Diama alias Faty une rescapée de l’explosion de bouteille de gaz à Basra

Gaz-Tabaski victime

 RIMWEB © Diama , une des  six personnes victimes de l’explosion de bouteille de gaz Tabaski dernier est toujours  hospitalisée au Maroc à  Ibn Roch( Casablanca). Même s’il lui encore des soins à recevoir elle tient bon « moralement » afin de poursuivre ce traitement anti brûlure selon Khally Diallo, initiateur de la chaine de solidarité « Sauvons la Familles Gueye Victime d’une explosion du Gaz » venue en aide à famille à la suite de l’explosion dont elle a été victime Tabaski dernier.

Youssouf Niang est l’infirmier qui a accompagné cette famille depuis le drame jusqu’à leur hospitalisation de Nouakchott vers le royaume chérifien le 24 octobre dernier. Votre site Rimweb s’est entretenu avec ce témoin qui revient sur la chaine de solidarité mis en place pour secourir cette famille dont faisait partie une sénégalaise et son enfant évacué le lendemain du drame au Sénégal par leur ambassade.

« Vu que les soins donnés ne répondaient pas à l’urgence de la situation » témoigne Youssouf, les bonnes volontés à travers la chaine de solidarité ont tiré la sonnette d’alarme afin que « les personnes touchées par cette explosion soient évacuées pour bénéficier de soins adaptés ». Le choix fut porté sur le Maroc notamment où la famille a été amenée huit jours après de l’explosion de bouteille de gaz.

Les initiateurs de la chaine de solidarité suite à leur demande disent avoir eu « une promesse » de soutien du ministère des affaires sociales de l’Enfance et de la Famille afin de prendre en charge l’évacuation des 4membres de la famille plus leurs frais de billet.

C’est ainsi que Binta Gueye la mère de famille, sa petite fille Ndèye Khady Niang, et sa fille Guèye Diama furent évacués au Maroc où la chaine de solidarité a  poursuivi son action à travers l’achat de frais médicaux entre autre: « la prise en  charge médicale est extrêmement élevée » se souvient l’infirmier Niang dont la chaine de solidarité a pris en charge les frais de voyage.

Il que faut dire que l’évacuation se chiffrait à 200.000 Um par personne. Mais elle était annulée en cas de décès comme ce fut le cas pour Ramata Ousmane N’diaye survenu à Nouakchott.

La chaine de solidarité s’est occupée des frais de visas et de médicaments de cette famille dont la maman a été brulée au 3e degré.

Une arrivée au Maroc marquée la mort de la petite Ndèye Khady Niang puis celle de la mère de famille Binta Gueye qui furent toutes deux enterrées là bas avec « consentement de leurs proches » ,notamment les deux filles de Binta et de son seul frère Moussa Gueye précisent l’infirmier et Khally Diallo.

 Un enterrement pris en charge par l’Ambassade mauritanienne en place. Cette décision s’explique par « le coût élevé du rapatriement » d’où le choix de les enterrer sur place confie Youssouf infirmier retourné à Nouakchott depuis lors.

Ce drame a été « une épreuve difficile » qui a permis à la famille Gueye de voir « la grande communauté humaine » venue à leur secours témoigne ainsi Moussa Gueye le seul frère de Binta Gueye, la mère qui était le pilier de cette famille « sans moyens ». Le frère de la défunte salue «  le soutien financier » apporté par les bonnes volontés et l’appui du ministère des Affaires Sociales, de l’Enfance et de la Famille.

Diama quant à elle poursuit son séjour médical et espère reprendre une vie normale après un tel drame qui a permis à sa famille de recevoir l’élan de solidarité des mauritaniens d’ici et d’ailleurs.

Awa Seydou Traoré

RIMWEB

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