Coalition au Yémen: pourquoi le sultanat d’Oman reste-t-il à part?

Youssef al-Alawi AbdullahVingt-cinquième jour de bombardements aériens menés au Yémen par la coalition de pays arabes emmenée par l’Arabie saoudite pour contrer les rebelles houthistes. La nuit dernière, les violences ont fait 27 morts dans la troisième ville du pays, Taëz. Au Moyen-Orient, un seul Etat n’est pas partie prenante de ce conflit : le sultanat d’Oman. Voisin du Yémen, il est confronté aux retombées des affrontements. Mais sa neutralité fait aussi de lui un possible médiateur.

Sur près de 300 kilomètres au sud-ouest du pays, Oman partage une frontière avec le Yémen. La zone est montagneuse, aride, désertique même. Mais elle est traversée par des centaines de personnes fuyant la guerre. Récemment, le sultanat a ouvert deux points de passage le long de cette frontière, s’ajoutant au seul habituellement empruntable, près de l’océan Indien. Les réfugiés accueillis sur le territoire omanais sont essentiellement des expatriés vivant au Yémen ; des Egyptiens, des Indonésiens, des Bangladais ou des Occidentaux. Accueillis dans des camps à la frontière, ils ne voient Oman que comme un point de passage, une sortie de l’enfer avant de regagner leur pays.

Officiellement, le sultanat multiplie les efforts humanitaires pour venir en aide aux victimes du conflit. Mais le pays veut aussi éviter de se retrouver embarqué dans la guerre. De manière inhabituelle, les contrôles de police ont été renforcés sur les routes, y compris à plusieurs centaines de kilomètres de la frontière. Oman veut éviter toute déstabilisation. Le pays a connu une guerre dans cette région frontalière dans les années 1960 et 1970, et il veut rester un possible médiateur. C’est d’ailleurs chez lui que s’est rendu la semaine dernière le ministre iranien des Affaires étrangères.

Source: RFI

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