Du 16 Mars 1981 au 16 Mars 2015: combien d’années déjà?

KrombeleEly Ould Krombelé : Je tiens à rendre hommage aux feux colonels Ahmed Salem Ould Sidi, Abdelkader Ould Bah, aux officiers Niang Sala, Doudou Seck et à tous les mauritaniens tombés ce jour ou en d’autres périodes d’exception, avant et après le 16 Mars 1981.

Le 17 Mars 1981, sous-lieutenant d’à peine huit mois de grade, le lieutenant Lebatt Ould Mayouf sur instruction du cdt de secteur, le lieutenant feu Bellahi Ould Maouloud, me confia la mission de sécuriser l’aéroport de Kaédi. Bien sûr avec d’autre frères d’armes.

C’était la première fois que j’entendais réellement parler du saint-cyrien Ahmed Salem Ould Sidi, et surtout de son curriculum vitae. Selon tous les témoignages concordants, dignes de foi, feu Ahmed Salem Ould Sidi, descendant de l’influente famille de l’émirat du Trarza était un officier brillant, responsable et de haute moralité.

Il était sans doute de la même trempe que nos officiers- pionniers tels Soueidatt Ould Wedad, Jiddou ould Salek,Yall Abdoulaye, Moustapha Ould Mohamed Salek, Ahmedou Ould Abdallah, pour ne citer que ceux-là.

En 2003,un « alibi matrimonial » m’a permis de rencontrer la mère de ses enfants, installée à Paris pour des raisons de santé; je veux nommer la débonnaire et altière Mané Mint Hbib Ould Ahmed Salem Ould Brahim Salem. Durant la même année, Saleh Ould Hanené venait de fomenter sa tentative de coup d’Etat contre Maawiya.

Etant le cousin de Saleh, officier et demandeur d’asile, je pouvais imaginer tout sauf rendre visite à Mané Mint Hbib à son domicile, elle qui a opté pour le lévirat souhaité par son défunt mari, en épousant son frère Baba Ould Sidi alors ministre de la défense nationale du temps de Maawiya. Mané Mint Hbib m’a non seulement adopté en faisant fi de ce que son mari pouvait avoir comme ennui, au moment où certains de mes propres cousins et amis me rebutaient craignant de subir le courroux de Ould Taya ou de ses sbires.

Mané m’a confié avoir été dans la même situation de « mise en quarantaine » sous Ould Haidalé après la mort d’Ahmed Salem. Sans doute faut-il rendre à César ce qui appartient à César.

Je tiens à présenter une fois de plus mes sincères condoléances aux enfants de feu Ahmed Salem Ould Sidi : Sidi, Cheikh Ahmedou, Hbib, Mohamed Vall, Beicha et enfin la benjamine Tféilé mint Ahmed Salem née en 1977 et qui n’a pas souvenir de son illustre père.Que Dieu bénisse tous les mauritaniens et les guide sur le droit chemin.Amen.

Ely Ould Krombelé, Ivry-sur-Seine Seine France

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