TRAQUE JUDICIAIRE :des membres de l’ancien régime de Wade

La liste des membres du régime sortant qui traînent des casseroles  est longue ! Très longue même ! Des ministres d’Etat aux gardes du corps du président sortant en passant par des Officiers de police judiciaire. Responsables directement ou indirectement d’infractions pénales ou de fautes de gestion présumées dans l’exercice de leurs fonctions, ces autorités dépositaires d’un mandat de service public ont longtemps bénéficié de la protection du chef. Aujourd’hui que Wade n’est plus à la tête du pays, ils ont du souci à se faire. 

Anciens ministres, gardes du corps, policiers, responsables du Pds, Dg… : Les dossiers qui attendent devant le juge

Ousmane Ngom et Cheikh Tidiane Sy dans le viseur

Le ministre de l’Intérieur, au même titre que son collègue de la Justice, risquent d’être poursuivis dans l’affaire de l’arrestation jugée arbitraire de Alioune Tine. Une plainte qui vise ces deux personnalités est en gestation. Une source judiciaire contactée par Wal Fadjri informe qu’ils sont accusés d’avoir orchestré l’arrestation du président de la Raddho contre l’avis du Parquet. Une arrestation et une garde-à-vue sur instruction du ministre de l’Intérieur sans en informer le Procureur de la République – voire contre son avis – qui ont outré les magistrats qui avaient mis en garde les autorités policières contre ces impairs en leur rappelant les sanctions encourues, notamment la radiation. L’autre dossier pour lequel la responsabilité de l’ex-ministre de l’Intérieur Ousmane Ngom est engagée concerne la mort de l’étudiant Mamadou Diop. Une plainte pour meurtre qui vise, entre autres, Ousmane Ngom a été déposée sur la table du doyen des juges d’instruction par la famille du défunt. Et selon une source bien au fait du dossier, la responsabilité du ministre de l’Intérieur peut être située dans la chaîne de commandement.

Le Parquet sollicite un ordre de poursuite contre le commissaire Arona Sy

Comme Ousmane Ngom, la responsabilité du commissaire central de Dakar Arona Sy peut-être aussi située dans la chaîne de commandement lors de la répression des manifestations contre la candidature du président Wade ayant entraîné la mort de Mamadou Diop. Il risque, également, des poursuites pour «complicité par instigation». Le doyen des juges, Mahawa Sémou Diouf, ne tardera pas à ouvrir une information judiciaire à ce sujet.  En outre, des sources proches du Parquet informent que le fait pour le commissaire central de qualifier la mort du jeune homme «d’accident de la circulation» est considéré comme «tentative d’obstruction à la justice». Et est donc passible de poursuites judiciaires.

Le ministre Coumba Gaye et l’agression de Alioune Tine

Le ministre Coumba Gaye a un contentieux avec Alioune Tine. Ce dernier l’a assignée en justice pour le délit de «tentative d’assassinat». En clair, le patron de la Raddho reproche à la responsable politique libérale d’être la commanditaire de l’agression dont il a été victime, lors du vote du projet de loi instituant le ticket présidentiel le 23 juin 2011. Mais s’estimant diffamée, Coumba Gaye a, à son tour, porté plainte contre son accusateur. Mais cette procédure ne sera évoquée qu’après la première, le 07 juin 2012, en attendant que Coumba Gaye soit fixée sur son sort.

Aïda Mbodj devant le tribunal de Diourbel pour agression

L’ex-ministre de la Femme et des Organisations professionnelles a un contentieux pendant devant le tribunal régional de Diourbel. Elle a été assignée en justice par la militante du mouvement citoyen Luy jot jotna, Gnagna Ndao. Cette dernière l’accuse d’avoir commandité l’agression physique dont elle a été victime lors des affrontements du 23 octobre 2011 à la suite des manifestations du M23 à Bambey. C’est à cause de cette affaire que Cheikh Tidiane Gadio s’est vu servir une plainte pour diffamation.

L’ancien patron de la diplomatie sénégalaise accusait Aïda Mbdodj d’être derrière tout cela : «C’est une honte pour le Sénégal que des ministres dirigent des commandos de miliciens pour attaquer des citoyens. La grande dérobade qu’ils sont en train d’organiser consiste à dire qu’ils n’ont rien fait. Je trouve que ce ne sont pas des courageux. Elle (Aïda Mbodj, Ndlr) doit avoir le courage d’assumer ce qu’elle a fait. On ne peut pas accepter que de telles pratiques se déroulent à trois mois des élections. Aïda Mbodj ne peut pas s’en tirer en bénéficiant d’impunité».

Affaire Bathélémy Dias : les gardes du corps de Wade sans protection

Des proches du président sortant Me Abdoulaye Wade sont cités dans l’attaque de la mairie de Sacré-cœur Mermoz ayant conduit à la mort du jeune Ndiaga Diouf. Il s’agit de trois des gardes du corps du président Wade : le brigadier-chef Abdoulaye Diène, Baye Moussé Ba «Bro» et Sémou Diouf Niakhar. Maintenant que ces derniers ne jouissent plus de la protection du chef de l’Etat, leur traduction en justice ne devrait pas tarder, selon une source proche du parquet de Dakar.

Dans cette affaire, le maire socialiste Barthélemy Dias a été placé sous mandat de dépôt pour meurtre, coups et blessures volontaires et détention illégale d’arme par le doyen des juges d’instruction. Au même titre que Abib Dieng, Cheikh M. Doucouré et Seydina Oumar Mangoné. Il en est de même pour deux des assaillants Cheikh Diop et Bocar Sy. Ces derniers ont été inculpés pour association de malfaiteurs, menaces verbales, attroupement illicite sur la voie publique et participation à un rassemblement non autorisé.

Farba Senghor : les casses de l’As et de 24heures chrono

Farba Senghor a été cité dans plusieurs affaires. Notamment le saccage, en août 2008, des locaux du quotidien d’informations l’As et du défunt journal 24h Chrono où il est accusé d’être le commanditaire. Des hommes de paille ont été jugés, condamnés puis libérés. Jusqu’à ce jour, Farba Senghor n’a jamais été inquiété. La raison est simple! Selon des informations dont dispose Wal Fadjri, le président de la République avait signé un décret qui autorisait le parquet à mener l’enquête sans le poursuivre. Son nom a aussi été cité dans l’agression d’Alioune Tine, président de la Raddho, le 23 juin dernier, lors du vote du projet de loi instituant le ticket présidentiel.

Omar Sarr et le scandale politico-sexuel

L’ancien ministre de l’Habitat et de l’Urbanisme n’a pas été inquiété dans le scandale politico-sexuel de Dagana dite affaire Diombasse Diaw à cause de son immunité ministérielle. Au moment où ses camarades de parti écopaient une peine de prison de six mois, Oumar Sarr était mis hors de cause. Aujourd’hui qu’il ne bénéficie plus d’une immunité ministérielle, il peut être poursuivi par la justice, selon une source judiciaire qui estime que les actes pour lesquels il est poursuivi sont détachables de ses charges ministérielles.

L’affaire Diombasse Diaw, qui revient en procès le 23 avril prochain, est consécutive à une histoire de mœurs avec comme actrice principale Khadija Mbaye. Elle est prévenue pour avoir entretenu des relations intimes avec le premier, au moment où les ébats étaient filmés à l’aide de son téléphone portable, à l’insu de son partenaire. Mais, les images finiront par faire le tour de la toile. Ce, sur instruction des adversaires politiques de Diombasse Diaw, notamment le ministre Oumar Sarr, son directeur de cabinet Abdoul Aziz Diop et les sieurs Abdou Salam Sarr, Ramdane Dia et Pape Djiby Gaye.

Karim Wade  et l’obligation de reddition des comptes

Le fils du président est souvent cité dans des scandales portant sur de l’argent. Il s’agit des travaux de l’Anoci, de la vente de la licence Sudatel, l’autoroute à péage Dakar-Diamniadio, l’aéroport Blaise Diagne, etc. Citant des propos des diplomates américains en poste à Dakar, Wikileaks l’a affublé du titre de «Monsieur 15 %». Enfin, Karim Wade est cité dans une affaire de drogue. Le journal Le Quotidien qui a publié l’article écrivait dans ses colonnes qu’il aurait été arrêté en 2009 pour détention de drogue au Maroc.

En réponse à cette accusation, l’ex-ministre de la Coopération internationale, des  Infrastructures et des Transports terrestres a traduit en justice les responsables du journal pour diffamation. «Cette information est grotesque, fantaisiste, extravagante et mensongère. Je la démens formellement. Les faits rapportés par l’article précité sont faux et hallucinants. Ils sont diffamatoires et attentatoires à mon honneur et à ma considération. Je jure sur honneur que je n’ai jamais été arrêté ou interpellé au Maroc ou ailleurs (…)», dément Karim.

Awa Ndiaye sauvée par un décret présidentiel

Depuis que le scandale des casseroles, dans le cadre de la passation des marchés publics en 2008, a été agité, l’ex-ministre de la Famille, de la Solidarité nationale, de l’Entreprenariat féminin et de la Micro-finance n’a jamais été inquiétée. La raison? Un décret présidentiel du régime sortant demandant aux autorités judiciaires en charge de son dossier de surseoir aux poursuites avait sauvé le ministre Awa Ndiaye, d’après une source de Wal Fadjri. Dans cette affaire, l’Armp avait constaté des écarts très élevés sur les prix appliqués dans les marchés : un tapis de prière acheté à 15 mille 850 francs, une cuisinière acquise à deux millions, une cuillère grand-modèle à 37 mille francs l’unité, un couteau grand modèle à 42 mille francs, entre autres.

La «responsabilité politique» du ministre Aliou Sow

Le projet de découpage administratif de Sangalkam initié par l’ex-ministre de la Décentralisation et des Collectivités locales, Aliou Sow, a été à l’origine des violences ayant entraîné la mort de Malick Bâ. Ainsi, même si sa «responsabilité pénale» ne peut pas être engagée dans cette affaire, selon des spécialistes, il n’en demeure pas moins que sa «responsabilité politique» peut être mise en cause.

Amadou Kane Diallo et la gestion du Cosec

L’ancien directeur du Conseil sénégalais des chargeurs (Cosec) Amadou Kane Diallo, alors Dg a été sanctionné par le rapport de l’Inspection générale d’Etat (Ige) en 2010. Le rapport révélait que le salaire de base brut mensuel du Dg du Cosec était fixé à cinq millions de francs. Selon les enquêteurs, le Dg du Cosec bénéficiait d’une gratification égale à 30 % du montant global à verser au personnel, d’une dotation mensuelle de deux mille litres de carburant, d’une indemnité mensuelle de logement établi à deux millions et d’un forfait de participation aux frais d’eau, d’électricité et de téléphone de deux millions. Sans compter des primes, la prise en charge médicale et le parc automobile mis à sa disposition. Le rapport indiquait aussi que le directeur général coûtait mensuellement au Cosec près de 8 708 333 Fcfa. L’affaire est pendante devant la justice.

Source: Walfdjri

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Escroquerie et complicité d’escroquerie : le marabout et sa cliente fixés sur leur sort jeudi

Le tribunal des flagrants délits a mis en délibéré au jeudi 12 avril, une affaire d’escroquerie et de complicité d’escroquerie opposant un homme qui prétend être un marabout et sa cliente qui, par le biais de SMS, ont soutiré plusieurs millions de francs Cfa à un commerçant établi à Mbour.

Les faits remontent à 2008. Au cours de cette année-là, le ‘’marabout’’ continue de fréquenter sa cliente à qui il a déjà prodigué des prières, dans le but de l’aider à trouver un mari.

Par la suite, celle-ci fait part de son vœu de rejoindre son époux établi au Canada. Elle s’en ouvre alors à son marabout qui lui demande de faire des sacrifices. N’ayant pas les moyens, elle emprunte de l’argent à une vieille connaissance qui tient un magasin à Sindian, dans le département de Mbour.

Mais au fil du temps, le commerçant sent que ce qui n’était qu’un simple prêt s’est transformé en une arnaque.

La victime explique que c’est le marabout qui, un jour, lui a ‘’envoyé un SMS’’ pour lui demander ‘’d’aider’’ sa cliente en arguant qu’elle avait de la baraka.

Commence alors l’enfer pour le commerçant. En effet, en dépit du fait qu’il n’a jamais vu le marabout, il avait continué à remettre lui jusqu’à hauteur 3.840.000 francs Cfa par l’entremise de la dame pour des sacrifices.

Et ce dernier mettait la barre très haut en demandant chameaux, vaches noires et buffles, qu’il disait aller chercher à Tombouctou, au Mali.

‘’J’ai épuisé mes économies, j’ai puisé dans la caisse de mon magasin et j’ai même emprunté de l’argent à mes amis et collègues pour pouvoir satisfaire la demande du marabout’’, a raconté la victime.

‘’Il continuait à m’envoyer des SMS pour me dire de faire des sacrifices inimaginables et moi je remettais l’argent automatiquement à la dame pour son compte’’, a ajouté le commerçant.

Poursuivant ses explications, il a déclaré : ‘’J’ai remis tout l’argent au marabout. Il m’a envoûté. A chaque fois qu’il me demandait de l’argent, je faisais tout pour lui remettre.’’

‘’Je ne connais même pas le montant. Cela doit faire cinq millions de francs Cfa. Je lui donnais même l’argent que m’envoyait mensuellement mon mari’’, a de son côté raconté la cliente du marabout.

Ce qui est bizarre, a noté le procureur, c’est que ‘’ le marabout envoyait des SMS à la dame et au commerçant à des numéros différents’’.

‘’J’ai un numéro personnel et deux autres numéros’’, a indiqué le marabout à la barre, affirmant n’avoir jamais vu la victime. ‘’Je lui envoyais des SMS parce que la dame me demandait de le faire’’, a-t-il expliqué.

Me Boubacar Dramé, l’avocat de la partie civile, indique que ‘’tout l’argent’’ de son client ‘’s’est retrouvé entre les mains du marabout’’. ‘’Même s’il affirme ne l’avoir jamais vu, ils (le marabout et sa cliente) ont de fil en aiguille réussi à l’arnaquer’’. La partie civile réclame cinq millions de francs Cfa de dommages et intérêts.

L’avocat de la dame, également partie civile dans cette affaire, demande sept millions de dommages et intérêts. Me Elhadji Malick Diouf affirme que‘’ sa cliente a été appâtée par l’usage de manœuvres frauduleuses. Elle a été envoûtée’’.

Le procureur, dans son réquisitoire, indique que ‘’les sacrifices dont parle le marabout n’ont jamais eu lieu’’. ‘’L’argent a été soutiré au commerçant mais cela s’est retrouvé entre les mains du marabout, c’est certain’’, a-t-il incdiqué.

‘’Il ne peut pas reconnaître n’avoir reçu que 1 200.000 francs Cfa de la part de la dame, c’est impossible’’, a-t-elle ajouté. ‘’C’est un escroc chevronné. C’est le type d’escroc ayant réponse à tout’’, a-t-elle déclaré. Elle a requis deux ans et six mois ferme à l’encontre respectivement du marabout et de la dame.

Mais Me Elhadhj Malick Diouf, l’avocat de la dame, déclare que sa cliente est en réalité une victime dans cette affaire. ‘’Elle a été manipulée par ce marabout à qui elle a remis toutes les sommes reçues’’, a-t-il expliqué sollicitant ainsi que le tribunal la renvoie des fins de la poursuite.

Toutefois, Me Ibrahima Mbengue estime que son client ne peut être condamné pour complicité d’escroquerie car ‘’le délit n’est pas articulé’’.

‘’Je demande la relaxe pure et simple pour le délit d’escroquerie qui l’oppose à la dame et la clémence pour la complicité d’escroquerie à l’endroit du commerçant. L’affaire a été mise en délibéré au jeudi 12 courant.

 

Source : Seneweb

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Mediter sur l’Histoire de boubou ou plutot d’un grand homme!

Histoire de boubou

 
Juste un break. C’est l’histoire d’un Deymani qui était venu payer un boubou dans l’une des boutiques du marché de la capitale. Il avait expliqué au téléphone, alors qu’il était déjà en pourparlers avec le boutiquier, qu’il s’apprêtait à prendre une voiture pour aller passer le weekend du côté de «la ville»… «Eddechra»… ceux de Mederdra appellent comme ça leur bled. Même s’ils sont à Paris, ils vont toujours de Mederdra en parlant de «la ville»… Revenons à notre boutiquier.
Il propose au Deymani deux boubous, l’un blanc l’autre bleu, pour lui permettre de choisir. Mais le Deymani voulait juste un boubou. Il prit le blanc, paya et s’en alla de peur de rater la première voiture qui allait du côté de la ville. Dans un moment d’inattention, un ami du boutiquier est entré, a vu le boubou et l’a pris sous son bras. Il sortit avec la ferme intention de payer son ami quand ils se retrouveront ce vendredi autour d’un thiebou dien (riz au poisson).
De retour à la réalité, le boutiquier se rendit compte que le boubou qu’il avait sorti pour laisser le choix au Deymani n’était pas là. Il conclut tout de suite que le Deymani l’avait emporté sans le payer. Mais comme il savait où il pouvait l’intercepter, il courut à la gare des voitures qui se trouvait d’ailleurs non loin du marché.
Voyant de loin, le Deymani, il cria avant de l’atteindre : «Heih, où est l’argent du deuxième boubou, le boubou bleu ? tu ne l’as pas payé… tu as donné le prix du boubou blanc mais de celui bleu… alors…»
Sans rechigner, le Deymani lui demanda ce qu’il devait payer… «Combien vous dois-je ?» Et quand il lui dit il paya. Le boutiquier s’en alla tout content d’avoir évité de se faire avoir.
Vendredi, son ami arrive chez lui en lui rapportant l’argent du boubou. «Qu’est-ce que c’est ?» «C’est l’argent du boubou que j’ai pris hier sur le comptoir, un boubou bleu qui était là quand je suis entré et que j’ai trouvé très beau…» Suffisant pour faire comprendre au boutiquier la méprise. Mauvaise nuit, mauvaise journée du lendemain, mauvaise nuit… il pensait à une seule chose : aller au-devant des voitures venant de Mederdra dimanche matin pour rendre au Deymani son argent et lui demander pardon…
Dimanche matin, le boutiquier s’est réveillé très tôt pour ne pas rater les premières voitures. Le Deymani était là dans la première arrivée. «Essalamou alykoum, ente eddarra’a…» «etwaalit jiya dhi eddara’a akhbar’ha maa tawva ?»
Décidément cette histoire de boubou ne finit jamais…

NB : Pour ceux qui n’auraient pas compris, faites-vous traduire les propos par qui de droit.

Source: :Oumeir Blogspot (Mauritanie)

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Indignation après l’accouchement d’une fillette de 10 ans (VIDEO)

L’accouchement difficile d’une petite Colombienne de seulement dix ans a provoqué l’indignation au pays. La fillette a été hospitalisée d’urgence à la suite d’une hémorragie.
La petite fille, membre de la tribu indigène Wayuu dans le Nord de la péninsule de La Guajira en Colombie, était enceinte de 39 semaines lorsqu’elle été emmenée d’urgence dans un hôpital de Manaure. Celle-ci souffrait d’une hémorragie et se plaignait de violentes douleurs. Selon la télévision hispanique, Univision Noticias, c’était la toute première fois que la fillette consultait un médecin.

A son arrivée à l’hôpital, les médecins ont décidé de pratiquer une césarienne en urgence. Une opération risquée, selon eux, étant donné le jeune âge de la maman et le faible poids du bébé. Toutefois, tout s’est bien passé et la maman ainsi que le bébé, une petite fille, se portent bien.

Du côté de la tribu de cette jeune maman, on refuse de divulguer l’identité du père du bébé. Certains pensent qu’il pourrait s’agir d’un homme de 30 ans qui ne risque pas de poursuites judiciaires étant donné que la constituion colombienne garantit une certaine autonomie à la tribu Wayuu.

Cette naissance précoce a provoqué une véritable indignation en Colombie. Toutefois selon les médecins de l’hôpital, un tel cas n’est pas si rare. « Nous avons déjà vu des cas similaires chez des jeunes filles de la tribu Wayuu. A une époque où les filles devraient jouer à la poupée, elle doivent prendre soin d’un bébé. C’est choquant », s’indigne un médecin de l’hôpital de Manaure.

Source: dakaractu

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Hommage à Abdoulaye Wade

Mission accomplie maître !

L’histoire retiendra de vous, l’opposant africain qui a toujours inscrit son action dans la légalité républicaine, qui a toujours refusé d’utiliser des voies antidémocratiques pour accéder au pouvoir, qui a montré que l’homme politique devrait – toujours – faire confiance à son peuple.
Maître, vous aviez choisi de créer un parti politique quand les autres étaient dans la clandestinité.

Hommage à Abdoulaye Wade

Maître, vous aviez choisi les urnes, quand les autres croyaient que seules les armes pouvaient leur garantir l’accès au pouvoir.
Maître, vous aviez choisi de faire conquérir par votre peuple des acquis démocratiques un en un, quand les autres croyaient qu’il fallait tout obtenir en un jour, quitte à tout détruire.
Et un certain 19 mars 2000, votre peuple décida de vous faire confiance, après 26 ans de luttes pacifiques, pour le triomphe de la démocratie, de l’Etat de droit. Pour le décollage de notre économie.
Aussi, un certain 25 février 2007, ce même peuple vous renouvelait sa confiance. Une confiance méritée. Vous avez un bilan Maître. Ce 25 mars 2012, le même peuple vient de vous dire merci en élisant un homme que vous avez formé. Oui Maître vous venez de sortir par la grande porte! Nous n’avons jamais douté.
On vous a insulté, vous n’avez jamais songé restreindre les libertés. Mieux, plus on vous insultait, plus vous œuvriez à l’élargissement des libertés. Certains juraient sur tous le « dieux » que jamais Abdoulaye Wade n’organiserait des élections qu’il perdrait. Vous avez organisé des élections et vous les avez perdues. Pardonnez les leurs calomnies.
Nous avons encore – en mémoire – les images de ce politologue qui disait dans une télévision avec une mine grave et des trémolos dans la voix : « Abdoulaye Wade ne va pas bouger ».
Nous avons encore -en mémoire – l’image de ce pseudo expert qui démontrait dans une télévision privée : « la fraude électronique ».
Nous avons encore – en mémoire – l’image de ces nombreuses personnes qui défilaient sur nos écrans de télévision pour nous convaincre que la violence était une arme légitime face à vous. Ils étaient même allés jusqu’à dire que vous aviez un logiciel pour voler les élections comme si le vote était électronique. Que de mensonges avons-nous entendus sur votre personne !
Maître, vous avez opté de rester debout et digne, courageux et déterminé. Face à ces accusations sans fondement – que dis je! à ces calomnies, vous n’aviez pas une seule fois essayé de vous faire justice. Maître, vous pouviez traduire tous ces gens là en justice pour diffamation, diffusion de fausses nouvelles, offense au chef de l’Etat… manifestement, ils n’avaient pas les moyens de prouver leurs accusations. Mais, vous aviez décidé, Maître, d’inscrire tout cela dans le registre de la bataille d’opinion. Vous aviez fait la bonne option.
Maître, votre peuple a été longtemps intoxiqué. Rappelons-nous qu’au lendemain du 19 mars 2000, beaucoup de vos compatriotes disaient que vous ne feriez rien. Vous aviez commencé par la porte du millénaire. Et on disait que vous n’étiez capable de rien d’autre. Vous annonciez vos grands projets, on disait qu’ils ne sortiraient point de terre. Vous aviez commencé à les réaliser, on disait que vous n’aviez pas les moyens de les terminer. Vous avez réalisé beaucoup de projets et on dit qu’ils sont trop chers. Nous nous rappelons, Maître, quand vous nommiez Monsieur Karim Wade à la tête l’ANOCI, un grand homme politique disait, qu’il n’allait pas réaliser un mètre de goudron. Les résultats on les connait.
Mais tout cela n’est pas important, la politique c’est aussi la bataille d’opinion. Et c’est de bonne guerre.
Ce qui est important, c’Est-ce que l’histoire retiendra de vous : un africain qui a servi dignement son peuple.
Maître, vous avez été trahi par des personnes que vous avez aidées.
Maître, des personnes qui ont eu à bénéficier de votre générosité ont eu le complexe de vous défendre. Certains même pour se donner bonne conscience se sentaient obliger de vous attaquer. D’autres vous ont tourné le dos quand vous avez besoin d’eux et sont allés se repositionner ailleurs et se donner une nouvelle virginité. Trop facile. Mais, c’est cela aussi la nature humaine. Pardonnez les. La fidélité, la loyauté et la sincérité de l’engagement sont une denrée rare en politique.
Ceux qui ont perdu leurs privilèges un certain 19 mars 2000 vous en voulaient à mort. Ils vous ont combattu par tous les moyens, hélas! Ils n’ont pas gagné. Un de vos fils a pris le pouvoir. Malgré eux !
C’est l’occasion pour nous de dire deux mots à Macky Sall. La pire des choses en politique c’est la démagogie. Quand vous gagnez, vous gouvernez avec ceux qui vous ont aidé à gagner, ceux qui étaient là quand personne ne croyait en vous. Faire appel à d’autres personnes relèvent de la démagogie. On gouverne avec ses hommes de confiance.
Autre chose. Nous avons noté depuis la seconde moitié des années 90, un phénomène politique qui n’est pas encore suffisamment bien analysé : la capacité du pouvoir a secrété ses plus redoutables adversaires. Nous avons connu les phénomènes DIOUF / DJIBO et DIOUF / NIASS. Nous avons également connu les phénomènes Wade /Idy et Wade/ Macky.
En 2000 la famille socialiste avait près de 70% de l’électorat (Diouf 41%, Niass 17% et Djibo 9%), en 2007 et 2012 la famille libérale a eu près de 70% (Wade 34%, Macky 26% et Idy 7%).
Avant 2000 on croyait qu’il aurait une sorte de bipolarisation de la vie politique PS/PDS, à l’heure du bilan, on voit qu’il n’en est rien.
Alors, Macky, s’il y a un conseil à vous donner : il ne faudra jamais mettre un politique à la primature. On sait ce que le couple Senghor /DIA avait donné comme résultat. Senghor était obligé de supprimer le poste jusqu’en 1970 pour nommer un jeune technocrate sans dimension ni ambition politique. Diouf avait fait la même chose en nommant au poste de premier ministre son ami et frère Habib Thiam, qui n’avait aucune responsabilité politique, mais aussi en nommant Lamine LOUM qui n’avait pas non plus une base politique. Diouf n’a jamais eu de problème avec ses premiers ministres.
Wade croyait qu’il pouvait faire confiance à des politiques, on sait ce que cela lui a coûté. Il n’a pas eu de problèmes ni avec Mame Madiore BOYE ni avec Aguibou SOUMARE. On connait ses problèmes avec Niass, Idy et Macky. Il faut gouverner avec ses hommes mais il faut surtout savoir les manager.
Aussi, il n’est pas de doute que gouverner le Sénégal ne sera pas chose facile. Mais de grâce, que le PDS n’utilise pas les moyens de cette opposition qui vient d’arriver au pouvoir : le lynchage, la calomnie, la médisance… Que le PDS opte pour une vraie opposition républicaine, exclusivement axé sur les débats programmatiques, la proximité avec le peuple, la prise en charge des besoins des populations. Une opposition civilisée. S’opposer dignement, ne jamais déformer la vérité, ne jamais faire des attaques en dessous de la ceinture. Macky Sall est lui condamné à gouverner avec hauteur. Remplacer Abdoulaye ne sera pas chose aisée.
La transhumance doit être définitivement bannie de la vie publique sénégalaise. Celui qui gagne doit gouverner et l’opposition doit s’opposer. La société dite civile doit aussi s’assumer en intégrant la société politique ou en étant une vraie société politique. Les règles du jeu doivent être claires. Le jeu de dupe doit prendre fin.
Cependant, il y a une question que nous ne pouvons pas ne pas évoquer : celle relative à la presse. Macky Sall a rendu hommage aux médias, parce que simplement la presse lui a rendu service. C’est de la démagogie, il sait lui-même que si le Sénégal a connu des débats politiques d’aussi bas niveau c’est parce que nous avons une presse qui ne joue pas son rôle. Il est plus que jamais temps de mettre de l’ordre dans ce secteur. Des familles sont détruites tous les jours, des enfants traumatisés. Il faut mettre un terme à la course à l’audimat. C’est une question politique, au sens noble du terme. Et l’Etat a l’obligation de garantir la liberté de la presse mais aussi de protéger les populations. Tout le reste n’est que démagogie.
Le peuple sénégalais, ce vaillant peuple ne mérite pas cela. Ce peuple qui a encore prouvé sa maturité en démontrant que ce machin de M23 n’avait pas besoin de ses enfantillages qui nous ont coûté des morts d’hommes.
En ce qui concerne limedia, nous prenons à témoin deux personnes : Pape A. DIAW Directeur de la communication du ministère de la communication et Adama Sow, en novembre 2009, Moustapha Guirassy nous avait proposé l’aide à la presse, ce que nous avions refusé et à ce jour, limedia n’a pas bénéficié un seul franc de l’Etat. Parce que nous ne sommes pas de la presse mais un contre pouvoir de la presse. Et tout le monde peut vérifier les arrêtés de répartition de l’aide à la presse.
Limedia est un combat pour la démocratie et pour l’Etat de droit contre les dérives d’une presse dont la plus grande victime est un certain Abdoulaye Wade. Un combat que nous assumons et que nous mènerons jusqu’à son terme Inchallah. Ceux qui n’ont pas de conviction c’est normal qu’ils pensent que personne ne peut avoir de convictions fortes. Demain il fera jour et s’il plait au bon DIEU, qaund Wade ne sera plus là, tout le monde verra les autres dérives de la presse et les gens sauront que ce combat là c’est un combat universel auquel tout le monde doit adhérer dans le seul but de rendre la presse plus honnête et plus objective.

Encore une fois hommage au peuple sénégalais.
Encore une fois, hommage à Abdoulaye Wade pour tout ce qu’il a fait pour ce pays et surtout d’avoir placé la barre très haute.
Que Dieu bénisse ce pays !

Sadikh DIOP

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DSK mis en examen dans l’affaire du Carlton

Dominique Strauss-Kahn a été mis en examen lundi soir pour « proxénétisme aggravé en bande organisée » dans le cadre de l’affaire du Carlton de Lille.

Selon le parquet de Lille au Figaro, les magistrats évoquent le fait d’avoir « aidé, assisté ou protégé la prostitution d’autrui ». Cette mise en examen est assortie d’un contrôle judiciaire qui interdit à DSK d’entrer en contact avec les autres mis en examen, avec les parties civiles, les témoins et tout organe de presse à propos des faits objets de la procédure.

Il devra s’acquitter d’une caution fixée à 100.000 euros.

« Il déclare avec la plus grande fermeté n’être coupable d’aucun de ces faits et n’avoir jamais eu la moindre connaissance que les femmes rencontrées pouvaient être des prostituées », a déclaré l’un de ses avocats, Me Richard Malka, dont le client est ressorti peu après 22 heures du palais de justice de Lille.

Source: Figaro

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QUE PEUT FAIRE OULD MERZOUG POUR SON PAYS?

Ahmed Salem ould Merzouk, Haut commissaire de l’OMVS Le PPG1,

Soumis par journaliste le mer, 04/05/2011 – 11:42 Au cours de sa dernière visite à Kaédi (28 et 29 avril) le président de la République a, entre autres projets, lancé l’extension du périmètre pilote du Gorgol (PPG1). Le haut commissaire de l’OMVS, Ahmed salem Ould Merzouk était présent. Nous l’avons rencontré. Il nous a parlé de ce projet financé par l’OMVS.

Quelles conséquences ce projet aura sur les conditions de vie des populations ?
L’OMVS, avec ses états membres, a décidé de mettre un accent très particulier sur les secteurs productifs et marchands, avec notamment la valorisation des potentialités hydro agricoles. Dans ce cadre, en rapport avec la SONADER, nous avons lancé le reformatage du PPG1. Ce reformatage plusieurs objectifs : un accroissement des superficies aménagées, un accroissement des rendements et, surtout insérer cette action dans la durée. Ce qui a nécessité un investissement de 1 milliard 800 millions d’ouguiyas. Et, aujourd’hui, le président de la République vient inaugurer le PPG1 nouvelle formule qui, de l’avis des populations elles mêmes, va contribuer a créer les conditions d’une sécurité alimentaire accrue au niveau du Gorgol. Il faut y ajouter toutes les activités prévues dans le cadre des pêches et de l’agroforesterie. L’ensemble de ces activités est prévu dans le cadre d’un grand projet de 75 milliards de FCFA que l’on appelle le projet de gestion des ressources en eau et de développement des usages a buts multiples du bassin du fleuve Sénégal. Du coté mauritanien, ce projet a consenti, a la date d’avril 2011, un investissement de 03,5 milliards d’ouguiyas seulement dans les aménagements hydro agricoles, c’est-à-dire dans la redynamisation du secteur agricole.
Il y a eu la mise en valeur de 700 hectares. C’est énorme. Les rendements observés pour la saison culturale 2010/2011, de l’avis des populations, n’a rien à voir avec ce qui se passait avant. Il y a eu une multiplication par trois grâce au PPG1 nouvelle formule.

La pose de la première pierre de l’Hôpital de Kaédi, de la réhabilitation de l’ENFVA…en tant que citoyen mauritanien, quel commentaire faites-vous ?
Le développement et la modernisation d’un pays passe d’abord par ce qui est entrain de se faire ici à Kaédi. C’est-à-dire des investissements structurants dans le domaine de l’eau, de l’urbanisme, de l’agriculture…dans l’ensemble des secteurs productifs et marchands mais aussi dans la massification de l’investissement social dans des domaines clef comme la santé. Je suis heureux que cette journée la soit une grande journée pour la région du Gorgol. Elle marque le démarrage d’un certain nombre de projets structurants et qui engagent le devenir de cette région.
Propos recueillis par Khalilou Diagana
Le quotidien de Nouakchott

Source: www.cridem.org

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