Concours de plaidoirie pour les Droits de l’Homme : Le triomphe des femmes

arton112La quatrième édition du concours international de plaidoirie pour les droits de l’homme a été remportée par trois avocats étrangers. Une première en Mauritanie ! Parmi ces lauréats, deux femmes ! Une première aussi !

La quatrième édition du concours international des plaidoiries pour les droits de l’homme, a consacré la femme ! Parmi les trois lauréats, tous étrangers, deux femmes ! C’est un panel d’avocats, dont deux Mauritaniens et sept étrangers, qui a animé la longue série qui a marqué le 4ème concours international de plaidoirie organisé jeudi 21 avril 2016 à Nouakchott. Ces joutes oratoires de grande facture ont été marquées par la plaidoirie de l’avocate palestinienne, Me Luna Orikat, qui a reçu le premier prix avec l’affaire Souad. Il s’agit d’une femme d’une trentaine d’années, mariée de force, maltraitée et contrainte à demander le divorce malgré elle. Pour cela, elle a dû renoncer à tous ses droits, y compris la garde de ses quatre enfants. Cette affaire retrace les injustices subies par les femmes à cause d’un ensemble de lois obsolètes qui leur sont appliquées en Palestine.

Le deuxième prix du concours a été remporté par Me Teko Seyram Amenyinu du Togo avec l’affaire dite de la « la tragédie des enfants sorciers ». Des enfants qui sont cruellement torturés puis sauvagement assassinés, parce qu’accusés d’être des mangeurs d’hommes à cause de croyances cautionnées par leur société. Dans ce genre de crime, les véritables sorciers, selon Me Teko, sont ceux qui traitent ces enfants de sorciers.

Adama Sounna du Niger, a remporté le troisième prix du concours. Sa plaidoirie a porté sur l’abolition de la peine de mort avec comme exemple le cas de Serge Alaoui. Il s’agit d’un soudeur professionnel qui vivait une situation financière très difficile et qui, par l’intermédiaire d’un ami Néerlandais, a pu décrocher un travail en Indonésie. Il avait un salaire hebdomadaire de 2000 euros. Il installait des machines à distiller pour une fabrique d’acrylique. Hélas, cette fabrique était en réalité un chantier qui abritait un laboratoire clandestin de production d’ecstasy. Arrêté lors d’une décente policière, Alaoui a été accusé de trafic de drogue, un crime puni dans ce pays par la peine capitale.

Abderrahman Mrar de la Jordanie, Me Melinda Ducret et Me Olivier Matter de la France, Me Fekria Bedhief de la Tunisie, Me Mohamed Abderrahman Ould Moine et Ahmedou Bamba ould Mokhtar de la Mauritanie ont présenté eux aussi des plaidoiries de 15 minutes qui ont porté sur des questions d’actualités relatives aux violations diverses des droits de l’homme. Respectivement, « Enfance sur un seul pied », avec Sharif qui a perdu sa jambe lors d un bombardement de l’armée israélienne sur la bande de Gaza, « Le réveil de Karyenda », qui retrace les monstruosités du génocide Rwandais, « La patrie des Droit de l’homme » (hors terroristes) ont émerveillé l’auditoire.

Tout comme a été bien accueillie la plaidoirie de Mabrouk Soltani, « Martyre de l’enfance », qui retrace le cas d’un jeune berger tué en protégeant son troupeau contre des barbus retranchés dans les montagnes. D’autres thèmes ont fleuri également au cours de ce concours, notamment « L’affaire Saad ould Louleid » dans le dossier de l’esclavage foncier en Mauritanie et « l’incarcération de l’enfant Ahmed : une violation des droits de l’homme ».
Apres la délibération du jury composé de plusieurs acteurs de la société civile et juristes, les trois lauréats dont deux femmes, Luna Orikat et Adama Sounna, ont reçu leurs trophées sous les ovations. Les six autres participants ont reçu chacun un lot de distinction pour leur prestation et leur participation au concours.

Source: Authentic

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