CNDH-PDTE« Communiqué de la CNDH sur les propos blasphématoires tenus à l’encontre du prophète (PSL)

CNDH-PDTE

 La Commission Nationale des Droits de l’Homme de Mauritanie a pris connaissance avec consternation des écrits d’une violence inénarrable tenus à l’encontre du Prophète Mohamed ( PSL), Prophète de l’Islam, religion de l’Etat et du peuple mauritaniens.

Blasphématoires, vexatoires et provocateurs, ces écrits hérétiques ont été confirmés par leur auteur qui a persisté dans sa diatribe contre l’islam et son Prophète. Ce faisant, il entre dans le champ d’application de l’article 306 de l’Ordonnance n°83-162 du 09 juillet 1983 portant institution d’un Code Pénal qui dispose que :

« Tout musulman coupable du crime d’apostasie, soit par parole, soit par action de façon apparente ou évidente, sera invité à se repentir dans un délai de trois jours.

S’il ne se repent pas dans ce délai, il est condamné à mort en tant qu’apostat, et ses biens seront confisqués au profit du Trésor. S’il se repent avant l’exécution de cette sentence, le parquet saisira la Cour suprême, à l’effet de sa réhabilitation dans tous ses droits, sans préjudice d’une peine correctionnelle prévue au 1er paragraphe du présent article. Toute personne coupable du crime d’apostasie (Zendagha) sera, à moins qu’elle ne se repente au préalable, punie de la peine de mort».

Cette violence, théorisant des thématiques diffamatoires ayant pour but de discréditer l’Islam et son Prophète, est inacceptable en ce qu’elle trouble et outrage tout un peuple dans ses convictions les plus profondes. La Commission Nationale des Droits de l’Homme marque sa désapprobation et sa condamnation fermes, d’une telle conception de la liberté d’expression et de conscience.

La Commission Nationale des Droits de l’Homme rappelle que choquer et blesser délibérément les peuples dans leurs convictions religieuses est un acte de violation de leurs droits collectifs qui appelle une réaction proportionnelle. La Commission Nationale des Droits de l’Homme s’associe à l’indignation unanime du peuple mauritanien suscitée par ces écrits blasphématoires.

La Commission Nationale des Droits de l’Homme salue la retenue dont a fait preuve le peuple mauritanien et se félicite de l’esprit de civilité et de citoyenneté qui a prévalu jusqu’à présent. La Commission Nationale des Droits de l’Homme réitère sa foi en la justice qui, en tout état de cause, saura garantir un procès juste et équitable pour l’auteur des écrits incriminés.

Irabiha Abdel Wedoud

Présidente de la Commission Nationale des Droits de l’Homme/ CNDH Mauritanie »

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