Centrafrique: plusieurs morts dans des violences à Bangui

a-woman-runs-from-gunfireEnviron 250 soldats français vont être déployés dans Bangui à la suite des incidents de la nuit, et le couvre-feu a été étendu. L’ONU doit voter ce jeudi une résolution ouvrant la voie à une intervention militaire française.
Les artères du centre-ville de Bangui étaient totalement désertes jeudi matin. Aucun véhicule civil ne circulaient. Tous les commerces étaient fermés.

A quelques heures du vote, par le Conseil de sécurité de l’ONU d’un projet de résolution autorisant le recours à la force pour les troupes d’une opération comprenant des soldats africains et français, les violences redoublent en Centrafrique.

« Environ 250 soldats français se sont déployés dans Bangui à la suite des incidents de la nuit », avec deux missions: « sécuriser les points sensible et des points de regroupement pour assurer la sécurité des ressortissants », a indiqué jeudi le porte-parole de l’état-major des armées françaises, le colonel Gilles Jaron.

De son côté, le président centrafricain de transition Michel Djotodia a annoncé l’extension immédiate de quatre heures du couvre-feu, imposé désormais de 18H à 6H.

Des tirs à l’arme automatique jeudi matin à Bangui ont fait « plusieurs morts et des blessés », a témoigné le chef de la mission de Médecins sans Frontières (MSF) en Centrafrique, Sylvain Groulx. Les victimes ont été conduites à l’hôpital communautaire de Bangui, où l’ONG a dépêché une équipe médicale et chirurgicale. Selon lui, il y a des « blessés par balle, par arme blanche » et des « polytraumatisés », probablement des personnes qui ont lourdement chuté en fuyant leurs quartiers dans la panique.

Des tirs d’armes automatiques et des détonations d’armes lourdes ont éclaté avant l’aube dans plusieurs quartiers de Bangui. Les tirs ont débuté dans la zone du PK-12, dans le nord de la ville, puis se sont étendus à d’autres quartiers. Au fil des heures, les tirs ont diminué d’intensité.

Comme les jours précédents, les militaires français du détachement stationné à l’aéroport ont mené des patrouilles dans la ville.

Pillages

Des habitants joints par l’AFP dans différents quartiers de la capitale ont fait état de pillages de maisons par des hommes armés. Les tirs ont commencé après que des ex-rebelles Séléka, intégrés dans les nouvelles de sécurité, eurent détecté des « inflitrations » de membres de milices d’autodéfense « anti-balaka », hostiles au régime, dans le quartier de Boy-Rabe, près de l’aéroport, selon un officier supérieur de la force africaine (Misca).

Selon des habitants du quartier de Boy-Rabe, une partie de la population, affolée, a cherché refuge dans une église tandis que les autres se terraient dans leurs maisons.

Les artères du centre-ville étaient totalement désertes jeudi matin. Aucun véhicule civil ne circulaient. Tous les commerces étaient fermés.

Circulant à bord de pick-up surchargés, armés de mitrailleuses lourdes, des Séléka intégrés à l’armée levaient le poing en guise de victoire et patrouillaient les rues à vive allure, sortant et rentrant du camp militaire situé près du palais présidentiel.

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