Ce sentiment d’impuissance…

Il m’étreint, m’étouffe et souvent m’empêche de dormir… Des amis plus âgés m’avaient prétendu qu’en vieillissant on s’habituait à beaucoup de Le sentiment d'impuissancechoses, que l’on avait pris conscience que les injustices, la malhonnêteté, la pauvreté était en fait une sorte de « destin » auquel beaucoup ne pouvaient échapper…

Qu’il fallait tout simplement accepter que c’était comme çà et que l’on ne pouvait rien y changer… Ah Oui ? De quel bois sont-ils faits ceux là ? Très jeune je n’étais déjà pas prête à baisser les bras devant les difficultés mais à essayer tout ce qui était possible et si vraiment cela ne réussissait pas, je pouvais encore prétendre que le « moment » n’était pas encore venu…

Il m’est souvent arrivé de reprendre des mois ou des années plus tard le projet qui avait échoué et parfois avec succès ! Il y a malheureusement beaucoup de cas ou « tout mon possible » ne suffit pas et loin de là !

Des cas d’injustice notoire qui font que quand j’essaye d’y remédier j’ai l’impression de me heurter à un bloc de bêton. Je circule dans la ville et vois que ou il y a quelques mois il y avait encore des espaces vides, ils sont maintenant couverts de cabanes en bois et autres demeures désuètes… Mon cœur se serre et je voudrais crier ce sentiment d’impuissance…

Je vois des femmes superbes, enveloppées dans des voiles déchirés, qui me font un gentil geste de la main accompagné d’un sourire… Souvent des enfants dénudés et malnutris à côté d’elles… Les larmes aux yeux je réponds d’un sourire et me détourne sachant que leur regard me poursuivra longtemps…

J’entends ou je lis, les drames vécus au Mali et dans bien d’autres pays… Les lieux de culte saccagés, les femmes et les hommes fouettés, les réfugiés qui partent avec une peur indescriptible de ne pas pouvoir arriver au but… Ils auront peut-être la vie sauve, mais le peu qu’ils avaient est perdu…

Je voudrais pouvoir aider et une fois de plus je constate mon impuissance ! J’ai lu récemment un article sur ce que l’on appelle « la première ville fantôme du continent noir »… Il s‘agit d’une histoire totalement rocambolesque qui se passe en Angola, pays également extrêmement pauvre !

Vous pensez sûrement que ce pays est loin et n’a en dehors de la pauvreté que peu de comparaisons avec la Mauritanie … C’est possible mais les gens qui agissent là bas sont, pour des raisons commerciales plus ou moins avouables, également entre nos murs et si je ne m’abuse de plus en plus « présents » D’autre part certaines « opportunités » sont aussi chez nous !

Les chinois donc puisqu’il s’agit d’eux ont construit (ils furent payé en pétrole) une ville immense qui officiellement était prévue pour désengorger la capitale qui explose littéralement en raison de la surpopulation ! La ville est terminée depuis plus d’un an et pourrait offrir un logis à environ à 500 000 personnes, quantité vous en conviendrez non négligeable ! Cette ville très séduisante reste malheureusement désespérément vide !

Les appartements au nombre de 2800 environ sont mis en vente à (75000 €) un prix absolument inaccessible à la majorité des angolais qui vivent avec moins de 2 dollars par jour) ! Elle n’a coûté que la modique somme de 2,8 milliards d’Euros… Une bagatelle ! Sur les appartements proposés même pas 10% ont été vendus (220 sur 28OO) et les acheteurs n’en ont pas pris possession car la ville ne peut pas donner de possibilité de travail !

Seuls les chinois qui sont encore sur place et vivent dans des conteneurs aménagés en appartements occupent ce site ! Désolée si vous me trouvez mauvaise langue mais je suis persuadée qu’un nombre assez important d’Angolais bien placés et bien entendu tout à fait respectables auront « fait leur beurre » une fois de plus sur le dos des populations nécessiteuses… Tout simplement un scandale… Et une fois de plus je suis impuissante…

Une question me hante lorsque je suis confrontée avec des nouvelles de ce genre… Qu’aurait on pu faire de mieux avec cette somme de 2,8 milliards d’Euros ? Je m’imagine, je serais celle qui possède une somme pareille… Cela nécessiterait bien entendu une mûre réflexion, donc pendant que je réfléchirais je placerais mon argent pour le faire fructifier…

Je crois que je ferais appel à beaucoup de petits investisseurs, avec mon « magot » je pourrais les aider a s’installer et pourrait ainsi faire offre de partenariat… Car il faut que mon capital se reconstruise mais aussi se développe pour pouvoir continuer à offrir des opportunités… Je ferais preuve de diversité pour pouvoir offrir à nos jeunes et ceux qui le sont moins des possibilités d’avenir !

A suivre…

Maryam Brodowski-Bâ
maryambrodowski@yahoo.fr

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