Clasico: Real-Barça: A Madrid, le sportif se noie dans la politique


Après un début de saison raté, le Real Madrid a réussi à se reconstruire sur le terrain. Mais en coulisses, l’agitation est à son comble avant le clasico (21h).

 

 

 

 

Sur le terrain, le Real Madrid va bien, merci pour lui. Mais rares sont ceux à se poser la question. Mercredi, les Merengue reçoivent le Barça en demi-finale de la Coupe du Roi. Un choc qui a fini par rappeler la presse espagnole à des préoccupations sportives, à travers le duel Messi-Ronaldo. Ces derniers temps, les 15 points de retard accumulés par le Real en Liga aidant, ce sont plutôt les manœuvres hors-terrain qui ont fait les gros titres. En attendant la Coupe du Roi et la Ligue des champions, c’est l’agitation en coulisses qui concentre l’attention. Journalistes, joueurs ou dirigeants madrilènes, chacun s’y écharpe. Même Cristiano Ronaldo et José Mourinho.

Dernière sortie en date : celle de Sara Carbonero, présentatrice TV et compagne d’Iker Casillas. La journaliste à double casquette l’affirme sans détours pour la chaine mexicaine Televisa Deportes : « le climat dans le vestiaire, comme chacun sait, n’est pas bon. Tout le monde dit que les joueurs ne s’entendent pas avec leur entraîneur. Le vestiaire est divisé et on verra si Mourinho part en fin de saison car il y a beaucoup de fronts ouverts au Real. » Rien de neuf sous le soleil. Si Casillas a des indiscrétions à partager, Carbonero les garde pour elle. Tout le contraire de Marca, venu mettre les deux pieds dans le plat la semaine dernière en affirmant que les capitaines du Real (Casillas et Ramos) avaient émis un ultimatum contre leur entraîneur.

Indémêlable imbroglio

« Ces mensonges visent à déstabiliser le club », a tonné le président Florentino Perez au cours d’une conférence de presse exceptionnelle (sa dernière remontait à 2006, pour présenter sa démission en tant que président du Real Madrid, fonction qu’il a retrouvée en 2009). « Marca ne veut aucun mal au Real Madrid, répond le directeur du journal Oscar Campillo. À chaque fois que quelqu’un se sent affecté par une information, la tentation la plus naturelle est de dire : ‘ils nous attaquent’. » Le lendemain, Marca a de nouveau consacré sa « Une » à l’affaire, l’agrémentant de citations présentées comme extraites de deux textos reçus par un journaliste et démontrant la véracité des faits avancés. Ces « preuves » sont pourtant loin de clore l’affaire.

En Espagne, toutes les théories sont bonnes sans que personne ne parvienne à établir la vérité. Journal madrilène, Marca est notoirement connu pour son inclinaison pro-Real. En 2009, il avait même soutenu Florentino Perez dans sa campagne de reconquête de la maison blanche, provoquant quelques grincements de dents. Depuis, Eduardo Inda, proche de Perez, a quitté la direction de Marca. De là à en déduire que son successeur fait du zèle en sens inverse… « Marca a tout intérêt à ce que le Real fonctionne bien. Ce n’est pas le drame qui fait vendre, c’est quand le club joue bien et gagne », analyse Frédéric Hermel, journaliste français installé à Madrid et observateur du foot espagnol pour zonemixte.fr. La presse madrilène pourrait retrouver ces conditions face au Barça. En attendant, personne ne s’y retrouve dans l’imbroglio madrilène.

 

Eurosport

Brochure MOIMA Annonces1 Brochure MOIMA Annonces1

Exprimez vous!

CommentLuv badge