Conférence de presse de Kawtal NGam Yellitaare : « Djiby Sow se meurt en prison ! »

 

Djiby_Sow_0C’est un véritable appel à la détresse que les cadres et militants de l’ONG Kawtal NGam Yellitaare ont lancé mardi 26 mai 2015 lors de la conférence de presse qu’ils ont animée au siège du FONADH dans la journée de mardi. « Djiby Sow est en train de mourir à petit feu dans l’indifférence générale dans sa cellule de la prison civile » ont-ils déclaré dans un communiqué distribué au terme de la rencontre.
« SOS Djiby » Tel peut être résumé le contenu de la conférence de presse organisée mardi dernier au siège de Fonadh, par l’ONG Kawtal NGam Yellitaare qui est revenu sur l’état de santé, « très fragile » selon eux de leur leader. Les conférenciers profiteront de l’occasion pour rappeler les péripéties vécues par Djiby Sow non sans dénoncer le traitement inhumain dont il serait l’objet.
Ils devront par la suite exiger son transfert dans une structure sanitaire pour suivre des soins, dénonçant le silence complice de la plupart des partis politiques et des ONGs de défense des droits de l’homme, mais aussi les élus de la République, notamment le groupe parlementaire de défense des droits de l’homme.
Selon les militants de IRA qui abordaient la question « Djiby Sow est en train de payer son refus de témoigner contre Birame Dah Abeid et Brahim Bilal ». Ils devaient rappeler en substance que Djiby a été approché par les autorités juste après son arrestation et celle de ses deux compagnons, suite à la caravane contre l’esclavage foncier organisé par son organisation, IRA et plusieurs ONG de défense des droits de l’homme dans la Vallée en fin octobre et début novembre 2014.
Contre sa libération, il lui a été demandé de se démarquer des deux leaders d’IRA et d’accepter de témoigner à leur charge. Ce que le président de Kawtal avait catégoriquement refusé. Libéré lors du fameux procès de Rosso, Djiby a été condamné au même titre que Birame et Brahim puis transféré en leur compagnie à la prison d’Aleg.
Les avocats avaient déclaré que la condamnation et l’emprisonnement de Djiby constituait une violation flagrante des procédures car il était en liberté lorsque le président de la cour dans son rendu du verdict le condamna sans le mettre sous dépôt.
Djiby tombera malade avant d’être évacué à Nouakchott le 28 février 2015 à la prison civile. Depuis, son état de santé se serait détérioré, sans que les autorités pénitentiaires ne daignent lui accorder l’attention requise. Le président de Kawtal souffrirait d’insuffisance rénale.
Chaque fois que ses geôliers consentent à le conduire pour des soins, il est toujours menotté et encadré par trois gardes, comme un dangereux terroriste, s’indignent ses partisans, qui perçoivent derrière ce traitement une volonté manifeste de l’humilier. Cette escorte démesurée aurait même indisposé ses médecins.
Dr. Mariame Kane aurait ainsi refusé de le consulter tant que les conditions de présence obligatoire des gardiens dans son cabinet au moment de sa consultation ne sont pas revues.
Le 3 mars 2015, le médecin Pr. Cheikh Ahmed aurait ainsi diagnostiqué des calculs rénaux qu’il faut rapidement extraire par opération chirurgicale. Il ne reverra son médecin que dix jours plus tard et cette fois le médecin demanda un scanner qui ne lui sera fait que dix autres jours après.
D’après la note publiée par l’ONG Kawtal, chaque fois que son cas empirait et qu’il réclamait des soins, ses geôliers refusaient de le conduire à l’hôpital multipliant les subterfuges et les faux-fuyants. C’est le 23 mars que Djiby passera finalement le scanner mais les résultats, pourtant prêts depuis le 30 mars, ne lui seront remis que le 5 mai dernier, soit un mois et demi plus tard.
Ce qui fait dire à ses partisans et militants que les autorités mauritaniennes comptent réitérer le forfait subi il y une trentaine d’années par les martyrs de Walata qu’elles avaient laissés mourir de maladie dans leur cellule.
Aujourd’hui selon les conférenciers, Diby Sow souffre dans sa cellule, ne s’alimente que peu, ne dort plus, le corps endolori par des œdèmes, se réveillant chaque matin les habits couverts de sang et de pus.

JOB

Source : L’Authentique (Mauritanie)

 

Brochure MOIMA Annonces1 Brochure MOIMA Annonces1

Exprimez vous!

CommentLuv badge