[Direct] Attentat en Isère: un corps décapité, plusieurs arrestations

Le parquet antiterroristeUn ou plusieurs individus sont entrés sur un site industriel, classé Seveso, à proximité de Lyon et ont fait sauter des bonbonnes de gaz. Un corps décapité a été retrouvé à l’entrée de l’usine. La victime a été identifiée comme étant un chef d’entreprise de la banlieue de Lyon. Bernard Cazeneuve, le ministre de l’Intérieur, se trouve sur place tandis qu’un suspect, un homme d’une trentaine d’années, a été arrêté. Des complices seraient aussi en garde à vue.

Une personne est morte et deux ont été légèrement blessées dans un attentat commis ce vendredi 26 juin au matin contre une usine de gaz industriels à Saint-Quentin-Fallavier, dans le nord de l’Isère (sud-est de la France). Un site sensible, classé Seveso « seuil bas ».

Un homme d’une trentaine d’années, originaire de Saint-Priest, fiché en 2006 pour radicalisation en lien avec la mouvance salafiste mais sans casier judiciaire, a été arrêté, a indiqué à la mi-journée Bernard Cazeneuve, le ministre de l’Intérieur, qui précise que l’homme serait « en lien avec la mouvance salafiste ». Dans le même temps, le parquet antiterroriste s’est saisi de l’enquête.

Selon le Daupiné Libéré, un conducteur aperçu ce vendredi matin « en train de faire les allers retours devant la société à bord d’une Ford Fusion peu avant l’attentat », a également été arrêté, tout comme d’autres complices, selon Bernard Cazeneuve.

Surprise totale

« Selon les premiers éléments de l’enquête, un ou plusieurs individus, à bord d’un véhicule, ont foncé sur l’usine. Une explosion s’est alors produite », a précisé une source proche du dossier à l’AFP.

« En milieu de matinée, on a entendu une explosion, raconte à RFI Damien Sigo, le gérant de l’entreprise LDPI, située à quelques centaines de mètres de l’entreprise ciblée. De temps en temps, ça arrive parce qu’il y a des suspensions pneumatiques de camions qui explosent. On a tous cru, dans l’entreprise, que c’était une suspension qui avait éclaté. Mais on n’est pas allés plus loin que ça. » La surprise a donc été totale.

Corps décapité

Par ailleurs, un corps décapité a été retrouvé à proximité de l’usine, bien qu’on ne sache pas, pour l’heure, si la décapitation a eu lieu sur place ou si le corps a été déplacé sur le lieu de l’attaque. La tête était accrochée à un grillage extérieur près de deux drapeaux islamistes. La victime a été identifiée comme étant un entrepreneur de la banlieue lyonnaise.

 François Hollande a pris la parole depuis Bruxelles, à la mi-journée et a confirmé la nature « terroriste » de l’attaque. Il présidera, dans l’après-midi, un Conseil de défense à Paris.

« Vigilance renforcée »

De son côté, Manuel Valls, en visite officielle en Amérique latine, a ordonné une « vigilance renforcée » sur tous les sites sensibles de la région Rhône-Alpes.

Dans les entreprises voisines du site, des mesures de sécurité supplémentaires ont été prises. « On a bouclé les entrées et les sorties sur notre site et on filtre un minimum les arrivées des camions, poursuit Damien Sigo au micro de RFI. Pour l’instant, toutes les portes de quai, les entrées et au niveau de l’accueil sont fermées en attente de plus d’informations. »

Réactions politiques

Les réactions de la classe politique n’ont pas tardé pour dénoncer ce nouveau drame. Nicolas Sarkozy, le chef du parti Les Républicains a réclamé « solennellement » au gouvernement « de faire toute la lumière » sur les circonstances de l’attentat. De son côté, Emmanuelle Cosse, secrétaire nationale EELV, a exprimé sa « colère et son dégoût ». Certains ont déjà lancé les premières polémiques, comme Gilbert Collard, député du Gard : « L’auteur de l’attentat était connu des services: renseignement efficace comme toujours, après le drame, après la mort ! […] Valls ordonne une vigilance renforcée sur les sites sensibles Rhône-Alpes, il serait temps. » Marine Le Pen, le présidente du Front national réclame « immédiatement » des « mesures fermes et fortes » pour « terrasser l’islamisme ». Jean-Christophe Cambadélis, le premier secrétaire du Parti socialiste a fait part de sa « grande émotion » et demandé d’éviter les amalgames, « ne jouons pas sur les peurs », a-t-il insisté sur Twitter.

(Avec agences)

 

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