Climat: Hollande à la manoeuvre à l’ONU

François HollandeUn déjeuner de travail des chefs d’Etat sur les changements climatiques doit se tenir ce dimanche à New York, coprésidé par Ban Ki-moon et François Hollande, en prélude à l’ouverture de l’Assemblée générale des Nations unies. A quelques semaines de la COP 21, la conférence sur le climat qui doit avoir lieu à Paris, le président français entend peser de tout son poids pour obtenir des engagements concrets.

Pour François Hollande, c’est le fil directeur de cette Assemblée générale des Nations unies, la quatrième depuis qu’il est président : la COP 21, la prochaine conférence pour le climat que la France accueillera dans deux mois à Paris.

Soixante-quinze pays ont déjà déposé leur contribution ; ils représentent quasiment 70% des émissions de gaz à effet de serre de la planète. Mais rien ne garantit encore un succès en décembre 2015. D’où la volonté de François Hollande de profiter du cadre des Nations unies pour donner une impulsion politique que la France espère majeure.

Avec l’organisation d’un déjeuner de travail, qui regroupera une trentaine de chefs d’Etat, cette Assemblée générale de l’ONU, c’est en effet, avec le G20 de novembre, l’un des derniers grands rendez-vous diplomatiques. C’est « la dernière ligne droite avant Paris », confirme Laurent Fabius, le ministre français des Affaires étrangères. « Elle doit renforcer la dynamique actuelle qui est positive, mais qui doit être accélérée parce qu’il reste beaucoup de travail et finalement assez peu de temps. »

Question de gros sous

On déjeune pour le climat, et on dîne également. Cette fois pour mobiliser la société civile et le secteur privé : François Hollande participera ce dimanche soir à un dîner réunissant de grands patrons, dont Bill Gates. Il s’agit là de mobiliser des investissements. L’argent est bien le nerf de la guerre climatique.

Et les associations de défense de l’environnement qui sont présentes à New York pour faire pression sur les chefs d’Etats, estiment que la France devrait montrer l’exemple. « L’Assemblée générale des Nations unies est le moment opportun pour François Hollande, juge ainsi Camille Sarret, porte-parole de Coalition Plus, un collectif d’associations. La réussite de la COP 21 est conditionnée à la question des financements et donc la France a une solution à portée de main, c’est ce qu’on appelle la taxe européenne sur les transactions financières. François Hollande en a beaucoup parlé de cette taxe, il l’a déjà promise, il l’a même déjà dit au sein de l’Assemblée générale des Nations Unies les années précédentes, mais aujourd’hui on considère qu’il doit passer aux actes politiques. »

Le Fonds vert a fixé à 100 milliards de dollars par an d’ici 2020, engagement pris à Copenhague en 2009, mais on y est pas encore malgré l’annonce en fin de semaine dernière d’une contribution chinoise de plus de 3 milliards de dollars.

Ce lundi, à la tribune de l’ONU, François Hollande annoncera de son côté l’engagement financier de la France, en comptant sur un effet d’entraînement. La COP 21 entre dans sa dernière ligne droite et son succès n’est pas encore acquis.

Source: RFI

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