Crises ici et partout

CrisesLa Mauritanie ne vit pas dans les meilleurs de ses états. Crise politique, crise économique, crise financière, crise sociale ! Rien ne manque au tableau notamment quand on ajoute à tout cela les scandales à répétition évoqués ici et là nés de détournements de biens publics, dans les hautes sphères de l’Etat comme dans les directions subalternes.

Et le plus grave, c’est que tout semble montrer que le gouvernail du bateau Mauritanie n’est tenu par personne. Comment un homme comme Ould Abdel Aziz, réputé implacable quand il s’agit de questions fondamentalement sociales, qui tient à son pouvoir et qui a toujours, eu pour souci d’imposer l’Etat, peut-il reste muet et aphone devant la décrépitude de son pays ?

Des ministres qui se chamaillent devant tout le monde, des clans rivaux qui se font la guerre au sein même du gouvernement, une sécheresse annoncée, une famine qui menace, des détournements de fonds publics tous azimuts qui touchent même les services de la Primature – une première dans l’histoire du pays- et les états majors des forces armées nationales… Et tout cela de manière impunie, voilà ce qui se passe devant le chef de l’Etat qui semble avoir les mains liées.
Les yeux fermés et les oreilles bouchées, le président Ould Abdel Aziz ne voit pas ses proches s’enrichir, le clientélisme érigé en règle de conduite dans la haute administration, la détresse des populations à l’intérieur du pays comme dans les grandes villes, le chômage des jeunes qui atteint des proportions inquiétantes, particulièrement celui des jeunes diplômés, les injustices que vivent des grandes catégories de notre peuple.

Ould Abdel Aziz semble absent, pour le plus grand malheur des populations qui voient le pays stagner, s’il ne régresse.

Partant, ils sont nombreux aujourd’hui, les Mauritaniens qui sont dans le doute et quoi constatent que désormais, rien ne va plus !
Pour revenir à ce pays, espérons voir au plus tôt le président se ressaisir pour remettre les choses sur les rails. Le chef de l’Etat n’a aucun intérêt à se décrédibiliser aux yeux des Mauritaniens et des partenaires internationaux. Il n’a aucun intérêt à voir tous ceux, aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur, qui s’apprêtaient à lui réserver une place dans le Panthéon de l’Histoire contemporaine, et de tous ceux qui étaient sur le point de le citer en symbole, le quitter. Il ne doit jamais fléchir et encore moins faiblir.

La crise économique doublée de la crise financière ne cesse de faire des dégâts dans les foyers. Il y a quatre ans, avec l’arrivée de Aziz au pouvoir, nous étions dopés par l’espoir, emplis de rêves et pleins de confiance. Le chef de l’Etat nous avait promis de sévir. Il nous avait promis de veiller à notre quiétude. Que nenni ! Il avait promis de sécuriser nos biens et de veiller au strict respect de la chose publique. Hélas ! Il s’était engagé à nous assurer le bonheur. Ce bonheur, nous l’attendons encore. Il nous avait imposé l’image d’un homme regardant et attentif sur tout ce qui se passe autour de lui, surtout sur les biens de la communauté.
Cette idée d’un homme omniprésent, prêt à agir, prompt de réaction, Ould Abdel Aziz l’a perdue, lui qui semble désormais être pris en otage par son entourage et par le système.
Les Mauritaniens ne sont pourtant pas exigeants. Ce qu’ils veulent, c’est sentir l’expression d’un Etat fort, une situation sociale apaisée, une situation économique maitrisée et surtout, un gouvernement homogène et résolument engagé dans l’action citoyenne..

Les Mauritaniens ne veulent pas être gâtés. Ils se suffisent du minimum : pouvoir vivre décemment en toute égalité et démocratie, vaquer normalement à leurs occupations sans entraves, ni bâtons dans les roues, respirer l’air pur, dire ce qu’ils pensent dans le respect d’autrui. Ils veulent voir finie la crise politique entre la majorité présidentielle et l’opposition. Ils veulent aussi que ces cadres qui occupent des postes au sein du gouvernement, s’occupent de leurs missions et remplissent convenablement la tâche qui est la leur, et qu’ils arrêtent de se quereller formant des clans dont les actions ne peuvent qu’être préjudiciables à l’intérêt du collectif.
Les Mauritaniens veulent vivre comme tous ces peuples épris de paix et de justice parce que les Mauritaniens ne croient pas un moment qu’ils ne méritent pas un traitement égal à ces peuples-là.

Amar Ould Béjà.

Source: Lauthentic

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