Crise du transport : L’épée de Damoclès plane sur la tête des transporteurs


La situation reste tendue entre les transporteurs et l’autorité de régulation. Dernier acte consacrant cette crise : l’Autorité de Régulation qui a sommé les transporteurs d’évacuer les gares routières.

La sommation adressée par L’Autorité de Régulation qui a décidé de bouter les transporteurs des gares routières, pourrait bien consacrer une nouvelle escalade dans la crise entre les différents acteurs du transport public, au grand dam des voyageurs. En effet, dans la journée d’hier, l’Autorité de Régulation des transports a convoqué les responsables des gares routières à Nouakchott pour leur signifier que ces lieux doivent être évacués. Une décision, contre nature, selon les transporteurs qui constatent que par cet acte, l’Autorité de régulation ne reconnaît plus les sociétés de transport qui ont pignon sur rue depuis la réforme du secteur des transport en 2007. Réagissant à propos, le porte-parole des transporteurs a dit toute sa surprise devant cet état de fait non sans dire en substance que les transporteurs ne comptent pas s’exécuter. Pour eux, la décision de L’Autorité de régulation vise à faire de la place pour des personnes influentes  » pour réinstaurer le monopole du transport « , selon leurs propos. L’intervenant devait ensuite rappeler que depuis que les sociétés de transport gèrent les gares, celles-ci ne souffrent d’aucun problème,  » mieux, devait-il ajouter, une exceptionnelle existe entre transporteurs, employés des gares et voyageurs « .

Nul ne sait encore les intentions profondes de l’Autorité de régulation, mais tout porte à croire, que celles-ci devraient mener vers une nouvelle organisation des dites gares ; lesquelles pullulent à Nouakchott comme à l’intérieur du pays depuis la derrière réforme du secteur du transport.

Il faut rappeler que la crise du transport a commencé le 17 juin dernier quand l’Autorité de régulation a décidé de lancer le recouvrement de la taxe nouvelle. Depuis, les forces de sécurité ont été mises à contribution pour exiger les transporteurs à présenter le fameux  » Bon de sortie  » avant tout voyage. Le cas contraire, la voiture de transport est immobilisée et des taxes devant être payées avant le retrait de la voiture des fourrières.

Cheikh N’Diaye.

 

Source: Lauthentique


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