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Un assaut des forces nigériennes et françaises a tué, le 24 mai, à Agadez les derniers islamistes impliqués dans l’un des deux attentats-suicides ayant niger-rebellefait la veille une vingtaine de morts dans le nord du Niger.

Les derniers islamistes impliqués dans l’un des deux attentats-suicides dans le nord du Niger, revendiqués par le jihadiste algérien Mokhtar Belmokhtar, donné pour mort par le Tchad, ont été tués, le 24 mai, lors d’un assaut des forces nigériennes et françaises à Agadez.

>> Lire aussi : « Double attentat au Niger : le retour de Mokhtar Belmokhtar »

« L’assaut s’est déroulé vendredi [24 mai, NDRL] à l’aube » et a fait au moins deux morts, « deux terroristes, preneurs d’otages », a-t-on appris auprès du ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian. Une information confirmée par son homologue nigérien, Mahamadou Karidjo, qui a déclaré que deux islamistes aux « ceintures bourrées d’explosifs » ont été abattus.

Pas de prise d’otages ?

Mahamadou Karidjo a cependant démenti toute « prise d’otages » d’élèves officiers en formation sur le site, comme annoncé dans un premier temps par Niamey. « Trois personnes », initialement considérées comme des otages, ont en réalité été tuées « à bout portant dans la nuque » dès jeudi par les jihadistes, a-t-il affirmé. « Il y a eu huit tués du côté des assaillants et nous avons enregistré malheureusement 24 morts », a-t-indiqué, en dressant le bilan depuis l’attentat à la voiture piégée de jeudi.

De son côté, sous couvert d’anonymat, un élu d’Agadez a expliqué que l’assaut final de vendredi s’était soldé par la mort de « trois terroristes », de « trois otages » et d’une autre personne touchée par une balle perdue.

« Le Borgne »

Une autre confusion autour de ces attentats-suicides, c’est la « réapparition » du chef du groupe Les Signataires par le sang, Mokhtar Belmokhtar, dit « le Borgne », qui a revendiqué ce double attaque. « Nous allons lancer plus d’opérations » au Niger, a affirmé le mouvement, dans un communiqué mis en ligne sur des sites islamistes et signé de Belmokhtar lui-même.

Il a menacé également la France et tous les pays engagés militairement au Mali, « même au nom du maintien de la paix », assurant qu’ils « goûteront à la saveur de la mort ».

Dans un autre communiqué cité par l’agence mauritanienne en ligne Alakhbar, le porte-parole du groupe, El-Hassen Ould Khlil, alias « Jouleibib », a déclaré que « c’est Belmokhtar qui a supervisé lui-même les plans d’opération des attaques ».

Selon Les Signataires par le sang, l’opération a été menée conjointement avec le Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao). Le Mujao, l’un des groupes armés islamistes qui occupaient le nord du Mali en 2012, avait auparavant revendiqué ces attaques.

(Avec AFP)

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