Deuxième Congrès de Tawassoul : De grosses pointures islamistes attendues

Le parti Tawassoul d’obédience islamiste prépare avec entrain son Deuxième Congrès ordinaire, prévu du 20 au 22 décembre prochain au Palais des Congrès de Nouakchott.

Plusieurs grosses pointures de l’islamisme politique dans le monde sont attendues. Sont annoncés le président du parti islamiste tunisien Ennahda, M.Rached Ghannouchi, le vice-président du Bureau politique du Hamas, Moussa Abou Merzouk, le ministre marocain de la justice, Abou Soultani du parti islamiste algérien, Mahmoud Dicko du Haut conseil islamique du Mali et bien d’autres invités. En prélude à cette rencontre, le parti Tawassoul avait convié la presse à une conférence au cours de laquelle des explications détaillées ont été fournies sur le déroulement du congrès, la vie du parti et de ses adhérents. Un chiffre a particulièrement intéressé la presse, certains allant jusqu’à en faire une lecture partisane. Il s’agit du nombre d’adhérents du parti Tawassoul qui ne serait que de 73.485, dont quelques 40 ou 45% de femmes. En effet, des sites et des journaux se sont emparés de ce chiffre pour aller vite en besogne et y voir une lecture fixe du poids électoral du parti. C’est ce qu’un membre de Tawassoul essayera d’expliquer, ajoutant qu’aucune formation politique dans le monde n’est jugée sur la base de ses adhérents, le nombre de ses électeurs pouvant dépasser de loin ce chiffre.

En plus des invités venus de l’étranger, quelques 70 personnalités selon la communication du parti, le Congrès de Tawassoul accueillera également quelques 700 délégués venus des 48 Moughataas dans lesquels le parti est implanté sur les 54 que compte le pays.

Il faut dire que ce Congrès du parti Tawassoul intervient dans un contexte régional difficile, marqué par les « Révolutions arabes » dont la spécificité est l’arrivée pour la première fois, de partis islamistes à la magistrature. C’est le cas en Tunisie notamment, en Egypte, et au Maroc, où d’importants réaménagements politiques ont été réalisés. Certes, l’opinion nationale prête au parti Tawassoul d’être à la pointe de la contestation politique qui persiste en Mauritanie, à l’heure où l’accès au pouvoir des islamistes ailleurs s’accompagne de troubles sociaux et d’élans sectaires. La situation en Egypte où le président Morsi, soutenu par les Frères Musulmans et les Salafistes, serait entrain d’imposer un état islamiste rigoriste qualifié de dictatorial, aurait même utilisé pour fustiger le parti Tawassoul en Mauritanie. A plusieurs reprises en effet, le président Gemil Mansour a brandi l’imminence d’un accès au pouvoir des islamistes en Mauritanie, ce qui selon ses détracteurs, sera rudement combattu.

JOB.

Source : L’authentique

 


Toute reprise partielle ou totale de cet article doit faire référence à www.rimweb.net

Brochure MOIMA Annonces1 Brochure MOIMA Annonces1

Exprimez vous!

CommentLuv badge