Côte d’Ivoire: des soldats jugés pour la répression sanglante d’Abobo

2011-03-08T154840Z_523353851_GM1E7381U9701_RTRMADP_3_IVORY-COAST_0En Côte d’Ivoire, un nouveau procès s’ouvre ce lundi matin pour des crimes commis pendant la crise post-électorale. Huit soldats sous le régime de Laurent Gbagbo seront devant les juges du tribunal militaire d’Abidjan pour leur rôle présumé dans la répression sanglante de la marche des femmes à Abobo le 3 mars 2011. Des meurtres qui avaient provoqué une indignation internationale.

Dans le box des accusés, huit hommes sont attendus ce lundi : un commandant, Dablé Gnahoua, et sept autres soldats, tous poursuivis pour le meurtre de femmes lors d’une marche. C’était le 3 mars 2011 à Abobo, un des fiefs d’Alassane Ouattara, dans la capitale économique.

En pleine crise post-électorale, des sympathisantes de l’opposition descendent dans les rues pour protester contre Laurent Gbagbo. La manifestation est violemment réprimée, les forces de défense et de sécurité ouvrent le feu. Selon la mission des Nations unies dans le pays, sept femmes sont tuées. Des meurtres qui suscitent alors l’indignation et qui font partie des événements dont Laurent Gbagbo va devoir répondre devant la Cour pénale internationale (CPI). L’ancien président y est poursuivi pour crimes contre l’humanité.

Après le procès de Simone Gbagbo et de 78 co-accusés qui s’est achevé la semaine dernière, ce sont désormais une trentaine de soldats au total qui seront jugés pour des crimes et délits présumés commis pendant la crise post-électorale.

Source: Rfi

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