Ces gens-là : Ces cancres-là !

ces gens la - rimweb.netDe Nouakchott à Nairobi, du Caire au Cap, c’est toujours le même médiocre film qui passe. Envoûtement, nombrilisme ou refus de grandir ? Comment peut-on à ce point être si bornés, à ce point incapables de tirer des leçons de ses déboires et égarements ?

Parenthèse. J’ouvre. Mascarade, dérobade, fuite en avant, manque de mémoire, de psychologie, d’imagination : on croirait volontiers avoir affaire à une dépouille, mais une dépouille qui est agrippée au pouvoir. Il y est agrippé des mains, des pieds, des yeux, de la pensée, pire qu’un singe à une branche par temps de bourrasque.

Voilà comment, aujourd’hui, nous en sommes venus à ne devoir notre survie qu’en bradant nos matières premières, car notre cerveau nous étant d’aucune utilité…

Mais surtout, voilà comment, aujourd’hui, l’africain n’est pas plus nanti qu’un phoque, un éléphant ou une baleine. Car à l’image de ces animaux en voie d’extinction, il également à défendre et à protéger. On le protège de la maladie, on le défend de la faim…

Voilà comment, vous dis-je, le peuple africain en est venu aujourd’hui à croire que son destin est fait d’erreurs, d’égarements, d’échecs, d’éternels initiations et apprentissages, qu’il manque de chance, qu’il a toujours manqué de chance, d’ailleurs ! De là, ignorance oblige, à conclure, fataliste : « Telle est la volonté de Dieu », il n’y a qu’un pas que les masses africaines n’ont pas hésité à franchir allègrement.

Et, enfin, voilà comment tout un continent, sans se débattre, s’est enlisé dans la débrouillardise, la résignation et le fatalisme. Là où un leader, digne de ce nom, fait appel à la politique, l’Etat africain prêche la combine ; et quand il faut se casser la tête afin qu’elle accouche d’une stratégie, notre piètre comédien, habitué à hurler avec les loups, penche de tout son poids pour quelque stratagème. Un homme de messes basses, de basses manœuvres, un homme de théâtre, de raccourcis, de poudre aux yeux ! Je referme.

Lorsque ces messieurs ont décidé de se réunir, là-bas, dans leur antre, à Addis-Abeba, antre où ils échangent techniques de torture et tours de passe-passe afin de prostituer et de rouler leur peuple respectif dans la farine, je me suis frotté les mains.

Ils allaient enfin, ai-je cru naïvement prendre une décision, initier quelque chose, quant à comment mettre fin aux départs massifs de nos jeunes, jeunes dont le voyage finit généralement dans les fonds marin de l’Occident ! Mais, non ! Rien de tout cela ! Ces braves ont sonné la charge juste pour voir comment ils pourraient soustraire leur tête (pourtant vide) de la guillotine du CPI.

Quelle indifférence ! Ainsi, plus de trois-cent africains morts, noyés d’un seul coup, n’ont en rien perturbé leur appétit, en rien troublé leur sommeil. C’est vrai qu’il est embarrassant de ne voir que des leaders noirs défiler devant les juges en Europe. Mais en quoi cela remet-il leur culpabilité en doute ? Oui ou non, ils ont torturé, assassiné ou aidé à torturer ou à assassiner ?

Je l’ai déjà dit, mais permettez que je me répète néanmoins : En dépit des pluies de maux qui s’abattent sur elle, l’Union Européenne est le triomphe de la raison sur la passion, et l’Union Africain, leurre de la passion pour abuser la raison.

Cheikh-Tijane-Bathily
Leydam-info

Source : Cheikh-TijaneBathily

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