Crash de l’A320: l’Espagne et l’Allemagne sous le choc

l'Allemagne sous le chocBeaucoup d’émotion en Allemagne et en Espagne après le crash de l’A320 de la compagnie Germanwings reliant Barcelone à Düsseldorf. L’avion qui s’est écrasé dans le sud-est de la France avait 150 personnes à bord, dont 45 étaient de nationalité espagnole et 67 de nationalité allemande.

Habituée à ce genre de situation extrême, la numéro 2 du gouvernement central espagnol, Soraya Saenz de Santamaria, gère la catastrophe aérienne avec gravité et solennité, rapporte  François Musseau, notre correspondant à Madrid. Comme elle l’a confirmé, un tiers des passagers sont Espagnols. Les familles des victimes ne cessent d’appeler un numéro d’urgence et de se rendre sur place, à l’aéroport El Prat, à Barcelone.

Le gouvernement central n’est pas le seul à coordonner. L’exécutif régional catalan, avec à sa tête Artur Mas, mobilise des psychologues et des médecins légistes dans le terminal 2 de l’aéroport d’où est parti l’Airbus. Artus Mas prend aussi en charge les frais d’avion pour que les parents se rendent sur place, en France, là où les victimes se trouveraient. C’est une journée de deuil aussi pour le roi Felipe VI qui a interrompu son voyage officiel en France.

Pour l’Espagne, il s’agit d’une liaison très importante. Se trouvaient à bord des visiteurs allemands qui voyagent beaucoup entre Barcelone ou l’île de Majorque et l’Allemagne. Au-delà des condoléances pour les passagers, il y a aussi la peur que la catastrophe affecte le tourisme en Catalogne.

Le chef du gouvernement espagnol Mariano Rajoy s’est dit « consterné ». Il se rendra en compagnie du président de la région de Catalogne, Artur Mas, sur le lieu de la catastrophe demain, mercredi. Trois jours de deuil national ont été annoncés.

Des familles des victimes sont escortées par les policiers catalans lors de leur arrivée à l’aéroport El Prat. Barcelone, le 24 mars 20153REUTERS/Albert Gea

En Allemagne, la catastrophe a également suscité beaucoup d’émotion, comme le rapporte notre correspondant à Berlin, Pascal Thibaut. « Pourquoi ? Voler dans notre pays avec une compagnie allemande nous semblait jusqu’à présent sûr. Pourquoi penser à une catastrophe grâce à tous ces contrôles et ces pilotes expérimentés. Et pourtant c’est arrivé ».

Le quotidien populaire Bild Zeitung traduit l’émotion qui frappe l’Allemagne après l’accident et que l’on retrouve dans de nombreux commentaires. Parce qu’il s’agissait d’une compagnie, d’un avion, voire d’une liaison connue et proche, le choc est profond. La catastrophe fait la Une de tous les journaux et les chaînes de télévision ont enchaîné les émissions spéciales toute la journée. Le sort des 16 élèves revenant d’un échange scolaire en Espagne a beaucoup ému l’Allemagne, et le maire de la ville retenait ses larmes lors d’une conférence de presse.

La classe politique a également exprimé son émotion. Angela Merkel se rendra sur les lieux de l’accident ce mercredi. Deux membres du gouvernement allemand y sont allés dès hier. « Ce sont des images d’horreur, c’est un drame épouvantable », a déclaré le ministre des Affaires étrangères Frank-Walter Steinmeier après avoir survolé le lieu du crash. Les drapeaux sont en berne ce mercredi en Allemagne. Le Parlement rendra hommage jeudi aux 150 victimes de la catastrophe.

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