Droit au but : Jusqu’où ira la Mauritanie

Docteur Sidi Ould Hamady -TawaryIl m’est très pénible de répondre à cette question aussi facile à poser. J’aime mon pays comme tout autre compatriote d’un quelconque autre pays. Ici, sur cette terre aride, sur ce désert à perte de vue, ont vécu mes ancêtres. Ils ont supporté les vents violents des nuits sombres, la sécheresse, les maladies…Ils n’avaient, ni maisons en dur pour les protéger des changements climatiques brusques, ni eau potable ; pire encore, ils parcouraient des centaines de kilomètre pour se ravitailler en eau pleine de germes mais indispensable à leur survie ; ni hôpital ou point de santé, loin encore, une vaccination contre les tares incurables destructrices de la société.

 Et pourtant, malgré toutes ces conditions néfastes, ils ont pu jouer un rôle important dans la sous région en y répandant notre sainte religion, l’Islam.

Le Maroc avait revendiqué notre terre bien avant notre indépendance. On la lui avait refusée. Ce refus signifie à mon avis l’amour pour la terre. Un être sage doit préserver ce qu’il aime surtout s’il a combattu pour l’avoir à tout prix. Que s’est il passé alors ? On a regretté de n’avoir donné ce pays à son revendicateur ? On n’a pas une terre promise si on perd celle qui est entre nos mains.

A cause du pouvoir, nos politiciens, qui forment l’élite de ce pays, sont en train de mener notre pays vers une destination incertaine. Ils veulent détruire tout ce que nos ancêtres nous ont préservé. Toute cette peine qu’ils ont encourue se transformerait en braise, si cette élite refuse de s’assoir sur une même table pour retrouver un dénominateur commun à leur différend. Même à leur insu. L’intérêt du pays ne se mesure point à celui du parti politique. Oublions pour cette fois seulement l’intérêt personnel et pensons à notre pays, cette fois seulement.

Le fait que l’opposition ne participe pas à ces élections fait courir à la Mauritanie de grands risques immesurables. C’est une bombe à retardement qui doit être désamorcée avant qu’il ne soit trop tard. Si cette opposition pense qu’elle aura le pouvoir suite à une révolution, par son refus de participation aux élections, elle se trompe. Si le pouvoir croit qu’il va continuer à l’exercer en organisant des élections sans tous les opposants, il se trompe lui aussi. Les Mauritaniens ont beaucoup de problèmes à régler avant de faire accéder quiconque au pouvoir ou d’y laisser quiconque : l’esclavagisme, le racisme, l’inégalité sociale, la pauvreté…

Tout soulèvement populaire est à éviter pour ne pas récolter une guerre civile.

 Docteur Sidi Ould Hamady

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