Source au sein du RPM : Le Regroupement n’a pris aucune position relative à la commission du fonds d’aide publique à la presse privée

Riyadh Ould Ahmed Hadi

Le confrère journaliste Riyadh Ould Ahmed Hadi indique  que « ce qui a été attribué au Regroupement des Journalistes Mauritaniens (RPM), se rapportant à son opposition à la composition de la commission de gestion du fonds d’aide publique  à la presse est dénué de tout fondement ».

 Le confrère estime que le président du Regroupement, le confrère Sy Mamoudou  «  a signé un communiqué préparé d’avance, qui lui a été présenté par le Syndicat des Journalistes Mauritaniens (SJM), sans se référer  au Bureau Exécutif du RPM ; ce qui constitue une violation cruelle et inacceptable des textes du Regroupement ».

 Ould Ahmed El Hadi, qui est membre du RPM poursuit en disant que « le ministère de la communication a entrepris les concertations nécessaires  avec tous les intéressés, lesquelles ont abouti  à la mise en place d’une commission de gestion qui représente tous les bénéficiaires du fonds d’aide publique à la presse privée »

 Ould Ahmed El Hadi conclut en affirmant être dans l’obligation  de geler son adhésion au sein du RPM en guise de protestation contre l’absence de concertation de son président avec l’un des membres du Bureau Exécutif du Regroupement, appelant le président Sy à corriger  « cette décision unilatérale » ou à  convoquer  la tenue d’une assemblée générale pour lui retirer confiance ».

Atlanticmedia 

Communiqué de presse conjoint SJM et RPM

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Dans un geste marqué par un manque de concertation et portant des indicateurs alarmants sur l’avenir des acquis de la Presse en Mauritanie, le Ministère de la Communication et des Relations avec le Parlement a publié, hier, l’arrêté portant le choix de la Commission de Gestion du Fonds d’Aide publique à la Presse privée.

La liste des membres de la Commission ne contient pas les noms des journalistes proposés au ministère, sur sa propre demande, par deux organisations qui sont pourtant parmi les plus représentatives et les plus crédibles.

Il s’agit du Syndicat des Journalistes Mauritaniens (SJM) et du Regroupement de la Presse Mauritanienne (RPM), qui représentent une forte majorité des journalistes professionnels et des organes de presse dignes de ce nom. Ainsi, les deux organisations:

– Expriment leur refus catégorique de ce mode opératoire qui constitue une violation flagrante de l’esprit de concertation et une tentative manifeste et malheureuse de diluer le champ médiatique et y implanter la division et la zizanie ;

– Affirment à l’opinion publique, nationale et internationale, et à tous leurs partenaires qu’ils prendront tous les actes légitimes en vue de préserver les acquis ; dont le Fonds d’Aide publique à la Presse privée en est, malgré sa modestie, un ;

– Appellent le Ministère à revenir sur cette décision pour l’intérêt général de la Presse, pour la défense des acquis dans le cadre d’un dialogue, et dans le respect de la Démocratie et de l’Etat de droit.

Syndicat des Journalistes

Mauritaniens    Regroupement de la Presse

Mauritanienne

Désignation des membres de la commission de gestion et de répartition du fonds d’aide à la presse privée

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Le ministre de la communication et des relations avec le Parlement en application a désigné une nouvelle commission chargée de la gestion et de la répartition du Fonds d’aide à la presse privée.

Tous les membres de l’ex commission, exception faite du président ont été renouvelés. D’un montent de 200 millions d’ouguiyas sur les comptes de l’exercice budgétaire de 2012, le Fonds d’aide à la presse privée pour l’année 2013, dont les acteurs de la profession souhaitent la révision appréciable à la hausse, n’a pas encore été annoncé. La nouvelle commission désignée se présente comme suit :

Président : M.Ahmedou Ould Mohamed Abdellahi Ould M’Boirick, membre du conseil de la Haute Autorité de la Presse et de l’Audiovisuel ;

Membres :

Cheikh Tidiane Dia, Directeur de publication du Quotidien « Le Rénovateur »
El Hacen Ould Moulaye Ely, Tenwir (Radios)
Aziz Ould Souvi (sites électroniques)
Ramla Mint Tajddine,
Issa Ould Yedali ; Chargé de au MCRP pour le ministère,
Ould Rais, conseiller juridique du ministre de CRP pour le ministère.

Source : Le Véridique

Les meilleurs talents de la TVM menacés de fin de détachement

Mme Khire Mint Cheikhany_directrice générale de Télévision de Mauritanie (TVM)

Suite à son entrevue avec le Président de la République M. Mohamed Ould Abdel Aziz, la toute nouvelle directrice générale de Télévision de Mauritanie (TVM) Mme Khire Mint Cheikhany, aurait décidé de rendre de certains fonctionnaires détachés à la TVM à leur département de profession.

La décision tant attendue, comporterait selon le confrère « meyadin » des personnalités qui ont brillé dans ce média officiel, considérés comme les vrais artisans de ses moments glorieux. Il s’agirait de :

Mohamed Vall Ould Ahmed, directeur commercial relevant du ministère de la communication,
Mohamed Ould Beheit, chargé de mission, détaché également du département de la communication,

El Hadj Oumar, directeur administratif, du ministère de la communication,

Mohamed Lemine Ould Minih, Prof. présentateur de l’émission « mougharabitt islamiye » (approches islamiques),

Mariem Mint Sbai, institutrice, présentatrice de l’émission « Ehtimamatt » (Intérêts)

Seloua Cherif, Prof Speakerine Journal télévisé

Maghlaha Mint Leily, Speakerine Journal télévisé

Cheikh Ould M’Haimed, enseignant, Speaker Journal télévisé. (Il a représenté la TVM à la récente émission Ligha Chaab organisée à Nema ) ainsi que de dizaines d’autres instituteurs qui présentent le journal TV en langues nationales,

Houriye Mint Moulaye Driss, directrice au département de communication, Speakerine Journal télévisé

Selon le confrère, la directeur générale de la TVM s’est dispensée également des prestations rendues par certains journalistes qui avaient accepté auparavant un départ volontaire avant d’être réintégrés de nouveau.

Source : Rapide Info

Charte de Kouroukan Fouga de Soundjata Keita : Les droits de l’homme, 550 ans avant la déclaration de 1789


Charte de Kouroukan Fouga de Soundjata Keita : Les droits de l'homme, 550 ans avant la déclaration de 1789

Plus de 550 ans avant la genèse des droits de l’homme en France, (re)découvrez comment Soundiata a légiféré sur des sujets aussi actuels que la prévention des conflits, les droits de la femme, l’environnement, le développement économique. Un document historique essentiel dans une Afrique en quête d’identité.

Portrait de Soundjata Keita

Portrait de Soundjata Keita

La charte de Kouroukan Fouga est l’ensemble des lois édictées par Soundjata lors de l’Assemblée des peuples qu’il convoqua à Kurukan Fuga en 1236 après l’éclatante victoire de Kirina qui lui ouvrit le chemin de l’Empire.Véritable constitution avant l’heure et authentique déclaration universelle des droits de l’homme dès le 13e siècle, la charte de Kurukanfuga aborde les questions de liberté, de décentralisation, et de développement durable. Huit siècles après cette charte, ces questions demeurent d’une brûlante actualité dans le monde, et en particulier en Afrique déchirée par le tribalisme.

Ce qu’en dit l’historien sénégalais Djibril Tamsir Niane

« Les élites africaines réussiront-elles le pari de bâtir leur modernité en partant des prémisses de la culture africaine. L’école post indépendance doit elle fabriquer un africain qui soit la complète négation de l’héritage du passé ? Si modernité signifie rupture totale avec notre passé, notre culture, il y a peu de chance que l’Afrique s’engage dans la voie du développement. Si notre avenir ne prend pas racine dans ce passé, le développement ne sera pas réalité. Nous tournerons en rond, incapable d’aller de l’avant. Nous avons évoqué la Renaissance Africaine mais ce serait une grave erreur que de ne voir que le côté littéraire ou institutionnelle. Il y a la dimension scientifique dont on parle peu. On n’en parle même pas. » Déplore l’historien sénégalais en 2009 à l’occasion d’un colloque scientifique sur la charte de Kouroukan Fouga.

« l’Empire du Mali n’était pas une monarchie absolue. Dirigé par Soundjata KEITA, il respectait les traditions, la dignité humaine, le principe de la diversité culturelle, oeuvrait dans le sens d’une unité dans la diversité ».
De même, le problème des castes a été introduit par une déviation venant des Indes où existent les intouchables, selon l’historien qui évoque plutôt une organisation sociale basée sur le savoir-faire et fondée sur le respect des différences.
Le cousinage à plaisanterie a été introduite dans cette Charte, estime M. NIANE qui reconnaît sa présence dans l’essentiel des sociétés ouest africaines, rendant difficile de remonter à son origine. Mais il insiste sur son rôle pour le maintien de la paix civile et le respect de l’autre.
Elle évoque même l’immunité diplomatique, enseigne Djibril Tamsir NIANE qui signale que le chargé de mission ne risque rien au Mandé. Ainsi les messagers détenteurs d’une déclaration de guerre étaient accompagnés jusqu’à leur lieu de provenance.
Cette Charte n’oublie pas non plus la nature dont la gestion est organisée dans plusieurs de ses énoncés, indique le conférencier qui signale que les fondateurs de cette loi ont pensé aux générations futures auxquelles doit être léguée une terre bien préservée.

« La charte de Kurukan Fuga est l’une des valeurs africaines les plus remarquables ; elle constitue une contribution non négligeable de l’Afrique à l’histoire des droits humains et de la démocratie. Que faire ? Découvrir notre passé c’est bien, en traduire les leçons en force de progrès pour bâtir notre future, tout est là ; voilà le problème à résoudre. » Concluait-il en fin d’intervention.

TELECHARGER CI-DESSOUS LE COMMENTAIRE COMPLET DE LA CHARTE PAR TAMSIR NIANE DJIBRIL

djibril_t_niane_la_charte_kouroukan_fouga.pdf Djibril T Niane-la Charte kouroukan fouga.pdf (128.25 Ko)

INTEGRALE DE LA CHARTE DE KOUROUKAN FOUGA

Portrait de Soundjata Keita

Portrait de Soundjata Keita
Les représentants du mandé primitif et leurs alliés, réunis en 1237 à Kouroukan Fouga (actuel cercle de Kangaba en République du Mali) après l’historique bataille de Kirina ont adopté la charte suivante pour régir la vie du grand ensemble mandingue.
I – DE L’ORGANISATION SOCIALE:
Article 1er: La société du grand mandé est divisée en seize (16) porteurs de
carquois, cinq (5) classes de marabouts, quatre classes (4) de
nyamakalas. Chacun de ces groupes a une activité et un rôle
spécifiques.
Article 2: Les nyamakalas se doivent de dire la vérité aux Chefs, d’être leurs
conseillers et de défendre par le verbe les règles établies et l’ordre sur
l’ensemble du royaume.
Article 3: Les morikanda Lolu (les cinq classes de marabouts) sont nos maîtres
et nos éducateurs en islam. Tout le monde leur doit respect et
considération.
Article 4: La société est divisée en classes d’âge. A la tête de chacune d’elles est
élu un chef. Sont de la même classe d’âge les personnes (hommes ou
femmes) nées au cours d’une période de trois années consécutives.
Les Kangbès (classe intermédiaire entre les jeunes et les vieux) doivent être conviés pour participer à la prise des grandes décisions concernant la société.
Article 5: Chacun a le droit à la vie et à la préservation de son intégrité
physique. En conséquence, toute tentation d’enlever la vie à son
prochain est punie de la peine de mort.
Article 6: Pour gagner la bataille de la prospérité, il est institué le Kön¨gbèn
Wölö (un mode de surveillance) pour lutter contre la paresse et
l’oisiveté.
Article 7: Il est institué entre les mandenkas le sanankunya (cousinage à
plaisanterie) et le tanamanyöya  (forme de totémisme). En
conséquence, aucun différent né entre  ces groupes ne doit dégénérer,
le respect de l’autre étant la règle.
Entre beaux-frères et belles-sœurs, entre grands parents et petits-enfants, tolérance et le chahut doivent être le principe.
Article 8: La famille KEITA est désignée famille régnante sur l’empire.
Article 9: L’éducation des enfants incombe à l’ensemble de la société. La
puissance paternelle appartient en conséquence à tous.
Article 10: Adressons-nous mutuellement les condoléances.
Article 11: Quand votre femme ou votre enfant fuit, ne le poursuivez pas chez le
voisin.
Article 12 : La succession étant patrilinéaire, ne donnez jamais le pouvoir à un
fils tant qu’un seul de ses pères vit.
Ne donnez jamais le pouvoir à un mineur parce qu’il possède des liens.
Article 13: N’offensez jamais les nyaras.
Article 14: N’offensez jamais les femmes, nos mères.
Article 15: Ne portez jamais la main sur une femme mariée avant d’avoir fait
intervenir sans succès son mari.
Article 16: Les femmes, en plus de leurs occupations quotidiennes doivent être
associées à tous nos Gouvernements.
Article 17: Les mensonges qui ont vécu 40 ans doivent être considérés comme
des vérités.
Article 18: Respectons le droit d’aînesse.
Article 19: Tout homme a deux beaux-parents: Les parents de la fille que l’on
n’a pas eue et la parole qu’on a prononcé sans contrainte aucune. On
leur doit respect et considération.
Article 20: Ne maltraite, pas les esclaves, accordez leur un jour de repos par
semaine et faites en sorte qu’ils cessent le travail à des heures
raisonnables. On est maître de l’esclave et non du sac qu’il porte.
Article 21: Ne poursuivez pas de vos assiduités les épouses: du Chef, du voisin,
du marabout du féticheur, de l’ami et de l’associé.
Article 22: La vanité est le signe de la faiblesse et l’humilité le signe de la
grandeur.
Article 23: Ne vous trahissez jamais entre vous. Respectez la parole d’honneur.
Article 24: Ne faites jamais du tort au étrangers.
Article 25: Le chargé de mission ne risque rien au Mandé.
Article 26: Le taureau confié ne doit pas diriger le parc.
Article 27: La jeune fille peut être donnée en mariage dès qu’elle est pubère sans
détermination d’âge. Le choix de ses parents doit être suivi quelques
soit le nombre des candidats.
Article 28: Le jeune homme peut se marier à partir de 20 ans.
Article 29: La dote est fixée à 3 bovins: un pour la fille, deux pour ses père et
mère.
Article 30: Venons en aide à ceux qui en ont besoin.
II – DES BIENS:
Article 31: Il y a cinq façons d’acquérir la  propriété: l’achat, la donation,
l’échange, le travail et la succession. Toute autre forme sans
témoignage probant est équivoque.
Article 32: Tout objet trouvé sans propriétaire connu ne devient propriété
commune qu’au bout de quatre ans.
Article 33: La quatrième mise-bas d’une génisse confiée est la propriété du
gardien.
Article 34: Un bovin doit être échangé contre quatre moutons ou quatre chèvres.
Article 35: Un œuf sur quatre est la propriété du gardien de la poule pondeuse.
Article 36: Assouvir sa faim n’est pas du vol si on n’emporte rien dans son sac
ou sa poche.
III – DE LA PRESERVATION DE LA NATURE:
Article 37: Fakombè est désigné Chef des chasseurs. Il est chargé de préserver la
brousse et ses habitants pour le bonheur de tous.
Article 38: Avant de mettre le feu à la brousse, ne regardez pas à terre, levez la
tête en direction de la cime des arbres.
Article 39: Les animaux domestiques doivent être attachés au moment des
cultures et libérés après les récoltes. Le chien, le chat, le canard et la
volaille ne sont pas soumis à cette mesure.
IV – DISPOSITIONS FINALES:
Article 40: Respectez la parenté, le mariage et le voisinage.
Article 41: Tuez votre ennemi, ne l’humiliez pas.
Article 42: Dans les grandes assemblées, contentez vous de vos légitimes
représentants et tolérez-vous les uns les autres.
Article 43: Balla  Fassèkè KOUYATE est désigné grand Chef des cérémonies et
médiateur principal du mandé. Il est autorisé à plaisanter avec toutes
les tribus en priorité avec la famille royale.
Article 44: Tous ceux qui enfreindront à ces règles seront punis. Chacun est
chargé de veiller  à leur application.
Noorinfo

Entretien exclusif avec… D.D., la domestique violée à Nouakchott

 FILLE VIOLEE

L’OBS – Tabassée, torturée et violée, D.D ne se promène presque plus seule à Nouakchott. Elle se plaint toujours de souffrances physiques : maux de tête et autres nausées. Ses yeux sont rouges et portent les stigmates de sa mésaventure «sexuelle». Accompagnée de «son» frère, Mohamed  Najir Thiam, la native de Kaolack rembobine, pour L’Obs, le film de son viol.

 

Que s’est-il réellement passé la nuit de lundi 19 au mardi 20 août 2013 ?

J’ai quitté la demeure de ma cousine aux environs de 23 heures pour me rendre à mon lieu de travail, à la Cité Place. Sortie de la maison, je me suis engouffrée dans un taxi après avoir convenu de lui payer la somme de 500 Ouguiyas (soit 1 000 FCfa) comme frais de transport. C’est ainsi que j’ai rappelé mon «frère» (Mohamed Najir Thiam) pour lui dire que je suis en train de rejoindre mon lieu de travail. Et il (Mohamed Najir) m’a dit avec insistance : «Ne raccroche surtout pas ton téléphone ! Nous allons continuer à parler jusqu’à ce que le chauffeur de taxi te dépose devant la maison de ton patron à la Cité Place.» Mais je lui ai demandé de raccrocher le téléphone, chose qu’il a accepté sans problème. Je ne pourrai pas identifier mes bourreaux. Ce dont je suis sûre, c’est qu’ils étaient au nombre de 4  et que j’ai été kidnappée, tabassée et violée.

 

Dans quel hôpital êtes-vous partie pour vous faire consulter ?

Accompagnée de «ma» cousine, je suis allée à la clinique Kissi, mais les infirmières nous ont laissé entendre qu’elles ne peuvent rien faire pour moi tant que je ne leur ai pas apporté une réquisition émanant d’une autorité de la police. Et c’est ainsi qu’une personne, présente dans les locaux de la clinique Kissi, nous a indiqué le siège d’une association de droits de l’Homme (Afcf) à quelques mètres de la clinique Kissi. Nous nous y sommes rendues. Nous avons été chaleureusement accueillies par les assistantes sociales, y compris la Coordinatrice du projet des domestiques mineures, Aminata Coura Ly.  Ensuite, les  assistantes sociales de l’Afcf sont parties avec le policier, qui est venu me déposer chez ma cousine, pour avoir une réquisition de la police afin que je puisse être enfin consultée.

Les policiers sont-ils partis sur les lieux du viol ?

Oui, nous sommes retournés sur les lieux où j’ai été violée. Nous nous sommes rendus sur place avec les éléments de la police et des assistantes sociales de l’Afcf. Les enquêteurs de la police de Dar Naïm n°3 ont vu sur les lieux des traces de combats et y ont trouvé un turban, une chaussure abandonnée et la perruque que je portais cette nuit-là.

PROPOS RECUEILLIS PAR MAMADY CAMARA

Aminetou Mint El Moctar Ely, présidente de l’Afcf

 

«D.D ne pouvait rien voir, car elle a reçu plusieurs coups de poing sur la figure»

«Après la consultation, le médecin lui a prescrit un repos de 21 jours, puis nous sommes reparties à la police pour les besoins de l’enquête. Après une série d’interrogatoires, D.D a fait comprendre aux policiers qu’elle ne peut identifier ni ses agresseurs-violeurs, ni la marque et le numéro d’immatriculation de la voiture. Autant donc vous dire qu’il ne serait pas facile de suivre son dossier tant que l’un des violeurs n’est pas arrêté. Mais je peux dire que les éléments du commissariat de police de Dar Naïm n°3 sont en train de rechercher les violeurs de D.D. Et ce n’est qu’après l’arrestation de l’un d’eux que le dossier pourra être instruit et envoyé devant le parquet de Nouakchott. Les assistantes de l’Afcf ont accompagné les enquêteurs de la police pour aller voir là où D.D a été violée. Ils ont constaté sur place un véritable champ de bataille et trouvé un turban, la perruque que la jeune femme portait et une chaussure abandonnée sur ces lieux. Puis, elle est retournée à l’hôpital pour des soins afin qu’elle ne contracte  pas une grossesse après son viol. Elle s’est défendue, mais ne pouvait rien faire contre quatre solides garçons. Regardez sa figure, elle ne pouvait rien voir, tellement, elle a reçu de coups. Ses yeux en portent encore les stigmates. Elle a été complément mise K.O. Le médecin lui a donné des cachets et, mardi prochain, elle ira faire des tests du Vih/Sida».

 

C.M

Source : ActuRim

Concours d’entrée à l’Université : aucun admis sur 25000 candidats

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Tous les candidats souhaitant entrer à l’Université du Liberia ont dû ravaler leur fierté : aucun d’entre eux n’a été admis à l’issue de l’examen d’entrée. La direction a finalement assoupli ses critères de sélection.

Sur 25 000 candidats à vouloir entrer en première année à l’Université du Liberia, aucun n’a réussi l’examen d’entrée. Cette décision, une première dans cette université d’Etat la plus importante du pays, est tombée le 21 août dernier, et passe mal auprès de la population étudiante.

La ministre de l’Éducation, Etmonia David-Tarpeh, s’est érigée contre cette situation inédite qui « suscite des doutes » et a exigé de voir les résultats par elle-même. « Je sais que l’école présente beaucoup de faiblesses, mais qu’un groupe de personnes se présente à un examen et qu’aucun ne réussisse, ça s’apparente à un massacre », a-t-elle déclaré sur la BBC lundi 26 août.

Un porte-parole de l’Université du Liberia a, de son côté, déclaré sur la chaîne internationale britannique qu’il n’y aurait pas de rattrapage pour les examens, et que les étudiants manquaient cruellement d’enthousiasme vis-à-vis de l’apprentissage. « En anglais, les candidats maîtrisaient à peine les mécanismes du langage », déplore Momodu Getaweh.

Il s’avère, d’après le site allafrica.com, que l’université avait décidé, pour cette année 2013/2014, de durcir considérablement les critères d’admission. Il fallait en effet obtenir plus de 50% en mathématiques et 70% en anglais pour réussir l’examen. Ces seuils étaient fixés à 33% pour les mathématiques et à 49% pour l’anglais l’année précédente, quand 7500 étudiants avaient intégré l’université.

Toutefois, la situation a été assouplie par la direction de l’université, d’après le site allafrica.com : quelque 1626 candidats seront finalement admis, après que les critères d’entrée ont été abaissés à 40% de réussite en maths et 50% en anglais. Ces étudiants devront toutefois suivre des cours de remise à niveau.

« Le gouvernement doit agir, a plaidé Momodu Getaweh, porte-parole de l’université, sur la BBC. La guerre civile est finie depuis une décennie, il faut maintenant laisser tout cela derrière nous et devenir réaliste. »

 

Source : France24

Mort tragique d’un jeune employé mauritanien à Tasiast suite à un accident de travail (brûlures électriques)

Tasiast _ Ibrahima Abdoul Aziz Gueye decedé le 12-08-2013 sur site au travail

Un accident de travail mortel au niveau du site d’exploitation minière Kinross-Tasiast : ses droits bafoués

Malgré son jeune (âge 31 ans), Ibrahima Abdoul Aziz Guéye Père de 3 enfants conscient de sa responsabilité de chef de famille travaillait bravement sur le site d’exploitation minière de Kinross-Tasiast. Il menait une vie tranquille avec sa petite famille en dépit de l’exploitation dont il faisait l’objet (pas d’assurance santé encore moins d’accident, pas de cotisations retraite, pas même de contrat formel histoire de faire faire ce que l’on veut a l’employé sans qu’il ne puisse faire valoir ses droits auprès des instances étatiques) même si tout se passait plus ou moins bien jusque dans la nuit du 12 Aout 2013.

En effet , fidèle à son poste et respectueux de son travail, d’après les témoins et collègues qui se trouvaient au même moment sur le même site que lui (et que nous avons pu joindre au téléphone tout juste après les faits) c’est en essayant de laver la voiture de service qu’il conduisait que ce jeune père de famille aurait reçu une décharge électrique et serait mort à l’instant ( au téléphone juste après l’accident ses collègues sur les lieux du drame nous avait fait savoir que le jeune homme ne montrait plus signe de vie déjà) et apparemment aucun dispositif de secours rapide ne semble exister sur place afin de faciliter les premiers soins et l’évacuation des accidentés du fait que plus d’une demi-heure s’était écoulée entre le moment de l’accident et l’arrivée du corps sans vie de Ibrahima Guéye au niveau de la clinique de Tasiast (chose étonnante car toute société qui accorde ne serai-ce que peut d’importance à la vie de ses employés songe à un tel dispositif et que doit-on dire d’une société minière qui elle est plus susceptible d’être un lieu d’accident).

A son arrivée à la clinque de Tasiast (clinique appartenant à kinross ou du moins financée par elle) le docteur après examen du corps fit la déclaration suivante : « : Moi, Dr Odile DESAGE SMO […] ma déclaration est que M. Ibrahima Abdoul Aziz Guéye est né en 1983 et il est arrivé à la clinique avec arrêt cardio-pulmonaire soudain le 12 Aout 2013 à 01h 20 du matin. la réanimation cardio-pulmonaire avancée selon l’American Heart Association ont été donné. Il n’avait pas de maladies ou plaintes jusqu’au jour où il s’est effondré et a été présumé mort ».

On s’attendait à ce le corps du défunt soit de là, directement transporté à sa dernière demeure sur Rosso auprès de ses proches, cependant par mesure de clarté, de transparence (et quelque part de respect rigoureux de la procédure en ces cas), la gendarmerie de la brigade de Tasiast (dont nous saluons la conscience professionnel qu’elle avait fait montre pour la prise en charge du corps) nous avait enjoint de faire passer prestement le corps au niveau de l’hôpital national de Nouakchott pour qu’une autopsie y soit faite. Nous avons ainsi suivi leurs indications et voici ce qui en a été le résultat : « M. Ibrahim Abdoul Aziz Gueye est décédé le 12/08/13 à 2h à Tassait : causes du décès brûlures électriques » ainsi qu’en a fait mention le professeur agrégé, chef de service des urgences de l’hôpital national.

Au vu de ce qui est ressorti des diagnostiques de ces deux experts de la santé on note une apparente contradiction (sans vouloir en tirer une conclusion hâtive).Toutefois, nous nous attendions à un comportement responsable de cette grande société face à cet accident. Certes, nous avions quelques doutes en ce qui concerne la juste évaluation des indemnités de dédommagement, mais nous ne pouvions savoir à l’issue de nos entrevues pour régler cet affaire à l’amiable, (ne serait-ce que pour la jeune famille qu’Ibrahim a laissé derrière lui) qu’on pouvait sous-estimer à tel point le sacrifice suprême d’un homme qui n’œuvrait pourtant que pour le bien de ses employeurs, de son pays et de sa famille.

Devant une telle situation, nous ses proches avons décidé malgré que nous ayons moins de relations et moins de moyens que la grande société pour laquelle il travaillait, à amener l’affaire en justice afin de faire valoir sa dignité d’homme tombé au champ d’honneur.

Sur ce, nous faisons appel à toute bonne volonté disposée à nous soutenir pour que l’impunité et l’exploitation dégradante du travailleur par les puissantes sociétés cessent définitivement dans ce pays.

De la part de l’oncle du défunt

—————————————————————————–NOTE DE RIMWEB————————————————————-

Rimweb :  déplacé aux bureaux de  Tasiast , pour rencontrer le responsable de la communication qui selon le vigile à la réception ce jour à juger que ce n’est pas le moment, donc nous n’avons pas eu la version de la Société Kinross – Tasiast.

SOS-Esclaves : communiqué

SOS ESCLAVE-LOGO

communiqué

 

 

SOS-Esclaves, tout en  prenant  connaissance

 

  •       Du rejet par le Ministre chargé de l’Intérieur de la reconnaissance du parti RAG (Parti Radical pour une Action Globale) suivant lettre en date du 04 août 2013
  •       De la date du dépôt des instruments de reconnaissance remis aux services du Ministère chargé de l’intérieur suivant acte en date du 18/4/2013
  •       Des dispositions des articles 12 et 13 de l’ordonnance 91-024 du 25 juillet 1991 relative aux partis politiques  modifiée par la loi 94.014 du 12 juillet 1994 qui édictent toute étude, investigation et enquête nécessaires que le Ministre chargé de l’intérieur doit effectuer par ses services dans un délai de 60 jours à compter de la date de remise du récépissé.

 

S’indigne de voir le ministère de l’intérieur invoquer parmi les motifs de rejet : «  le non respect de la diversité d’origine ethnique des mandataires », que démentirait toute enquête sérieuse.

 

Constate  que la non reconnaissance du parti RAG est un acte d’injustice et de discrimination pris en toute illégalité dans un pays dont le modèle se définit par sa constitution de pluraliste

 

A cette fin, SOS-Esclaves, tout en exprimant sa désapprobation la plus forte,  regrette de telles pratiques d’un autre âge et invite, en conséquence, le Ministre chargé de l’intérieur à ordonner avec toute la célérité requise le retrait de l’acte de non reconnaissance du parti RAG aux motifs qu’il s’agit d’un parti reconnu et qui fonctionne en toute légalité depuis le 18 juin 2013 en application des dispositions des articles 12 et13 de l’ordonnance 91-024 du 25 juillet 1991 relative aux partis politiques modifiée par la loi 94.014 du 12 juillet 1994

 

Nouakchott le 13 août 2013

 LA COMMISSION D’INFORMATION

ALLO 116 ! ALERTE AUX GRANDS MOULINS DE MAURITANIE CA BOUGE COTE SYNDICAT !!!

syndicats-rimweb.net

Au moment ou tous les projecteurs sont braqués sur les grandes multinationales (Tasiast, MCM .) on oublie qu’ici à Nouakchott à quelques mètres du bureau de Madame la Ministre de la fonction publique, du travail et de la modernisation de l’administration les lois et règlements de ce pays sont violés avec le plus grand mépris et à tous les niveaux et l’exemple le plus frappant est celui des grands moulins de Mauritanie.

Dans cette boite, tous les ingrédients sont servis :

Licenciements abusifs : Vous vous souvenez certainement de l’affaire Moussa Diop expulsé pour avoir touché la chemise du « supérieur »français Monsieur mise à pied-expulsion  bourreau désigné des sujets Mauritaniens .Au palmarès on compte : Aliou Diallo – Cheikh Ould Khall – Alassane Gueye – Ahmed Boubakrine – Med Salem Ould  Alioune – Oumarou  -Aminata Fall – Aminata Diongue – Abdallahi Mbow  Etc..

Cibles prochaines : Moustapha Ould Zein (cas intéressant sur lequel nous reviendrons dans nos prochaines livraisons)

-Les délégués du personnel: Moctar Ould Bilal, Djibril Diop et Salem Ould Abdallah pour avoir exercés leur  droit syndical

-Mohamed Lemine  Ould Oubeid pour avoir affiché son soutien a un collègue injustement puni

-Moustapha Kane : affaibli par son diabète et qu’on veut liquider tout simplement

Non respect du décret 224 sur la maritimisation des postes : cette entreprise ne compte aucun cadre Mauritanien et paradoxalement les fonctions qu’occupent les expatriés sont ceux parmi lesquels on compte le plus de diplômés chômeurs: comptabilité, gestion ; ressources humaines

Et ceux ne sont pas les sortants des facultés de droit et d’économie qui me contrediront.

Travail clandestin : cette boite emploie au noir des dizaines d’expatriés  sans contrat de travail, ni aucune sécurité sociale tout comme on continue d’utiliser des jeunes mauritaniens comme des journaliers  et ce pendant des années sans aucune perspective de régularisation.

-Brimades et insultes de toutes sortes :comme à l’époque coloniale les employés sous-payés subissent toutes sortes de propos insidieux, vexatoires et méprisant, on les utilise pour les travaux d’entretien des belles villas des « maitres »et cela en dehors des heures de travail et celui qui rechigne est mit au pilori ;le fond d’aide tout comme les primes et autres avantages sont des armes qu’on utilise pour récompenser les plus dociles et les rapporteurs de ragots et qu’on retourne contre les récalcitrants qui osent réclamer le moindre droit. Pourtant nous sommes bien  en 2013 et à Nouakchott, capitale de le République Islamique de Mauritanie.

Interdiction est faite aux employés Mauritaniens qui ont des véhicules de stationner à l’intérieur du site et  on les accuse implicitement d’être les auteurs des vols supposés détectés par les cameras et dont on a jamais nommés les auteurs qu’on dit avoir identifiés choses que l’un des employés outré (Moustapha Zein) a rejeté avec la plus forte énergie, ce qui lui vaut aujourd’hui les foudres de la direction.

C’est pourquoi par le numéro 116 d’alerte aux urgences Madame la ministre est interpellée  tout comme l’inspection du travail, pour prendre les mesures idoines et rendre aux fils de ce pays leur dignité et leur honneur bafoués. Les associations des diplômés chômeurs, l’ANAPEJ,  les syndicats et l’ensemble des forces vives de ce pays doivent  se lever comme un seul homme  pour reconquérir  leurs droits et dire STOP ! CE PAYS ON LE RESPECTE OU ON LE QUITTE !

 

Le syndicaliste

Source : Essirage

ALLO 116 ! ALERTE AUX GRANDS MOULINS DE MAURITANIE !!!

 

altAu moment ou tous les projecteurs sont braqués sur les grandes multinationales (Tasiast, MCM .) on oublie qu’ici à Nouakchott à quelques mètres du bureau de Madame la Ministre de la fonction publique, du travail et de la modernisation de l’administration les lois et règlements de ce pays sont violés avec le plus grand mépris et à tous les niveaux et l’exemple le plus frappant est celui des grands moulins de Mauritanie.

Dans cette boite, tous les ingrédients sont servis :

Licenciements abusifs : Vous vous souvenez certainement de l’affaire Moussa Diop expulsé pour avoir touché la chemise du « supérieur »français Monsieur mise à pied-expulsion  bourreau désigné des sujets Mauritaniens .Au palmarès on compte : Aliou Diallo – Cheikh Ould Khall – Alassane Gueye – Ahmed Boubakrine – Med Salem Ould  Alioune – Oumarou  -Aminata Fall – Aminata Diongue – Abdallahi Mbow  Etc..

Cibles prochaines : Moustapha Ould Zein (cas intéressant sur lequel nous reviendrons dans nos prochaines livraisons)

-Les délégués du personnel: Moctar Ould Bilal, Djibril Diop et Salem Ould Abdallah pour avoir exercés leur  droit syndical

-Mohamed Lemine  Ould Oubeid pour avoir affiché son soutien a un collègue injustement puni

-Moustapha Kane : affaibli par son diabète et qu’on veut liquider tout simplement

Non respect du décret 224 sur la maritimisation des postes : cette entreprise ne compte aucun cadre Mauritanien et paradoxalement les fonctions qu’occupent les expatriés sont ceux parmi lesquels on compte le plus de diplômés chômeurs: comptabilité, gestion ; ressources humaines

Et ceux ne sont pas les sortants des facultés de droit et d’économie qui me contrediront.

Travail clandestin : cette boite emploie au noir des dizaines d’expatriés  sans contrat de travail, ni aucune sécurité sociale tout comme on continue d’utiliser des jeunes mauritaniens comme des journaliers  et ce pendant des années sans aucune perspective de régularisation.

-Brimades et insultes de toutes sortes :comme à l’époque coloniale les employés sous-payés subissent toutes sortes de propos insidieux, vexatoires et méprisant, on les utilise pour les travaux d’entretien des belles villas des « maitres »et cela en dehors des heures de travail et celui qui rechigne est mit au pilori ;le fond d’aide tout comme les primes et autres avantages sont des armes qu’on utilise pour récompenser les plus dociles et les rapporteurs de ragots et qu’on retourne contre les récalcitrants qui osent réclamer le moindre droit. Pourtant nous sommes bien  en 2013 et à Nouakchott, capitale de le République Islamique de Mauritanie.

Interdiction est faite aux employés Mauritaniens qui ont des véhicules de stationner à l’intérieur du site et  on les accuse implicitement d’être les auteurs des vols supposés détectés par les cameras et dont on a jamais nommés les auteurs qu’on dit avoir identifiés choses que l’un des employés outré (Moustapha Zein) a rejeté avec la plus forte énergie, ce qui lui vaut aujourd’hui les foudres de la direction.

C’est pourquoi par le numéro 116 d’alerte aux urgences Madame la ministre est interpellée  tout comme l’inspection du travail, pour prendre les mesures idoines et rendre aux fils de ce pays leur dignité et leur honneur bafoués. Les associations des diplômés chômeurs, l’ANAPEJ,  les syndicats et l’ensemble des forces vives de ce pays doivent  se lever comme un seul homme  pour reconquérir  leurs droits et dire STOP ! CE PAYS ON LE RESPECTE OU ON LE QUITTE !

 

Le syndicaliste