Discours sur l’état de l’Union: «nous tournons la page», déclare Obama

discours sur l'état de l'union,« La crise est terminée, tous les américains doivent profiter de la reprise » et « je ne suis plus candidat » : ce sont les deux axes du discours sur l’état de l’Union que vient de prononcer un Barack Obama offensif sur la politique intérieure, comme sur la politique internationale. Un discours qu’il résume par un « nous tournons la page ! ».

« Après un début de siècle marqué par deux guerres, et une grave crise économique, nous tournons la page ». C’est l’annonce qui devrait marquer ce discours sur l’état de l’Union. Barack Obama surfe sur une reprise dont bénéficie l’économie américaine, plus que tout autre pays au monde.

Dans l’adresse à la nation attendue cette nuit, le président des Etats-Unis va demander au Congrès de ne pas réserver les bénéfices de cette embellie aux plus fortunés. « Notre pays, écrit Barack Obama, doit choisir de redistribuer les gains d’une économie en pleine expansion ». Barack Obama a longuement expliqué comment il espère redistribuer ces fruits de la croissance : des crédits d’impôts pour les plus démunis, des congés de maladie payés, un appel au Congrès pour l’augmentation du salaire minimum. Une intervention très à gauche, pour un président qui n’a que deux années devant lui, et qui a l’intention de les mettre à profit. Une philosophie qui va, on s’y attend, perturber un Congrès très libéral.

Même détermination sur la politique internationale. Cuba bien entendu a été le premier dossier, sur lequel Barack Obama est revenu. La présence d’Alan Gross, récemment libéré par la Havane a été accueilli par un tonnerre d’applaudissement. Alan Gross debout, point levé, remerciant le président pour sa décision de rapprochement avec Cuba, c’est une image peu habituelle. Si Barack Obama a évoqué les deux guerres de son prédécesseur, en Afghanistan et en Irak, il a reconnu que l’Amérique était toujours engagée dans un conflit, contre le terrorisme.

Réaliste sur ce sujet, le président des Etats-Unis reconnait que si l’avance du groupe Etat islamique a été stoppée, le combat n’est pas terminé pour autant. « Ce sera long », dit Barack Obama, qui va demander au Congrès de voter un texte de loi qui permette l’utilisation de la force contre le mouvement terroriste. Barack Obama est enfin revenu sur sa promesse de fermer la prison de haute sécurité de Guantanamo. Une prison, je cite, que « le monde condamne et dont l’existence sert au recrutement des terroristes […] Ma détermination de fermer cette prison est entière, a repris le président des Etats-Unis, à qui il reste donc 2 ans pour tenir cette promesse de campagne. »

Source :RFI

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