Coup d’Etat en perspective ?


Il n’est pas exclu que l’approche officielle se prête à la commercialisation. Ils disent que l’état de santé du président de la république est excellent alors qu’il est alité à l’hôpital et peut être évacué à l’étranger d’un moment à l’autre à la quête d’un traitement !

Ils disent qu’il a été touché par un tir d’erreur de balle ! Quelle erreur peut conduire un militaire à vider toutes ses cartouches dans la voiture du président de la république ? Les questions posées en ces instants ne sont pas autres que quel hasard a conduit le président de la république à se jeter avec un seul compagnon entre les mains d’une unité militaire à la gâchette facile à la manière de cette façon dramatique.

Qu’est ce que cette unité faisait sur la route du président ? Quelles informations auraient-elles obtenu sur la voiture privée du président de la république pour être hostile à ce stade ?

Par ailleurs, pourquoi les ministres sont empêchés de connaître la vérité et que les Généraux apparaissent subitement aux devants, comme si la question est une affaire militaire par excellence ? Ce scénario ne ressemble-t-il pas à la tentative découverte de liquidation du président au style guinéen pour confisquer le pouvoir ?

Ces questions se posent d’elles-mêmes au moment où il est prévu la création d’un comité de crise qui ne pourrait être accessible qu’à une poignée de Généraux, la poursuite de larges opérations de ratissage au nord de nord – peut-être à des fins de leurre-, surtout en présence d’un blackout total et du refus de donner des informations crédibles sur l’incident du tir au feu et sur l’état de santé du président.

Y a-t-il quelqu’un qui attend l’évacuation du président vers l’étranger pour exécuter la fin du scénario du coup d’Etat militaire qui point à l’horizon ? Ou existe-t-il quelqu’un qui exploite cette situation d’incertitude pour changer par la force les équilibres sur la terre pour imposer une nouvelle réalité ?

Quoi qu’il en soit, cet incident montre l’ampleur du disfonctionnement de notre constitution, qui ne tranche pas la question du transfert du pouvoir au cas d’empêchement temporaire du président, de façon opérationnelle, vu l’inexistence du poste de vice-président.

Qui dirigera alors le pays ce soir ? Le Premier ministre qui est dépossédé de toutes les prérogatives ? Le Conseil militaire constamment en alerte pour jouer ce type de rôle ?

Source:Cridem

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