Démission du directeur du réseau islamique de la BNM


Le directeur de l’agence islamique au sein de la BNM a décidé de démissionner de ses fonctions de président de la succursale islamique, motivant cette mesure par ses protestations contre le manquement de cette institution aux accords convenus initialement en matière de finances islamiques.

Mohamed Mahmoud Ould El-Mokhtar Mbabé

Selon des sources citées par alakhbar, la démission du directeur de l’agence islamique au sein de la BNM interviendrait suite à la décision de cette dernière d’obliger certains de ses créanciers de rembourser les intérêts, interdit par les finances islamiques en raison de leur caractère usurier (Riba).

Selon l’Islam, Riba est le surplus perçu lors du remboursement d’un prêt qui avait été stipulé comme condition. Allah dit dans le Coran : “Dieu a permis la vente et interdit l’intérêt” (Coran 2/275). Il s’agit de l’intérêt perçu sur les prêts (”ar-riba fi-l-qurûdh“).

Le Coran et les Hadîths n’ont fait que dire la règle sans en mentionner la raison. Ce sont des savants musulmans qui ont fait des efforts pour exprimer cette différence. Selon eux, l’intérêt est un gain obtenu sans travail et sans prise de risque digne de ce nom, constituant un prélèvement, sans participation aucune (même au niveau d’une simple prise de risque), sur le travail d’autrui. Il est un loyer obtenu sur le prêt de monnaie, ou encore un bénéfice obtenu sur la vente de monnaie. Or l’islam rend nécessaire que le gain résulte d’un travail ou au moins d’une participation par la prise de risque.

Comme alternative au Riba, les finances islamiques proposent la mourabaha ou la moudharaba. La première est un contrat de vente au prix de revient majoré d’une marge bénéficiaire connue et convenue entre l’acheteur et le vendeur (AL Bay’ou bi ribhin ma’loum). La Mourabaha peut être une transaction directe entre un vendeur et un acheteur ou une transaction tripartite entre un acheteur final (ou donneur d’ordre d’achat) , un premier vendeur (le fournisseur) et un vendeur intermédiaire (exécutant de l’ordre d’achat).

La seconde est une solution qui permet à l’épargnant, détenteur de capitaux, d’investir, et à celui qui veut travailler de bénéficier de capitaux. Mais, contrairement au prêt à intérêt, ici celui qui apporte le capital partage les profits et les risques avec celui qui va travailler ; par exemple : “60% des bénéfices iront au bailleur de fonds, 40% iront au propriétaire de l’entreprise”.

Md Ould Md Lemine

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Commentaires

  1. bbbbbbbbbbb a écrit:

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