Côte d’Ivoire: arrestations de Laurent Akoun et de Justin Koné Katinan confirmées


Les arrestations de hauts responsables du parti de l’ancien président Gbagbo se poursuivent. Dimanche 26 août 2012, alors que le Ghana confirmait l’interpellation du porte parole en exil de Laurent Gbagbo, Justin Koné Katinan, on apprenait que Laurent Akoun, le secrétaire général par intérim du Front populaire ivoirien (FPI), avait été arrêté dans l’après-midi, à une centaine de kilomètres au nord d’Abidjan.

Laurent Akoun, actuel secrétaire général par intérim du FPI, lors d’une conférence de presse de son parti le 29 septembre 2011.

Selon le Front populaire ivoirien, Laurent Akoun se rendait à un meeting lorsqu’il a été interpellé à un point de contrôle des forces de sécurité à Adzope, au nord d’Abidjan.
Le secrétaire général par intérim du FPI aurait alors été emmené à la brigade de recherche de la gendarmerie d’Abidjan, avant d’être finalement transféré au camp d’Agban.

Selon une source proche des services judiciaires, Laurent Akoun devrait être déféré devant un juge en début de semaine. Il lui serait reproché des propos diffamants envers le chef de l’Etat – des prises de parole publiques qui «torpilleraient» le processus de réconciliation en Côte d’Ivoire. Mais de source gouvernementale, on parle aussi d’une possible implication dans les attaques qui ont visé l’armée ivoirienne ces dernières semaines.

Le 18 août dernier c’est Alphonse Douati qui était arrêté par la DST. Le secrétaire général adjoint du FPI est lui aussi soupçonné d’avoir un lien avec ces violences. Il est depuis détenu à la maison d’arrêt et de correction d’Abidjan.

Rentré à Abidjan dimanche 26 août, après une visite en Arabie Saoudite et un séjour privé en France, le président Alassane Ouattara ne s’est pas exprimé sur l’affaire Katinan, ou sur l’arrestation de Laurent Akoun, mais il est revenu sur les dernières attaques contre les FRCI, condamnant des actes «répréhensibles et inacceptables

Alassane Ouattara: «Cette violence est l’arme des désespérés»

Ce n’est pas par la haine et la violence que nous allons résoudre nos problèmes en Côte d’Ivoire. Cette violence est l’arme des désespérés, et toutes les dispositions ont été prises pour mettre un terme à ces actes qui n’honorent pas notre pays. La Côte d’Ivoire et les Ivoiriens aspirent à la paix, et nos compatriotes veulent tous vivre ensemble, je pense, dans la tranquillité, dans la paix, dans la sécurité. Et je peux vous assurer que nous mettrons tout en œuvre pour améliorer les conditions de vie des Ivoiriens. Bien évidemment, nous restons plus que jamais attachés à la réconciliation entre toutes les filles et tous les fils de notre pays. Cependant, il est évident que la justice continuera de faire son travail, dans le respect des principes d’un Etat de droit.

Source: RFI

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Commentaires

  1. aziata traore a écrit:

    les ivoiriens se demandent à quand la fin de la situation de conflit ds le pays . Pour que cette paix recherhée arrive il va falloir un sacrifice de chaque ivoirien .que le FPI et ses dirigeants se soumettent à l’autorité ce ceux ki st au pouvoir . aussi ke le pouvoir accepte d’appliquer une justice equitable . Ce vrai le fpi peut etre bien en erreur de ne oublier de se venger mais k’on essaie de reparer les kelkes fautes commises par les frci ds leur quete . Ce qui poura g pense abaissé certainement la haine des lmp.

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