Communiqué : AFCF

Aminetou Mint El MokhtarLa capitale française, Paris, a vécu le pire, dans la soirée du vendredi 13 novembre dernier. Six attentats, en tout, dans Paris et en Seine Saint-Denis, entre fusillades, ceintures explosives et prise d’otages. Le bilan provisoire, encore, à l’heure ou s’écrivent ces lignes, s’élève à 132 morts et pas moins de 349 blessés, répartis entre différents centres hospitaliers parisiens.
L’attentat a été aussi promptement revendiqué par la nébuleuse terroriste DAECH, appelée, en d’autres termes sous le nom de l’Etat Islamique (E.I). Ce soir-là, les victimes, innocentes, devraient, à la fin d’une semaine de travail, paisiblement, boire un café, ici, dîner entre amis, par là, s’évader dans un concert, emportés par la douceur de la musique, suivre un match quelque part…etc.
Un programme, somme ordinaire, inoffensif, modeste, humain, sans aucune prétention, ni aucune velléité, qui n’empêche, par ailleurs, aucune religion d’être pratiquée, ni n’interdit l’adoration de Dieu. Ils allaient finir la soirée, qui assassinés froidement, qui, gisants, dans quelque hôpital, en tenaille entre le désarroi et la mort. Entre l’insupportable et la terreur.
Ceux qui ont commis ces actes odieux et ignobles prétendent le faire pour le compte de l’Islam. Ils se trompent. Non! Ils ne se trompent pas! Ils mentent! Et c’est encore plus grave.
Car, l’Islam n’a jamais dit de tuer des innocents. N’a jamais dit d’aller chercher des cafés où seraient attablés même ceux qui ne croient en aucune divinité et les assassiner froidement ! N’a jamais dit d’aller en quête de ceux qui commettent les péchés sur terre et les abattre, sans aucune pitié!
Les auteurs de tels actes et ceux qui se tiennent derrière eux ne sont motivés ni par quelque amour divin, ni prophétique. C’est parce qu’ils ont échoué dans la vie, qu’ils l’ont entièrement perdue, la vie, qu’ils promeuvent la mort, qu’ils s’auto-vendent le chaos. La mort s’est déjà emparée d’eux depuis.
Ils ne sont pas morts, ce soir-là, en actionnant quelque ceinture explosive. Ni en recevant une balle d’un policier. Ils étaient déjà morts. Ils ont déjà perdu la vie. Ils ont déjà perdu ce qui fait la vie et la rend sensée: la morale; l’honneur; l’amour. Ils sont devenus haines et opprobres.
Ils ont perdu le monde ! Et ils ont perdu Dieu! Charles Péguy, célèbre auteur français, l’a si bien dit, il y a un peu plus d’un siècle : « Parce qu’ils n’ont pas le courage d’être du monde, ils croient qu’ils sont de Dieu. Parce qu’ils n’ont pas le courage d’être d’un des partis de l’homme, ils croient qu’ils sont du parti de Dieu. Parce qu’ils ne sont pas de l’homme, ils croient qu’ils sont de Dieu.
Parce qu’ils n’aiment personne, ils croient qu’ils aiment Dieu. »
Ce drame doit interpeller toutes les consciences, tous les décideurs du Monde à s’interroger sur les véritables causes de ce chaos. Il s’agit d’une résultante évidente des inégalités et injustices qui peuplent le monde.
Il s’agit d’une conséquence directe des déviances démocratiques dans bien des pays du sud. C’est aussi le produit, en somme, de tous les totalitarismes, toutes les dictatures qui sévissent encore dans bien des pays arabo-musulmans.

Une lecture consciente s’impose!

C’est avec compassion que nous adressons, au nom de la présidente Aminetou Mint El Mokhtar, au nom de tous les membres de l’Association des Femmes Chefs de Famille (AFCF) qu’elle dirige et aux noms de tous les Mauritaniens épris des valeurs de liberté et de tolérance et de justice, toutes nos condoléances à la République Française, au Peuple de France, en général et aux habitants de la capitale parisienne, hélas, fortement endeuillés, par ce drame qui a frappe l’humanité entière le 13 novembre dernier. C’est à cette douloureuse occasion que l’AFCF réitère sa solidarité avec le gouvernement et le peuple français.

Nouakchott le, 16/11/2015
La Direction de l’AFCF

Source : AFCF

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