Centrafrique : la France renforce son dispositif pour protéger les Français

Face à l’avancée fulgurante des rebelles, qui avaient relancé leur offensive vendredi, le président François Bozizé a pris la fuite dimanche matin. Laurent Fabius a fait savoir que la France avait « renforcé » son dispositif pour assurer la sécurité de ses ressortissants.

Laurent Fabius a confirmé dimanche en milieu d’après-midi la fuite de François Bozizé, le président de Centrafrique, après que la capitale du pays, Bangui, a tombé aux mains des rebelles dans la matinée.

Le ministre des Affaires étrangères n’a en revanche pas donné de précision sur le lieu où se trouverait François Bozizé. Selon l’un des conseillers du président déchu, il se serait réfugié en République démocratique du Congo.

Appel à la retenue.

Laurent Fabius appelle « toutes les parties à faire preuve de la plus grande retenue ». Il indique également que le dispositif français sur place « a été renforcé » pour assurer la sécurité des Français. Samedi, l’armée française avait envoyé des renfort  pour sécuriser l’aéroport -250 soldats français étaient présents à Bangui avant l’arrivée de ce nouveau contingent.  Environ 1.200 Français vivent en Centrafrique. Samedi, le Quai d’Orsay les avait appelé à la « vigilance ».

Profitant de l’anarchie régnante, des hommes armés, des rebelles mais aussi sans doute des brigands ou membres des forces de l’ordre en civil, ont procédé à des pillages de magasins, de maisons particulières et de voitures. La population prenait ensuite le relais, ont rapporté de nombreux témoins à l’AFP.

Accords de janvier non respecté ?

La rébellion avait lancé une offensive le 10 décembre dans le nord du pays et avait enchaîné victoire sur victoire face avant de stopper sa progression sous la pression internationale à 75 km au nord de Bangui. Des accords de paix signés à Libreville le 11 janvier avaient débouché sur la formation d’un gouvernement d’union nationale composé du camp Bozizé, de l’opposition et de la rébellion.

Arguant du non respect des accords par le clan Bozizé, les rebelles ont déclenché à nouveau les hostilités vendredi et déclaré vouloir mettre en place un gouvernement de transition s’ils prenaient Bangui.

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