«Je ne soutiendrai jamais un mouvement indépendantiste au Sénégal»

barrLes personnes qui s’activent dans la rébellion casamançaise devront se chercher un nouveau parrain au lendemain du départ de Jammeh du pouvoir. Les rebelles de Casamance ne pourront certainement pas compter le nouveau président gambien Adama Barrow qui écarte tout soutien à un mouvement indépendantiste.

« Pour ce qui est de la Casamance, le Sénégal et la Gambie sont deux États frères. Et je ne soutiendrai jamais un mouvement indépendantiste au Sénégal », promet le nouvel homme fort de Banjul.

Adama Barrow a également donné des assurances quant à la construction d’un pont pour la traversée de la Gambie. Il reconnait « une vieille doléance des populations et un vieux projet de deux ans. Nous allons revoir le projet, avant une quelconque décision », précise-t-il toutefois, dans un entretien au groupe Futurs Médias.

 

Source: Seneweb

Fou Malade ne compte plus sur son frère Racine Talla

fouLes rideaux sont tombés sur le festival « Guédiawaye by rap » initié par le rappeur Fou Malade, membre du mouvement Y’en a marre. À l’heure du bilan, le promoteur de l’événement a exprimé sa satisfaction non sans solder quelques comptes. Notamment avec la mairie de Wakhinane Nimzatt, dirigée par son frère, Racine Tall, DG de la Rts, qui n’aurait pas respecté ses engagements.

Il dit : « Nous n’avons pas pu faire venir les artistes internationaux parce que la mairie de la commune d’arrondissement qui s’était engagée à assurer leurs prises en charge s’est désistée au dernier moment et nous n’avons pas voulu faire venir des artistes qu’on ne pourrait pas prendre en charge. »

Avant le festival, qui s’est tenu au mois de décembre dernier, le maire de Wakhinane a été interpellé sur ses engagements qu’il n’aurait pas tenus, alors que l’événement approchait à grands pas. Racine Tall affirmait que sa commune n’avait pas prévu de budget pour « Gudiawaye by rap ». Mais que, malgré tout, elle (la commune) a soutenu le festival en lui servant de caution auprès de l’Organisation internationale de la Francophonie, un de ses partenaires.

« C’est faux, a tonné Fou Malade. Et pour vérifier, vous pouvez directement vous adresser à l’Organisation. Nous sommes ouverts au dialogue avec la mairie, mais nous restons sur nos principes et tenons à faire respecter les engagements de chacun des partenaires. Nous pensons même comme solution de ne plus demander à la mairie d’être partenaire du festival. »

Le rappeur croit savoir que si son frère, qui est maire Apr (parti au pouvoir), a refusé de soutenir son festival c’est pour sanctionner l’hostilité de Y’en a marre envers le régime. Il dit : « Nous sommes très conscients que nos positions politiques gênent les autorités et forcément, il y a un impact sur les activités que nous conduisons. »

Source: Seneweb

Les autorités mauritaniennes sévissent encore contre la direction d’IRA-Mauritanie (Communiqué de presse)

ira_logo_ok_01La création d’IRA – Mauritanie et son activisme ont suscité, dès son début, des espoirs énormes chez les populations défavorisées de Mauritanie.

Cet attrait s’est traduit par leur adhésion massive au discours, à la démarche et aux actions de l’organisation. Sa large implantation à l’intérieur du pays et son déploiement à l’étranger lui a donné une stature nationale mais aussi internationale ce qui s’est traduit par de nombreuses distinctions dans le cadre des droits de l’Homme.

En effet, le succès engrangé par IRA – Mauritanie a fait d’elle la cible des autorités esclavagistes et racistes qui, dès le début, n’ont ménagé aucun effort pour mettre très en mal l’organisation et ses membres dirigeants.

Déjà en janvier 2011, la fiche budgétaire du président Biram DAH ABEID a mystérieusement disparu des fichiers de la section solde du ministère des Finances ce qui s’est traduit par l’arrêt de la paie de son salaire sans qu’aucune décision administrative ni judiciaire ne lui ait été notifiée.

Fidèle à la logique répressive des autorités mauritaniennes à l’égard des dirigeants d’IRA – Mauritanie, la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS) a procédé au licenciement sans droits de la vice présidente d’IRA – Mauritanie Mme Coumba Dada KANE à compter de la date du 30 décembre 2016 après la coupe de son salaire des mois de septembre à décembre 2016. A signaler que Mme Coumba Dada KANE était en repos médical ; repos matérialisé par des documents fournis par son médecin traitant à l’étranger. Elle a été une employée modèle, connue pour son sérieux au travail et son assiduité.

Malgré la violence et la sévérité des attaques des autorités mauritaniennes contre l’organisation et sa direction, IRA – Mauritanie entend rappeler ici son engagement ferme et sans concessions à continuer la lutte contre l’esclavage, le racisme et l’exclusion et ce, quelqu’en soit le prix à payer

Source: Cridem

Suivez en direct la situation de la Gambie: le temps d’une ultime médiation

JUBILLe président guinéen, Alpha Condé, se rend ce vendredi en Gambie pour une médiation de la dernière chance auprès de Yahya Jammeh qui refuse toujours de quitter le pouvoir. En cas d’échec, la Cédéao aura recours à la force. Une opération militaire ouest-africaine a d’ailleurs été déclenchée jeudi en fin de journée. Elle n’est que suspendue ce matin, dans l’attente du résultat des ultimes pourparlers.

8h45 : Des contingents de la Cédéao sont prêts à avancer sur les points stratégiques – Banjul, bien évidemment –, mais aussi sur Kanilai au sud-est, à environ une heure trente de route de la capitale. Cette commune, village natal de Yahya Jammeh, est une place forte. L’ex-président y a fait construire une immense enclave. Et depuis quinze jours, les troupes d’élite gambiennes y sont prépositionnées. Des tranchées ont d’ailleurs été creusées, car Kanilai est collé à la frontière. De l’autre côté, c’est la Casamance. Jeudi, c’est d’ailleurs dans cette région qu’il y a eu les uniques échanges de coups de feu entre les troupes Cédéao et des éléments, visiblement d’une rébellion – une information de l’Agence France Presse – celle du Mouvement des forces démocratiques de Casamance, le MFDC, réputé proche de Jammeh.

8h30 : Yahya Jammeh paraît très isolé. Jeudi soir, il y a même eu des célébrations dans la capitale, à la suite de la prestation de serment d’Adama Barrow à Dakar. Pendant toute la journée, Banjul avait pourtant des allures de ville fantôme avec des rues désertes. Mais dès la prise de fonction officielle du nouveau président, des klaxons ont commencé à retentir dans les rues, des gens sont sortis. Il n’y avait pas de forte présence militaire visible dans la capitale. Des policiers et des soldats ont même été vus en train de célébrer avec la population et parmi eux le chef d’état-major des forces armées gambiennes.

8h15 : Selon notre correspondante à Banjul, la situation est aussi calme dans la capitale gambienne. « La ville se réveille et ses habitants sont dans l’attente de voir comment vont se dérouler les événements des prochaines heures ».

8h : Guillaume Thibault est l’envoyé spécial de RFI à la frontière entre la Gambie est le Sénégal. A côté du lieu où sont postées les troupes ouest-africaines. « Tout est calme ce matin, ici comme sur l’ensemble du front ». La Gambie est enclavée, entourée par le Sénégal, et l’état-major des forces de la Cédéao basées en ce moment à Dakar joue sur cette faiblesse géographique. Cinq pays participent : le Nigeria, le Sénégal, le Ghana, le Mali et le Togo. Sont également engagées et prêtes à intervenir des forces navales. Un navire de guerre du Nigeria est positionné au large de Banjul. Et enfin, des capacités aériennes. Là encore, ce sont notamment des avions de l’armée du Nigeria qui sont prêts à décoller de Dakar, à appuyer les mouvements au sol. Des survols à basse altitude ont d’ailleurs été observés hier au-dessus de Banjul, des aéronefs qui ont mené uniquement des opérations de reconnaissance.

7h30 : La Gambie est prise en étau ce matin, le terrain est quadrillé par ces forces de la Cédéao. C’est un moyen de pression énorme sur Yahya Jammeh. L’ultimatum pour l’ex-chef de l’Etat est clair. Il a jusqu’à midi pour quitter le pays. Et si Alpha Condé échoue, l’ensemble de ces troupes seront alors déployées. L’intervention militaire engagée hier en fin d’après-midi, dès l’investiture du président Adam Barrow, stoppée en début de nuit pour permettre cette négociation pourrait alors reprendre. Même si le dispositif est prêt, la Cédéao a toujours cherché une issue pacifique et tous les chefs d’Etat de la sous-région préféreraient un départ de Yahya Jammeh sans avoir à tirer de coup de feu.

Source: Rfi

CAN2017 – Les supporters sénégalais bloqués à Libreville

suppLes supporters sénégalais qui se trouvent présentement à Libreville dans la capitale gabonaise ont du mal à regagner Franceville par avion, à quelques heures de la rencontre entre le Sénégal et le Zimbabwe. Dans l’impossibilité de trouver un vol, il faut, au « 12e Gaindé », effectuer près de 6 heures de trajet pour regagner, par train, Franceville distante de Libreville d’environ 511 km. Ces supporters risquent tout bonnement de rater le deuxième match des Lions prévu ce soir à 19 heures.

Source: Seneweb

Investiture de Barrow : «Le Plan B est en marche»

ABR«La Gambie ne peut pas rester sans président. Ce qui va se passer ce matin (jeudi 19 janvier) sera très important.» C’est la déclaration faite par Halifa Sall, le porte-parole d’Adama Barrow, déclaré vainqueur de la présidentielle gambienne.

Il indique qu’avec la fin officielle du mandat de Yaya Jammeh, il est impératif que le président élu soit installé. Barrow étant au Sénégal, où se tiendra la cérémonie d’investiture ?

À cette question, Sall, interrogé par Rfi, révèle : «L’événement devait se dérouler au stade, sur le sol gambien, mais avec l’état d’urgence, ce n’est plus possible. Il y avait un Plan A et un Plan B. Nous avons adopté le Plan B. L’investiture peut se faire à Dakar. L’équipe d’investiture y travaille, mais nous n’avons pas tous les détails.»

Adama Barrow est à Dakar depuis dimanche dernier. Hier, mercredi 18 janvier, il s’est rendu dans la soirée à l’aéroport Léopold Senghor. Il y a rencontré les Présidents sénégalais et mauritanien. Ce dernier revenait de Banjul pour tenter de convaincre Jammeh de rendre le pouvoir. Les trois hommes ont eu une discussion d’1h30 sans que rien ne filtre de leurs échanges. Pendant ce temps, la Cedeao a déployé des troupes près de la frontière sénégalo-gambienne. Attendant un mandat de l’Onu pour pouvoir intervenir en Gambie, si Jammeh décide de rester au pouvoir.

Source: Seneweb

Les autorités mauritaniennes versent dans la provocation et la violence gratuite (IRA – Mauritanie/Communiqué de presse)

ira_logo_ok_01Les présidents Biram Dah ABEID et Coumba Dada KANE accompagnés de plusieurs de leurs proches dont des collaborateurs sont arrivés à Rosso ce dimanche 15 janvier 2017 au terme d’un long périple qui a duré plus de six (6) mois et les a conduit en Amérique, en Europe et en Afrique. Ils ont retrouvé une ville de Rosso assiégée et quadrillée par des forces de police et de gendarmerie.

En effet, militants et sympathisants d’IRA – Mauritanie venus nombreux accueillir leurs leaders n’ont pas pu accéder à la zone du débarcadère dont toutes les issues étaient bloquées par les forces de l’ordre. Les militants et sympathisants, bien habitués aux manifestations, ont gardé leur calme à la sortie du convoi du président.

Les forces de l’ordre étaient dans une position de provocation et ont violemment réprimé le rassemblement au moindre mouvement.

N’ayant pas obtenu obtenir ce qu’elles recherchaient à Rosso, les autorités ont attendu l’approche de la délégation à l’entrée de la ville de Nouakchott pour réprimer avec une grande violence la foule paisible venue accueillir le président et sa délégation.

Ce fût un déluge de bombes lacrymogènes, les matraques fusaient de partout ; pas moins d’une dizaine de véhicules de police ont participé à l’assaut. La répression a fait un grand nombre de blessés dont des femmes et des enfants. Les policiers ont poursuivi le convoi occupant toutes les issues au domicile du président et, durant une heure, lançant des bombes lacrymogènes jusque dans le hall du bâtiment.

Dans cet épisode, les autorités racistes et esclavagistes de Mauritanie ont un cran dans le cynisme et le ridicule et à cela, IRA – Mauritanie, appelant ses militants et sympathisants à la vigilance dans la mobilisation, répond ce qui suit :

-Aucune provocation ne détournera les forces anti esclavagistes et anti racistes de leur chemin et de leur option pacifiste de lutte,

-Et le combat contre l’esclavage, le racisme d’Etat et l’exclusion se poursuivra sans relâche avec encore plus de vigueur.

-Lançons un appel à la société civile et politique Mauritaniens, à se ranger ouvertement sans crainte et sans calcul avec IRA – Mauritanie dans son combat au profit de tous les Mauritaniens pour un Etat de droit et une prospérité dans la cohésion sociale ; le mouvement abolitionniste étant garant de l’aboutissement de toutes les causes auxquelles aspirent les différentes franges de la population Mauritanienne.

-La communauté internationale doit noter cette escalade dangereuse initiée par les autorités Mauritaniennes qui porte gravement atteinte à la liberté de réunion et d’association.

Source : IRA Mauritanie

La situation se complique gravement pour Alassane Ouattara

OUATARALe mouvement des militaires réclamant bruyamment, avec leurs armes, le paiement de leurs primes ECOMOG et l’amélioration de leurs conditions de vie et de travail est loin d’être un simple feu de paille. La gravité de la situation est illustrée par l’absence du président Alassane Ouattara au Sommet Afrique-France de Bamako, des 13 et 14 janvier dernier, ce qui est une grande première pour un chef de l’Etat ivoirien. Une semaine auparavant, le 7 janvier, le président ivoirien avait été contraint de faire un rapide simple aller-retour à Accra, pour l’investiture de son nouveau collègue ghanéen, Nana Akufo-Addo. Dix jours après l’accord avec les mutins, plusieurs chancelleries diplomatiques conseillent une plus grande prudence à leurs ressortissants

Une armée divisée et pléthorique

Ebranlé par les mouvements d’humeur musclés de ces militaires de Bouaké puis de quelques camps d’Abidjan et de plusieurs villes de garnison, le président Ouattara a réagi promptement en « prenant en compte » les revendications des mutins, dont la plupart l’avaient soutenu, au sein des Forces nouvelles, dans son bras de fer contre Laurent Gbagbo. Ces promesses présidentielles bénéficient surtout à quelques 8 000 militaires sur des effectifs globaux de l’Armée estimés à un peu plus de 41 000 militaires dont 19 000 gendarmes. Le simple changement de nom, en novembre 2016, de Forces Républicaines de Côte-d’Ivoire en Forces Armées de Côte-d’Ivoire est cosmétique, il n’aucune signification fonctionnelle.

Les antagonismes nés de la guerre civile sont toujours présents et les actes de réconciliation des actuelles autorités politiques et des militaires de haut rang ont été trop rares envers les militaires de l’ancien régime. De même, le clivage entre les officiers et sous-officiers, en nombre pléthorique, et les militaires de base est également source de profondes divisions. De surcroît, le dernier limogeage du général Soumaïla Bakayoko, ex-chef d’état-major des armées, n’a pas fait que des heureux chez les officiers.

Un pouvoir affaibli et confronté à de vives luttes internes 

Ayant espéré redonner un nouveau souffle à sa présidence, en proposant une nouvelle constitution, Alassane Ouattara n’a récolté qu’une faible adhésion populaire avec seulement 44 % de votants au referendum. La création d’un poste de vice-président n’est certes pas la principale préoccupation des Ivoiriens. En revanche, elle peut accroître les rivalités au sein du pouvoir actuel, d’autant qu’Alassane Ouattara compte terminer sa carrière politique en 2020. De même, les récentes nominations de Daniel Kablan Duncan et de Amadou Gon Coulibaly, respectivement aux postes de vice-président et de Premier ministre, peuvent apparaître comme un signe de fermeture et elles avivent les espoirs déçus de ceux qui se voient en dauphins potentiels du président comme Guillaume Soro, réélu président de l’assemblée nationale, mais relégué au quatrième rang dans l’ordre protocolaire.

Les rivalités entre personnalités politiques sont de plus en plus vives, surtout avec la dégradation de la situation. En dépit de ses réseaux, Hamed Bakayoko, le puissant ministre d’Etat, ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, ne semble plus être à la hauteur des foyers de révolte qui éclatent dans le pays. Même les territoires frontaliers avec la Guinée connaissent une insécurité grandissante.

Des concessions dangereuses pour la paix civile

Accorder 12 millions de FCFA, soit un plus de 18 000 euros, même en plusieurs fois, à chacun des 8 000 militaires ayant appartenus aux Forces nouvelles est une provocation pour beaucoup d’Ivoiriens. Cette somme représente 16 ans de salaires pour un citoyen Smicard. Peu de pays sortiraient indemnes d’une telle distorsion. Evidemment, devant ces largesses inconsidérées, d’autres catégories sociales vont entreprendre des mouvements qui pourraient être de plus en plus violents. Les fonctionnaires, sont déjà en grève depuis le 9 janvier, les étudiants et professeurs sont fortement mobilisés dans leur université. Des établissements scolaires, comme l’emblématique Lycée Mermoz relevant de la Mission laïque française sont attaqués, les producteurs et exportateurs de fèves, victimes de la chute des cours, réclament une aide des pouvoirs publics et refusent leur spéculation.

A beaucoup d’égards, le président Alassane Ouattara semble avoir perdu la main et ne peut plus compter sur une équipe qui est usée et de plus en plus divisée. 2020 est encore loin…

 

Source: Mondafrique

Jammeh, le compte à rebours

JLL’horloge est désormais son principal adversaire. En effet, ce mercredi 18 janvier, dès qu’elle affichera minuit, le Président Yahya Jammeh sera dans l’illégalité totale, s’il décide de continuer à exercer le pouvoir

 Car, dès que la Gambie humera les premières secondes du 19 janvier, son magistère n’appartiendra plus qu’au passé. Le mandat, que les Gambiens lui avaient confié pour diriger le pays, prendra officiellement fin, en attendant la cérémonie de prestation de serment de Adama Barrow, prévue ce jeudi.

Jammeh est arrivé au pouvoir le 22 juillet 1994, après avoir renversé le Président Dawda Jawara. Né le 25 mai 1965 à Kanilai, dans une famille de paysans, il est officiellement président de la République depuis le 18 octobre 1996. 22 ans après, il a été renversé par le peuple gambien qui, lors de la Présidentielle du 1er novembre 2015, a choisi Adama Barrow, un homme d’affaires qui déjoué les pronostics.

Durant le magistère de Jammeh, les restrictions de libertés, le règne de la torture, les disparitions secrètes, les emprisonnements et meurtres suspects, avaient révulsé l’opinion nationale et internationale. L’opposant Solo Sendeng fut battu à mort, le journaliste Deyda Haydara abattu froidement, des enfants mitraillés lors d’une marche pacifique, des putschistes présumés exécutés, etc.

Aujourd’hui, le glas du règne de Jammeh, semble avoir sonné. Le fils de Kanilai a pris le pouvoir par les armes. Il a certes perdu le pouvoir par les urnes, mais, poussera-t-il la communauté internationale à le chasser de la présidence gambienne par les armes ? En tout cas, l’adage dit fort éloquemment, que «celui qui règne par les armes, périt par les armes». Un sort, qu’ont, jusqu’ici, tenté de lui éviter, ses collègues chefs d’Etat de la Cedeao.

Source: Seneweb.com

Assainissement de la ville de Nouakchott : Détournement de voies

DétournementL’opération portant sur l’assainissement des quartiers de Nouakchott menacés par les eaux de pluies est en tain d’être détournée. L’homme d’affaire Ahmed Salzck Sahraoui qui est pointé du doigt.
Engagée il y a huit mois l’opération portant sur la mise en place à Nouakchott, de canalisations destinées au drainage des eaux de pluies est en train d’être détournée de son plan initial.
Financée à hauteur de 10 milliards d’ouguiya auprès de la Chine (50% du montant étant consenti comme aide non remboursable et les 50% restant sont un prêt sans intérêt remboursable sur 20 ans avec 10 années de grâce), cette opération a bien été engagée au départ pour les quartiers périphériques ciblés de Nouakchott.
Il s’agissait de mettre en place, au plus tôt, un réseau d’assainissement adéquat qui favorisera le drainage des eaux de pluie particulièrement dans les quartiers dont le niveau est le plus bas par rapport à la mer.
Selon le programme initial, il s’agissait d’engager des travaux dans les quartiers d’El Mina, de Sebkha et de Tevragh Zeina. A peine les travaux furent-ils engagés par la pose de canalisations dans certains lieux cibles que voilà l’ancien aéroport de Nouakchott, libre et cédé à son nouveau propriétaire l’homme d’affaire Salek Ould Saharoui du groupe de Ciment de Mauritranie qui l’avait acquis suite à une opération de troc.
Alors qu’il s’était engagé auprès de ses clients de leur remettre les documents fonciers après avoir mis en place des réseaux de canalisations des eaux de pluies voire des eaux de ménage, ce dernier trouva en cette opportunité une occasion de « faire des omelettes sans casser des œufs ».
Par son influence, il parvint à détourner les travaux de la mission chinoise qu’il enverra sur place pour l’assainissement de ses espaces, « au frais de la Princesse », c’est-à-dire sur le dos du contribuable et sans qu’il n’ait eu à dépenser le moindre khoum’s.
Entamés il y a quatre mois tout autour du terrain de l’ancien aéroport de Nouakchott, les travaux sont toujours en cours, alors que l’espace cible ne faisait point partie du programme initial de la mission chinoise. Les quartiers périphériques devraient certes attendre que soit servi les « Maitre des lieux ».
Mais ce qu’il faut craindre est que par la force des choses, certains quartiers ne soient finalement exclus de cette opération d’assainissement, du fait que le budget qui leur était alloué ait été finalement destiné aux terrains de Sahraoui.

Source : L’Authentique