« Depuis 1960 jusqu’à nos jours, nous sommes marginalisés dans ce pays » dixit Abdoul Birane Wane

aa(2)Le Mouvement Touche Pas à ma Nationalité (TPMN) a organisé Mardi Soir 10 Décembre 2013, au Siege du FONADH, une conférence de presse à l’occasion de la célébration de la Déclaration Universelle des Droits de l’homme adoptée, depuis 1948 dans le cadre des Nations-Unies.

 A cet effet le coordinateur du mouvement Abdoul Birane Wane a dressé un bilan alarmant de la situation des droits de l’homme en Mauritanie, depuis l’arrivée du General Mohamed Ould Abdel Aziz au pouvoir, causant un fossé entre noir et arabo-berbères.

Abdoul Birane a affirmé que « depuis l’accession à l’indépendance, nous sommes marginalisés dans notre pays. Nos langues sont reléguées au second plan au profit de l’arabe alors que nous avons toujours demandé leurs officialisations et leurs introductions dans le système éducatif.  Nos terres ancestrales sont spoliées aux profits d’autres citoyens ou d’hommes d’affaires arabes étrangers. Alors que se sont ces terres, qui symbolisent notre existe dans ce pays. »

Parlant du pouvoir, le Coordinateur a souligné que « les ressources du pays et le pouvoir sont monopolisés par une seule communauté arabo-berbères, qui refuse tout partage équitable »

Evoquant la question de la déportation, Abdoul Birane Wane a indiqué que parmi les 24000 déportés revenus au pays, seul 6000 ont retrouvé leur état civil.  La déclaration distribuée à cette occasion confirme que  14000 déportés sont toujours au Sénégal alors que ceux qui sont au mali n’ont jamais été abordés. L’Etat mauritanien a profité des événements de 89 entre la Mauritanie et le Sénégal « pour exterminer ses populations négro-africain » ajoute-t-il.

Parlant des 500 officiers tués, Abdoul a affirmé que « l’état a poussé des veuves innocentes à signer des documents où elles pardonnent les génocidaires. Pour nous le pardon c’est quand seulement les bourreaux reconnaitrons leurs actes de génocide »

Revenant au thème principal de la conférence, qui est l’enrôlement à vocation civile, le Coordinateur du mouvement Touche pas ma Nationalité a affirmé que la volonté d’exclure la communauté negro-mauritanien de la nationalité mauritanienne est toujours en pratique dans les centres de recensement, qu’ils ont visité. « Nous sommes  dans un pays ou une  simple personne peut décider de la citoyenneté de quelqu’un surtout si il est noir. Nous sommes noirs et Mauritanien. Ils verseront nos sangs mais nous resterons mauritanien » dira-t-il.

Abdoul Birane wane a affirmé que l’état a donnée l’ordre d’enrôler des Polisario, des touaregs, et même des syriens au détriment des noirs mauritaniens en vue de renforcer la couche arabo-berbères dans ce pays pour en faire un état purement arabe. Selon la déclaration de presse de TPMN, « le récemment discriminatoire et raciste de Mai 2011 a exclu une importante partie de la population Negro-mauritanienne. Cette exclusion n’est destiné qu’à créer un nouveau équilibre démographique qui a toujours été une priorité pour le système raciste ».

Des cas pratiques d’exclusions ont été cités comme celui de Daouda Diop, qui dispose de tous ces papiers de déportés, et qui n’arrive pas a jouir de ses droits, alors qu’il doit aller en Europe pour une subir une opération  au niveau de la jambe.

Soulignons que cette conférence de presse a permis au Mouvement TPMN de rendre  grand hommage à Nelson Mandela, décédé à l’âge de 95 ans, suite à une longue maladie « nous rendons un grande hommage à un digne fils de l’Afrique, qui a symbolisé la lutte contre l’apartheid » dira le coordinateur de TPMN.

Source : Assirage

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