COD : La charte immunitaire.

Dans la soirée du samedi dernier, les leaders de la coordination de l’opposition démocratique ont signé une nouvelle charte. Les leaders de la COD ont déclaré dans cette charte leur refus catégorique à toute élection non transparente et faite sur une base politique frauduleuse.

Enfin, ils se sont engagés à lutter politiquement et pacifiquement devant Allah et le peuple mauritanien jusqu‘au départ de Mohamed Ould Abdel Aziz, du pouvoir et d‘instaurer une transition pour libérer la Mauritanie.

On est bien en droit de s’interroger sur l’opportunité de cette nouvelle charte. Elle est bien surprenante de la part d’une COD, qui depuis quelques mois donne des rendez-vous pour des grandes manifestations, mobilisées autour de la fameuse formule ‘’ Dégage Aziz’’. Aziz n’a pas dégagé. Et, la COD est restée sur des vains slogans.

Aujourd’hui, elle sort avec cette nouvelle charte. Le timing est peut-être à propos. Vingt quatre heurs ou presque avant la sortie médiatique du président de la République à Atar. Une petite avance que la COD accorde au président. Le président dira, répondant à un journaliste qui l’a entretenu au sujet de cette charte, qu’il n’a pas pris connaissance du contenu de cette charte.

La COD essaie peut-être, par la signature de cette nouvelle charte, de faire barrage contre toutes les bonnes volontés qui se hasarderaient à taper à la porte pour lui demander une participation aux futures élections. C’est d’une certaine manière une réponse à Messaoud Ould Boulkheïr, à son initiative. C’est un peu une stratégie d’immunisation de la COD et de tous ses membres.

Pas question d’affronter, ou contrarier de façon claire Ould Boulkheïr qu’il convient de ménager, d’écouter, mais de lui présenter la nouvelle charte comme argument. Elle pourrait également, cette nouvelle charte, être présentée comme prétexte à d’autres négociateurs ou médiateurs qui iraient inaugurer la voie des bons offices entre Mohamed Ould Abdel Aziz et la Coordination de l’Opposition Démocratique.

Les partenaires au développement, par exemple, seraient bien embarrassés s’ils devaient s’intéresser à une pacification de la vie publique mauritanienne. La charte se dresse sur cette ligne-là, comme garde-fou.

Source : RMI Biladi


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