DÉCLARATION DE PRESSE DES FPC SUR LE PROBLÈME DES TERRES DE LA VALLÉE

L’effervescence suscitée récemment autour du problème des terres à Donaye, Boghé, Darel barka  amène les FPC à réactualiser leurs positions et solutions, connues depuis toujours.

Hier, le régime du colonel ould Taya avait  fait main basse sur les terres du Waalo par le biais de la déportation et des spoliations, avec la complicité de certaines élites locales et nationales.

Poursuivant la même logique de la politique d’expropriation programmée depuis la  réforme scélérate de 1983, le régime du président Mohamed Ould Abdel Aziz procède, sans scrupule, au bradage du peu de terres qui restaient encore aux paysans de la vallée. Le Soudan et l’Arabie saoudite –pays musulmans – sont  les nouveaux acquéreurs, complices, de ces  terres- de musulmans – de la vallée du fleuve.

Les terres alluviales  de  la vallée du fleuve constituent un patrimoine national  devant  profiter  à  l’ensemble des Mauritaniens. Il relève du bon sens que leur gestion soit régie par les lois de la République; tout comme ces mêmes lois devraient s’appliquer avec la même rigueur et la même impartialité aux oasis du Nord et du centre.

La terre constitue un bien économique précieux, fortement chargé d’émotion  par tradition et culture en Afrique noire. Pour son exploitation durable, rationnelle et fondée sur la justice, notre réforme foncière devra, dans un souci de préservation de la paix sociale, reposer sur les  principes  ci-après:

-  L’accès à la terre d’abord et  en priorité  aux autochtones locaux, dans le respect de la propriété privée. Le droit des propriétaires terriens sera reconnu  tout en faisant place aux nationaux  sans – terres; les populations locales se verront ainsi attribuer  « la zone du Waalo» (surface inondable).

-  Aux investisseurs nationaux et sous-régionaux, reviendra le moyen Diéri (12 km au-delà du Waalo).

-   Les investisseurs internationaux  eux, se verront affecter le haut Diéri ( 20 km au-delà du Waalo).

L’exploitation  des terres du fleuve se fera dans un équilibre qui préserve les droits séculiers des paysans (accès à la terre ), des pêcheurs  ( droit – fluvial – de pêche  ) et des éleveurs ( droit-pastoral par la création de couloirs de parcours et d’accès au fleuve pour le bétail ). L’environnement immédiat des villages – espace vital – sera préservé.

Il faut  certes développer  notre agriculture en la modernisant, en vue  d’arriver à l’auto-suffisance alimentaire du pays; seulement  cela devra se faire en  concertation avec les populations, dans l’intérêt bien compris et assumé des paysans, des éleveurs et des pêcheurs associés.

Des décisions prises « pour » les populations, sans les populations, pourraient être  perçues par elles comme étant contre elles.

Source: Le calame

 

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