Démarrage d’un atelier de lancement du processus de préparation de la communication nationale sur les changements climatiques

Démarrage d'un atelier de lancement du processusLes travaux de l’atelier national de préparation de la communication nationale sur les changements climatiques ont débuté lundi matin à Nouakchott.

L’atelier, organisé par le ministère de l’environnement et du développement durable en collaboration avec le programme des nations unies pour l’environnement (PNUE) et le fonds pour l’environnement mondial, vise à préparer le travail à effectuer au cours des trois prochaines années en matière d’inventaire de gaz à effet de serre, de l’évaluation de l’état de vulnérabilité du pays face aux changements climatiques et de la contribution nationale à l’effort mondial de réduction des émissions des gaz à effet de serre à réaliser au cours de la préparation du rapport national préparatif pour l’Accord de Paris.

Le ministre de l’environnement et du développement durable, M. Amédy Camara a souligné dans son mot d’ouverture que la 4ème communication nationale, qui est l’ordre du jour de l’atelier, vient à point nommé pour éclairer davantage notre public sur les défis de résilience à relever mais aussi sur notre carte de vulnérabilité aux extrêmes climatiques à établir ou encore notre contribution nationale à l’effort mondial de réduction des émissions des gaz à effet de serre à réaliser, a-t-il précisé.

Il a par la suite ajouté que la 4ème communication constitue un instrument stratégique de référence car elle permet de définir la base du profil environnemental de la Mauritanie à un temps déterminé mais aussi d’établir le niveau des émissions des gaz à effet de serre des différents secteurs économiques du pays.

Le représentant résident du programme des nations unies pour le développement à Nouakchott, M. Mario Samaja avait prononcé une allocution au nom des partenaires du département de l’environnement et du développement durable dans laquelle il a précisé que le changement climatique représente le grand défi de la planète en ce 21ème siècle et demeure de ce fait une préoccupation majeure de toute la communauté internationale, soulignant que ce défi a été clairement cerné et que les décisions idoines pour le relever ont été prises dans l’Accord de Paris obtenu à l’issue de la tenue de la 21ème Conférence des parties à la Convention Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques (CCNUCC).

Il a par la suite ajouté que la Mauritanie est très vulnérable au phénomène des changements climatiques, notamment au niveau des zones côtières et que la 4ème communication constitue un document stratégique habilitant pour la Mauritanie dans le cadre de la CCNUCC car elle permettra d’actualiser l’inventaire des gaz à effet de serre en précisant les sources clés, de déterminer l’état de la vulnérabilité au changement climatique des principaux secteurs de l’économie du pays (élevage, agriculture, foresterie, eau, santé, établissements humains et écosystème du littoral) et les impacts ressentis, et d’identifier les mesures d’atténuation et d’évitement des émissions de gaz à effet de serre et leurs projections.

Il a enfin noté que les partenaires techniques et financiers du secteur de l’environnement et changements climatiques poursuivent leurs efforts pour appuyer la Mauritanie à atteindre le développement durable et inclusif et à réduire les effets du changement climatique.

Quand au chargé de mission au ministère de l’environnement et du développement durable, M. Sidi Mohamed Ould Wafi, qui est le représentant de la CCUNCC, a passé en revue les objectifs de cet atelier et les contenus de cette convention.

Il a souligné que notre pays a élaboré la première communication sur les changements climatiques en 2001, la deuxième communication en 2008, la troisième communication en 2014, ajoutant qu’il s’agit des documents stratégiques sur toutes les questions relatives aux changements climatiques dans notre pays en termes de vulnérabilité de ses écosystèmes et la réduction des émissions des gaz à effet de serre, le renforcement des capacités techniques des services spécialisés et les besoins du pays dans le domaine des ressources financières.

Il a enfin indiqué que la préparation de ce document prendra trois ans avant d’être soumis à la famille mondiale en 2019.

La cérémonie d’ouverture de cet atelier, d’une journée, s’est déroulée en présence du ministre des pêches et de l’économie maritime, de la ministre de l’élevage, du wali de Nouakchott ouest , du président du groupe parlementaire chargé de l’environnement, de la présidente de la communauté urbaine de Nouakchott et de plusieurs autres personnalités.

Source: AMI

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