Circulation automobile à Nouakchott : Le GGSR dépassé

Il y a un an, presque jour pour jour, les soldats de la sécurité routière plus communément appelés les enfants de Misgharou ont pris service sur les rands axes routiers et carrefours de la ville de Nouakchott. Ils ont remplacé la police dont les agissements de certains agents étaient décriées par les populations et les usagers.

Ces jeunes hommes n’ont pas encore acquis les gestes et l’élégance qui sied à la mission qui leur a été confiée. Pire la plus part des éléments du GGSR qui essayent tant bien que mal de régenter la circulation ignorent jusqu’aux règles les plus élémentaires du code de la route.

A titre d’exemples l’autre soir je me fis copieusement rabroué par un jeune garçon plein de suffisance simplement pour avoir essayé de traverser le carrefour où il trônait nonchalamment et alors qu’il se présentait à moi de profil.

Pour rappel la Convention sur la circulation routière, signée à Vienne le 8 novembre 1968 dispose en son article Art. 6 alinéa b, concernant les injonctions données par les agents réglant la circulation que : « Le bras ou les bras tendus horizontalement; ce geste signifie «arrêt» pour tous les usagers de la route qui viennent, quel que soit le sens de leur marche, de directions coupant celle qui est indiquée par le ou les bras tendus; après avoir fait ce geste, l’agent réglant la circulation pourra baisser le bras ou les bras; pour les conducteurs se trouvant en face de l’agent ou derrière lui, ce geste signifie également «arrêt»; » Bien entendu cette disposition élémentaire semble totalement ignorée par cet agent.

Mais la palme du manque de bon sens est remportée cette semaine par d’autres éléments du GGSR qui n’ont rien trouvé de mieux pour régler le problème de l’intense circulation du centre ville les jours de fête que de fermer totalement tous les axes qui conduisent au marché de la capitale, y compris l’avenue Gamal Abdel Nasser par laquelle passe quotidiennement plus du quart de la circulation de Nouakchott.

Résultats dans les quartiers environnants ce sont des embouteillages monstres et la circulations’ est complètements bloquées pendant de longues heures sous le regard impavides de ces agents dont la mission est justement de faciliter la circulation.

Les hommes du GGSR venus pour redresser la situation d’un secteur crucial n’ont fait jusqu’ici que la rendre encore plus chaotique A la décharge du GGSR, les usagers portent une part de responsabilité. Le non respect des feux de signalisation, la circulation en sens interdit, le non respect de la priorité, le doublement à droite, les stationnement abusifs, les changements de couloirs intempestifs, le changement brusque de direction sans clignoter, le téléphone au volant et l’état du parc automobile sont des infractions qui sont monnaie courante.

Autant de fautes que pour le moment les éléments du GGSR ont tout juste réussi à limiter et seulement à certaines heures. Il n’a pas fallu longtemps pour se rendre à l’évidence que le Groupement Général de la Sécurité des Routes (Ggsr) malgré la bonne volonté de certains de ses cadres est mal préparé à la mission qui lui a été confiée.

Partout à Nouakchott et malgré les larges voies dont la capitale a été pourvue depuis ces deux dernières années, les spectacles désolant des embouteillages et des bouchons interminables, sont devenus le lot quotidien des automobilistes. A titre d’exemple au niveau du carrefour Madrid, qui dessert plusieurs wilayas du pays, c’est l’anarchie la plus totale et les quelques agents qui y officient sont très souvent dépassés par l’ampleur de la tache.

Fort de deux mille agents et déployé à raison de 8 éléments environ par point giratoire, 2 dans chacun des 4 sens pour organiser le trafic urbain, le Ggsr, depuis sa création en octobre 2010, peine à trouver ses marques reste encore incapable d’accomplir son honorable mission. Bien entendu les policiers se gaussent de cette situation et parfois font tout pour la faire empirer.

Les automobilistes souffrent le martyr en attendant que les pouvoirs publics réfléchissent à une solution globale qui inclurait les infrastructures, les équipements et, surtout, les mentalités.

BC
Le Quotidien de Nouakchott

La règle

Lorsqu’un agent règle la circulation, je dois obéir à ses gestes sans tenir compte de la signalisation, des feux, ni des règles de circulation.

La signification des gestes

Si l’agent est de profil, je m’engage.

Si l’agent lève le bras, je m’arrête.

Si je vois l’agent de face ou de dos, je m’arrête.

Si l’agent balance le bras de haut en bas, je ralentis.

Un geste circulaire avec l’avant-bras signifie « circulez », « accélérez ».

 

Source : Cridem

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Mauritel

Comments

  1. Zouweguil says:

    Voici des jeunes gens sans aucune expérience de la vie et mal formé en plus lâché sur la population sans défense ni protection contre leurs abus quotidiens
    c’est encore une erreur de + sur le compte de AZIZ.
    les moyens mis pour créer cette unité, si elle était injecter pour améliorer  les conditions de travailler de la police aurait un impact certain sur la qualité de service de la police.
    wassalam  :-/

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