Ces multiples refus de la COD

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Tout Nouakchott ne parle aujourd’hui que des « refus » croisés des vieux dirigeants de la COD : le président du RFD, Ahmed Ould Daddah, refuse de rencontrer le président de la république ; le président de l’UFP refuse de rencontrer le premier ministre ; Tawassoul refuse de ….refuser la participation aux prochaines élections ; le responsable de la communication du RFD, Limam Ahmed Ould Mohamedou refuse que le président du RFD ait … refusé de rencontrer le président ; les dirigeants de la COD refusent d’être en désaccord sur les élections et prolongent indéfiniment leurs discussions pour trouver un terrain d’entente à son sujet ! Une cacophonie inédite.

Les titres de la presse électronique mauritanienne croulent sous les gravats des refus tous azimuts des dirigeants de la COD. La mode, chez les vieux dirigeants de la COD, est au refus politique de dialoguer, pour exister, car le plébiscite du Hodh Charghi, le flop tragique du Printemps arabe et l’implacable mécanique du renouvellement de la classe politique sont passés par-là… Mais ce refus est certes plus pathétique qu’auparavant, mais il n’est pas nouveau. En effet, les dirigeants de la COD avaient accepté les résultats des élections de 2009, pour se dépêcher de les refuser ; ils ont réclamé, à cor et à cri, un dialogue politique national pour …refuser d’y prendre part, une fois convenu. Tout dernièrement, ils ont avancé des idées farfelues du genre gouvernement d’union national ou de « consensus » (en guise de … refus jusqu’au vocable utilisé par l’initiative Messoud !), pour superviser des élections dont ils redoutent qu’elles soient …influencées par les pouvoirs publics !! Ils récusent pêle-mêle la CENI, l’Agence nationale de l’Etat-civil, l’éventuel observatoire, mais tiennent au gouvernement de consensus, avant toute élection. Ne pourrait-on pas en parler après que les Mauritaniens se seront exprimés, via les urnes, pour respecter les minima démocratiques et éviter une « syndicalisation » de vie publique nationale ?

Quelle urgence y a –t-il en dehors de la prise en otage l’opinion publique, dans l’espoir de s’octroyer des dividendes que certains ne sont pas sûrs d’avoir, une fois le décompte des voix achevé ?

Prosaïquement parlant, il s’agit de l’agonie agitée d’une vieille classe politique, responsable des gâchis et des atermoiements du passé et qui se rend subitement compte que les vents ont tourné et que la seule voie encore accessible par elle est celle du …refus entêté des hommes finis. Il est normal qu’elle s’en tienne à cette seule issue et il est vain de penser qu’elle puisse bifurquer d’un iota…

Cheikh Elwely

 

Source : Maurisahel

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