Derrières les fausses apparences la réalité est parlante !

CHEIKH-TIDIANE-DIA-RENOVATEUR1Depuis plus deux ans le pays traverse de manière continue une situation économique difficile qui se manifeste à travers des signes révélateurs d’un profond malaise social.

Le gouvernement a beau rassurer que tout va bien sur le plan financier une« vérité » que les missions des bailleurs de fonds cautionnent à chaque fois qu’une évaluation est lancée sans jamais apporter la moindre contradiction ni la simple nuance sur la fiabilité des chiffres avancés.

Car tout se décide en vase clos. La réalité sur le terrain démontre que la situation est loin d’être rose. En se basant sur les principaux secteurs porteurs de croissance et sur lesquels repose l’économie nationale, on se rend à l’évidence que la Mauritanie a du mal à équilibrer son système économique. Pour cause, de déficits énormes.

Les grands piliers pourvoyeurs d’emploi et générateurs de croissance que sont les secteurs miniers, énergétique et halieutiques ne se portent guère meilleurs. LaSNIM traverse une crise aggravée par la chute des recettes d’exportation, la dépréciation de la valeur de nos ressources minières et surtout la mauvaise gestion de cette société livrée à toutes sortes de malversations et qui, du coup, n’a plus les moyens d’être un levier à l’économie nationale.

L’Etat se contente de brader certaines filiales de la SNIM sans étudier les répercussions à termes qui vont précipiter la déliquescence ce géant de l’économie nationale. La grève générale des mineurs ayant eu des conséquences dramatiques sur l’exploitation du fer avec des pertes énormes pour la Mauritanie tant sur le plan des recettes qu’en termes de cotation en bourse, rattrapent toujours l’image de marque de la SNIM.

Les mauvaises orientations entreprises depuis l’arrivée de l’actuel ADG de cette société dans le cadre d’une politique de restructuration de la société n’a fait qu’alourdir les charges et cumuler les déficits que la faiblesse des recettes n’arrive pas à résorber. Une gestion patrimoniale opaque taillée sur mesure est venue davantage assombrir le ciel des sites d’exploitations.

L’autre mamelle de l’économie nationale qu’est le poisson ne nourrit plus comme il faut et comme il se doit les finances publiques mais aussi les simples consommateurs. Les accords de pêche signés après d’âpres négociations profitent plus aux partenaires européens et avant eux les chinois qui ont mis à sac nos ressources halieutiques en violant certaines dispositions des accords et en refusant surtout de se conformer aux contrats sur les embarcations des nationaux.

La Mauritanie loin de tirer les grands avantages de ce secteur de production devient par la mauvaise politique de la pêche pauvre de ses ressources halieutiques. Le poisson vendu dans les marchés nationaux coûte de plus en plus cher et sa qualité laisse parfois à désirer pendant que les bonnes espèces sont piratées pour être livrés à l’étranger. L’espoir que plus d’un mauritanien avait fondé sur le pétrole et l’or n’a duré que le temps d’un petit rêve.

Kinross est aujourd’hui visé dans des sales affaires de corruption. Tasiast est devenue la vache laitière des fils à Papa et des lobbys qui se distribuent des prétendes au grand dam des mauritaniens. Les mesures de compression ont épargnent toujours les intouchables qui n’ont aucun rendement digne de ce nom à apporter, juste pour se remplir les comptes bancaires. Partout ailleurs les secteurs des grandes productions sont stressés et les mauritaniens écrasés par le fardeau des dépenses aggravés par la montée des prix. Une facture qui risque de faire exploser une bombe sociale qui couve…

CTD

Source : Le Rénovateur Quotidien

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