Conférence de presse d’Assalamalekoum :  » le policier mauritanien agit comme s’il a le droit de tabasser… « 

Dans le cadre de la cinquième édition du festival, la Maison Zaza productions a organisé dimanche 24 juin 2012 une conférence de presse au siège de la Communauté Urbaine de Nouakchott sous la férule du président M. Ahmed Ould Hamza. L’occasion pour les conférenciers de revenir sur les échecs et les réussites du festival.

 » Je remercie tout le monde et plus particulièrement le fondateur du festival. Je lui dis qu’il peut faire beaucoup de choses dans ce secteur culturel  » dixit le président Ahmed Ould Hamza lors du point de presse dimanche dernier au siège de la CUN. Les dès étaient lancés à la conférence de presse du jour.

Prenant la parole, le fondateur du festival, Monza a indiqué qu’il est satisfait du déroulement du programme. Il va surtout insister sur les désagréments consécutifs à l’attitude de la police qu’il déplore en tant directeur du festival mais aussi en tant que simple citoyen. Il soutiendra en substance que le policier mauritanien en tenue, pense qu’il a le droit de tabasser les citoyens, ajoutant,  » il faut que le citoyen refuse et dénonce cette injustice devenue quotidienne dans sa vie quotidienne ».

Parlant du festival, il dira que  » faire du spectacle et promouvoir des artistes demandent d’une imposition, d’une certaine rigueur dans le travail et non de la médiocrité « . Puis il soulignera quelques problèmes de timing rencontrés par rapport aux artistes, déplorant leur manque de sérieux alors qu’il s’agit d’un engagement.  » Avec Assalamalekoum, nous avons matérialisé un travail, un rêve qui continue de se réaliser  » dira-t-il.

Abordant dans le même sens, le conseiller du président de la CUN, Pape Tandiang a affirmé qu’Assalamalekoum est devenu une grande entreprise culturelle que la Communauté Urbain de Nouakchott continuera à soutenir. Autre intervenante, la rappeuse libanaise, Malika qui, après avoir dit beaucoup de bien dudit festival fera un témoignage poignant de la situation artistique dans son pays :  » nous n’avons pas peur du Hezbollah… Le Hezbollah nous protège contre les invasions d’Israël et reconnait la diversité des mœurs. Ce n’est pas un groupe terroriste comme pensent certains  » devait-elle souligner.

Malika ajoutera que le rap féminin était mal vu au départ au Liban avant que les gens ne comprennent plus tard qu’il s’agit d’une forme d’expression qui mérite reconnaissance et respect.

Cheikh Oumar N’Diaye.

Source : lauthentique

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