Dans les coulisses du Festival International soninké

festv - sonikeLe coup d’envoi de la troisième édition du Festival International soninké a été donné jeudi en fin d’après-midi au stade olympique de Nouakchott, en Mauritanie. Plusieurs centaines de personnes ont assisté au défilé organisé pour marquer cet événement.

«Se rappeler d’où l’on vient pour savoir où l’on va»

Des Soninkés venus du Mali, de Gambie, du Sénégal, de Guinée ou encore du Niger sont présents dans la foule. La diaspora est également représentée. «Je suis venu de Dubaï pour assister à ce festival qui me permet de mieux connaître ma culture, témoigne Mouhamed Mangassouba, un jeune entrepreneur mauritanien expatrié aux Emirat arabes unis depuis son plus jeune âge. Il est important de se rappeler d’où l’on vient pour savoir où l’on va.»

«Il va y avoir de l’ambiance»

Son frère Bakari l’a rejoint depuis Pointe-Noire, au Congo. C’est la première fois qu’il assiste à un tel événement. «Il va y avoir de l’ambiance, c’est certain. C’est une grande joie pour nous tous de pouvoir être là. Cet événement nous permet de montrer au monde nos coutumes et nos traditions», témoigne le jeune homme. Les Soninkés ont conservé une culture très riche et variée héritée de leurs ancêtres, pères fondateurs de l’Empire du Ghana.

Un défilé de couleurs chatoyantes

Sur la piste d’athlétisme autour du terrain de football, plusieurs centaines de femmes vêtues de costumes traditionnels soninkés commencent à défiler sous les acclamations de la foule. Le public est conquis par ce spectacle de couleurs chatoyantes. «A l’époque, nos vêtements étaient conçus à la main, avec des tissus teintés à l’indigo, explique Habibata Koita, membre du comité des femmes pour l’organisation du festival. Aujourd’hui, cette coutume tend à disparaître. Mais j’ai avec moi une tenue vieille de plus d’un siècle. Elle appartenait à mon arrière grand-mère et je vais la porter demain.»


Favoriser les échanges

Les organisateurs commentent le défilé assis sur des fauteuils au milieu des gradins. Cela fait plusieurs mois qu’ils préparent ce festival, le troisième du genre après ceux déjà organisés à Kayes, au Mali. Ils ont pour ambition de favoriser les échanges. «Cet événement est très important pour nous. Tous les deux ans, les Soninkés éparpillés à travers le monde se retrouvent pour discuter des enjeux culturels, économiques et sociaux spécifiques à leur communauté», témoigne Djime Diagana, l’un des membres du comité d’organisation.

Des thèmes sensibles évoqués

Des concerts et des représentations de danse traditionnelle ont été programmés pour animer les soirées. Plusieurs conférences sont également prévues. L’occasion d’évoquer des thèmes sensibles liés à l’évolution de la condition des femmes, espère-t-on du côté des représentantes féminines dans le comité d’organisation.

«Nous souhaitons aborder les problèmes liés aux mutilations génitales et aux mariages précoces», assure Habiba Koita. D’autres événements plus légers sont également annoncés, comme des épreuves sportives ou des expositions, à découvrir jusqu’à lundi, jour de clôture du festival.

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