Dialogue inter-malien à Alger: l’accord de paix reste incertain

Des combattants du MNLA photographiésRFI:Des paraphes, mais pas de signature ce dimanche à Alger. La coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) refuse d’approuver l’accord de médiation proposé par l’Algérie entre le gouvernement de Bamako et les groupes armés du nord. Ce texte est issu de sept mois de négociations censées mettre fin aux tensions politiques dans le nord du Mali, mais il est loin de satisfaire tous les protagonistes, en particulier ceux qui réclament une véritable autonomie.

Ce dimanche 1er mars, l’accord de paix et de réconciliation pour le Mali a été paraphé par le gouvernement de Bamako et par la moitié des groupes armés représentés à Alger. Mais la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA), qui regroupe le Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA), le Haut Conseil pour l’unité de l’Azawad, le Mouvement arabe de l’Azawad (MAA) et la Coalition du peuple pour l’Azawad (CPA) a d’ailleurs expliqué dans la matinée, dans une déclaration, pourquoi elle ne paraphait pas le texte.

La CMA demande à la médiation de lui « accorder le temps et le soutien nécessaire pour partager de bonne foi le projet d’accord avec les populations de l’Azawad », le nom donné par ses membres au nord du Mali. Pierre Buyoya, le Haut Représentant de l’Union africaine pour le Mali, a d’ailleurs indiqué aux délégués de cette coordination que, pour lui, la porte restait ouverte. « Nous vous faisons confiance, a-t-il dit ce dimanche matin, nous savons que vous êtes pour la paix. » Et d’ajouter : « Je n’ai pas de doute. Dans quelques jours, ils viendront apposer leur paraphe. »

Dans une déclaration lue ce dimanche matin, mais dont RFI connaissait déjà les termes dès la veille, la médiation a bel et bien expliqué que cet accord n’avait pas la prétention de résoudre tous les problèmes posés par la crise dans l’immédiat. Mais ce texte, selon elle, met en place une « nouvelle gouvernance basée sur la libre administration » et contribuera à la lutte contre le terrorisme. Il s’agit d’un cadre, estiment les médiateurs. « A charge pour les parties de saisir les opportunités offertes par ce cadre. »

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