de ce Meeting tenu au Chef – lieu du département de M’Bagne.

Ce département de M’Bagne, jadis, Canton des Yirlaabe / Hebbiyaabe, offre à notre cher pays, des potentialités importantes qui, rationnellement mises en valeur, peuvent contribuer, tant soi peu, au développement économique et social harmonieux de la Mauritanie.

De toute la Mauritanie, du Nord au Sud, où l’on s’accepte, se regarde et se parle par ‘’guitlakk, mbiimi, n’kô, et manee’’.

Fière de ses filles et de ses fils, les populations du département de M’Bagne ont toujours été présentes à l’heure de la construction nationale et à chaque fois qu’il s’est agi de jeter les bases d’un Etat moderne, soucieux de préserver son unité nationale, de rendre une justice sociale équitable pour tous, de répartir équitablement ses ressources, de défendre l’intégrité de sont territoire national, d’assurer la paix, la sécurité, de gérer au mieux sa souveraineté et d’asseoir les bases d’un développement durable.

L’engagement de ces populations pour l’amour de leur patrie date d’avant l’indépendance et ne s’est jamais démenti, en dépit des ombreuses vicissitudes qui ont marqué la vie de notre nation, en 53 années d’existence, dont les dix premières, ‘’contre vents et marées’’.

Pour tout ce qui vient d’être dit, des preuves matérielles sont disponibles pour toute vérification souhaitée. Après avoir décliné la carte de visite du département de M’Bagne pour camper le décor, venons en aux faits.

‘’ Caravane, Meeting, ou accouchement douloureux d’une souris’’ ? :Clarification

Cette clarification est élaborée par des cadres militant dans l’UPR et de ses sympathisants d’une part, et d’autre part, par des cadres d’autres formations politiques présentes sur le terrain avec une carte de visite respectable sur l’échiquier politique du département de M’Bagne.

Leur dénominateur commun s’appelle : rejet du ‘’caméléonisme’’, synonyme de traîtrise et de trahison, refus du mensonge, de l’usage du faux, de l’amalgame, des intrigues, de la division et de l’imposture.

Ou, en positivant les choses, ce qui unit et rassemble tout ce beau monde, c’est la recherche accélérée du développement du département de M’Bagne sur tous les plans, dans un climat propre et serein où toutes les activités à mener en direction des populations laborieuses sont frappées du sceau d’une saine émulation.

Par extension, c’es cette vision étant que ces cadres souhaitent partager au niveau régional et national.

But de la clarification :

– donner une lecture des faits réels sur le terrain, faits que nous estimons ignorés ou insuffisamment connus de beaucoup d’observateurs. D’où, une nécessaire clarification de certaines confusions distillées de bonne foi ou créées et entretenues à dessein, en indiquant les contre – vérités, les non – dits ; en dénonçant la déformation des faits, mais aussi et surtout, en rejetant la méthode du racket utilisée ;

– présenter notre analyse de la situation avant, pendant et après Meeting en mettant en évidence les itinéraires tortueux de ceux qui croient qu’il suffit de parler le premier et de façon tonitruante pour avoir raison et noyer la voix des autres. Oubliant que ceux – savent nager et que c’est seulement par scrupules qu’ils rechignent à employer des méthodes obscures dont les auteurs qui ne voient pas plus loin que le bout de leur nez, définissent la politique comme ne pouvant être que ‘’penetigi e puuyka tigi !

A l’évidence, ils n’ont rien compris et c’est pourquoi, placer le sort de nos populations laborieuses dans les mains de ces ‘’gens là’’ c’est faire courir des risques considérables à ces mêmes populations, sans compter les impacts négatifs inévitables au plan régional et national pour leur parti actuel qui ne le sera plus demain. Wait and see, qui vivra, verra.

– tirer quelques conclusions assorties de recommandations motivées.

1. Contexte : Baba Ghouré (BBG) – voir portrait robot à la fin – tente de renaître de ses cendres après sa déroute aux dernières consultations législatives et municipales dans le département de M’Bagne. C’était, il y a seulement 7 ans…

Bref rappel des faits :

 Consultations 2006 : ledit ‘’baron ‘’ du journaliste ‘’Dalaï – Lama’’ version locale est, à plate couture:

• Battu comme candidat maire de Bagodine, dans sa commune et aux pieds de ‘’sa colline’’ Deklé ;

• Battu candidat député du département de M’Bagne.

L’alliance des forces du progrès l’a terrassé dans un tas de cendre pour qu’il ne puisse pas nier sa chute et lui , a fait croquer des ‘’grains d’indigo’’ : ‘’tagasrâît’’/ mbettêya en hassânîya, baali kaatandiri en pulaar.

Se sentant perdu car sa ‘’retraite est coupée et tous ses chemins pris’’, il cherche à renaître de ses cendres. C’est son droit. Surtout que ses adversaires d’à lors n’étaient pas méchants et ont peur de Dieu.

Ils ne cherchaient pas sa peau estimant qu’il est l’un des leurs et ils gardent l’espoir qu’il pourra peut être un jour faire du bien en faveur de la population, ne serait-ce que par erreur. Et après tout, comme disait l’autre : « l’homme est perfectible sur une échelle allant de 0 à 100 » !

 Présidentielles 2009 : BBG prend langue avec le camp du candidat Aziz et roule pour lui, on temps, avant de retourner sa veste en faveur du candidat Ely Ould Mohamed Vall ! Allez savoir pourquoi !

Le candidat Aziz est élu président de la République. Le coureur BBG qui confond vitesse et précipitation lui revient, à grandes enjambées, essoufflé, certes, mais déterminé à jouer son ‘’ va – tout’’. En effet, craignant de fondre comme beurre au soleil, il fallait, en 2 temps trois mouvements, chercher à s’abriter à l’ombre. No coment !

 Vague de ralliement en 2013 :

 29 Mai 2013 : Nouakchott (l’hôtel ‘’Khâter’’) : ralliement de jeunes du département de M’Bagne à l’UPR, boudé par BBG et son groupe ‘’ au motif’’ que l’initiative émane de ces jeunes eux – mêmes.

 14 juin 2013 : M’Beydîya, ralliement à l’UPR. Ces nouveaux militants, connaissant bien le ‘’Bâbaghouréisme’’ de leur voisin immédiat jugent sa présence indésirable à leur cérémonie. Pas question disent – ils de lui donner l’occasion de récupérer notre initiative, comme il a fait tant de fois avec d’autres. « Il vous utilise pour monter’’, puis, donne un coup de pied à l’échelle pour vous empêcher de gravir une marche »

Le Secrétaire général de la section UPR de M’Bagne et la secrétaire générale de la sous – section UPR de Bagodine, acquis à la cause, se sont solidarisés avec ce dernier et n’ont donc pas assisté à la cérémonie du ralliement, malgré la présence du fédéral UPR du Brakna pour accueillir les nouveaux militants.

 22 Mai 2013 : Nouakchott (hôtel Wissal) : ralliement de jeunes du département de M’Bagne au parti ‘’Sursaut’’. Beaucoup de ces jeunes ont déserté les rangs de l’UPR. Se sentant étouffés au plan local par des pratiques divisionnaires et des calculs opportunistes de BBG au niveau du département.

Il n’en fallait pas plus, la poche trouée aidant, pour imaginer Caravane et Meeting devant permettre d’aller se pavaner dans le département et de montrer ses ‘’muscles’’. A ce sujet, son journaliste la plume écrit : « … pour démontrer aux adversaires et autres détracteurs que BBG est le seul patron du navire UPR au niveau du département de M’Bagne sur lequel il garde la main haute ».

L’objectif de BBG’ tenter de renaître de ses cendres’’ a trouvé en ‘’ la Caravane et Meeting’’ le support pédagogique, médiatique, mais aussi et , surtout, financier, les temps étant devenus durs, durs, et la ‘’mare ayant tari où buvaient les troupeaux’’.

2. Organisation de Caravane :

Les préparatifs de la caravane ont fait l’objet de plusieurs réunions à Nouakchott. Les démarches et réunions tenues dans ce cadre n’ont concerné que BBG et son clan, les autres militants de l’UPR, appartenant à la même formation politique, et à quelque niveau que ce soit, n’ont pas été associés.

Le caractère clanique de ces préparatifs est manifeste et générateur de sources de frustration, de tensions et de division au détriment du parti.

Comme tout ce qui se fait finit par se savoir, les responsables du parti en ont été informés et leur attention a été attirée sur ce qui se tramait dans l’ignorance totale des principes et règles régissant le bon fonctionnement des activités du parti, et les conséquences qui peuvent en découler au détriment du parti.

Les textes prévoient de sévères sanctions à de tels manquements commis sur fond d’indiscipline caractérisée : boycott de ralliements à l’UPR, pratiques divisionnaires et provocations permanentes des militants UPR qui affirment leur indépendance et autonomie de pensée et d’action militante.

3. Méthode de mobilisation des ressources :

Pour obtenir les ressources nécessaires à l’exécution du programme prévu et dans le contexte décrit plus haut, BBG et certains de ses principaux lieutenants ont décidé :

– Que chaque membre UPR de son clan mette la main à la poche, suivant une règle graduelle, et ce, quelle que soit sa situation matérielle actuelle ;

– Que BBG et ses principaux lieutenants forment une délégation pour une quête, avec des cibles bien choisies : membres de gouvernement, officiers supérieurs supérieurs de l’armée, autres bonnes volontés.

Du début à la fin de cette opération de ‘’Racket ‘’ puisque c’est de cela qu’il s’agit, règne une forme de chantage et d’intimidation psychologique, morale et politique insupportable à l’endroit des personnes ‘’rackettées’’. Ce racket a permis à ses auteurs d’amasser un pactole de plus de 3 000 000 d’UM (Trois millions) destinés, selon la justification présentée à organiser une caravane ‘’à nulle autre pareille’’ et de tenir un meeting dans chacun des chefs-lieux des 4 communes.

Nous, rédacteurs de cette clarification, dénonçons et condamnons fermement la pratique du ‘’faandu almuudo’’ sous forme de racket des militants du parti dont les moyens ‘’sont déjà ce qu’ils sont’’ et des haut gradés de l’armée nationale à des fins propagandistes.

Racket : plus jamais ça !

Nous, rédacteurs de cette clarification, lançons un vibrant appel à tous les amis qui aiment et respectent le département de M’Bagne de ne plus accepter de se laisser racketter à des fins propagandistes par quelque acteur politique qui soit, pratiquant la manche au nom du département de M’Bagne !

Cette pratique est dévalorisante autant qu’elle est irrationnelle, surtout quand on sait que l’utilisation des fonds obtenus de la sorte n’obéit à aucune règle de saine gestion. Les ‘’rackettés’’ auront-ils la moindre possibilité de savoir comment leur argent a été dépensé ? En reste – il ? Si oui, quelle en est la nouvelle affectation. Ou bien la réponse sera : ‘’entamé, mi – mangé, tout fini’’ ?

En guise de conclusion sur ce point :

A BBG nous disons ceci : Hayso beelel horii, faandu almuudo tufaneede falnde MBaany yoo dokku !

So neddo alaa, yoo dengko !

4. Déroulement de la Caravane et des meetings :

Point de meeting à Garalol, à Hijâj et Bagodine non plus. Ceci est un constat. Ce qui n’a pas été réalisé doit être expliqué, mais aussi et surtout justifié, par respect aux personnes qui ont cru que les choses allaient se passer comme il leur a été dit au moment où elles ont mis la main à la poche. Les raisons objectives qui ont empêché la caravane de se déployer à Garalol, Hijâj et Bagodine sont connues et les documents écrits et signés s’y rapportant sont disponibles pour qui voudra les consulter.

Meeting à M’Bagne :

• des coups de poing ont bien trotté. Posez la question à celui qui a tenté d’arracher la banderole portant : « Vive Aziz ! Bocar dégage ! », intervention de la police, interpellation et relaxation sur instructions parties de Nouakchott ;

• constat : ‘’M’Bagne ville morte’’. Au Meeting la présence de personnes extra département a été notée. Le taux de participation très moyen à faible du fameux Meeting de M’Bagne doit être expliqué autrement que par des gesticulations ou des faux – fuyants ;

• Des injures publiques ont été proférées à l’endroit de Ba Yéro Sidi dit Bellou par des ‘’commandos’’ préparés pour cela. Violence verbale donc qui a failli se transformer en une agression physique.

Et n’eût été l’interposition énergique du fédéral et des autres membres de la délégation officielle du parti, ‘’du sang aurait coulé’’ dont personne ne pouvait en prévoir les conséquences.

Soit dit en passant, Mr Ba Yéro Sidi dit Bellou a été instamment invité par les membres de la délégation et le fédéral du Brakna pour lui délivrer un message émanant des instances supérieures du Parti.

Il convient aussi de rappeler que Mr Ba Yéro Sidi dit Bellou fait partie des premières personnes qui ont soutenu le candidat Aziz en 2009, qu’il s’est pleinement impliqué et a investi ses moyens personnels pour contribuer à la victoire du candidat Aziz dans le département de M’Bagne à un moment où, BBG et les siens battaient campagne pour le candidat Ely, adversaire de Aziz !

• type de thèmes et messages véhiculés par BBG et son clan pendant le Meeting :

« Nous avons dit au président du parti et aux ministres du gouvernement, notamment au PM, que le département de M’Bagne… n’est presque pas représenté…. Nous espérons que ces dysfonctionnements seront corrigés, avant les élections prochaines… les militants et sympathisants de l’UPR doivent voter massivement pour ce parti parce que les promotions de vos fils dépendent des scores qu’ils réaliseront chez eux.

« Si vous réussissez aux prochaines élections à faire triompher l’UPR, vous obtiendrez encore plus, mais si vous échouez, vous n’aurez rien » ! C’est à se demander qui décide ? Quelles promesses ? De quelles assurances se ‘’vautre’’ BBG pour parler de la sorte, même, à son clan ? Voici le débat du Meeting et son niveau. En fait, en place et lieu de débat, c’est une Peut considérer ‘’salade niçoise’’ qui a été servie au Meeting qui a fait jaser !

Questions :

Mais, où est donc or ni car’’? Pour dire où sont les intérêts des populations du département de M’Bagne dans tout ça ? La prise en compte de leurs préoccupations prioritaires et quotidiennes qui ont pour noms : pauvreté grandissante, insécurité alimentaire et malnutrition aiguë, insécurité foncière, maladies, manque de papiers d’état civil, pour ne citer que cela.

5. Résultat : Pour évaluer correctement un résultat, il y a un minimum de critères pertinents à prendre en considération : Objectif (s), Quelle Stratégie / Approche, moyens employés (moyens humains, matériels et financiers), taux réel de participation, type et qualité de messages délivrés, et le cas échéant, degré de réceptivité, etc…

Le moins qu’on puisse dire est que la prestation de la ‘’presse habillée’’ utilisée pour couvrir l’événement n’a pas répondu aux attentes dans la mesure où ces questions poignantes et légitimes à la fois n’ont pas été traitées avec la rigueur et le professionnalisme requis.

Pour notre part, voici ce que nous avons retenu :

– Nombre de meetings initialement prévu au programme : 4 (quatre):

Garalol, Hijâj, M’Bagne.

– Nombre de meetings finalement réalisé : 1(un), soit un taux de réalisation de 25 %. Cet indicateur quantitatif a parlé et son langage est plus clair que celui qui a été utilisé par la presse habillée. Il reste l’indicateur qualitatif. Comme dit plus haut, ceux qui ont mis la main à la poche et ceux dont on utilise les noms en parlant ‘’haut et fort’’ ont le droit de savoir ce qui s’est réellement passé.

Des comptes leur sont dus, à moins d’y renoncer, de gré ou de force. De l’avis du plus grand nombre, y compris les honorables missionnaires du parti, le résultat du Meeting a été très moyen. Qu’à cela ne tienne, la presse habillée a préféré être plus royaliste que le roi pour présenter ce résultat comme ‘’la réussite du siècle’’ !

Soit ! so ngaari feriima deku, ko noon waawata waade. C’est de bonne guerre! Mais cela ne changera rien au prix du mouton car le véritable résultat est bien connu de qui de droit, avec marque et modèle déposés.

Les hautes personnalités invitées à ‘’cor et à cri : le Président du parti, le Secrétaire général du parti, le Ministre des finances, ne sont pas venues. Si nous interrogeons l’indicateur ‘’ rapport coût / Efficacité’’, force est de constater que dépenser plus de 3 millions de nos UM en 2 h de temps de Meeting et pour le résultat que l’on sait, n’est ni efficace, ni efficient.

Ceux qui sont forts en écriture ne doivent pas faire porter le chapeau à Cilbe M’Baany Sammba, car nous savons que M’Bagne, M’Bagne que nous connaissons et aimons, n’est pas un puits sans fond. M’Bagne n’a certainement pas avalé les 3 millions et ‘’poussière’’ en moins de 2 heures de Meeting !

Enfin, soyons sérieux pour juger valablement de ce résultat. L’application de l’indicateur ‘’ rapport coût / Efficacité’’ tire une conclusion différente de celle du ‘’journaleux’’ habillé qui ne s’est pas offusqué d’écrire que « le Meeting a été une réussite totale sur tous les plans ». C’est à se demander s’il n’a tout simplement pas confondu ‘’Angleterre et Pomme de Terre’’.

A propos de la participation, ’journaleux’’ habillé ne se gêne pas d’écrire : « plusieurs centaines de participants». Nous vous demandons d’oser donner un chiffre, chacun des corps (police et gendarmerie) présents produit au moins un rapport sur ce genre d’événement . Pourquoi n’avoir pas demandé leur collaboration pour éviter de ‘’pédaler à côté de la bicyclette’’ ?

A une échelle plus fine, quelle était la tranche d’âge dominante de l’audience ? Les jeunes, voire les ‘’tout petits’’ et les écoliers n’étaient – ils pas les plus nombreux, les vacances et l’absence de travaux champêtres aidant ? Le relever et le souligner ne ‘’troue pas la poche’’! Le nombre des personnes, par village, est aussi connu, une liste nominative a été dressée, elle est aussi disponible pour qui voudra la consulter.

Ceci peut faire taire plus facilement ceux qui ont un ‘’amour démesuré des lettres’’ par rapport aux chiffres ! Les premières qualifient, les seconds quantifient, mesurent et ne s’attardent pas, outre mesure, sur la nature du sexe des anges.

A l’endroit de la plume qui a écrit : « Meeting organisé et financé par les cadres du département de M’Bagne militants UPR ». Revoyez votre copie à la lumière des éléments fournis au point 3 sus – mentionné. S’agissant du « fédéral du Brakna…. L’homme d’affaires marabout charlatan de Niabina… Beaucoup d’argent a circulé de l’un vers l’autre, etc ; » !

Vous avez manqué de respect à de hautes personnalités du département et avez utilisé des termes diffamatoires, sans preuve aucune, et dans le but évident de plaire à tel en portant, sciemment, un grand préjudice moral à autrui. Sachez que vous portez l’entière responsabilité de vos propos et que ces personnes sont capables de se pourvoir en justice, et pour votre information, cela ne va pas tarder.

« Du soutien indéfectible des présidents des 4 sous – sections du département »: rien n’est plus faux que d’écrire cela.Trois présidents (Garalol, Hijâj et M’Bagne) sur 4 des sous – sections ont boudé la caravane quand celle – ci est passée dans leurs villages respectifs. Les intéressés n’ont accepté de venir au Meeting de M’Bagne que par respect et devoir de militant discipliné pour accueillir le fédéral de leur parti et la délégation du parti venue de Nouakchott. Au moins, deux preuves à cela : deux correspondances écrites, signées des intéressés et à notre disposition, adressées :

• A SE Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz, Président de la République : Objet : Réitérer leur soutien et à son programme et attirer son attention sur certaines questions d’ordre général, lettre du 16 Mars 2013 ;

• Au Président de l’UPR : Objet : attirer son attention sur de sérieux dysfonctionnements du parti au niveau départemental, lettre du 3 juillet 2013. Dangers et revers de l’approche clanique de BBG au sein d’une même formation politique, en l’occurrence l’UPR dans le département de M’Bagne :

Tout militant sincère qui se respecte et respecte ses camarades sait qu’il existe un cadre de concertation et d’échange opérationnel au niveau de la structuration du parti UPR, pourquoi , pourquoi, pourquoi ne pas les utiliser pour associer tous ses militants s’il ne s’agit que de travailler à l’élargissement de sa base et d’entreprendre des actions saines pour le parti et d’intérêt général pour les populations du département ?

Est – ce bienséant et constructif d’organiser caravane et meeting sous la bannière de l’UPR dans le département de M’Bagne en tentant de marginaliser le Sénateur UPR, et M’bagnois ‘’pur sang’’, de surcroît?

Est – ce bienséant et constructif d’organiser caravane et meeting sous la bannière de l’UPR dans le département de M’Bagne en cherchant à en isoler le Maire Central, Maire UPR, dynamique, ‘’cheval toujours gagnant chez lui et honorable hôte de tout visiteur politique officiel de la Commune de M’Bagne? Est –il courtois et politiquement correct d’ignorer la députée (PRDR) du département à cette occasion ?

Enfin, est –il courtois et politiquement correct d’ignorer royalement les leaders politiques de l’UDP, membre actif de la majorité présidentielle, et d’autres acteurs politiques de référence dont certains sont des militants UPR de première heure, chevronnés, qui se sont rangés aux côtés du candidat Aziz avec leurs propres moyens, selon les cas, contrairement à BBG qui a jeté son dévolu sur l’honorable candidat Ely Ould Mohamed Vall, au vu et au su de tout le monde !

Ils sont légion ce profil de militants UPR, et sympathisants, au niveau du département de M’Bagne, dont :

– L’engagement est sincère, et par conséquent fidèle et durable ;

– La foi et le soutien solide au programme du Président élu, SE Mohamed Ould Abdel Aziz ne fait pas l’ombre d’un doute;

– Le travail quotidien permet de maintenir leurs militants et d’élargir la base de leur parti en tenant compte sans réclamer de contre – partie, à tout bout de champ.

Et cela, ‘’sans trompettes ni tambours’’, sans fanfaronnades et sans arrogance de quelque nature que ce soit. Tout le contraire de BBG, aux relents féodaux et chasseur de prime attitré. Ce qui fait dire aux nombreux candidats qui attendent des postes de nomination, que si BBG fait des pieds et des mains pour être ‘’nominé’’, et encore et encore, qu’il aille chercher sa promotion ailleurs !

C’est le sens du message de la banderole qui a dit le jour du Meeting : « Vive Aziz ! Bocar dégage » ! En effet, la logique et le bon sens veulent que chacun ‘’récolte ce qu’il a semé’’! BBG devrait donc en toute logique, chercher sa (ou ses) promotion là où il a planté ses choux ! Mais, rien d’étonnant car dès lors qu’on porte le prestigieux nom de BBG, on s’arrange toujours à ‘’tirer les marrons du feu’’.

Dit autrement, tout ce qui appartient aux autres n’appartient pas aux autres, mais, appartient à BBG, et à lui seul ! Le caractère est fortement ancré et ne change pas facilement (à moins d’un phénomène de mutation) car relevant du génotype de l’individu. En revanche, ce qui change sans arrêt, c’est le caractère dominant du phénotype. Et chez BBG, c’est ‘’aux goûts et couleurs’’ du locataire de la maison ocre. Est – ce clair ? Oui, c’est bien clair.

6. Conclusions et recommandations :

Si BBG, clan et presse habillée jugent positif le résultat du Meeting de M’Bagne, nous tenons à leur rappeler, en prenant l’opinion locale et extérieure à témoins :

1. Qu’au départ, il s’agissait de tenir 4 meetings et non 1 seul.

Considérant que par les temps qui courent l’argent est rare en soi, et que le robinet de ‘’l’argent facile et sans odeur’’ a été fermé, ‘’paroles d’Aziz’, et au vu du résultat obtenu, dépenser 3000 000 d’UM pour un Meeting de moins de 2 h de temps au terroir, c’est cher, même si le compte ne va pas être audité.

Vu sous cet angle, nos administratifs – financiers nous ont fait savoir que le rapport coût /efficacité est faible et que l’argent n’a pas été bien dépensé. Ils se trompent, peut – être, mais opposez leur un démenti valable et l’on fera passer les choses ‘’ par perte et profit’’ et ce chapitre sera clos.

2. Les 3 Meetings initialement prévus à Garalol, Hijâj et Bagodine n’ont pas pu se tenir et ont été remplacés par des escales mouvementées et boudées par 3 présidents de sections sur 4 ;

3. Les hautes personnalités invitées et dont on s’est servi des noms pour justifier des ‘’demandes d’argent’’ sous forme de racket d’honnêtes citoyens ne sont finalement pas venues, c’est votre chance d’ailleurs dans la mesure où les ‘’muscles’’ que vous vouliez exhiber n’étaient pas au Rendez – vous ;

4. Le taux de participation a été très diversement apprécié, mais, il a été faible quoi qu’on veuille en dire, et la composition de l’audience a été dominée par des ‘’gais gais l’écolier, nous sommes en vacances et la pluie n’est pas encore tombée, donc, pas de travaux champêtres. Cela a joué en votre faveur, car des ‘’enfants’’ se mobilisent d’eux – mêmes, surtout en situation de chômage et des jeunes et des moins jeunes ;

5. Le menu qui a été servi – salade niçoise- pendant le Meeting a été maigre comme peau de chagrin, fade, insipide et sans saveur donnant une ‘’diarrhée électrique’’ (bojj, en hassânîya) à qui y a gouté. Il nous est revenu que les non inconditionnels qui y ont gouté ont dit « qu’ils n’en voulaient plus = Be karminii» ;

6. Injures publiques, empoignades, coups de poing ont trotté : intervention de la police, arrestations, instructions de Nouakchott, relaxation… Les choses n’ont donc pas été de tout repos ;

7. Des banderoles ont été déployées exprimant un ras – le – bol et le rejet : on y a lu : « Bocar dégage » ! Tout ce qu’on peut regretter à ce niveau c’est le fait d’avoir associé le nom de Aziz, même sous forme de plébiscite : « Vive Aziz » ! La banderole portant « Bocar dégage » aurait pu être plus complète et plus succulente si la formulation avait été : « BBG PGCD (Plus Grand Commun Diviseur) dégage » ! Car ç’en est un, au niveau du département, et ce, à toutes les sauces.

8. Celui que la presse habillée tente de présenter au Meeting de M’Bagne comme un rassembleur n’est en réalité que quelqu’un qui divise et oppose et ne pouvant vivre et survivre qu’aux dépens de celui qui l’écoute. Pour en guérir, il suffit de réduire la fraction à sa plus simple expression en tirant la leçon du corbeau face au renard de Jean de la Fontaine.

9. A l’endroit de BBG, le recours systématique aux canaux d’une presse taillée sur mesure ne peut pas procurer des points perdus sur le champ de bataille. Tiens le toi pour dit. A nanii ko min mbii ko’ ? = Faham’tt ?

10. Chacun sait dans nos contrées et depuis des lustres que ‘’ joorngol ina sumora keccol » traduction = l’herbe sèche enflammée brûle l’herbe verte qui ne s’en éloigne pas.

Alors, Excellence, camarade du parti, il est dit qu’un homme averti, en vaut deux, au moins, sinon trois ! Les prochaines consultations que tout mauritanien bon teint bon genre souhaite sincères, libres et transparentes approchent à grands pas.

Populations laborieuses, cadres et acteurs politiques soucieux de rattraper le grand retard dans le développement de notre département et sensibles à l’échelle régionale et nationale aux problèmes de nos concitoyens, ‘’faites vos jeux, rien ne va plus’’ !

De caravane à Meeting, la montagne a accouché, douloureusement, une souris de type Musaraigne ! Maintenant que le Meeting est fini, juste un dernier mot avant de nous séparer : BBG, no mbaddudaa e banndu ? = comment va ton corps ? !

Les Soutiens fidèles de première heure d’Aziz dans le département de M’Bagne et leurs amis

Source : Le Rénovateur Quotidien (Mauritanie)

Le professionnalisme de l’armée


ARMEE PROFESSIONNELLE
La professionnalisation des armées africaines a fait l’objet de plusieurs études et écrits aussi bien d’africains que d’africanistes particulièrement aux lendemains de la fin de la guerre froide.
Le sujet est d’actualité à cause des multiples interventions des armées dans l’arène politique, de l’évolution des menaces mais aussi du changement de l’environnement politico militaire en général.
Si la nécessité de voir les armées se professionnaliser semble acceptée par la majorité des universitaires et praticiens, la signification et la démarche, quant à elles, font l’objet de quelques désaccords à la première lecture.
Quel est l’intérêt de professionnaliser une armée ?
Plusieurs chercheurs se sont intéressés au sujet et parmi les plus célèbres Samuel Huntington, Morris Janowitz et Samuel Finer.
Samuel Huntington soutient que le professionnalisme des armées favorise la stabilité des systèmes politiques. Aussi, soutient- il que pour assurer un contrôle objectif de l’armée, il faut que celle-ci soit professionnalisée et neutre politiquement.
Morris Janowitz, affirme quant à lui que la professionnalisation favorise le contrôle sociétal tout aussi important que le contrôle institutionnel ou étatique des relations civiles – militaires. Aussi, Morris, dans ses travaux, explique comment une armée professionnelle peut être impliquée de manière déterminante dans des activités économiques et sociales.
Quant à Samuel Finer, il a tenté de démontrer dans ses études que la professionnalisation pouvait diminuer les risques de coups d’état militaires et de manipulations des armées par les gouvernements civils.

En tout état de cause la professionnalisation des armées africaines permettra, à n’en pas douter, de lutter contre la militarisation du continent africain. A cet égard elle est une condition importante pour la stabilisation de l’Afrique car, la militarisation, comme la définissent Roger Charlton et Roy May, qu’il y ait ou non instauration de régimes militaires, renvoie à la prolifération des armes, à la sophistication des moyens de destruction, à l’augmentation du nombre des hommes en armes mais aussi à des dépenses militaires accrues avec toutes les conséquences qu’elles peuvent comporter.
Mais que veut dire une armée professionnelle ?
Le professionnalisme, par définition, veut dire l’exercice professionnel d’un métier. Il implique le sérieux et la compétence dans l’exercice d’une activité. Il fait aussi référence à la technicité, à l’expérience, à l’entrainement, au savoir faire, à l’habileté mais aussi à la bonne gestion des anciens combattants. Quelqu’un de professionnel dans un domaine est quelqu’un qui y est spécialisé. Le professionnalisme fait aussi référence à la nécessité d’avoir un revenu.
De même le professionnalisme d’une armée se mesure par le respect qu’elle voue à ses personnels quel que soit leur catégorie, leur grade et leur fonction au niveau de la hiérarchie.
Au respect qu’elle accorde à ses partenaires, alliés et autres institutions avec lesquelles elle est appelée à travailler.
En outre, le professionnalisme d’une armée se mesure par son humilité mais aussi par sa capacité de s’auto évaluer en permanence.
Par ailleurs une armée est dite professionnelle en référence à :
α sa capacité d’écouter aussi bien ses personnels, les populations mais aussi les autorités civiles.
α son aptitude à se projeter vers l’avenir et à travailler sur des échéances à long terme.
α sa capacité de mettre en place des règles et procédures et à les faire respecter sans aucune discrimination.
α sa capacité d’impliquer tous ses personnels dans un travail d’équipe et à tirer le maximum d’eux grâce à la synergie créée.
α sa capacité à fédérer par une communication efficace et efficiente tout comme par le biais de ses différentes doctrines.
α sa capacité à faire preuve d’expertise et d’ouverture d’esprit.
α sa capacité d’identifier les compétences.
En somme, le professionnalisme s’apprend, se cultive, s’améliore mais n’est, par essence, jamais définitivement acquis même si l’on y travaille pendant de nombreuses années.
Comment professionnaliser les armées africaines ?
Professionnaliser les armées africaines signifie prendre toutes les initiatives nécessaires pour que le métier des armes puisse être exercé de la même manière que les autres métiers notamment qu’il soit embrassé sur la base d’un choix libre et sans discrimination.
En outre, pour professionnaliser une armée, une mission définie sans équivoque et largement connue du public doit lui être fixée et des moyens adéquats doivent être dégagés pour permettre la bonne exécution de cette mission. De même, des règles d’engagement précis doivent être mises en place.
Au niveau du recrutement, la conscription, pourra difficilement être retenue comme mode de recrutement étant donné les énormes difficultés économiques que traverse le continent.
En effet, même si les armées, en Afrique, figurent parmi les structures qui pourvoient le plus d’emplois, elles auront de plus en plus de mal à recruter tous les ans les jeunes en âge de faire le service militaire et de les mettre dans les meilleures conditions sociales possibles.
Dès lors, les armées africaines doivent avoir pour ambition d’être suffisamment attrayantes et de susciter l’envie chez les jeunes d’être militaires.
A cet effet, les conditions de vie des militaires, les possibilités de carrières offertes, le rôle que jouent les armées dans la société et l’état des relations civiles militaires peuvent jouer un rôle de premier plan. Aussi, une bonne politique de communication, menée par des services spécialisés et des doctrines bien conçues pourraient être déterminantes.
Dans tous les cas, le recrutement doit se faire sur la base des besoins identifiés et connus des armées et surtout suivant des critères définis en toute transparence par les autorités et les institutions républicaines compétentes.
En aucun cas, le recrutement du personnel des armées ne doit se faire sur des bases arbitraires fondées sur des préférences ethniques, claniques, politiques, sociales ou religieuses et les femmes ne doivent pas faire l’objet de discrimination. Les armées doivent chercher à représenter au mieux la société à laquelle elles appartiennent car ce n’est que de cette manière qu’elles peuvent gagner le respect, la confiance et le soutien des populations.
Par ailleurs, les effectifs des armées en Afrique doivent être gérés de façon plus judicieuse. Tous les efforts doivent être déployés par les armées pour disposer des personnels adéquats pour effectuer dans les meilleures conditions possibles les missions qui leur sont confiées. Les effectifs ne doivent ni être pléthoriques ni insuffisants.
Aussi, le traitement salarial des militaires ainsi que leurs conditions de vie et de travail requièrent une attention toute particulière si l’on veut disposer d’armées républicaines et professionnelles. Tout en évitant d’attribuer des privilèges trop importants susceptibles d’affecter négativement l’image des armées aux yeux de la société, il est important de veiller à ce que les militaires soient mis dans des conditions décentes leur permettant non seulement de faire leur travail correctement mais aussi de vivre dignement.
A ce titre, des efforts qui méritent d’être poursuivis sont déployés par plusieurs pays africains. En effet, de plus en plus d’initiatives sont prises à travers le continent en vue d’améliorer les conditions de logement des militaires.
Les services de santé des armées et les services sociaux essaient d’assurer une couverture médicale adéquate aux militaires et à leurs familles même si, dans encore beaucoup de pays africains, des améliorations pourraient être apportées. En effet, il est très difficile pour un militaire de s’investir au maximum dans son travail ou de faire usage de toutes ses potentialités lorsque pendant qu’il est au combat ou en opération il n’est pas certain que sa famille est dans de bonnes conditions ou, qu’en cas de blessures, il peut bénéficier des traitements médicaux adéquats.
Aussi, la plupart des couvertures médicales dont disposent les militaires dans les armées africaines ont été copiées sur le modèle occidental qui considère que la famille du militaire se limite à sa femme et à ses enfants. La réalité étant toute autre en Afrique il semble urgent d’essayer de tenir compte de la spécificité de la famille africaine et de l’étendre, pourquoi pas à la mère et au père qui, en Afrique, pendant leurs vieux jours, sont sous la responsabilité de leurs enfants.
Les programmes un militaire un toit, les coopératives militaires de construction, les initiatives au niveau du secteur de santé, comme celle de Bamako, qui essaient de mettre à la disposition des militaires et de leurs familles des médicaments à des prix compétitifs, les mutuelles des armées doivent être poursuivis et renforcés.
La création de services sociaux des armées et la formation de plus d’assistantes sociales à la disposition des personnels des armées ainsi que la mise en place de structures de micro finance pouvant appuyer les militaires et leurs familles dans des micros projets doivent être généralisées à travers le continent.
En somme l’environnement social des armées africaines doit être des meilleurs possibles si l’on veut que ces dernières aient vraiment des chances d’être professionnelles.
Au-delà du cadre social il importe que les armées africaines mettent sur pied les infrastructures nécessaires pour assurer une formation et un entrainement de qualité à leurs personnels.
Des efforts appréciables sont présentement déployés dans ce domaine et doivent être poursuivis. La création d’écoles nationales à vocation régionale, initiée en Afrique francophone par la France, est dans l’ensemble hautement appréciée. Aussi bien au niveau des hommes de troupe, des sous officiers, des officiers subalternes que des officiers supérieurs des centres de formation régionaux peuvent être créés pour optimiser la qualité de la formation, la standardiser et jeter ainsi les bases de l’interopérabilité entre les armées devenue essentielle compte tenu des nombreuses interventions de nos forces dans les opérations de soutien à la paix.
De même, un effort particulier devrait être fait pour que des pôles d’excellence, notamment des écoles d’état major et des écoles de guerre, mais aussi des centres et des instituts d’études stratégiques soient créés en nombre suffisant pour accueillir le maximum de militaires et leur permettre de discuter des défis de l’heure qui interpellent le continent en général.
Une bonne professionnalisation des armées africaines requiert par ailleurs que ces dernières s’entrainent de façon adéquate.
Pour être professionnelles, les armées africaines doivent en permanence avoir une vision à moyen et à long termes sur lesquelles elles s’appuient pour anticiper les mutations nécessaires.
Des armées africaines professionnelles doivent aussi s’atteler à tirer le maximum des nouvelles technologies de l’information et de la communication pour être plus performantes. En effet, ces dernières peuvent aider à améliorer la gestion du personnel, du matériel mais aussi des finances. Elles peuvent, par le biais de l’intranet par exemple, rendre plus rapide la communication entre les différents services et surtout améliorer les capacités de stockage des archives.
L’utilisation des nouvelles technologies de l’information et de la communication permettra, en outre, aux armées africaines de disposer de cellules de communication efficaces et performantes leur permettant de faire parvenir aux populations les informations dont ces dernières ont besoin mais surtout d’échanger avec elles. Le temps de la rétention d’informations n’engageant nullement la sécurité nationale ou ne menaçant pas la bonne marche des opérations militaires, n’est plus une pratique acceptable de nos jours car le citoyen moyen, les médias et même le personnel militaire ont facilement accès aux informations. Ainsi tenter de leur cacher certaines informations ne fait que créer la suspicion et détériorer les relations entre les populations civiles et les militaires.
Les armées africaines doivent surtout commencer à communiquer sur la manière de gérer les ressources qui leur sont confiées et doivent être tenues responsables pour toute malversation ou mauvaise gestion.
Les armées doivent aussi de plus en plus considérer l’externalisation de certaines de leurs activités comme une option.
Est- il encore rentable pour les armées de former un nombre élevé de cuisiniers et de maîtres d’hôtel pour continuer à préparer et à servir les repas des troupes ?
Ce système est- il plus économique que de passer un contrat avec des maisons spécialisées qui se chargeraient d’alimenter les personnels dans les cantonnements ?
Par ailleurs, une armée professionnelle est une armée qui est en mesure de donner une image rassurante à ses concitoyens de par sa discipline, de par son comportement aussi bien dans les casernes qu’à l’extérieure des casernes mais aussi de par son respect des droits de l’homme, du droit international humanitaire et de par sa capacité à travailler en synergie avec les autres composantes du secteur de sécurité.
Une armée professionnelle doit de même veiller à ce que les conditions de travail et de vie en général, dans lesquelles ses personnels sont mis ne soient pas ostentatoirement discriminatoires. Il s’agit en réalité d’éviter que la catégorie des officiers bénéficie de trop de privilèges alors que la catégorie des sous officiers et celle des hommes de troupes croulent dans des conditions misérables. S’il ne souffre d’aucun doute que les officiers doivent être dans de bonnes conditions tant sociales que professionnelles il n’en demeure pas moins qu’il faille prendre toutes les dispositions nécessaires pour qu’aussi bien les sous officiers que les hommes de troupes puissent recevoir un traitement digne des responsabilités qui sont les leurs.
Une armée professionnelle est une armée qui est en mesure d’offrir des opportunités d’ascension, et d’acquisition de nouvelles connaissances à ses personnels dans un certain nombre de domaines, particulièrement au plan professionnel. Toutefois, les règles organisant les conditions d’obtention de ces opportunités doivent être clairement définies, publiées, justes et transparentes afin d’éviter des frustrations qui ne seront que dommageables à son bon fonctionnement. L’existence d’opportunités professionnelles et sociales est une importante source de motivation. Et la motivation est indispensable pour une armée qui se veut professionnelle.
Enfin une armée qui se veut professionnelle doit s’assurer que les nominations sont faites de façon transparente et basées sur la compétence et les qualifications requises. L’avancement dans une armée professionnelle ne doit nullement être l’apanage d’une seule personne mais plutôt de commissions composées de personnes neutres qui se fondent sur le mérite, la compétence et non sur des considérations tout à fait subjectives : l’ethnie, la couleur, la race, la région, le standing social, etc. .
Une armée qui se veut professionnelle doit aussi s’occuper de ses retraités. En effet, en Afrique, les « anciens »comme on les appelle se retrouvent très souvent dans des situations très difficiles qui font que la retraite est crainte par nombre de militaires qui font tout alors pour ne pas quitter le service. Les images désolantes que donnent certains de nos anciens qui ont quitté l’armée affectent négativement les performances de leurs camarades encore en activité. C’est pour cela que les armées africaines doivent fournir davantage d’efforts pour garantir à leurs retraités des pensions honorables leur permettant de continuer à s’occuper de leurs familles dignement.
Aussi des efforts supplémentaires pourraient être faits pour mieux préparer la réinsertion des militaires retraités dans la vie civile en leur assurant des formations qui leur permettront d’accroitre leurs chances de trouver une activité dans le marché de l’emploi (comme ce qui a été fait en Mauritanie). Dans les pays, récemment sortis de conflit et encore en phase de transition vers une paix durable, des efforts particuliers doivent être faits au niveau des soldats qui quittent l’armée après quelques mois de service car, ces derniers, lorsqu’ils ne sont pas employés peuvent être tentés de s’adonner à des activités pas toujours souhaitables.
La gestion des blessés de guerre, des handicapés et des militaires invalides doit, elle aussi, être largement améliorée dans les armées africaines. Comme le martèlent assez souvent les militaires eux-mêmes, particulièrement ceux des armées occidentales, une armée professionnelle ne laisse pas tomber ses anciens.
Ne pas laisser tomber les anciens doit surtout être un des crédos des armées africaines compte tenu des contextes politique et socio-économique dans lesquels se trouvent la majeure partie des pays du continent. Autrement, le risque encouru est de voir les vétérans s’impliquer dans des mouvements de contestation qui peuvent avoir des répercutions sérieuses dans la stabilité du continent. Le Libéria a connu, à plusieurs reprises, des mouvements de ses vétérans qui ont failli une nouvelle fois déstabiliser le pays. La Guinée Bissau, fait régulièrement face aux mêmes mouvements de protestation de la part de ses vétérans.
Même si certains états ont pris l’initiative de créer des agences destinées à prendre en charge la réinsertion des anciens combattants( Cas de notre pays, la Mauritanie), plusieurs d’entre eux se doivent de prendre des mesures encore plus énergiques pour mieux faire face à cette pressante demande.
Toutefois, la marque de considération pour les vétérans et anciens combattants ne doit surtout pas se réduire aux seules questions des conditions sociales et d’augmentation de point d’indice de salaire notamment, mais doit plus largement s’agir de reconnaissance à l’endroit de citoyens qui ont risqué leur vie et qui ont souffert dans leur chair et dans leur âme pour sauvegarder les intérêts de leurs pays. La considération et la reconnaissance pour les anciens, c’est d’abord perpétuer les valeurs qu’ils ont portées.
Plus concrètement, c’est à travers le devoir de mémoire que les combats menés par les anciens peuvent réellement avoir un sens et leurs objectifs pérennisés et légués aux générations suivantes.
D’autre part, il est primordial de créer un espace , un gîte ou un institut pour prendre en charge les enfants de ceux qui sont tombés aux champs d’honneur en vue de leur assurer un avenir prometteur et pour ne pas leur donner une impression d’être abandonnés par l’Institution qui fut la raison d’être de leurs géniteurs et la leur aussi .

KHAYAR

Mauritanie- Cinq policiers sur 81 sont admis pour subir la formation d’inspecteur en Turquie

LE BESOINS DE FORMATION EST REELLE POUR ÉVITER DE VOIR ENCORE SES IMAGES

LE BESOINS DE FORMATION EST RÉELLE POUR ÉVITER DE VOIR ENCORE SES IMAGES

La liste des cinq policiers admis devant subir la formation des inspecteurs en Turquie a été rendue publique, hier, vendredi 12 juillet, à la direction générale de police, apprend-on de sources informées.

Les concurrents qui étaient au nombre de 81 dont 71 agents de police et 10 femmes au grade de brigadier, tous du même corps et en service dans les différentes wilaya du pays. Ils avaient passé le test, il y a quelques semaines à l’École normale des instituteurs de Nouakchott, ajoutent nos sources.

La proclamation des résultats a provoqué la colère chez plusieurs policiers qui doutent du climat dans lequel s’est déroulé la correction et même de la crédibilité de la commission, selon une source médiatique locale.

Les policiers déclarés admis sont:

1-Bahaye Ould Limam (Direction de la Sûreté d’Etat)

2-Hewari Ould Ethmane (École de Police)

3-Daha Ould Sidi (Policier en service au bureau de renseignements militaire)

4-Ould Meinnou ( DRS du Hodh Gharbi)

5-Samba Diallo (DRS de Dakhlet-Nouadhibou)

Injustice, La bête sauvage !

Je suis dépassée par les événements qui se sont succédés devant moi à l’ambassade de Mauritanie à Paris, Anna GADIOun vieux monsieur, un certain Samba Niang, un magamois, né en 1935, ancien militaire, se présente avec tous ses dossiers au complet, jusqu’à même avoir en sa possession le certificat de décès de ses deux parents, le recensement de 98 aussi bien évidemment sa carte de séjours mais on le rejette quand même parce que tout simplement on lui dit de présenter une sœur ou un frère qui s’est déjà recensé(e) pour qu’on puisse le recenser à son tour, le monsieur n’ayant guère de frère ni de sœur, alors on refuse tout bonne de le recenser en ajoutant que c’est un cas spécial. Qu’est ce que ça veut dire un cas spécial, je n’y comprends plus rien, c’est interdit d’être fils unique ? Lui faudrait-il fabriquer un frère ou une sœur virtuelle ?Franchement il faut revoir ces conditions d’enrôlement parce que là ça ne va vraiment pas, non seulement, il y’a un manque d’organisation énorme et l’état de l’ambassade n’en parlons pas, des gens viennent à 4h du matin pour se faire recenser mais comme vous savez l’administration mauritanienne aime bien faire la grâce matinée, la commission ne daigne se présenter qu’à 9h, elle papote pendant 1h de temps et décide enfin de prendre la liste des inscrits. Les candidats de cette liste doivent attendre, parce qu’il y’a des gens spéciaux, qu’il faudrait faire passer d’abord sous prétexte qu’ils ont rendez-vous avec tel ou tel autre, bizarre toute cette foule qui entre soudainement et ils ont tous rendez-vous.

 

Si c’est vrai qu’ils viennent pour d’autre service, pourquoi alors faire attendre la liste des candidats au recensement ? J’ai découvert que c’était un leurre, je les retrouve tous dans la salle d’enrôlement, pauvre de nous qui sommes venus depuis 4h du matin, rien que pour faire parmi cette liste de quarantaine de personne et d’ailleurs sans savoir quelle caprice devrons-nous tolérer encore afin de se faire recenser. J’ai compris qu’une fois de plus que c’est un crime d’être noir en Mauritanie.

 

Etant étudiante, je viens me présenter avec tous mes paperasses, à savoir le recensement de ma mère, mon acte de naissance, nationalité, passeport, carte de séjours, certificat de décès de mon père, l’on me rejette parce qu’on me demande de fournir une preuve que mon père est bien décédé, quel scandale, ça m’a choquée, je vous avoue que j’ai même pleuré, ayant perdu mon père toute petite, je ne me rappelle même pas la couleur de ses yeux, l’on me demande de justifier que mon père est bien mort, alors là c’est le comble, honteux, sur le certificat de décès que je leur ai fourni tout y très claire, que veulent-ils au juste que je leur fasse le curriculum vitae de mon père qui est nous a quitté il y’a 18 ans.

 

L’on va finir par dire que je suis raciste et pourtant non je ne le suis pas, notre ambassade est là, elle travaille mais pas pour nous les blacks, je vous conseille avant de s’y rendre, allez-y creuser, fouiller mais ne venez pas sans amener le cv de votre arrière, arrière grand-père, ce n’est pas grave si à l’époque la Mauritanie n’existait pas, l’essentiel c’est que vous soyez capable de le fournir. Ensuite une fois à l’ambassade, pour ne pas perdre votre bonne humeur, veillez fermer vos yeux et boucher vos oreilles, je vous assure mes amis(es) Vous allez voir et entendre des choses qui déplaisent. Et si l’occasion vous ai donné de voir des gens passer devant vous, ne vous inquiétez surtout pas, c’est comme je le disais au plus haut, il y’a des gens spéciaux, en plus de toutes les façons vous aurez beau gueuler, ça ne servira absolument à rien, c’est un consigne et ça vient d’en haut.

 

J’ai bien envie de changer de registre, donc excusez-moi mais je vais me permettre d’hausser un tout petit peu le ton, il y’en a marre de l’injustice, elle me soûle, n’empêche de m’épanouir, elle me fout la honte partout, elle est sans pudeur vous savez, j’ai une folle envie de la saisir et de l’enfouir au fond de l’océan. Elle est dure à combattre, éparpillée un peu partout dans le monde, elle a finalement retrouvé son royaume en Mauritanie, là bas, c’est elle qui gouverne, elle décide si tu dois faire partie de ce royaume ou pas, c’est elle qui décide pour toi si tu mérites de travailler ou pas, elle est libre par exemple de te caser dans les zones où tu ne te sentirais vraiment pas dans un royaume, ne t’inquiète pas si des eaux usées et polluées viennent retrouver refuge chez toi. Ah j’ai oublié aussi de vous avertir, c’est aussi elle qui décide quand tu dois parler, respirer, boire, manger, enfin bref, disons VIVRE tout simplement.

 

Gare à vous mes amis(es) si vous dites au génial général président que vous avez droit à la dignité, droit au respect, de vivre comme vous l’entendez, il ne faut surtout pas l’énerver, je vous préviens ce n’est pas dans votre intérêt sinon vous avez ce que vous attend, on vous fout en taule et il faudra beaucoup prier afin de connaitre votre sort, on peut vous détenir sans vous juger, on peut vous torturer, vous humilier mais n’oubliez surtout pas que toute société est grosse de révolution.

 

Anna GADIO

Il était une fois le 10 juillet

Mokhtar ould Dadah-rimweb
Le 10 juillet 2013 est passé hier mercredi dans l’indifférence totale des Mauritaniens. Bon, pas tout à fait puisque ce 10 Juillet coïncide avec le début du mois béni de Ramadan. Mais personne se s’est rappelé ou presque que c’est en ce jour de l’année de grâce 1978 que l’armée de la République Islamique de Mauritanie, éreintée par la guerre du Sahara, avait décidé de déposer le président Moctar Ould Daddah, le « Père de la Nation » et principal architecte de la « Mauritanie Nouvelle ».

Le 10 juillet que le militaires fêtaient comme le jour de l’indépendance nationale (28 Novembre), avant l’avènement du 12/12 (1984) quand le colonel Maaouiya Ould Sid’Ahmed Taya avait déposé le colonel Mohamed Khouna Ould Haïdalla, est redevenu un jour ordinaire. Depuis, beaucoup d’eau a coulé sous les ponts mais les militaires sont toujours là. Même quand l’actuel président Mohamed Ould Abdel Aziz avait troqué son uniforme de général contre son costume de président civil démocratiquement élu un certain 18 juillet 2009. C’est en tout cas l’impression qu’ont certains de la situation actuelle du pays mais c’est surtout l’avis de la Coordination de l’opposition démocratique (COD) qui pense le militaires n’ont jamais quitté le pouvoir et qui continue à appeler au « rahil » (départ) d’un Ould Abdel Aziz qu’elle voit toujours, à tort ou raison, dans ses atours de général !

Le fait qu’aujourd’hui le 10 juillet ne signifie plus rien pour les Mauritaniens est symptomatique d’un état d’esprit général : celui de la « normalité » de la vie politique actuelle, issue d’une succession de révolutions de palais mais qui n’exclut pas toutes sortes de crises où l’armée peut, d’un moment à l’autre, avoir son mot à dire. D’ailleurs, dans ses mémoires « La Mauritanie contre vents et marées », feu Moctar Ould Daddah fait remonter les appétits pour le pouvoir des officiers mauritaniens au-delà même du 10 juillet 1978 quand il écrit, que dès le début des années 70, et bien avant la guerre pour l’unité nationale, les services de renseignements et l’homme de la rue faisaient cas, de temps en temps, de coup d’état fomenté par certains officiers et prêt à être mis en exécution. Le caractère naissant de ces services de renseignements faisaient qu’on accordait peu de crédit à leurs « analyses » et informations sur la situation politique et sociale du pays.

Les informations les plus précises sur le « péril » venant de l’armée sont évoquées par feu Moctar Ould Daddah quand il évoque qu’en novembre ou décembre 1977, lors d’une visite à Marrakech, le roi Hacen II lui a clairement signifié qu’il détient des informations faisant cas d’un coup d’état qui se prépare en République Islamique de Mauritanie. La source de cette information serait un jeune mauritanien du nom d’Ould El Wavi, qui aurait divulgué ce secret à Me Bouabeid.

Ould El Wavi va par la suite consigner les mêmes informations auprès d’un membre de l’entourage du Roi Hacen II et ce dernier va proposer au président Moctar Ould Daddah une copie de cet enregistrement mais il refusera, préférant laisser l’étranger, fut-il un ami et un frère, à l’écart des affaires intérieures de la Mauritanie. Et Moctar de se demander dans ses mémoires : avais-je raison ou tort ? Seul Dieu le sait.

Les mêmes informations seront aussi rapportées à Moctar par son ami Mobutu, qui évoquera des indiscrétions recueillies à Bruxelles, auprès de l’opposition zaïroise, et qui évoque l’imminence d’un coup d’Etat en Mauritanie. Très précisément, ces informations  que Mobutu s’empresse à faire connaître à son ami, cite le nom de l’ambassadeur de Mauritanie au Zaïre, parent proche du commandant de la 6ème région militaire, le commandant Ahmedou Ould Abdel Kader chargée de la sécurité de la capitale Nouakchott.

Il savait mais il a laissé faire !

Tout indique donc que le président Moctar Ould Daddah était au courant que quelque chose se tramait contre lui. C’est encore lui qui évoquera dans ses mémoires que, le 8 juillet 1978 (soit deux jours avant le premier putsch en Mauritanie), Ahmed Ould Zeine, lui rapportera, lors d’une réunion du Bureau politique nationale, dont il était membre qu’un entretien avec Sid’Ahmed Ould Bneijara, la veille, laissait entendre que les militaires mauritaniens étaient sur le point de passer à l’action. Tous les chefs de l’armée seraient alors impliqués dans ce qui allait devenir alors, pour nous Mauritaniens, l’éternel recommencement. Il y aura d’autres « 10 juillet » qui feront de la Mauritanie le pays le plus « capé » en nombre de coups d’Etat sur le continent africain. Six ou sept en tout. Le dernier en date, contre le président Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi, et le premier contre le président Moctar Ould daddah boucle-t-il la boucle de ces changements anticonstitutionnels en Mauritanie ? Rien n’est moins sûr. On continue encore, 35 ans après le premier coup d’Etat, à nous chercher, à remodeler cette démocratie imposée par la déclaration de la Baule de François Mitterrand,  en 1991, qui a obligé Taya a « civiliser » son régime militaire mais n’a pas empêché les militaires, quinze ans plus tard, à le pousser dehors à son tour. Un éternel recommencement, voilà ce à quoi pourrait mener l’implication de l’armée dans la politique si, réellement, nous ne comprenons pas qu’il s’agit plus d’un partage des rôles qu’une situation de conflictualité entre le politique et le militaire.

Source : Elhourryia

CGTM : Déclaration

cgtm
Nous avons appris à travers la presse électronique nationale que l’Union des travailleurs de Mauritanie (UTM) s’est encore une fois de plus permise de s’en prendre à la Confédération générale des travailleurs de Mauritanie (CGTM), dans une correspondance qu’elle avait adressée au Bureau international du travail (BIT), dont une copie est publiée par ses organes de presse.

Nous notons que pour la nième fois, notre consœur s’illustre dans cet exercice pour le moins regrettable consistant à vouloir prendre la défense du gouvernement à chaque fois que la CGTM expose les motifs de ses divergences avec les pouvoirs publics sur des questions de relations professionnelles, comme ce fut le cas lors de notre dernière exclusion de la délégation officielle devant prendre part à la Conférence internationale du travail (CIT) de Genève de juin 2013.

La réalité de la motivation de l’ire de l’UTM dans cette correspondance au BIT, est que le comité ad-hoc mis en place par la Conférence et comprenant les représentants des gouvernements, des employeurs et des travailleurs, a fini de démasquer la duplicité des rapports entre le gouvernement et l’UTM, duplicité qui se traduit par une reconduction permanente et annuelle de celle-ci, en qualité de déléguée titulaire pour les travailleurs mauritaniens à la CIT.

Devant les allégations du ministère du travail qui justifiait notre exclusion par une rotation entre les organisations syndicales des travailleurs, le comité n’a pas retenu ce motif pour la simple raison qu’il ne s’est jamais appliqué à l’UTM.

D’autre part, le comité a demandé expressément au gouvernement de tenir en compte les dispositions de la constitution de l’Organisation internationale du travail (OIT) dans la représentation des organisations syndicales de travailleurs et d’employeurs, pour que lors de la prochaine session de la CIT de 2014, les plus représentatives d’entre elles soient associées aux modalités de leur participation et incluses dans la délégation officielle.

Il est nécessaire par ailleurs de rappeler à l’UTM que non seulement les élections professionnelles de représentativité des organisations syndicales ne font pas encore partie du corpus juridique national, et que seul le gouvernement assume l’entière responsabilité du retard dans leur organisation, mais que d’autres mécanismes sur la représentativité des organisations professionnelles existent dans la Loi 017/2004 portant Code de Travail en Mauritanie, en ses articles 265 et 90.

Pour savoir que la CGTM est l’une des organisations qui est éligible au titre des dispositions précitées, le gouvernement a toujours fait en sorte d’esquiver celles-ci, pour continuer ainsi à violer délibérément la Loi en vue de favoriser les syndicats à sa dévotion.

En outre, l’UTM n’a pas manqué de scrupules pour prétendre être détentrice des acquis historiques capitalisés par les travailleurs durant les années où les pluralismes syndical et politique n’étaient pas inscrits dans la Constitution, et de ce fait, seule l’UTM qui réunissait tous les travailleurs avait droit de cité.

Cependant, l’UTM a omis d’évoquer, les raisons des divisions dans les rangs des travailleurs, surtout depuis celles apparues après les massacres des ouvriers de la société des mines de fer de Zouerate, la Miferma, en mai 1968, par la soldatesque du gouvernement d’alors.

Les courants qui incarnaient la lutte pour la satisfaction des revendications légitimes des travailleurs ont toujours trouvé devant eux les autres courants qui applaudissaient les pouvoirs publics pour lesquels ils constituaient des caisses de résonance.

Toutes les avancées du mouvement syndical mauritanien, comme les révisions des conventions de travail, les affiliations nationales et internationales et la protection sociale, ont été réalisées par les travailleurs qui avaient porté l’étendard d’une ligne de lutte syndicale véritable, que malheureusement, la direction de l’UTM actuelle a finie d’abandonner depuis belle lurette.

La CGTM est l’héritière naturelle des martyrs de Zouérate en raison de la perpétuation de la ligne syndicale qu’ils avaient suivie et de laquelle tous les statuts tirent leur légitimité. Cette ligne promeut l’indépendance du mouvement syndical, la liberté, la démocratie et la promotion et la défense des intérêts professionnels, matériels et moraux des travailleurs et des travailleuses.

D’autre part, il est de notoriété publique que l’inféodation de l’actuelle direction de l’UTM aux pouvoirs successifs est sans équivoque et reste d’actualité,

si l’on se rappelle que non seulement cette centrale ne respecte pas sa démocratie interne car voilà déjà dix (10) ans que le dernier congrès de cette centrale s’était tenu, mais que son bureau exécutif avait été désigné par une notre de service du parti au pouvoir d’alors, ce qui a permis à un employeur d’en devenir le secrétaire général, au grand dam des travailleurs dont les voix étaient étouffées.

La CGTM, dont les structures socioprofessionnelles sont élues par leurs membres, compte en son sein tous les travailleurs dans leur diversité, avec ou sans une appartenance politique individuelle à tout le microcosme politique national, et que son congrès ordinaire se tient tous les quatre ans (1995, 2001, 2005, 2011).

Par ailleurs, en voyant dans ses rêves les effectifs de la CGTM diminuer, l’UTM semble ne pas mettre à profit dans ses statistiques, toutes les luttes syndicales de toutes les branches socioprofessionnelles, mais également des résultats des élections des délégués du personnel de tous les secteurs d’activités à haute intensité de main d’œuvre.

Les effectifs syndicaux se comptabilisent à partir de l’adhésion des travailleurs des branches socioprofessionnelles à une organisation syndicale A titre d’exemple, les branches comme des bâtiments et des routes, appelé communément (Infra), les télécommunications, les industries agro-alimentaires, les banques, les industries chimiques, les manutentions portuaires, les mines et le pétrole, pour ne citer que ceux-là sont majoritairement affiliées à la CGTM.

L’UTM n’ a cité que comme preuve de sa prétendue représentativité que des secteurs partiels ou certaines positions dans des élections parcellaires. En tout état de cause, la CGTM n’utilise et n’utilisera jamais l’influence des dirigeants des entreprises publiques et/ou parapubliques pour recruter les travailleurs ou saper leurs rangs en vue de conforter ses effectifs syndicaux.

La CGTM est très embarrassée de devoir répondre à chaque attaque dont elle est victime de la part de l’UTM, mais par respect à l’opinion nationale et internationale, nous ne pouvons pas ne pas rétablir la vérité des faits.

La CGTM appelle l’UTM, en tant qu’affiliée de la Confédération syndicale internationale (CSI) au même titre qu’elle, à une solidarité dans la lutte pour l’amélioration des conditions de vie et de travail de nos braves travailleurs et travailleuses dont le pouvoir d’achat ne cesse de se dégrader. Les principes au nom desquels l’affiliation de l’UTM à la CSI a été obtenue en valent la peine.

Ampliations :

– Bureau international du travail (BIT)
– Confédération syndicale internationale (CSI)
– CSI Afrique
– CSI Amman

Nouakchott, le 07 juillet 2013.

Le comité exécutif de la CGTM

Confédération générale des travailleurs de Mauritanie CGTM
BP 6164 Tél : 0022245258057, Fax : 0022245256024
Site : www.cgtm.org; mail : cgtm@cgtm.org
Nouakchott Mauritanie.

Atelier de restitution des travaux sur la diffusion et l’accès à l’information

RESTITUTION - YAHYA
Un atelier de restitution sur la nouvelle politique de diffusion et d’accès à l’information (DAI) de la BAD et au cadre d’engagement vis-à-vis de la société civile a été organisé par l’Ong Omassape en fin juin dernier au siège de France Volontaires. Présenté par Mohamed Yahya Eba, président de cette Ong, l’atelier a vu la présence de responsables d’Ong, d’experts de l’Association Mauritanienne de Suivi-Evaluation (AMSE) et de la presse.

Cet atelier de restitution au profit des responsables d’OSC, le premier du genre, a été l’occasion pour les participants d’échanger et de mutualiser leurs expériences dans le cadre de leurs activités.

D’emblée, Mr. Diallo Mamadou Moctar, président d’Ong, a tenu à faire un briefing du cadre d’engagement consolidé de la BAD qui permet une participation inclusive de la société civile. Il a ainsi rappelé les travaux de l’atelier de Tunis qui a réuni la quasi-totalité des OSC africaines. Il a expliqué à cette occasion le mécanisme d’engagement et de coopération entre la Banque Africaine de Développement et les organisations de la société civile. Il a également indiqué que le cadre d’engagement prend la dimension communication, dialogue et partenariat. Un plan qu’a développé le présentateur qui a pris part aux travaux des deux assemblées de la BAD tenues du 27 au 31 mai à Marrakech (Maroc).  Cette restitution, a soutenu Mr. Diallo, a été l’une des recommandations de l’atelier de Tunis afin de mieux partager les informations. Un plan d’action pour trois ans a été élaboré définissant ainsi un partenariat entre la BAD et les OSC.

Dans son intervention, Mohamed Yahya, présentateur du jour de la nouvelle politique de l’institution financière africaine (BAD), accès sur la communication, a indiqué qu’il s’agit d’un ensemble de questionnements auxquels il fallait répondre pour atteindre l’information capitale. Il a tenté de manière précise à répondre à toutes les questions à même d’éclairer les acteurs sur les différentes procédures devant aboutir à résoudre une question de développement économique, sociale et environnementale. Toutefois, il a étalé les perspectives sur les plans social et économique.

Après une présentation succincte mais on ne peut plus claire, un débat a été engagé entre les différents acteurs de la société civile. Un échange fructueux qui a permis aux participants, de mutualiser leurs expériences en la matière. Ainsi, à la lumière de la présentation faite par Mohamed Yahya Eba, les acteurs de la société civile sont d’accord que la mutualisation des expériences reste un facteur très important pour créer une synergie d’actions. « Nous avons besoin en tant que OSC, de mutualiser nos expériences » a soutenu Mohamed Yahya Eba.

La deuxième séquence de la restitution a concerné la journée de dissémination en Afrique du nord (Marrakech). Il a passé en revue les différents objectifs de l’atelier et les principaux changements induits par la DAI. Il a indiqué que l’objectif pour la BAD, c’est de développer l’Afrique avec plus d’ouverture. Tout cela pour aboutir à la bonne gouvernance, à la transparence, à la responsabilité avec comme impact, une meilleure collaboration avec les partenaires pour une bonne circulation de l’information. Pour la BAD, il s’agit de soutenir le développement et la transformation de l’Afrique à travers sa stratégie décennale (2013-2022).

Au terme de la restitution, Mohamed Yahya Eba, a tenu à remercier très sincèrement les acteurs présents mais surtout France Volontaires qui a mis à sa disposition son espace au profit des OSC. Toujours égal à lui-même, il a durant toute la présentation, montré sa maîtrise des questions de développement et son talent d’expert en la matière en ce sens que son exposé a été claire faisant profiter les acteurs de la société civile présents. Espérons qu’il y aura d’autres Mohamed Yahya Eba afin de permettre aux acteurs de profiter des expériences et de l’expertise des autres.

Badiana (RIMWEB) 

 

Voyage en danger : Après les mesquineries de Tunis Air, on a testé le service tiers-mondiste de Royal Air Maroc…

voyage en danger
Après un vol de retour terrible sur Tunis Air et près de 8h assis sur un banc faute du moindre dispositif pour prendre en charge les voyageurs en long transit de moins de 8H, nous avons raconté la chose car nous avions appris qu’à Royal Air Maroc c’était tout à fait autre chose.

On s’était alors promis de tester la RAM car on nous avait vanté une prise en charge dès que vous dépassez 6H de transit. En vérité, il n’en est presque rien même si la RAM est imbattable côté valise : vous avez droit en soute à deux fois 23kg quand chez Tunis Air vous n’avez droit qu’à un bagage de 20kg.

Mais avec Tunis Air vous n’avez pas besoin de trembler pour vos bagages quand avec la RAM c’est l’angoisse assurée, les vols de bagages à Casa faisant partie du voyage à telle enseigne qu’il se murmure ceci entre mauritaniens :

« Si tu veux qu’à Casa on ne te vole pas tes bagages, mets sur ta valise un nom européen et une adresse en Europe avec numéro de téléphone car les voleurs s’attaquent surtout aux mauritaniens du bled certains qu’ils sont résignés et qu’ils ne pourront rien faire à part se plaindre en vain à l’aéroport car les voleurs savent qu’en pillant les bagages des européens ils affectent les touristes et auront donc plus facilement affaire aux autorités marocaines ».

Plusieurs mauritaniens appliquent cette technique paraît-il très efficace sinon le plus simple c’est de prendre une assurance bagage à 10 euros le bagage. L’assureur ne chôme pas, il faut faire la queue, c’est dire combien la réputation de Casa n’est plus à faire.

Côté transit, c’est pas Tunis où en tant que mauritanien vous avez au moins de droit d’aller vous dégourdir les jambes en plein air en sortant sans visa pour aller en ville si ça vous chante. Pour Casa, sans Visa vous n’êtes pas autorisé à sortir de l’aéroport sauf si vous êtes européens ou sénégalais qui seuls seront envoyés dans un petit hôtel charmant me dit-on à l’extérieur avec une piscine.

C’est autre chose que rester 7h dans l’aéroport avec autour les portes d’embarquement avec tout le bruit qu’on imagine à moins d’aller plus bas dans un des petits restos enfumés ou dans un hôtel à l’intérieur de l’aéroport à vos frais même si la compagnie vous annonce au départ de Nouakchott qu’à partir de 6H de transit on s’occupe de vous.

En vérité, au service de transit, on m’a expliqué que c’est à partir de 8H pile, si vous avez 7H45, ils vous envoient dans la zone d’embarquement à moins que vous ne sachiez qu’il existe une salle de transit cachée, connue des seuls initiés, auquel cas il vous faudra batailler pour y avoir droit. Pendant 1H, on m’a envoyé en haut en bas à gauche à droite jusqu’à ce que je tombe sur un jeune à qui j’explique encore une fois qu’on m’a parlé d’une salle de transit pour ceux qui restent plus de 6H.

Enfin j’ai pu prendre une navette en croyant trouver ceci comme je l’avais annoncé la dernière fois :

« La compagnie a procédé à la rénovation complète de salle de transit situé au Terminal 3 de l’Aéroport Mohamed V et ce, pour un meilleur confort de ses clients. Cette rénovation comprend entre autres ; le mobilier, les distractions et les prestations. Inauguré en 2008, le salon de transit de Royal Air Maroc s’étale sur une superficie de 900 m2 et comprend cinq zones: repos, restauration, divertissement, Business Center, salle de prière et aire de jeux pour les enfants.

Plus d’un million et demi de passagers de Royal Air Maroc transite chaque année via Casablanca, soit une moyenne plus de 4.200 passagers par jour. La salle de transit de la compagnie au Terminal 3 de l’aéroport Mohamed V de Casablanca accueille une centaine de passagers par jour »

http://chezvlane.blogspot.com/2012/11/hier-soir-terreur-en-plein-vol-dans.html

900 m2 ? Tu parles ! En vérité c’est une salle climatisée bien propre qui doit faire la superficie de deux terrains de tennis autant dire pas grand-chose car c’est divisé en trois petites parties : la petite mosquée à savoir une petite pièce à côté des toilettes, le reste de l’espace comprend un coin télé, un coin restauration à savoir quelques tables, de confortables canapés où on peut s’étaler, quant à l’aire de jeu pour les enfants, pas vu.

Heureusement ! car s’il n’y a que vous dans cet endroit, il y règne alors un silence fantastique mais au moindre bruit cela devient infernal car absolument rien n’a été fait pour atténuer le bruit et le wifi est médiocre. Sur place vous recevrez un vieux sandwich sec, un coca tiède, un yaourt et de l’eau à volonté. Le personnel est formidable même s’il s’ennuie à périr car l’endroit est triste.

Bilan : si c’était à refaire, malgré une nourriture sinistre contrairement à Tunis Air où ils sont plus corrects, pour aller en Europe, à défaut d’Air France direct quand c’est abordable, je reprendrai la RAM pour le nombre de bagages permis, la salle de transit mais on demande à l’ambassade à Nouakchott de délivrer des visas de transit afin qu’on puisse sortir de l’aéroport et aller dans ce petit hôtel à l’air libre. Ce n’est certainement pas trop demander.

Quant à Tunis Air avec un personnel navigant formidable, des avions corrects, qu’attendent-ils pour faire face à la concurrence ? Pourquoi un bagage ? Pourquoi rien n’est prévu pour le transit entre 6 et 8H ? Je crains que les européens n’aient droit à un meilleur traitement quand nous autres frères africains on nous méprise royalement.

Il faut dire que les mauritaniens en déplacement venant d’Arabie ont des comportements inadmissibles. Ils ne respectent rien et se croient tout permis. Il faudrait leur donner des cours de savoir-vivre mais c’est impossible car ils en sont fiers comme si être gonflé à vide, susceptible pour rien et malpoli en tout était la marque d’une forte personnalité « qui casse les pierres » ;critère d’absolue noblesse pour ces gens-là qui pensent que c’est cela être d’authentiques maures et non des esclaves des manières occidentales. A qui la faute ?

On n’est jamais que le produit de sa culture à moins d’avoir un regard ouvert et lucide sur celles qui nous entourent afin d’en tirer le meilleur et ne pas rester en marge de l’éducation. Hélas, la mauritanie a tellement souffert de la domination de la confrérie des médiocres que cela déteint sur les dominés désormais aussi complexés qu’ils paraissent fiers de l’être…

Publié par Vlane.A.O.S.A

L’article qui fache: La face cachée de Nelson MANDELA

mandela
Nelson Mandela a joué un rôle néfaste dans l’affaiblissement de la Republique Democratique du Congo (RDC), Ex-Zaïre, ainsi que des autres pays significatifs d’Afrique. En ayant reçu pour cela de l’argent de l’Occident pour effectuer la sale besogne. Il va mourir, mais avant lui, plus de six millions de Congolais sont morts. Et sa responsabilité est en partie engagée dans cette tragédie que le monde entier occulte, au profit de l’épiphénomène syrien par exemple. En termes du nombre de morts.

 

Trois semaines après l’admission de Nelson Mandela dans cet hôpital de Pretoria, le formidable élan de sympathie qui a traversé l’humanité entière n’est pas près de s’estomper. Et pourtant, il eut fallu un peu moins de naïveté et d’idolâtrie pour concéder que cette hospitalisation était probablement la dernière. Car, en tant qu’humain et à cause de son âge avancé, l’icône mondiale ne pouvait pas ne pas arriver à la fin de son pèlerinage sur terre. C’est une loi de la nature. N’empêche. Le dernier communiqué relatif à la mise du malade sous assistance respiratoire semble ramener les uns et les autres à la dure réalité : Madiba va tirer sa révérence. Inexorablement.Ce n’est qu’une question de jours, sinon de semaines. Mais mourir à 94 ans constitue, me semble t-il, une belle manière de mourir. L’homme, à cet âge, doit en principe avoir épuisé sa feuille de route sur terre. Dans le bon comme dans le mauvais sens. Car la vie est une balance. D’un côté il y a le bien et, de l’autre, il y a le mal. On ne peut pas prétendre qu’un être humain fait de chair et de sang ne peut être que totalement bon ou totalement mauvais. Tel est le cas de Nelson Mandela. N’en déplaise aux idolâtres.
En âme et conscience, j’ai décidé de prendre le contre-pied du sentiment général ambiant. En effet, on ne peut pas avoir été ce qu’a été Nelson Mandela, et ne pas avoir causé du tort à des hommes, à un État ou à des organisations. En tant que patriote congolais, je mesure l’action d’un homme politique de l’envergure de Nelson Mandela à travers sa contribution à l’avancement non pas seulement de son propre pays, de l’Afrique dans sa globalité, mais aussi et surtout par rapport à son apport dans l’avancement ou le recul de mon pays, la République Démocratique du Congo.
C’est dans ce contexte que j’ai décidé de partager avec mes compatriotes, un témoignage de premier plan relatif au rôle du futur de cujus dans l’affaiblissement de notre pays et de certains autres pays d’Afrique dont la prospérité et le développement font peur à l’occident.

Réchauffement des relations bilatérales

J’ai eu le privilège, sinon la grâce de prendre part à la toute première mission de réchauffement des relations diplomatiques entre l’Afrique du Sud postapartheid et la République du Zaïre. C’était en aout 1996.
A cette occasion, j’ai pu prendre connaissance, de la bouche de monsieur Thabo Mbeki alors vice-président, des affres qu’avait causé l’apartheid sur le devenir de ce pays en général et sur l’efficacité du nouveau pouvoir en particulier. J’ai pris la mesure de la méchanceté des Blancs qui, en léguant le pouvoir aux Noirs, leur avaient également légué toutes les tares engendrées par le système abject d’apartheid : un chômage masculin rampant, avec comme corollaire la pauvreté, l’alcoolisme et la criminalité. De la bouche même du vice-président, à leur accession au pouvoir, les nouveaux dirigeants noirs n’avaient pas pris la pleine mesure de l’étendue du désastre. Les Blancs leur avaient caché la réalité. Cette situation expliquait le silence relatif qui avait suivi leur arrivée au pouvoir, bloquant quelque peu le développement des relations bilatérales.

Négociations avec la délégation américaine

Au cours de la guerre dite de libération menée par le Rwanda, le Burundi et l’Ouganda avec l’assistance multiforme de certains pays occidentaux, j’ai pris part à toutes les négociations qui se déroulaient en Afrique du Sud. Qu’il s’agisse de Pretoria, de Johannesburg, ou de Cape Town, j’ai été de toutes les négociations. De la même manière, j’ai été à Kampala et à Gulu, mais aussi ailleurs pour les mêmes raisons. J’ai pu également prendre part à des missions de médiation entre des chefs d’Etat africains en brouille plus ou moins ouverte.
C’est à cette occasion que j’ai pu prendre la mesure de l’implication de l’Afrique du Sud aux côtés du Rwanda. En effet, j’ai pu comprendre que la diplomatie de notre pays, aphone et défaillante – déjà ! – n’avait fourni aucun effort auprès des pays aussi importants que l’Afrique du Sud, le Nigeria ou l’Égypte. À telle enseigne que le pays hôte ignorait que c’est la coalition conduite par le Rwanda qui avait agressé le Zaïre. Nelson Mandela lui-même n’en revint pas lorsqu’il l’apprit. En effet, dans son mensonge légendaire, le gouvernement rwandais avait fait croire à Pretoria qu’il était agressé par le Zaïre. Dès lors, choqué par cette situation dans laquelle le Rwanda, un petit poucet, était victime d’agression de la part du Zaïre, un géant, Nelson Mandela n’hésita pas à fournir des armes au Rwanda pour lui permettre de se défendre.
C’est alors que j’ai apprécié la réactivité de Nelson Mandela qui, en toute simplicité et franchise, révéla que c’est pour cette raison que son pays fournissait des armes à Kigali. Et le président Mandela d’ajouter : d’ailleurs, au moment où je vous reçois, un avion chargé d’armes est en attente de décollage à destination de Kigali. Il décida toutefois d’annuler et le vol, et la livraison d’armes.
Etait-il sincère, ou voulait-il tout simplement faire semblant, afin de préserver ses chances en tant que futur médiateur dans ce conflit qui, près de dix-sept ans plus tard, n’arrête pas de faire des victimes dans mon pays ? Est-ce que par la suite, Pretoria n’avait pas repris la livraison d’armes à Kigali, des armes qui ont servi à massacrer des millions de mes compatriotes ? Là n’est cependant pas la quintessence de mon propos de ce jour.

Révélations du président Sani Abacha

Je voudrais donc, comme je l’écrivais supra, livrer à l’attention de mes compatriotes, un renseignement de premier plan émanant d’un chef d’État africain, d’un grand pays d’Afrique, sinon le plus puissant d’Afrique noire : le Nigeria. Quitte à mes compatriotes d’examiner, à l’aune de ce renseignement si, par rapport à la tragédie que vit le Congo depuis cette année funeste de 1996, Nelson Mandela mérite t-il cette idolâtrie, y compris de la part des Congolais, que je trouve choquante, au regard de plus de six millions de morts que déplore le peuple congolais tout entier.
En effet, en avril 1996, j’ai eu l’occasion de faire partie du voyage d’Abuja où nous devions mener une médiation entre le président du Nigeria, feu Sani Abacha, et Nelson Mandela.
Il se fait justement que le Nigeria est un pays pétrolier. Et que ce ne sont pas de petites compagnies pétrolières qui y opèrent. Shell, l’une des principales majors du secteur, opère sur plusieurs champs pétroliers de ce pays d’Afrique de l’Ouest. Et c’est le lobby pétrolier qui soutenait le pouvoir nigérian, qui révéla au président Abacha que les occidentaux, notamment les américains, ont toujours été effrayés par l’axe Pretoria – Kinshasa – Abuja – Le Caire. Ils sont conscients que si ces quatre pays marchent, ils se verraient privés des ressources naturelles qui les font vivre, et des débouchés pour leurs produits. Pis, ils cesseraient d’avoir la même influence qu’ils ont actuellement sur les affaires du continent, parce que ces pays africains étaient capables et aptes à régler eux-mêmes les affaires survenant dans d’autres pays du continent. Aussi, mettaient-ils tout en œuvre afin d’affaiblir chacun de ces quatre pays.
Il se fait que, comme aime à le répéter mon compatriote l’abbé Jean-Pierre Mbelu, le grand capital n’aime guère se salir les mains. Il a toujours l’habitude de faire sous-traiter des sordides opérations que les laboratoires de ses services secrets conçoivent. Ce fut le cas avec le lâche et infâme assassinat de Patrice Lumumba : le grand capital se sentant en danger face à la vision prospective et à la lucidité précoce de ce patriote et panafricaniste, utilisa des mains congolaises pour l’étouffer politiquement, mais surtout pour son élimination physique. On peut multiplier des exemples sur tout le continent, mais je préfère rester scotché à mon pays, la République Démocratique du Congo.
En termes clairs, si les pays concernés à savoir, l’Afrique du Sud, l’ex-Zaïre, le Nigeria et l’Egypte mettaient de l‘ordre dans leur gestion et, du coup, prétendaient à l’émergence sinon au développement, ce serait le chaos généralisé en Occident. Par conséquent, il fallait à tout prix les déstabiliser. Et c’est Nelson Mandela qui reçut des moyens financiers pour mener à bien cette sale besogne. Le choix porté sur cet homme découlait d’un calcul simple : avec ce qu’il venait de réaliser dans son pays – en pardonnant à ses geôliers d’hier, il venait de sauver son pays du désastre et s’attirait une aura, une autorité et une influence inégalées à travers le continent. Il était tout simplement au-dessus de tout soupçon. Sa nouvelle stature lui conférait une indiscutable ascendance sur les hommes et sur les événements du continent.
De fait, je voudrais tout de même relativiser en disant que de ces quatre pays, l’Afrique du Sud et l’Egypte étaient déjà sous contrôle de l’Occident. L’Afrique du Sud, pour cause d’inexpérience des noirs. Ceux-ci ne pouvaient pas se permettre se mettre à dos un Occident dominateur. Les dirigeants noirs sud-africains admiraient même ceux des africains qui arrivaient à tenir tête aux Occidentaux.
Je me souviens qu’après un débat houleux entre la délégation américaine, composée de George Moose, Susan Rice et d’une solide équipe de la Cia d’une part et celle de Kinshasa dont l’auteur des présentes lignes faisait partie, les facilitateurs sud-africains, en l’occurrence Aziz Pahad, vice-ministre des Affaires étrangères, Billy Masethla, patron des services secrets ainsi que toute leur équipe, tinrent à rester avec nous au Diplomatic Guest House de Waterklaus pour nous féliciter de notre courage. Ils ne comprenaient tout simplement pas comment pouvions-nous oser tenir tête aux américains !
C’est dire l’état d’esprit ambiant des dirigeants noirs qui venaient d’accéder au pouvoir. Des poltrons face aux Occidentaux. Quoi de plus logique qu’en sus des qualités vantées supra, Nelson Mandela fût chargé d’une telle mission qui n’avait pour finalité que de maintenir l’Afrique sous le joug occidental.
Après l’Afrique du Sud, on peut dire que l’Egypte était également sous contrôle : à l’issue de la guerre de Yom Kippour, l’Egypte avait accepté de signer un traité de paix avec l’Etat d’Israël, en échange d’une aide financière directe d’un milliard de dollars annuels, passée à deux milliards de dollars quelques années plus tard, si ma mémoire ne me trahit pas. Cette manne dont le gouvernement égyptien ne pouvait se passer sous peine de déstabilisation économique, suffisait à calmer les ardeurs belliqueuses des généraux égyptiens et des revendications sociales des populations, grosses consommatrices de blé [américain]. Mais on ne sait jamais, Pretoria et le Caire méritaient de demeurer sous surveillance américaine. Et tout était mis en œuvre dans cette optique.
Le cas du Zaïre était différent. En effet, préparé – pour ne pas dire fabriqué – par la CIA et ses sous-traitants belges à diriger le Zaïre selon leurs desiderata, Mobutu finit par devenir un monstre incontrôlable. Ses patrons ne pouvaient plus le maîtriser. L’ancien élève avait dépassé certains de ses maitres. Qu’on se rappelle tout simplement avec quelle morgue le défunt président se targuait de disposer du contenu des délibérations des conseils de ministres belges bien avant le roi !
Devenu ainsi incontrôlable, Mobutu devenait du coup un danger pour les desseins des maîtres de ce monde. Il fallait dès lors l’affaiblir et, pourquoi pas, l’éliminer, au regard de la nouvelle, mise à jour des richesses dont le sous-sol de ce pays regorgeait. Car, et nos dirigeants devraient tirer les leçons de l’histoire, l’Occident n’a pas d’ami, il n’a que des intérêts. Serait bien naïf le dirigeant africain qui croirait pouvoir plaire aux Occidentaux ad vitam aeternam. Les Occidentaux ne sont que des «amis» conjoncturels. Leur «amitié» évolue au gré de leurs intérêts et des circonstances multiples. Mobutu en sait quelque chose. Un travail méticuleux de démolition d’image fut donc entrepris, avec l’aide de la presse occidentale réputée libre et indépendante, mais en réalité à la solde de sordides intérêts. Tous les défauts de l’ancien élève furent mis sur la place publique. Vilipendé et jeté en pâture, Mobutu fut tellement houspillé et humilié qu’il en perdit et son superbe, et le pouvoir. Mais à quel prix !
Au prix de la déstabilisation du pays, au profit des nouveaux amis qu’étaient – que sont toujours – Yoweri K. Museveni et Paul Kagamé, du moins pour ce qui concerne les Grands Lacs africains. Car un Mobutu devenu incontrôlable constituait un danger pour leur stratégie de domination de l’Afrique des Grands Lacs. Il était capable de faire obstacle à la libre exploitation des ressources naturelles de ce pays. Il fut sévèrement puni. Et du coup, la République Démocratique du Congo qui, en dépit du délitement du pouvoir de Mobutu, pouvait encore faire peur, devint la proie de l’ogre occidental et d’un quarteron de chefs d’Etat africains qui constituaient, selon la trouvaille de William Jefferson Clinton, le nouveau leadership africain. Progressivement, on chemine vers la balkanisation et donc, vers la disparition du Congo dans ses dimensions actuelles, ce qui constituerait une épine de moins dans le pied de l’occident. Et Nelson Mandela y a été pour beaucoup.
Ainsi donc, l’Egypte de Hosni Mubarak et l’Afrique du Sud étant sous contrôle, la République Démocratique du Congo durablement affaibli sinon démembré et en perte d’influence, le Nigeria de Sani Abacha affaibli à son tour par la présence à sa tête d’Olusegun Obasanjo,un autre pion de l’occident, Nelson Mandela avait finalement réussi sa mission.
Voilà donc cet homme-là que même des congolais adorent, sous des prétextes qui ne relèvent que du commun jugement. Il suffit cependant d’approfondir la question comme nous venons de tenter de le faire, à la lumière des renseignements non disponibles pour le grand public, pour finalement se rendre compte que Mandela, ce n’était que du vernis pour nous africains. Icône, Nelson Mandela l’est assurément pour son pays. Mais de là à l’idolâtrer comme je le vois à travers les médias, je ne puis le supporter.
Car, le travail abattu par cet homme nous vaut aujourd’hui d’avoir un pays en voie de balkanisation, avec, à la clé, plus de six millions de morts. Nous nous focalisons uniquement sur le Rwanda et l’Ouganda, alors que le panel des agents de l’Occident est très large et fourni.

Devrais-je idolâtrer pareil personnage ? Ma réponse est un non catégorique.

Et, je préfère fixer une bonne fois pour toutes l’opinion du lecteur : que Mobutu et Sani Abacha aient été en réalité des dictateurs, ne fait l’ombre d’aucun doute. A leur charge, existent des griefs endogènes importants dans l’affaiblissement de leurs pays respectifs. Et mon propos ne consistait d’ailleurs pas à disserter sur la nature de leurs régimes. Au demeurant, et sans aller jusqu’à absoudre l’un et l’autre, n’est-ce pas ce même Occident qui avait favorisé cette dictature ? Car en définitive, c’est l’Occident qui fixe la nature de nos systèmes et régimes politiques, selon ses propres besoins et intérêts.
Je voulais tout simplement révéler au lecteur la face cachée mais hideuse de Nelson Mandela, le rôle néfaste qu’il a joué dans l’affaiblissement de notre pays, ainsi que des autres pays significatifs d’Afrique. En ayant reçu pour cela de l’argent de l’Occident pour effectuer la sale besogne. Ce Mandela là, je n’en veux pas, même si je demeure admiratif devant l’autre Mandela, celui qui a réussi le tour de force de pardonner à ses geôliers et de les associer à la gestion de l’économie du pays, sous peine de voir celui-ci s’effondrer et provoquer un cataclysme. Ce n’est pas antinomique. D’ailleurs, avait-il le choix ? Mais encore une fois, je refuse de l’idolâtrer. Il va mourir, mais avant lui, plus de six millions de Congolais sont morts. Et sa responsabilité est en partie engagée dans cette tragédie que le monde entier occulte, au profit de l’épiphénomène syrien par exemple. En termes du nombre de morts.
[Gombo N’gongo/Ancien conseiller à la Présidence de la République du Zaïre]

Source :  www.KongoTimes.info