Droit de réponse à Alakhbar-Info: « Litige foncier au Guidimakha: les autorités locales donnent raison aux maîtres sur leurs anciens esclaves »

Matmout

Pourquoi Kaaw Touré porte parole des FLAM, Bâ Bocar cadre de l’AJD/MR considèrent la féodalité comme un faux débat ? Quelle est la différence  entre l’esclavage  pratiqué chez les maures qui exploitent sans rémunération leurs esclaves et celui des féodaux esclavagistes noirs qui privent la progéniture de  leurs esclaves l’héritage à leurs parents ?

ALAKHBAR (Nouakchott) : « Les autorités administratives et militaires ainsi que des dignitaires de Sélibabi au Guidimakha (Sud Mauritanie) auraient tranché en faveur de la famille Sidi Rekhiyé Camara dans le litige foncier qui l’opposait à ses anciens esclaves, a appris Alakhbar de sources locales. »

Ce qu’il faut savoir, seuls les marabouts et chefs de villages ont accès à la propriété de la terre dans tout le Guidumakha. Cela est valable pratiquement dans tout le sud de la Mauritanie. Dans le Guidumakha, seule la loi de la corruption parle aux autorités administratives locales. Comment des soi-disant notables et ce qui y va avec, peuvent donner raison à Sidi Rekhiyé qui ne possède aucune preuve administrative qu’il est propriétaire de cette terre ? Attention,  Alakhbar parle au conditionnel selon les informations qu’on les a fait parvenir par le biais du fils de la famille féodale le nommé Yelly Bakary Camara.

 Alakhbar : « Yelly Bakary, membre de la famille Camara, a affirmé à Alakhbar que son grand-père, Sidi Rekhiyé Camara, avait simplement autorisé l’exploitation du champ, depuis 1988, à Rékhyé Sidibé, parce que la mère de celle-ci était une esclave de la famille. Mais après le décès de Rékhyé Sidibé, ses enfants voulaient hériter le champs; la famille s’en est opposées et a finalement décidé de le récupérer, a-t-il poursuivi. »

Vous entendez, l’esclavagiste Yally Bakary Camara parle de son grand père qui avait autorisé Rekhiyé Sidibé « paix à son âme » parce que la mère de celle-ci était une esclave de la famille. C’est très grave, apparemment pour ces esclavagistes -féodaux, il n’y a pas de loi, selon eux, ils sont et font la loi, nous vivons toujours dans l’ère de leurs grands voir arrière grands parents c’est-à-dire dans l’antiquité, la république n’existe pas encore en 2013. Ce qui justifie depuis la création de la Mauritanie, aucun chef d’état ne s’est réellement préoccupé  de combattre l’esclavage et ces préjugés dans le sud de la Mauritanie. Il est grand temps que la république se réveille.

Alakhbar : « Mais après le décès de Rékhyé Sidibé, ses enfants voulaient hériter le champs; la famille s’en est opposées et a finalement décidé de le récupérer, a-t-il poursuivi.  Quant aux enfants de Rékhyé Sidibé, ils ont accusé Sidy Rékhyé Camara d’avoir arraché le champ à ses héritiers légitimes. Ils crient également à l’esclavagisme et rappellent que la terre appartient à leur mère qui la mettait en valeur depuis 1969. »

Dans une republique soi-disant « Islamique », qu’est ce qui est plus grave de priver un orphelin  « ALYATIMA-BAAYE » d’hériter  ces parents ? Les enfants de feu Rakhiyé Sidibé ne crient pas à l’esclavagisme mais ils sont victimes de l’esclavagisme point. Ne jouons pas avec les mots Mesdames et Messieurs. La loi de la republique doit trancher en faveur des victimes. Il faudra que cela cesse, trop c’est trop.

Alakhbar : « Dans la tradition de la communauté soninké, on peut confier l’exploitation d’un champ à sa belle-fille ou à ses anciens esclaves, mais cela n’annule pas le droit de la famille propriétaire, a expliqué la source locale. Elle a ajouté que l’exploitation du champ en question était autorisée à une belle-fille des Camara. Mais après son départ en Centre Afrique, le périmètre a été confié aux anciens esclaves de la famille. »

Nous ne vivons pas sous la loi des traditions soninké ou autres. Nous sommes en 2013, rien ne peut expliquer cette privation du droit à l’héritage. Même notre sainte religion s’y oppose à un tel comportement. Le plus haut sommet de l’état doit frapper fort pour rétablir les victimes dans leur plein droit. Rappelons ceci se passe dans le village natal de Sidney Sokhona, un conseiller à la présidence de la république, vous imaginez un instant ô combien c’est honteux ? Pourquoi accepter l’inacceptable ? Le général Mohamed Ould Abdel Aziz doit réagir pour remettre de l’ordre dans le Guidumakha rapidement. Nous condamnons fermement les agissements irresponsables des esclavagistes-féodaux avec la complicité des autorités locales dans la région du Guidumakha mais dans le Sud de la Mauritanie. Nous exigeons que le haut plus sommet de l’état se charge des dossiers  « litiges fonciers » qui ne sont autres que des cas de pratiques d’esclavage pour mettre fin aux agissements antirépublicains des esclavagiste féodaux soutenus par une horde de corrompues d’autorités locales qui agissent impunément.

Lien de l’article : http://www.fr.alakhbar.info/7466-0-Litige-foncier-au-Guidimakha-les-autorites-locales-donnent-raison-aux-matres-sur-leurs-anciens-esclaves.html

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Litige foncier au Guidimakha: les autorités locales donnent raison aux maîtres sur leurs anciens esclaves

ALAKHBAR (Nouakchott) – Les autorités administratives et militaires ainsi que des dignitaires de Sélibabi au Guidimakha (Sud Mauritanie) auraient tranché en faveur de la famille Sidi Rekhiyé Camara dans le litige foncier qui l’opposait à ses anciens esclaves, a appris Alakhbar de sources locales.

Le litige porte sur un champ dans le village de Tachott situé à 35 km au nord de Selibabi, capitale du Guidimakha.

Yelly Bakary, membre de la famille Camara, a affirmé à Alakhbar que son grand-père, Sidi Rekhiyé Camara, avait simplement autorisé l’exploitation du champ, depuis 1988, à Rékhyé Sidibé, parce que la mère de celle-ci était une esclave de la famille.

Mais après le décès de Rékhyé Sidibé, ses enfants voulaient hériter le champs; la famille s’en est opposées et a finalement décidé de le récupérer, a-t-il poursuivi.

Quant aux enfants de Rékhyé Sidibé, ils ont accusé Sidy Rékhyé Camara d’avoir arraché le champ à ses héritiers légitimes.

Ils crient également à l’esclavagisme et rappellent que la terre appartient à leur mère qui la mettait en valeur depuis 1969.

Dans la tradition de la communauté soninké, on peut confier l’exploitation d’un champ à sa belle-fille ou à ses anciens esclaves, mais cela n’annule pas le droit de la famille propriétaire, a expliqué la source locale.

Elle a ajouté que l’exploitation du champ en question était autorisée à une belle-fille des Camara. Mais après son départ en Centre Afrique, le périmètre a été confié aux anciens esclaves de la famille.

Source : Alakhbar

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