Droit de réponse : Moustapha Ould Mohamed Saleck, un homme d’honneur et de vérité.

Droit_reps_uu_005Je viens de prendre connaissance, avec quelque retard il est vrai, d’un document réalisé par l’ancien diplomate françaisBertrand-Fessard de Foucault sous le titre « La fin du régime fondateur : le récit d’Abdallahi Ould Bah » et mis en ligne parCridem le 18 octobre 2015.
Le document, qui comporte une retranscription d’un enregistrement où l’auteur s’entretient avec feu Abdallahi Ould Bah, en présence de Mohameden Ould Babah, évoque à plusieurs endroits, et souvent pour le dénigrer, mon oncle feuMoustapha Ould Mohamed Saleck, ancien président de la république et fondateur de l’armée mauritanienne dont il fut plusieurs fois chef d’Etat-major.
Les propos qui me font réagir ici sont, je dois le noter pour éviter toute équivoque, sont de feu Ould Bah. M. Ould Kaigé n’a fait que les transcrire en toute fidélité. Mais ce n’est pas à leur auteur, Dieu ait son âme, que j’adresse le présent droit de réponse.
J’ai été éduqué dans le respect des morts, surtout quand ils sont de noble extraction et que je voue personnellement beaucoup de considération pour leur tribu où je compte de nombreux amis.
Non ! Ce n’est pas à feu Ould Bah que je m’adresse ici, je n’ai nul besoin de le faire d’ailleurs : Là où ils sont maintenant, celui contre lequel il s’est acharné dans cet entretien et lui, ils comparaissent tous les deux devant un juge auprès de qui chacun est justement rétribué de ses actes et paroles et chacun rendra compte de ce qu’il a pu commettre à l’égard de l’autre pour telle ou telle raison.
C’est pour les vivants, ceux qui ont lu les propos diffamatoires sur le présidentMoustapha Ould Med Saleck contenus dans cette publication, que j’écris pour rétablir la vérité, plus par respect pour l’âme de mon oncle que par un quelconque désir d’en découdre avec quelqu’un qui n’est pas présent pour se défendre.
Il est vrai que les propos de Monsieur Ould Bah sont sous-tendus par un sentiment de jalousie voire de haine qui ne laisse pas indifférent. Il est vrai que cela révolte d’entendre calomnier sans raison quelqu’un qu’on aime.
Mais, encore une fois, mon propos n’est pas de régler des comptes avec une personne qui n’est plus de ce monde. Qu’Allah le Tout-puissant pardonne à feuAbdallahi O. Bah !
Que ceux qui ont lu ce texte sachent donc que Moustapha n’a pas fui la veille du coup d’état de 1978 et qu’il a lui-même, avec d’autres, raconté dans les détails les événements de cette journée déterminante dans sa vie d’officier et celle du pays. Des témoins sont encore en vie et je les prie, ici, de témoigner pour l’histoire.
Il a mené le coup d’état d’une main de maître et sans effusion de sang.Mohameden Ould Babbah, alors ministre de la défense, est d’ailleurs venu le trouver le samedi soir à l’Etat -Major. Il peut témoigner de l’état d’esprit de l’homme et des circonstances dans lesquelles s’est déroulée la fin du régime dont il était un des piliers.
Qu’ils sachent aussi que Moustapha fut un homme pieux, très croyant et personne d’autre que Monsieur Ould Bah ne lui connut de tendance libertine ou même simplement hédoniste.
Il n’était pas non plus superstitieux, ni porté sur l’occultisme. Aussi, le tableau caricatural présenté de lui par feu Ould Bah ne sied pas à mon oncle et ses proches, présents à l’époque visée, démentent formellement que cette séance de sorcellerie avait eu lieu.
Et, d’autre part, le genre de pratiques décrit avec force détails par le défunt, s’il existe en Mauritanie, ne se fait pas dans nos régions du grand Charg. Moustaphan’était pas un chiite pour s’adonner à l’auto-flagellation et ne croyait pas au charlatanisme, ni à la géomancie. Je suis formel, c’est mon oncle et je le connais bien.
C’était un homme moderne, à l’esprit rationnel et un guerrier qui avait du cœur. Il ne chiquait et ne fumait même pas ! Voyons ! Je tiens à ce sujet à me faire l’écho du démenti formel par la veuve du défunt de toutes ces élucubrations.  » Comment un homme qui n’a jamais cru aux vertus médicinales, pourtant incontestables, d’Ahel Maghary ou Ahel Aoufa, pouvait-il croire aux pratiques sataniques décrites par M.Ould Bah? » s’étonne-t-elle, en jurant qu’il s’agit-là d’un « pur mensonge ».
Enfin, je ne voudrais pour preuve de la grandeur d’âme de feu mon oncleMoustapha Ould Mohamed Saleck, que l’extrait ci-après d’une interview qu’il a accordée au même Ould Kaige et qui prouve que l’ancien président a toujours été l’homme des situations difficiles.
Que tous ceux qui ont lu les propos de M. Abdallahi Ould Bah veuillent bien noter que mon oncle se met ici en valeur sans forfanterie, en se réclamant de faits précis et vérifiables.

 Source : Mohamed Mahmoud Ould Beibacar

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