Discours sur l’état de l’ Union: Obama veut faire de 2014 « l’année de l’action»

Obama lors de son discours sur l'état de l'Union, le 28 janvier 2014. -RIMWEB.NET

Mardi, le président américain a averti qu’il était prêt à légiférer sans le Congrès…

Pour son sixième discours sur l’état de l’Union, il commence à être bien rodé. Mardi soir, Barack Obama a présenté sa feuille de route pour l’année à venir, sans grande surprise ni mesure phare, promettant surtout d’agir par décret si les républicains refusent de mettre un terme à leur «politique du non». Son objectif principal: faire de 2014 «l’année de l’action» et de la «percée économique», et «réduire les inégalités».

Obama, un patron aux pouvoirs limités

Le président américain a commencé par rappeler que le taux de chômage était au plus bas depuis cinq ans, avec la création de huit millions d’emplois. Mais selon Obama, la classe moyenne est «écrasée» par des salaires au point mort, alors que les plus riches «n’ont jamais aussi bien vécu». Il appelle donc le Congrès à augmenter fortement le salaire minimum de 7,25 à 10,10 dollars. Comme cela n’arrivera pas, il a promis un décret relevant de près de 40% le salaire minimum dans les entreprises en contrat avec l’Etat. Cette mesure ne touchera toutefois que 250.000 salariés, alors qu’un vote au Congrès bénéficierait à 17 millions d’Américains.

Sur le front économique, Barack Obama a fait rire le Congrès sur la parité salariale avec une référence télévisée. «Une femme mérite d’obtenir le même salaire pour le même travail. Il est temps de se débarrasser de règles qui relèvent d’un épisode de  »Mad Men » sur le lieu de travail», selon le président.

Revoilà la réforme de l’immigration et la fermeture de Guantanamo

«Il est temps (…) de réparer notre système d’immigration qui ne fonctionne pas. Votons une réforme cette année», a demandé Obama, comme à chacun de ses discours annuels. Pour l’instant, ça bloque au niveau de la Chambre, contrôlée par les républicains, avec de nombreux élus du Tea Party qui s’opposent à toute régularisation. Malgré tout, le speaker républicain, John Boehner, pourrait jouer du fouet à l’approche des élections de mi-mandat pour éviter de se mettre à dos l’électorat latino.

«Avec la fin de la guerre en Afghanistan, cette année doit être celle où le Congrès lève les restrictions restantes sur les transfèrements de détenus et où nous fermons la prison de Guantanamo Bay», a encore plaidé Obama, qui n’a toujours pas réussi à convaincre les élus de voter pour qu’il puisse tenir sa promesse de campagne. Il a également prévenu qu’il opposerait son veto à tout vote de sanctions contre l’Iran au milieu des négociations actuelles.

Standing ovation pour un blessé de guerre

Dans un discours d’une heure assez léger sur le fond, la plus longue standing ovation n’a pas été reçue par le président américain mais par un soldat. Cory Remsburg, un ranger blessé en Afghanistan, a été applaudi pendant plus de deux minutes par un Congrès debout. Après des mois de coma et avoir perdu un œil, «il commence à reparler et à marcher», se félicite Obama. Qui conclut: «Comme sa convalescence, notre liberté et notre démocratie n’ont jamais été faciles à obtenir. Mais si nous travaillons ensemble, nous pouvons y parvenir.» Reste avoir si ce lyrisme suffira à inverser la courbe de son impopularité avant les élections de novembre, alors qu’il se trouve au plus bas dans les sondages, à 43% de satisfaits.

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