Centrafrique: Avant les violeurs, l’ONU charge un marchand de diamants et trois chefs miliciens

CentrafriqueEn attendant de connaitre la suite judiciaire de ses présumés soldats violeurs d’enfants, l’ONU a sanctionné jeudi un bureau d’achat de diamants et trois leaders miliciens pour leur rôle présumé dans l’instabilité du pays.
En effet, le comité des sanctions de l’ONU a ordonné le gel des avoirs de la société Badica et de sa filiale belge Kardiam, pour avoir soutenu les groupes armés en République centrafricaine à travers le commerce illégal d’or et de diamants, apprend KOACI d’un communiqué transmis.
Ces sanctions font suite à la saisie par les autorités belges en mai 2014 de colis de diamants envoyés au représentant de Badica/Kardiam à Anvers, en violation d’une interdiction de 2013 sur le commerce des diamants, a indiqué le comité.
Une interdiction de voyager et un gel des avoirs à l’encontre du chef de la milice antibalaka Alfred Yekatom, alias Colonel Rambo, actif à Bangui et dans plusieurs autres villes ont également été émis.
A en croire l’Onu, il commandait un « important groupe de miliciens armés présents dans le quartier PK9 de Bangui », qui contrôlait une douzaine de barrages de contrôle, collectait des « taxes non autorisées » sur des véhicules et camions exportant du bois au Cameroun et au Tchad, selon des documents rendus publics par le comité.
Habib Soussou, commandant antibalaka de la province de Lobaye (sud) et l’ancien général Séléka, Oumar Younous, présenté comme un trafiquant de diamants proche de l’ancien président Michel Djotodia, ont été ajoutés à la liste des sanctionnés.
Pour l’Onu, Habib Soussou est responsable d’assassinats ciblés, de combats et des attaques contre des travailleurs humanitaires dans la province de Lobaye.
Toujours selon l’Onu, le second, détenteur d’un passeport soudanais, est quant à lui cité pour son rôle dans le commerce illégal de diamants de la République centrafricaine vers le Soudan.
L’ex-président François Bozizé, le coordinateur des milices antibalaka Levy Yakété et le numéro deux de l’ex-coalition rebelle Séléka, Nourredine Adam avaient, en mars 2014, déjà été sanctionnés par le Conseil de sécurité de l’Onu.

Source: koaci.com

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