Des affrontements généralisés éclatent à Juba

affrontements généralisés éclatent à JubaDes affrontements de grande envergure ont éclaté dimanche à Juba, entre les troupes soutenant le vice-président Riek Machar dans le gouvernement de partage du pouvoir au Soudan du Sud qui accusent les forces fidèles au président Salva Kiir de continuer à attaquer leurs positions dans la capitale.

De nouveaux combats auraient survenu dans des quartiers de la capitale, avec des échanges sporadiques de coups de feu entendus à travers la ville.

La mort d’au moins 150 personnes est actuellement confirmée depuis l’éclatement jeudi dernier des combats entre les forces loyales au président Kiir et celles qui sont restées fidèles à son adjoint Riek
Machar.

Les escarmouches notées principalement à Juba s’étaient poursuivies jusqu’à samedi, ruinant les plans des officiels pour célébrer le cinquième anniversaire de l’indépendance du pays, marquant ainsi sa
rupture le 9 juillet 2011 avec le reste du Soudan.

Les loyalistes de Machar ont affirmé que les troupes de Kiir avaient provoqué les dernières violences en ciblant leurs positions à Juba avec tirs de leur artillerie lourde.

Les partisans Kiir n’ont pas réagi à ces accusations.

Une point de presse convoqué par les deux anciens ennemis appelant à la retenue des deux côtés a été brièvement interrompue en raison des l’intensité des combats à l’extérieur du palais présidentiel samedi
après-midi.

Par la suite, les deux hommes sont apparus ensemble à la télévision d’Etat, après que les canons se sont temporairement tus, pour exhorter leurs partisans à cesser les combats pour permettre à la population
civile de vaquer à ses affaires.

Ces escarmouches sont les premières hostilités ouvertes à Juba depuis qu’un accord de paix négocié en 2015 par l’Autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD) a permis la mise en place d’un gouvernement de partage du pouvoir, avec Salva Kiir comme président et Riek Machar comme son adjoint.

Les deux hommes ont été les belligérants d’un conflit qui tient le pays en haleine depuis deux ans et demi qui a suivi les informations faisant état d’un coup d’Etat manqué en 2013.

Des dizaines de milliers de personnes ont été tuées et plus de deux millions d’autres ont fui leurs maisons ou quitté le pays depuis lors.

Source:  Apanews

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